
- Bienvenue sur les mers du Rp, Invité -
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| | L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] | |
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Invité Invité
 | Sujet: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Mer 2 Déc 2009 - 0:57 | |
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Les oiseaux volent, chantent et virevoltent dans le vent. Il se laisse planer le long des courants d’air qui les portent jusqu’au loin, jusqu’à l’horizon lointain. Depuis tout temps et toute époque, l’homme a essayé de percer le secret du vol majestueux de ces bêtes, mais bien peu même aujourd’hui en ont été capable. Alors que nous connaissons à la perfection les océans et les mers de ce monde et que nous commençons à se faire familier avec les moyens de transport terrestre, les cieux nous restent inconnus. Alors que moi, humble narrateur contemple les cieux divins, je me demande à quel point ils sont immenses et à quel point nous sommes petits. Cependant, quelque part au-dessus des flots, au-dessus d’un troupeau de bovins de mers qui laissaient entendre leurs biens étranges cris d’accouplements, et au-dessous des nuages grisonnant du ciel un objet peu commun voguait dans les airs en suivant les courants d’air salin de l’océan en direction d’une terre connue. L’engin était composé de trois parties distinctes ; une sorte de grande nacelle de bois et de fer dont l’extérieur était percé d’une porte et d’une fenêtre, sur le dessus de cette nacelle se trouvait un système de machinerie à première vue très complexe qui produisant de la vapeur, et finalement quatre énormes toiles sphériques de tailles différentes étaient attachées les unes aux autres en plus d’être fixés à la nacelle. De loin comme de proche, cet objet volant était un ensemble bien étrange. Les ballons gonflés à l’air chaud semblaient avoir été rafistolés à partir de nombreuses retailles de tissus de couleurs et de natures différentes et la nacelle à première vue craquante et fragile étaient réparée à plusieurs endroits par de grosses et larges plaques de fer et d’acier. Le tout semblait menacer de céder à tout instant, mais pourtant, malgré la puissance du vent et les nuages gris au-dessus de son sommet, l’engin tenait bon. Bien que les plus fins ingénieux puissent comprendre aisément toute la physique et la mécanique derrière sa création, il n’en était pas de même pour le commun des mortels. La machinerie sur le toit de la nacelle servait à créer de la vapeur qui grimpait jusque dans les ballons pour les faires gonfler et s’envoler de plus en plus haut. Un drôle de gouvernail permettait de faire tourner deux canons à vapeur situé à l’arrière de la nacelle ce qui permettait à pilote de faire prendre des virages plus ou moins rapide et contrôler à l’appareil. Même si elle avait l’air toute petite de l’extérieur, l’intérieur de la nacelle était relativement spacieux. Enfin…C’est peut-être un grand mot. Son intérieur était composé d’un seul étage et de trois petites pièces ; une aire commune dont l’un des murs étaient percé d’une fenêtre et l’autre d’une porte, dans laquelle on trouvait des réserves d’eau et de nourriture ainsi que quelques meubles pour s’assoir et manger, ainsi que de deux petites chambrettes identiques dans lesquelles se trouvaient uniquement un hamac et un coffre pour ranger des effets personnels.
Mais que venait donc faire une si curieuse machine dans les cieux colériques de ce début de soirée? Qui pouvait-être assez fou pour piloter un tel engin en pleine tempête alors que même les plus grands navigateurs n’osaient pas s’en approcher? Il n’y en avait qu’un seul, ça c’est sur! Perché sur le sommet de la nacelle, un homme grand et mince se tenait derrière un gouvernail de fortune, probablement fabriqué à l’aide de vieux morceaux de bois et de clous rouillés. Sa chevelure noire de jais était retenue par un grand chapeau de paille pointu, mais quelques mèches plus folles étaient poussées par le vent dans toutes les directions. L’homme portait de drôle de lunette de protection et son corps était enroulé dans un manteau imperméable jaune, de toute évidence beaucoup trop grand pour lui. Les traits de son visage étaient camouflés par l’ombre de son chapeau, mais la lanterne accrochée à ses côtés permettait de faire miroiter sur sa peau de fines gouttelettes d’eau. Ce drôle de pilote était connu sous le nom d’Alphonso Simplet, grand magicien vagabond et voyageur des cieux. On ne connaissait pas exactement ses origines, mais cela importe peu. Chaque fois que son ballon est aperçu dans le ciel prêt d’une île, on s’exclame, on rit et on s’étonne, surtout de voir un aussi drôle personnage en sortir. Comment une personne aussi gamine et enfantine est capable de manipuler une bête aussi extraordinaire? Une réponse que personne ne sait…Mais moi, grand et omniscient narrateur, connais toute la vérité. Sous les traits angéliques et niais d’Alphonso se cache l’ombre d’un autre homme, beaucoup plus grand et fort que lui…Soudain, le tonnerre se fit entendre et les premières éclaires furent aperçues au loin. La montgolfière allait bientôt être prisonnière du cœur même de la tempête. L’homme aux commandes de l’appareil, tellement concentré et absorbé par le contrôle de son engin, actionna maladroitement du revers de son pied la machine à vapeur qui se trouvait derrière lui. Un puissant jet de vapeur émergea de cette tour de fer, d’acier et de rouage et le ballon pris de l’altitude. Dans sa grande ingéniosité, Alphonso espérait pouvoir passer au-dessus de la barrière des nuages avant d’entrer au cœur de la tempête. Ainsi, il pourrait épargner une dure épreuve à son bien drôle, mais oh combien précieux, bateau des cieux. Il se retourna son regard et l’axe de son corps vers une petite trappe ouverte dans le plancher à quelques pas derrière-lui.
« Accroche-toi mon Amie! » dit-il en hurlant assez fort pour vaincre les bruits de la tempête. « Ça va secouer, nous approchons de la tempête! »
Alphonso donna un nouveau coup de pied sur sa machine pour lui faire cracher encore un peu plus de fumée. Allait-il réussir à s’en sortir? Est-ce que lui et sa mystérieuse compagne allait parvenir à atteindre leur destination? Bien sur que non, n’est-ce pas? Les choses auraient été beaucoup trop faciles s’ils avaient été capables de s’en sortir indemnes, non ? Alors que l’engin sans nom filait à toute vitesse vers la crête des nuages sombres, la tempête gagnait en intensité. Il était déjà trop tard! Alphonso fixa la barre grâce à un levier et il se retourna aussitôt vers sa machine à vapeur. Son ballon avait pénétré trop tôt dans la tempête. S’il franchissait maintenant la barrière nuageuse, il serait probablement foudroyé intensément. Le jeune homme pressa quelques boutons et tourna d’autres manivelles pour stopper sa machine et en mettre en marche une deuxième, celle-ci conçut non pas pour le faire grimper vers les yeux, mais bien pour le faire descendre sur terre. Le vent soufflait fort, les nombreux ballons qui maintenaient la nacelle dans les airs étaient bousculés dans toutes les directions et on pouvait entendre le craquement des cordes qui les retenaient en place. Soudainement, le pire se produit. Au milieu de la tempête, du vent et de la pluie, un éclair déchira l’un des ballons auxiliaires et le vent en perça un deuxième. Catastrophe! Alphonso laissa tomber subitement ses machines et il reprit le contrôle de la barre. Alors que son ballon se mit à tomber et à descendre à vive allure vers l’océan, le jeune homme tentait tant bien que mal de redresser l’appareil. C’est alors qu’au loin, derrière la barrière de brume et de pluie, l’habile pilote aperçut quelques lueurs blanches au loin. Un bateau ? Non, c’était une île! Cette vision miraculeuse fut suffisante pour accrocher un sourire sur le visage nouvellement sérieux d’Alphonso. Il ne prit même pas la peine de se demander pourquoi est-ce qu’une île qui n’apparaissait pas sur ses cartes se dressait devant lui, et il mit le cap sur cet endroit. Il ne serait pas en mesure d’éviter le crash de son engin volant, mais au moins il n’allait pas se retrouver en pleine mer. Le vent était de plus en plus puissant et violent et Simplet ne parvenais plus à maintenir la barre. Si le vent augmentait encore d’intensité, il se retrouverait par-dessus bord. Il fixa son gouvernail du mieux qui le pus et il s’engouffra dans la trapper du plancher avant de la refermer violemment. Dès qu’il rejoint l’intérieur de sa petite cabine, il sentit dans ses mains et ses pieds de petits picotements de chaleur. Il repéra sa compagne de voyage et lui fit signe de s’approcher. Il frappa l’un des murs de la nacelle avec son poids et une trappe s’ouvrit dans celui-ci, laissant découvrir deux harnais de sécurité. Quand on voyageait à haute altitude, il fallait toujours prévoir les atterrissages d’urgence et une façon de s’en protéger. De l’intérieur de la cabine, le son d’une nouvelle toile qui se déchire se fit entendre. Aussitôt, la cabine se mit à virevolter dans toutes les directions. Le haut, le bas, la gauche, la droite, tout se mélangeait à une allure folle et bientôt les passagers du ballon perdirent la carte.
~¤~

Minutes, heures, jours? Combien de temps s’était-il écoulé depuis leur rocambolesque descente vers la terre ferme? Alphonso ouvrit les yeux et il fut immédiatement aveuglé par les rayons du soleil qui traversait la fenêtre et un trou béant dans le plancher de ce qui fut sa cabine. C’était déjà le matin? Lorsqu’il avait perdu le contrôle de son appareil, la nuit venait tout juste de tomber…Alors cela voulait dire qu’il était resté inconscient durant au moins douze heures. Il jeta un coup d’œil rapide à ce qui l’entourait et il se rendit compte de deux choses : Premièrement, la nacelle de son ballon était renversé, sa tête était dirigé vers le bas et le plafond était maintenant devenu son plancher et vice versa. Ensuite, c’est ce qui le frappa le plus, Lucilla n’était plus à côté de lui! Malgré son mal de tête intense, il réussit à défaire rapidement sa ceinture et à atterrir sur les pieds. Il remarqua par la suite que son chapeau et sa longue chevelure noire étaient étendus sur le sol et que son identité était maintenant redevenue celle d’autrefois. Don Oméga se saisit de ces éléments de son costume et il les jeta dans un coin de la cabine. Il n’avait pas le temps de faire du chichi avec son apparence aujourd’hui, il devait retrouver sa camarade. Que lui était-elle arrivée? Et si elle était tombée à la mer avant l’atterrissage? Elle n’aurait jamais pu survivre puisque, tout comme lui, elle avait été privée de la faculté de nager il y a bien longtemps. D’un coup de pied magistral, il ricocha sur le petit mur de bois fragile de la nacelle et il s’extirpa du trou dans le nouveau plafond. Debout sur ce qui restait de l’épave de son engin volant, il scruta du regard les alentours. À sa gauche et à sa droite s’étendait une grande plage à perte de vue. Derrière lui se trouvait l’océan trompeur et devant lui une immense forêt tempérée de feuillus et de conifères. Au loin dans cette forêt, Don pouvait percevoir une énorme montagne au sommet enneigé au centre de l’île et un peu partout autour de cette dernière plusieurs élévations de fumée grise, probablement différentes villes et villages. Il aurait tout le temps plus tard de ce faire au paysage, mais pour le moment il devait retrouver son amie. Du haut de son perchoir, il avait une bonne vision des alentours, mais il ne le trouvait pas. Il plaça ses mains devant sa bouche de telle sorte à former un cône qui porterait sa voix bien au loin.
« Lucilla ! M’entends-tu? » cria-t-il de toute ses forces.
| Spoiler: | | | Versant ouest de l'île de Yami Town, lieux du crash, et la lugubre forêt qui mène à la ville de l'autre côté... |
Dernière édition par Don Oméga le Sam 5 Déc 2009 - 19:42, édité 1 fois |
|  | | Lucilla Fides Jeune chasseur


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 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Jeu 3 Déc 2009 - 0:38 | |
| "Croumch!"
Ce bruit est le choc des dents blanches d'une déesse et de la peau sanguine d'une pomme. En effet, Lucilla mâchait tranquillement un fruit, appuyée sur son brave compagnon. Sa tête gisait tendrement sur l'épaule de ce dernier, et son bras gauche l'enlaçait au niveau de la poitrine. IL n'y avait rien de mieux que ces moments de complicité ou l'amitié frôlait dangereusement ses limites. Les iris de la belle semblaient larmoyants, et leur teinte noisette laissait la place à un vert émeraude, tant la lumière se perdait dans ces joyaux. Un bleu matinale s'offrait à la vue, il était pure et frais puisqu'après tout... c'était l'azur d'un ciel sans nuage. Non...Lucilla ne planait pas dans le ciel, elle était bien posée sur quelque chose, même si cette chose était le parquet d'une montgolfière. Alors que le fier appareil surfait sur le vent, notre déesse mangeait tranquillement une pomme, comme si elle ne faisait qu'une vulgaire promenade à cheval... D'ailleurs elle ne se fit pas prier pour jeter sa pomme par dessus bord, au grand damne de son ami. Il pouvait parler d'environnement s'il voulait, elle ne l'écoutait déjà plus... Comme une petite fille, Lucilla se pencha aux bords de la nacelle, ne manquant pas de la faire tanguer. Cependant, ce qui parût d’abord un simple surpoids s’avéra vite être bien pire. Le climat sur Grand Line était un grand enfant, et alors qu’un ciel bleu et calme régnait sur la place, il fut en un instant détrôné par une tempête acharnée. Sur le coup, la belle perdit son sourire, mais à vrai dire, il n’y avait pour les deux aéronautes rien d’alarmant. Depuis le temps qu’ils se connaissaient, l’une était habituée aux idées farfelues de l’autre. Notre héroïne s’était accrochée à une barre en bois qui jonchait la cabine, et jouait avec une pièce de bronze. Cette petite chose glissait sur chacun de ses doigts, dansant dans un somptueux aller retour.
« Accroche-toi mon Amie! dit-il en hurlant assez fort pour vaincre les bruits de la tempête. Ça va secouer, nous approchons de la tempête! »
Tient donc… ainsi cette promenade serait mouvementée ? Tant mieux, ou tant pis, car bien que Lucilla désirait rejoindre au plus vite leur rendez-vous, un peu de distraction lui était un cadeau difficile à refuser. On put d’ailleurs voir un léger sourire se dessiner sur son visage, toutefois l’amusement fit vite place à une once de crainte. Le brouhaha incessant l’assourdissait au plus haut point, et elle eut juste le temps de saisir un manteau noir avant qu’Alphonzo la tire pour la mettre à l’abri. Le frottement du vent contre la carcasse du dirigeable faisait monter la température à une vitesse exponentielle. Hélas, les occupants du projectile n’avait pas le temps d’avoir chaud, d’avoir soif, ils ne voulaient qu’une chose, c’était rester en vie. Lucilla n’était pas aux bords du désespoir, mais elle avait quand même l’impression d’avoir avalé du ciment, l'impression que ses intestins s’étaient mués en une masse compacte et douloureuse. Alors que leur « piste d’atterrissage » se dessinait peu à peu le bleu se changea en vert… une île ? Peu importe, car le choc qu’ils eurent alors resta surement dans les mémoires. Dans sa grande intelligence, notre déesse posa ses mains devant ses yeux, comme si, ne pas regarder l’accident, allait le modifier. L’impact lui fit perdre conscience, et c’est surement par miracle que son corps vivait encore, car pendant un instant, son esprit s’était mué en ombre,et, le temps et l’espace s’étaient changés en vide.
Belle, prix, esclave, ces mots furent les quelques bribes de conversation que put comprendre la naufragée. Lorsque son esprit daigna se reconnecter au monde réel, elle se sentit balloter, ou plutôt transporté sur l’épaule de quelqu’un. Son état d’épuisement ne lui permettait pas d’identifier son « mulet », et de toute façon elle n’aurait pas pu s’en souvenir. Juste le temps d’ouvrir les yeux, de voir le sable défilé en face d’elle, de ressentir une violente douleur au niveau du bras droit, et notre belle au bois dormant se rendormit. L’aurore apparut au moment même ou l’inconscient reprit ses droits Cette fois, ce n'est pas une simple discussion qui réveilla, mais plutôt une main qui montait un peu trop haut sur ses cuisses. Ce fut comme un choc électrique car sa conscience se rebrancha tout de suite, et, son pied s'enfonça dans le visage de l'importun : un homme assez maigre, grand, et très pâle. Il portait un ensemble noir composé, d'une grande veste qui couvrait presque entièrement ses doigts et montait jusqu'à ses yeux, et, d'un pantalon noir. Ses cheveux étaient masqués par un chapeau très classique, noir, qui semblait collé à sa tête. En tout cas, ses habits sévères contrastaient énormément avec son attitude de... gamin! IL pleurait tout son saoul, et ce pour un petit coup de pied... d'ailleurs ses pleurs ne tardèrent pas à se muer en cris, au grand embarra de Lucilla. Confuse, elle se permit de lui caresser la tête en esquissant une excuse, mais évidemment le pervers se jeta sur la main et frotta sa tête dessus, prenant ainsi une nouvelle baffe! Les Hommes... tous les mêmes! Toutefois notre charmante jeune femme n'eut pas fait un pas que plusieurs autres "monsieur habillés en pingouins " vinrent à sa rencontre. Par leur corpulence, ils différaient un peu, mais dans l'ensemble ils avaient tous cette longue veste, ce pantalon noir et ce teint pâle qui puait le fond de teint. Super... elle venait à peine de se réveiller, ses muscles étaient encore anesthésiés par son long sommeil, et des "mens in black" lui cherchaient déjà des Noisettes! Quel monde! Ceci dit le moment n'était guerre à la réflexion (normal, il était à la guerre AH AH), et alors que l'étau se refermait de plus en plus sur elle, son ombre prit son autonomie et se faufila à l'extérieur du cercle. Les pervers se régalaient déjà de ce corps frêle, cependant, lorsqu'ils sautèrent tous en chœur, on put voir un tas d'hommes enlacés, ou plutôt emmêlés et tristement ridicules.
"Mais qu'est-ce qu'il a à crier celui-la..."
Lucilla marchait tranquillement sur la plage, un bandage noir sur son bras gauche, elle portait un tas de coquillage qu'elle s'était amusée à rattraper. La belle put constater qu'un homme courrait comme un fou sur la plage en criant son nom, et sur le coup je vous assure qu'elle eut peur. Cependant la raison revient toujours au galop, et elle comprit que son meilleur ami la recherchait. La sauvageonne tenta de le toucher avec des coquillages, et au bout de cinq essais... non concluants, un coquillage assez imposant arriva sur la tête de l'homme. Bien sûr, pour se faire pardonner la belle lança toute sa collection sur lui, en terminant par un grand sourire : le genre à exposer chacune de ses dents. Alors que les deux amis allaient se rejoindre, et rire... ou pas, de leur mésaventure, un lasso entoura Lucilla,il était noir, et la compressa comme une sardine. Cette dernière ne se rendit compte que trop tard de la chose, et au moment où son sourire se muait en grimace étonnée elle fut happée vers la forêt. La course n'était pas extrêmement rapide, mais suffisamment pour que la "proie" s'assomme sur un arbre, et continue sa course en "planant". Les ravisseurs semblaient connaître le terrain, et savoir ce qu'ils faisaient, puisqu'il n'y avait aucune trace de pas. Néanmoins, le sang de Lucilla coulait pendant sa "visite expresse". Les pauvres fous... ils avaient capturé un démon, et s'en rendraient compte bien trop tard. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Dim 6 Déc 2009 - 18:46 | |
| La grande silhouette du don avait quitté son perchoir au sommet de la nacelle endommagé de sa montgolfière pour poursuivre les recherches. La plage sur laquelle son embarcation aérienne s’était écrasée était large d’à peine dix mètres, la marée haute se disait-il, et son sable était d’une couleur bien étrange. Au lieu du beau sable fin et blanc de plages traditionnelles, celle-ci était d’une couleur plutôt grisâtre et son grain était gros et rugueux, comme si la plage avait été enfaite composé de tout petit caillou plutôt que de sable fin. Lui donnant une allure plutôt insalubre, sur la plage était déposées par-ci et par-là diverses algues et branchages de toutes sortes. Tout ces débris donnaient à cette plage des airs lugubres et tristes. Derrière cette plage, faisant face au magnifique océan, se trouvait une forêt effroyable. Les arbres étaient très nombreux, ne laissant presque aucune place pour y pénétrer, et ils étaient tous dans un piteux état. Les grands feuillus et conifères qui bordaient la forêt étaient tous mort. Leurs branches étaient cassantes, sans feuille ni épine et leur écorce était grise et malade. D’où il se tenait quelques instant plus tôt, Don avait pu voir que derrière cette ligne d’arbres morts se trouvaient une végétation riche et luxuriante, digne des plus grandes forêts du monde. Où avait-il bien pu atterrir? Juste avant le crash catastrophique de son appareil, Don Oméga avait repéré une île au loin, celle où il se trouvait présentement, ce qui l’avait grandement étonné à cet instant c’est que l’île ne figurait sur aucune de ses cartes. Selon les informations qu’il possédait, il filait tout droit vers Nadadas Island, pour prendre contact avec un groupuscule mercenaire afin de planifier une éventuelle alliance entre son organisation et la leur, et aucune autre île n’était supposée se trouver à proximité, ni même dans leur champ de vision. Don n’allait tout de même pas se plaindre de cette erreur de cartographie puisque grâce à cette île, il avait évité une mort certaine. Restait maintenant à régler le cas de sa très chère amie perdue. L’homme à capuche criait de toutes ses forces au loin, mais personne ne répondait à ses cris désespérés. Sans réponse, le Don quitta son perchoir pour fouiller les environs. Il ne voulait pas trop s’éloigner au cas où sa tendre amie revenait dans les parages. Oméga parcourut la plage de long en large sur une centaine de mètres et il explora l’orée de la forêt. Malheureusement, il était toujours sans nouvelle…Aucun signe, pas même une petite trace quelconque ne démontrait que la main de l’homme, dans sa cas-ci d’une femme, avait foulé le sol. C’est comme si personne n’avait jamais mis les pieds à cet endroit avant lui. Don Oméga n’était normalement pas le genre d’homme à se faire du souci pour rien. Il est plutôt du genre de personne à prendre les choses très aux sérieux et à ne jamais s’inquiéter. Mais avec Lucilla s’était une chose complètement différente…Elle était son amie, sa confidente, presque une amante même. Elle avait émergé dans sa vie alors qu’il vivait dans une période obscure de la sienne, causé par un évènement tragique dont il ne parla à personne, à l’exception de Lucilla. La jeune femme lui avait redonné confiance en lui, elle lui avait permis de survivre à cette terrible épreuve. Suite à leur terrible combat contre le gouvernement sur ce cargo livrant une importante quantité d’or, les deux âmes étaient complètement inséparables. Jamais Don ne s’était senti autant à l’aise et proche avec quelqu’un. Lucilla était sa lumière, celle qui éclairait les ténèbres de son chemin. Sans elle, il se serait perdu depuis bien longtemps. Ensemble, les deux comparses voulaient changer le monde…Tous les deux partageaient la même vision de ce qui clochait dans le monde d’aujourd’hui et ensemble, ils avaient élaboré un plan pour le changer, le rendre meilleur et accessible à tous. C’est pour cette raison que tous les deux étaient montés à bord du dirigeable d’Alphonso. Il se rendait à un endroit où ils auraient pu bâtir les premiers fondements de leur nouveau monde, mais aujourd’hui, tout ça partait en fumée…Si sa très cher Lucilla avait réellement disparue, s’il ne la retrouvait jamais, Don se sentirait incapable de continuer seul. Il est un homme très froid, sec et distant, mais lorsqu’il est avec sa moitié, il devient un autre homme. Il laisse de côté son côté démon pour devenir presqu’un ange. « Sans elle je ne suis rien… » se dit-il alors qu’il s’apprêtait à rentrer bredouille de ses recherches. Le don cria désespérément une dernière fois le nom de sa bien aimée dans un ultime espoir de retrouvaille, mais pas un son ne lui revint en retour. C’est alors que survint une scène digne des plus grands films et des plus belles histoires. Alors que l’écho de son dernier cri se faisait encore entendre au loin, un objet rond et dur vint s’échouer sur sa tête. Avant même que Don ne puisse réagir, une dizaine d’autres projectiles vinrent le frapper, mais cette fois-ci, ils traversèrent mystérieusement son corps pour aller frapper le sol devant lui. Il s’agissait de petits coquillages, de différentes formes et couleurs…Mais d’où pouvaient-ils provenir? L’homme se retourna rapidement, d’un seul pivot très rapide et surtout très précis sur ses talons comme savent le faire tous les grands voleurs du monde. Après sa révolution, Don afficha instantanément un petit sourire sur ses lèvres, il venait de voir qui lui avait lancé ces ridicules petits projectiles. Une vingtaine de mètres plus loin, se tenait dans toute sa splendide splendeur sa très chère amis Lucilla. Son visage était camouflé derrière son immense et magnifique sourire qui affichait toutes ses dents. Il ne l’avait pas perdue! Dès qu’il posa ses yeux sur son si joli corps, il ne put s’empêcher de se sentir instantanément libéré de toute crainte et de toute peur. Elle était là, quelques mètres devant lui, marchant d’un bon pas dans sa direction, avec un bras en écharpe. Oméga se ressaisit et il accéléra le pas vers elle. Il n’avait envi que d’une seule chose, et c’était de la serrer dans ses bras comme il ne l’avait jamais fait, de resserrer son étreinte autour d’elle et de se laisser envahir par son délicat parfum de myrtille. S’en suivrait probablement une petite dispute amicale à propos de sa disparition et de tous les soucis qu’elle lui avait causés…Mais peu importe, l’important était qu’elle aille bien. Peut-être avait-il parlé un peu trop vite tout de même…Alors que les deux compagnons marchaient à bon train pour se rejoindre, un lasso noir sortie des bois pour s’emparer de la belle et scintillante Lucilla. Don stoppa net et resta figé pendant quelques secondes tellement il était surpris. C’était une mauvaise blague ou quoi? Il venait à peine de retrouver son amie qu’elle lui était déjà arraché des mains. Elle était tellement proche de lui qu’il aurait pratiquement plus tendre les doigts pour la toucher. Les choses n’allaient pas se passer comme ça, oh que non! Alors que le corps de sa compagne était sauvagement trainé dans la forêt par cette force inconnue, Don Oméga poussa un puissant cri de colère pour montrer à quiconque était responsable de cette attaque qu’il n’allait pas se laisser faire. Avec une rapidité déconcertante, Don fonça vers la forêt à toute vitesse. Il s’engouffra entre les arbres morts dans l’espoir de retrouver les coupables et son amie avant qu’ils ne soient trop loin. Malheureusement, ils avaient disparu…Alors qu’il s’attendait à les retrouver quelques mètres devant lui dans les bois, Oméga se retrouva face à rien d’autre que du bois morts. Il scruta le sol des yeux à la recherche de traces de pas, mais il n’y avait rien. C’était à croire qu’elle avait été enlevée par des fantômes. Cependant, peu importe qui était ces fantômes et à quel point ils étaient prudent, ils n’avaient pas pensé à effacer une seule chose ; les traces de sang. Il ne pouvait pas savoir s’il s’agissait de celui de Lucilla ou de ses ravisseurs, mais une chose était sur, les traces le mèneraient tout droit vers leur repère. Il perdit une nouvelle fois son calme et son corps se mit soudainement à léviter, comme si soudainement il était devenu plus léger que l’air. Alors qu’il poussa un dernier cri, son corps « explosa » en un millier de petites particules d’eau. Sous cette forme angélique et surnaturelle, Don oméga fila à toute vitesse entre les branches de la forêt. Le nuage d’eau flottait à quelques mètres du sol et il semblait déterminer. Il filait rapidement en ligne droite, comme s’il savait déjà où il devait se rendre. Personne ne pouvait kidnapper aussi impunément sa moitié. Peu importe qui ils étaient, ils allaient bientôt avoir à faire avec le Don.
Le temps passa, Don n’avait qu’une vague idée de l’heure qu’il était. Le ciel était encore bien bleu et le soleil toujours visible se tenait encore haut dans le ciel. Cela devait faire au moins quelques heures déjà qu’il naviguait dans ces sombres et lugubres bois à la recherche de Lucilla. Malgré la vitesse incroyable de ses déplacements, il ne parvenait pas à rattraper les ravisseurs de son amie. Dès qu’ils s’étaient engouffré dans la forêt, ils avaient mystérieusement disparut en ne laissant derrière eux que des gouttes de sang éparpillées un peu partout. Mais Don ne perdait pas espoir. Au loin, il commençait à entendre les bruits d’une civilisation, des gens qui s’affairaient à la tâches, des cris, des pleures, des rires…Entre les branches, il percevait la lumière du jour. Bientôt il émergerait de la forêt et il plongerait cette communauté dans le chaos. Personne ne jouait ainsi avec ses nerfs sans en payer les conséquences. Le nuage de vapeur d’eau émergea à toute vitesse des bois, comme un prédateur qui chasse sa proie, et il monta bien haut des les airs pour avoir une vue d’ensemble sur le village. Village était un bien grand mot puisqu’il s’agissait davantage d’un rassemblement de petites huttes faites de branches et de terre aux toits de pailles. À première vue, il ne semblait pas y avoir plus d’une centaine de personnes dans ce petit hameau et bien peu semblait être des guerriers. Avaient-ils enlevé Lucilla? C’est alors que Don repéra sa dulcinée au centre du petit village, emmailloté dans une grande corde noire et protégée par deux gardes du corps. Toujours sous sa forme de nuage de vapeur, Don poussa un hurlement à déchirer le ciel ce qui créa une panique général au sein de la communauté. Le nuage de vapeur fondit vers les deux gardes de Lucilla, propageant une douce chaleur et une humidité rafraichissante dans les environs. Quel pouvoir contradictoire…Un pouvoir si rassurant et enclin à être paisible, mais qui avait été donné à un être si noir et si cruel que Don…Aujourd’hui, se pouvoir servirait à assouvir sa terrible vengeance. Alors que le nuage fonçait à vive allure vers Lucilla, il commençait tranquillement à reprendre forme humaine. Les deux gardes avaient décidés de ne pas quitter leur poste, et c’était là leur plus grande faute. Alors qu’il finissait tout juste de reprendre forme humaine, Don saisit les deux hommes à la gorge et il déclencha le mécanisme de ses armes qui fit sortir deux lames juste sous ses poignets. Il relâcha son emprise sur eux et leur corps inertes tombèrent sur le sol. Son corps était encore entrain de produire de la fumée, mais il s’occupait déjà de secourir Lucilla. Son puissant et massif corps la protégeait tandis qu’il l’aidait à se défaire de ses liens. Il plongea son regard dans le sien et il afficha un petit sourire en coin. Tout autour d’eux, des hommes armés commençaient à arriver de toutes parts. « J’en ai encore trop fait? » |
|  | | Lucilla Fides Jeune chasseur


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 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Lun 7 Déc 2009 - 1:39 | |
| Durant son Kidnapping, Lucilla eut le malheur de se cogner à un arbre, perdant ainsi conscience. Ce fut comme si on lui avait frapper la tête avec un gigantesque marteau, car elle eut juste le temps de ressentir une vive douleur... et plus rien. Le monde s'était remplie d'ombre, et aussi incongrue que cela puisse paraître la reine des ombres était tombée dans les ténèbres. Ses mains fragiles avaient cessé tout mouvements, elle n'était plus. La vitesse fulgurante qui accompagnait son étrange balade rendrait un nouveau choc mortel, cependant, il n'y eut pas de nouvelles collisions. Les arbres étaient tous soigneusement évités, montrant bien "l'heureuse malchance" du premier accident. A son réveil, la belle, s'attendant à une douleur lancinante au niveau de son crâne, ne ressentit rien. Non pas qu'elle n'avait aucune sensation de douleur, mais elle ne sentait strictement rien! C'est comme si on avait coupé un à un ses nerfs, faisant d'elle une "substance pensante". Vous vous doutez bien le stress provenant d'un état pareil. Après avoir pris une heure pour reprendre le contrôle de ses yeux, Lucilla comprit évidemment qu'elle avait été droguée. D'ailleurs, un réceptacle en bois gisait à ses pieds, crachant de façon continue une odeur de cannelle qui enivrait la captive. Heureusement, son esprit ne semblait pas affecté par la drogue : tant mieux! Son regard se porta sur le camps, contemplant ainsi un village quelque peu pittoresque. L'endroit n'était ni plus ni moins qu'un empilement de huttes et de cabanes sans grande beauté, et l'ensemble formait un cercle, évidemment, peu géométrique. Les habitations étaient toutes en matériaux primaires comme du bois, de la terre, ou de la paille. Il y avait, certes, ici et là un semblant de roches taillées, mais ce n'étaient qu'infructueuses tentatives architecturales. La population locale semblait très méfiante, car elle ne put distinguer que trois ou quatre personnes, tous habillés de la même façon. D'ailleurs elle se rendit bien vite compte que ce n'était pas les même gens qu'elle voyait circuler, mais différents individus semblables en tout point, si ce n'est qu'ils avaient une corpulence variable, mais très similaire. Ce peuple étrange avait tout de même un fort potentiel humoristique... on aurait dit qu'on avait pris toute la population, et qu'on l'avait recouverte, comme on le ferait pour des bonbons, d'un emballage noir et blanc. M'enfin, Lucilla en aurait surement rit...si elle pouvait contrôler sa bouche. L'effet de la drogue n'était évidemment pas éternel, mais la fumée que répandait l'encensoir semblait grandement ralentir l'annihilation du poison. Il lui aurait été aisé de ce libérer par son ombre, si elle pouvait se servir de ses pouvoirs... mais son état de fatigue le lui interdisait, et elle était réduite à regarder les deux pingouins plantés à ses cotés sans pouvoir rien y faire.
Alors que le temps passait au ralenti pour la captive, un hurlement déchira son ennui. Son attente avait eut au moins l'avantage de lui rendre une partie de sa vitalité, si bien qu'elle put lever sa tête vers la provenance de ce cri. Cela n'était qu'un pur réflexe, car bien sûr qu'elle avait reconnu l'auteur d'un pareil rugissement. Elle n'y avait pas pensé, mais Don avait du terriblement s'inquiéter... Entre sa disparition après l'atterrissage forcé, et son kidnapping, elle ne l'avait pas ménagé pour le coup! Elle aura surement le temps de s'excuser, pour le moment elle ne pouvait qu'être admirative face à brume enragée qui se dressait dans le ciel. Le contraste entre la personnalité de son partenaire et son pouvoir l'avait toujours étonné, mais ce n'était peut-être pas qu'une simple coïncidence. L'homme avait surement un coeur d'ange, même s'il l'ignorait lui même. Mais ce n'était ni lieu ni le moment pour résoudre cette énigme. L'ex révolutionnaire planait sur la scène comme un nuage orageux, et sous la forme d'une brume divine, il fondit vers ses proies. L'atmosphère devenait plus humide, plus rassurant, plus doux au contact de cette brume, mais Lucilla ne s'y laissa pas prendre, car les cadavres qui tombèrent à ses cotés n'étaient pas, eux, doux et rassurants! Son sauveur apparut en face d'elle avec un léger sourire, lui enlevant ses liens. Une fois libérée, Lucilla eut du mal à reprendre la charge de son propre poids, et elle aurait surement "enlacer" le sol si les bras puissants de Don ne l'avait pas secouru. Comme toujours il était là, implacable dans sa fonction d'associé, d'ami, d'amant? Notre ancienne captive trouva la force d'écraser son pied sur l'encensoir, l'envoyant enfumé à quelques bons mètres! Cette scène de sauvetage était en tout point parfaite, tant est qu'on supprime du paysage les hommes en noir qui se rassemblaient autour des acteurs principaux. C'était assez surprenant de voir une cinquantaine de "pingouin" arriver, presque identiques. Ils formaient un anneaux parfait et avançait petit à petit vers le duo. Une voix de baryton, au teint vicieux et pervers se fit entendre, elle semblait prononcé par un serpent. Pourtant, bien que le son semblait proche d'eux, le Duo ne put identifier le mystérieux auditeur...
"Bonjourrr, étrAngee, hé!"
Et alors que ce jeu de mots minable méritait une bonne heure de silence, ponctuée de temps à autre par le cri de joie d'un criquet, tous les "pingouins" qui formaient maintenant un cercle parfait dont Don et Lucilla était le centre se mirent à rire par des "Hé Hé Hé" très dérangeants. Cependant, la crise d'humour cessa aussi vite qu'elle était apparut, et notre charismatique mercenaire en profita pour prendre la parole.
"Hum... ouai! Désolé de ne pas profiter de votre ...eh... très original...humour, mais j'aimerais savoir qu'elle est le minable qui m'a emmené ICI... Je crois qu'il a la chance d'être le premier sur ma liste... Noire."
Le dernier mot qu'elle lâcha résonna quelque peu dans la clairière. C'était en partie du au contraste entre le ton chaleureux du reste de la phrase, et la prononciation sèche et coupante de Noire, mais là cause principale restait toute la colère de l'auditrice. Elle n'avait pas oublié l'homme qui l'avait "un peu trop touché", et cela couplé à l'humiliation d'avoir été capturé par de pareil demeurés l'avait quelque peu énervé. Toutefois il lui fallait du temps, car bien qu'elle commençait à pouvoir rester debout, c'était nettement insuffisant pour combattre... et surtout, elle ne pouvait pas encore utiliser sont Fruit. Elle espérait tout de même donner une ambiance un peu plus sérieuse à la comédie... mais non! Les "men in black" répondirent tous en coeur "Oh Ohhhhhh" avec le ton le plus profondément débile jamais entendu sur cette terre. Que l'homme soit une bête stupide, d'accord, mais que la stupidité s'acharne autant sur une minorité, NON! La veine qui naquit sur le front de la belle exprima parfaitement ce Non, et quand elle releva la tête vers le groupe, une flamme pleine de fureur brulait dans ses yeux. Ils le comprirent peut-être, car ils cessèrent alors tout humour. Chacun d'eux sorti un miroir et le plaça en face de lui, les uns montant sur les autres, si bien qu'un étau circulaire entourait les deux mercenaires. Il était formé de deux étages de miroirs qui s'emboitaient parfaitement, afin de n'en former qu'un. Un des miroirs disparut, et à la place un rayon continu jaillit des mains d'un homme en noir. Le rayon se refléta sur le miroir d'en face en changeant de trajectoire, si bien qu'il formait peu à peu une toile de plus en plus dense. Apparemment la plaisanterie avait assez duré... mais il y avait quelque chose d'obscur dans tout cela. Pourquoi eux, pourquoi des étrangers s'en prenaient à eux, pourquoi une île aussi étrange n'apparaissait sur aucune carte, et surtout, pourquoi la jeune femme sentait une présence dans son entourage le plus direct, et ne pouvait pourtant y voir personne? Mots pour mots, ces interrogations n'amenaient que d'autres interrogations, et cela ne résolvait pas le problème le plus imminent, un rayon douteux qui s'approchait de plus en plus dangeureusement des deux naufragés. |
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 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Sam 12 Déc 2009 - 2:06 | |
| Quel drôle de sensation cela devais être…Partout autour d’eux, une marée d’hommes de toutes les tailles s’assemblait et bientôt, le couple se retrouva emprisonné dans un cercle dont ils étaient le parfait centre. Don gardait collé contre lui le corps de son amie, il voulait par tous les moyens empêché qu’elle soit blessée de nouveau. Alors qu’elle reprenait le contrôle de son corps, le Don se demandait ce qu’il ferait sans elle…Il était prêt à absolument tout pour la protéger, même à sacrifier sa propre existence. Alors que le cercle de pingouins se refermait sur eux, l’homme encapuchonné se disait qu’il serait prêt à bloquer à l’aide de son puissant corps tout projectile qui émergerait de la foule, à poignarder tous ceux qui tenteraient une percé dans leur direction. En colère seulement à penser à la possibilité de perdre sa moitié, Don s’imaginait déjà entrain de fendre de ses poings un crâne ou deux. Les ennemis devaient être au moins une bonne cinquantaine, voir même peut-être un peu plus. Alors que son regard oscillait de gauche à droite pour tenter de garder en vue tous ses possibles adversaires, le Don remarqua qu’ils étaient tous des copies plus ou moins conformes. En regardant rapidement, on aurait pu croire qu’ils étaient tous une seule et unique personne. Cependant, un œil attentif remarquait rapidement que bien qu’ils portaient tous le même étrange uniforme noir qui remontait jusqu’à leur visage, ils étaient tous plus ou moins différents ; les uns étaient petits et gros, les autres étaient grand et maigre…C’était en quelque sorte un amalgame de tous les genres, de toutes les tailles et de toutes les grosseurs. Les touffes de cheveux qui débordaient du sommet de leur crâne donnaient l’impression, lorsqu’on regardait la foule dans son ensemble, de contempler un arc-en-ciel. Le rouge, le bleu, le vert, le blond, le brun, le noir, le gris, le blanc, le jaune, même le rose et l’orange était présent. Plus il les regardait et plus Oméga trouvait les natifs de cette bien curieuse île étrange. Alors qu’il croyait que les évènements ne pouvaient pas devenir plus inquiétants et plus étrange, une voix grave, celle d’un baryton sifflement comme un serpent se fit entendre. La voix résonnait dans toutes les directions, comme si elle avait été prononcée simultanément à divers endroits en même temps. Était-il entrain de devenir fou? « Bonjourrr, étrAngee, hé! » avait prononcé la voix. Au même moment, l’anneau d’hommes qui nous entouraient se mit à rire à l’unisson. Que pouvait-il trouver de si amusant? Don, tout comme sa compagne, fulminait. Il n’en avait rien à foutre de leur jeu de mot à deux sous, ce qu’il voulait, c’était des réponses. Lorsque sa collègue répliqua, les rires cessèrent aussi rapidement qu’ils avaient commencé et bientôt, plus un son ne se fit entendre. Malheureusement, le sérieux et le calme de la situation ne dura pas longtemps puisque presque aussitôt, la foule se mit à réagir comme s’il était entrain de regarder une émission de télévision. À l’unisson une nouvelle fois, ils s’exclamèrent tous de la même manière en laissant échapper un grand « Oh Ohhhhh! », comme s’ils s’étaient sentis dans le pétrin. La plaisanterie avait assez durée! Don n’en pouvait plus. Si ces hommes n’étaient pas enclin à lui fournir la réponse à ses questions, il allait tout simplement allez leur arracher de la bouche. Aussi nombreux étaient-ils, lui et Lucilla réussirait à tous les mettre au tapi. Ils avaient combattu ensemble durant de nombreuses années, et à chaque fois, peu importe leur nombre, les ennemis tombaient comme des mouches. Étrangement, les deux êtres à la personnalité pourtant si différente se complétaient extrêmement bien. Brume et ténèbres s’unissait en situation de crise afin de forme un ensemble dévastateur capable de faire trembler le ciel, de déchirer la terre et fendre les océans. Les deux comparses devenaient deux véritables furies qui, avec grâce et souplesse, mélangeaient leur chair et leur âme pour vaincre l’amertume et l’ennemi…Personne ne pouvait résister face à une combinaison de corps et d’esprits aussi parfaite. Malheureusement, aujourd’hui, la brume allait devoir lutter seule…Bien qu’il est secourut Lucilla, Don savait très bien qu’elle était probablement très épuisé par ce qui venait de se produire. D’ailleurs, même lui doutait en ce moment du temps qu’il pourrait résister et combattre. Après tout, il y à peine quelques heures, son ballon s’était écrasé en catastrophe sur la plage. Alors qu’il se positionnait pour le combat – genoux bas, épaules droites, lames sorties et en position devant lui – les pingouins sortaient de je ne sais trop où d’étranges miroir qu’ils emboitèrent les uns dans les autres afin de former une sorte de demi-dôme autour des deux naufragés, les emprisonnant ainsi complètement. À quoi ils jouaient encore? Soudainement, l’un des miroirs disparut et une paire de main en émergea juste avant de projeter un étrange rayon. Le rayon, composé d’une longue série d’anneaux circulaires, ricocha sur le miroir derrière le couple et il se mit à rebondir sur tous les miroirs du dôme. Bientôt, les deux amants se retrouvèrent encerclés, prisonniers, d’une espèce de toile d’araignée bien curieuse et qui restreignait leur mouvement.
L’un des rayons s’approchaient dangereusement du couple d’ami et Don n’eut d’autre choix que de ce mettre en travers de sa trajectoire. S’il se déplaçait d’un côté où l’autre, il allait entrer en contact avec un autre rayon réfléchit et s’il évitait, le rayon allait frapper sa belle Lucilla…et il ne pouvait pas laisser faire ça. Le corps majestueux du Don se mit instantanément à fumer et il se transforma en un nuage compact de vapeur d’eau. En faisait ainsi, il espérait pouvoir empêcher la progression du rayon, et surtout empêcher que celui-ci ne touche sa dulcinée. Cependant, la chose la plus étrange qui soit se produit au moment de l’impact. Dès l’instant où le premier cercle du rayon entra en contact avec le nuage de vapeur, Don fut brusquement forcé de reprendre sa forme humaine. Ébahi, il ne comprenait pas du tout ce qui venait de se produire. C’était la toute première fois que quelque chose réussissait à rompre le pouvoir de son fruit. Qui plus est, Don sentait son corps se mouvoir au ralentit, comme si le temps l’empêchait d’avancer plus vite. Un fruit du démon était-il à l’origine de cet étrange phénomène? Sans aucun doute probablement…Une trentaine de seconde plus tard, le Don récupéra le contrôle de son corps et il était prêt à passer à l’action. Les miroirs servaient définitivement à accentuer l’effet du pouvoir et à le rendre plus contraignant. C’est là que Don allait frapper en premier. Son premier geste fut de se saisir de l’encensoir que Lucilla avait écarté un peu plus tôt pour le lancer de toutes ses forces sur les miroirs en face de lui, là où le premier rayon avait émergé. Le silence fut brisé par le son de mille et un éclats de miroir qui se brisait en morceau et qui tombait au sol. Derrière le dôme maintenant brisé, une poignée d’hommes armés tomba sur le sol et une autre main s’avança pour refermer le cercle presque immédiatement. Peu importe qui venait de créer ses rayons ralentissant, il en aurait pour quelques minutes avant de pouvoir se remettre debout. Sans plus attendre, Don fit sortir les lames de ses poignets, encore imbibées du sang de ses précédant adversaires…Les choses sérieuses allaient commencer. Un pauvre fou s’avança vers lui en criant comme un cingler et en brandissant une épée toute neuve. À le regarder, Oméga se disait qu’il était loin d’être un combattant d’expérience…et ça devait être le cas pour tous les autres. Il évita habilement le premier coup de son adversaire en s’écartant vers la droite pour éviter l’assaut et sans se retourner, Don donna un coup de coude vers l’arrière. Il sentit son adversaire s’affaisser de tout son poids sur le sol et il ne s’en occupa plus. Il jeta un coup d’œil froid aux quelques autres pingouins qui s’étaient avancés par l’embouchure créé dans le dôme de miroir et il leur sourit sadiquement. D’un geste de mains, digne du plus grand cliché cinématographique, l’assassin invita ses ennemis à le rejoindre au combat.
« À qui le tour maintenant? »
| Spoiler: | | |  Petite carte pour ne pas se perdre avec le combat. Le cercle rouge, c'est le "dôme" de miroir qui nous entoure. Les points au centre sont les ennemis qui ont pénétré par l'embouchure que j'ai créée. Le "x" représente celui qui a mangé le Noro Noro et le "?" celui qui a mangé le Zoan du Caméléon. Bien entendu, tu es le "L" et moi le "D". |
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|  | | Lucilla Fides Jeune chasseur


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 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Mar 15 Déc 2009 - 1:20 | |
| Le rayon formait désormais une toile dès plus parfaite, et inévitablement il se dirigeait vers eux. Alors qu'une brise les caressait quelques instants plus tôt, elle se stoppa brutalement, comme si même le vent ne pouvait échapper à ce curieux filet. En tout cas ils étaient pris au piège, et une spirale jaunâtre fonçait maintenant vers eux. Lucilla ne pouvait faire le moindre geste, et alors qu'elle regardait le sol, cherchant une solution, ce dernier se vit alors privé de lumière. Une ombre la recouvrait, une ombre qu'elle pourrait reconnaître n'importe où : Celle d'un héros. Son partenaire était prêt à se servir de son corps comme rempart pour la protéger. Alors qu'elle leva sa tête, un écran de vapeur se propagea devant elle, c'était comme un nuage, blanc, doux...parfait. Cependant au contact du rayon Don reprit son apparence normale... Comment? Elle ne le savait pas... et croyez moi, la nouvelle lui fit prendre une véritable douche froide. Jusqu'à maintenant notre belle n'avait jamais considéré ces inconnus comme une réelle menace, car, il faut bien l'avouer, sa capture venait surtout d'un malheureux concours de circonstance. Pour peu qu'elle ait au moins la moitié de sa puissance normale, et elle ne ferait qu'une bouchée de ses minables. Toutefois ils venaient de neutraliser le pouvoir de Don... et ça c'était en soi un exploit. Non pas qu'elle le pensait invincible, mais il était quand même Don Oméga, Le Don, celui qui autrefois sautait en premier sur le quais des cuirassés et repartait en dernier!
Apparemment cette petite altercation s'avérera peut-être assez ardue. Le petit tour de magie des "men in blacks" ne sembla pas impressionner Don, puisqu'il riposta aussi tôt, et bientôt il s'élança seul contre un groupe d'assaillant. Lucilla était toujours à genoux, se concentrant au maximum pour sentir les muscles de son corps. Décidément... ce poison était plutôt résistant. Le principal était qu'elle arrivait à ne pas s'étaler au sol, ce qui aurait été trop d'honneur pour ces curieux kidnappeurs. Malgré que son ami est crée une brèche, les miroirs les encerclaient encore. Lucilla leva la tête, et remarqua alors une superbe jeune femme à genoux en train la regarder. Elle était vraiment magnifique avec des yeux marrons foncé, presque noir, de long cheveux satin tressés en deux nattes, et des habits mettant "un peu trop" son corps en valeur. L'espace d'un instant, les yeux noirs de Lucilla devinrent deux étoiles jaunes et scintillantes. Elle était totalement hypnotisée par cette jeune femme, qui n'était au final que son simple reflet... Que voulez-vous, tout comme Narcisse, elle a tout intérêt à ne pas s'admirer. Exactement comme un papillon s'approche du feu, la jeune femme marchait lentement vers son reflet, hypnotisée par une pareille beauté. Comment aurait peut-elle discerner la légère forme qui rampait derrière elle? A vrai dire même un observateur aguerri aurait eut du mal à la repérer, puisque cette chose semblait se... fondre dans le paysage! La forme qui semblait jusqu'alors collée au sol se releva, et se mua peu à peu en une... silhouette humaine! Pour celui qui jetterait un rapide coup d'œil à l'intérieur du cercle, il n'y verrait que du feu, mais un spectateur de haut niveau pouvait distinguer la légère corpulence d'un homme, très mince au passage, qui se fondait dans le décors comme un caméléon. Cet être était tout de même d'une carrure abominable. Entre une grande taille et un corps extrêmement fin, il ressemblait à un parfait sac d'os. Quoiqu'il en soit cette chose était maintenant derrière Lucilla, qui trop occupée à se miroiter (AH AH AH) dans le miroir ne pouvait distinguer ce... truc! Les doigts effilées s'approchèrent lentement des hanches de la belle, quand tout à coup celle-ci se leva! Ce n'était pas une simple mise en position érigée, elle sauta carrément sur ses pieds, et donna un gigantesque coup de pied dans le miroir.
"Arrête de me narguer *censuré*!!"
Hum... afin de ne pas faire passer mon personnage pour une folle nous mettrons cela sur le coup de la fatigue, n'empêche Lucilla venait d'éclater un miroir parce qu'elle considérait que son reflet la... narguait! Quant au miroir... ben il était détruit. Pendant un instant on put voir la tête ébahie de l'homme qui le tenait, puis comme par magie il sortit autre miroir. Apparemment il en fallait plus que ça pour détruire cet étau, ça tombe, bien, les forces de notre demoiselle étaient entrain de revenir. Par contre l'homme qui s'était étalé contre l'herbe ne pouvait pas prétendre être dans sa forme la plus parfaite. Il faut croire que la surprise lui avait fait perdre momentanément son pouvoir. Ce fut à ce moment que notre héroïne le remarqua, puisqu'elle...euh... lui "marcha" dessus. Décidément, elle enchainait les incongruités aujourd'hui! Don serait surement mort de rire s'il avait pu voir la comédie qui se jouait derrière lui, seulement je pense qu'il était assez occupé pour l'instant. Bien que je vous compte la scène ainsi, il ne faut pas oublié la situation globale : ils étaient deux contre cent, et Lucilla tenait à peine debout. Cependant ils étaient tous les deux, et cela changeait toute la donne. L'homme qui était étalé ne semblait pas vouloir se relever, où peut-être était-ce parce que notre belle marchait sur son ombre? En tout cas était scotché au sol, incapable du moindre mouvement. Le regard avant si plaisant de l'ancienne révolutionnaire devint terriblement noir. Elle fixait sans sourire sa "proie", et lui parla d'ailleurs d'une voix totalement neutre. On pouvait tout de même sentir une forte pression dans ses mots, comme si elle se... contenait.
"Dis moi ton nom... avant de mourir."
Cependant il ne répondit pas. On pouvait bien voir qu'il tentait de bouger ses lèvres, mais rien n'y faisait. Il était sous l'emprise des ombres, et la reine de cet empire ténébreux n'était pas disposer à le laisser s'en aller. Les forces de cette reine semblait revenir, mais sa position debout était encore fragile, et l'utilisation de son fruit n'arrangeait pas les choses. Elle avait sommeil, très sommeil. Son buste vacilla légèrement, et elle faillit trébucher, libérant au passage sa "proie". Vous vous doutez que ce dernier profita de l'occasion, et l'homme caméléon disparut aussi soudainement qu'il était apparu. On entendait bien des bruits de pas, mais ces derniers semblaient venir de partout. Lucilla sentait quelques gouttes de sueur tombées de son visage... alors qu'elle pensait en avoir fini avec cette drogue, le poison c'était, à cause de l'effort, encore mieux répandu dans ses veines. Elle sentait ses forces s'évanouir à chaque goutte, et d'ailleurs ses mains l'empêchèrent de justesse de s'étaler sur le sol. Apparemment leur principal ennemi n'était pas ce peuple loufoque, mais le temps... De par les effets de la drogue, la jeune femme comprit très bien que c'était une sorte de somnifère très puissant, et cela se dissiperait surement au cours du temps... tant est qu'elle reste en vie jusque là. Alors qu'elle s'enfonçait peu à peu dans son impuissance, un sifflement se fit entendre dans "l'arène". Il était tout d'abord isolé, puis il fut repris par tout le groupe, si bien que les miroirs explosèrent tous en même temps, et des lassos partirent en ligne droite. Chaque pingouin lançait et attrapait un lasso, l'ensemble formant un cercle parfaitement quadrillé. Le problème dans tout cela était que Lucilla n'avait aucune liberté de mouvement, sinon peut-être celle de bouger la tête. L'homme caméléon réapparut alors à ses cotés, marchant doucement sur les lassos, qui semblaient terriblement solides, et s'apprêta à poser ses sales pattes sur la déesse, alors que celle ci fermais les yeux et rejoignait Morphée dans son monde magnifique. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Lun 4 Jan 2010 - 3:37 | |
|  Bien drôle était la situation dans laquelle nos deux protagonistes s’étaient plongés aujourd’hui. Ce n’était pas forcément la plus dangereuse de leur aventure, mais certes, c’était de loin la plus cocasse. Après avoir sombré dans une mystérieuse tempête apparut tout droit de nulle part, le duo s’était écrasé sur une île tout aussi mystérieuse que l’origine de la tempête. L’île qui n’apparaissait sur aucune carte était habitée par une bande de natif à l’apparence et au comportement caricatural, rappelant les personnages les plus idiots qui soient. Idiot peut-être, mais ils avaient tout de même réussi à capturer la belle Lucilla, ce magnifique brin de femmes qui accompagnait le Don depuis de nombreuses années déjà. Bien qu’idiots, les natifs, dans leur costume de pingouin, avaient réussi à encercler et à tenir tête à deux puissants combattants. L’homme capuchonné état parvenu à briser « l’arène » et à forcer l’ennemi à se montrer et à combattre, mais ces lâches avaient tôt fait de resserrer leur étreinte sur le couple de chasseur de prime en reformant presque aussitôt leur grande prison de miroir. Aux prises avec l’ennemi, Oméga n’avait point le temps de s’occuper de son amie. Grâce à son ouïe presque canine, l’homme parvenait à entendre la respiration haletante de sa compagne qui combattait une force invisible…Un autre utilisateur d’un fruit maudit? Les choses allaient devenir un peu plus intéressante…Don avait déjà repéré la position du premier, celui qui lui avait lancé des rayons incapacitants, et un deuxième menait la vie dur à Lucilla au sein même de leur arène de verre. Devant lui, devant son imposante et gracieuse silhouette se tenait cinq hommes vêtus de noirs et armées de lames en tout genre…Cinq hommes qui le séparaient d’un petit « pingouin » obèse et vêtu de façon excentrique, celui-là même qui possédait une étrange faculté qui l’avait mis en déroute… « Un tel pouvoir ne peut subsister » pensa alors le Don. Rien ni personne ne pouvait menacer son statu et son pouvoir. Qu’ils résistent autant qu’ils veulent, mais bientôt ce petit hameau serait en la possession du Don…L’assassin s’élança sans plus attendre vers le quintet qui lui barrait la route. En fermant solidement ses poings, il actionna de nouveau le mécanisme complexe caché sous ses gants et ses manches pour faire sortir de leur cachette les deux lames qui composaient son arsenal. Don aurait pu en finir en un instant face à ces hommes visiblement très peu entraîné pour ce genre de combat, mais il préférait prendre son temps et, surtout, ne pas immédiatement dévoilé l’ensemble de ses capacités meurtrières à ses adversaires. Tel un fauve qui bondit sur sa proie apeurée, Don prit son élan et fondit sur l’ennemi le plus proche. Son saut le fit atterrir directement sur la poitrine de l’homme, grand, mince et blond, et il enfonça ses deux lames dans les jugulaires de son adversaire. Rapide, simple et efficace…Trois mots d’ordre pour un assassin digne de ce nom. Tout en s’appuyant sur la poitrine de l’homme maintenant mort, Don exécuta avec la grâce de n’importe quel félin un salto arrière et il atterrit sur ses deux pieds. Le corps inerte de l’homme s’écroula lourdement au sol, le sang sortant en jet puissant de ses blessures suivant les battements du cœur. L’homme aux mille visages sourit. Sur le visage des quatre autres natifs, il put voir leur teint devenir blanc, leur yeux se vider de leur énergie...Leur courage les quittait et il était maintenant remplacé par la peur, celle de mourir…Sans attendre, Don s’élança une nouvelle fois. Avant qu’il ne les atteigne, le plus costaud du groupe décida de ne pas attendre sagement sa mort et de résister. Il brandit son arme bien haut dans les airs, se donnant un faux air guerrier, et il l’abattit dans un geste simple et vertical en direction de son assaillant. Une grosse erreur…Oméga bloqua le coup de son adversaire, alors qu’il entamait sa descente rapide vers son propre crâne, à l’aide de ses deux poignets. La main de son adversaire était maintenant prise entre la poigne de fer croisé du Don. En une torsion rapide, il se servit de la force de son adversaire pour amplifier son étreinte. Il tordit le bras du combattant et ce dernier relâcha son arme sous la douleur. Vif comme l’éclair, Don s’empara de l’épée en chute et il la planta directement dans l’estomac du natif. Quelques gouttes de sang sur le visage, le regard ténébreux d’une bête sombre…L’assassin avait maintenant tout pour faire peur. Son regard se dirigea alors vers le trio restant .
« Qui sera le prochain? »
Don pouvait lire une peur encore plus grande sur leur visage. Cette expression de crainte était ce qu’il aimait le plus. Chaque fois qu’il s’attaquait à un adversaire, c’est cette expression qu’il voyait…Et chaque fois il frémissait d’extase. Tuer…On lui avait apprit à le faire alors qu’il était tout jeune et jamais il n’avait pu oublier la si douce sensation d’être mettre d’une vie. Lorsque son mentor lui avait montré pour la première fois, Don avait hésité…Nombreuses furent les tentatives échouées avant de trouver la force et le courage pour priver une âme de son existence et de son essence…Mais lorsqu’il le fit pour la première fois, une telle jouissance l’avait envahit que plus jamais il n’avait été capable de l’oublier. À l’instant, son corps commença à suinter et bientôt une délicate fumée, blanche et pure comme une neige fraîchement tombée, s’échappa de son corps. Bientôt, son corps disparut derrière se nuage et tous le perdirent de vue. Inquiet, ses adversaires ne savaient quoi penser…Qui était cet homme aux pouvoirs divins? Soudainement, le nuage de vapeur d’eau se précipita vers le petit groupe pour les dévorer avec sa gueule béante. Les trois hommes restèrent voilés par la brume pendant un certain temps, tout était calme et aucun son autre que leur respiration haletante ne se faisait entendre. Puis soudainement, plus rien…Le nuage se condensa et peu à peu il reprit forme, celle du Don. L’homme se tenait debout, victorieux et puissant, et sous ses pieds se trouvaient trois nouveaux cadavres sans vie et dont la gorge dégoulinait de sang chaud. Comme il se l’était dit plutôt, personne ne peut échapper à son courroux. L’heure était maintenant venu d’en finir avec cette idiote supercherie et de montrer à ses imbéciles de natifs qui ils étaient véritablement…Lucilla était encore sous le choque et incapable de montrer l’entièreté de sa majestueuse puissance, alors Don Oméga allait se faire un plaisir d’en montrer assez pour deux. Tous ces pauvres minables allaient regretter d’avoir essayé de les rouler…À une dizaine de mètres devant lui, l’assassin pouvait apercevoir le petit homme bedonnant dans son habit de pingouin, le même que celui de tous les autres. Accompagnant cette ridicule tenue, il portait une foule de bijoux tous plus gros et brillants les uns que les autres. Il en portait tellement que son cou et ses épaules semblaient s’affaisser à cause de leur poids et les petits boudins qui lui servaient de doigts avaient une belle petite couleur bleuté tellement ils étaient étouffés par les bagues qu’il portait. Tout aussi fier qu’il semblait être de son apparence, il se cachait lamentablement derrière un petit nombre de ses hommes, comme si cela pouvait arrêter Don…Cependant, alors qu’il allait fonder sur son ennemi une nouvelle fois pour apporter la mort et arracher la vie, une chose tout à fait inattendue se produit. La centaine de miroirs qui encerclaient le Don et sa partenaire Lucilla éclatèrent soudainement en un millier de morceau, déversant un millions de fines particules argentées et brillantes qui semblaient provenir directement des étoiles elles-mêmes. Malheureusement, Don n’eut pas le temps de contempler plus longtemps ce phénomène magnifique et apaisant puisque presque aussitôt, les natifs se saisirent de lassos et les lancèrent dans toutes les directions. Bientôt, Lucilla et Don furent complètement prisonniers de leur entrave. Ingénieux...Don les avait décidément sous-estimés…Le cercle qui formait leur arène était maintenant parfaitement quadrillé par une centaine de lassos, chaque pingouin en tenant plusieurs entre ses mains. C’est alors que Don put voir apparaître un homme marchant sur les fils en direction de sa douche moitié, celle-ci venait tout juste de fermer les yeux, sombrant vers un monde de rêve…
« NE LA TOUCHE PAS! » hurla Don alors que l’homme allait poser la main sur les cheveux de son amante.
Le principe de cette prison de lassos était certes bien ingénieux, mais malheureusement pour eux, il était également complètement inutile contre l’assassin. Ce dernier transforma une nouvelle fois son corps en un nuage de vapeur, cette fois-ci encore plus volumineux et surtout plus chaud que le précédent. Sans attendre, le nuage s’élança vers l’homme caméléon et avant que celui-ci ne puisse disparaître, Don l’avait déjà rejoint. Le visage de l’assassin apparut en une forme vague et imprécise dans le nuage de vapeur et ses deux bras sortirent du nuage pour étouffer l’homme qui avait nargué sa compagne.
« Ose la toucher une nouvelle fois et je te trancherai les mains…Ose la sentir une autre fois et ton nez nourrira les fauves…Regarde la ne serait-ce qu’une dernière fois et je te crèverai les yeux avec mes propres doigts. » prononça le visage flou du Don dans le nuage avec une voix toute à fait mystérieuse et à la fois menaçante.
Les puissantes mains du Don resserrèrent leur étreinte sur l’homme apeuré et avec une toute nouvelle force, il le projeta au loin contre un mur qui vola en éclat. Toujours sous une forme semi-nuageuse, l’homme prit de l’altitude et plongea son regard menaçant sur la foule. Bientôt, son courroux allait s’abattre sur ces choses qui avaient osé les menacer. Dans un geste rappelant celui de Jésus de Nazareth qui bénissait les foules, Don leva lentement ses bras de chaque côté de son corps jusqu’à ce qu’ils soient parfaitement horizontal. C’est alors que soudainement, de son corps de brume, furent projeté des colonnes de vapeurs bouillantes dans toutes les directions, détruisant les maisons avoisinantes et les hommes qui encerclaient toujours sa douce amie. D’en bas, un petit rire sadique se fit entendre et le petit bedonnant projeta une nouvelle fois et contre toute attente son rayon sur Don Oméga. Comme la première fois, Don fut soudainement prit de spasme et son corps reprit soudainement sa forme d’origine. Se trouvant à quelques mètres de hauteur, son corps atterrit violement contre le sol au centre du cercle, maintenant partiellement détruit à cause de sa dernière attaque. Ayant terminé sa chute sur le dos, il sentit une vive douleur parcourir son corps alors qu’il tentait, presque au ralentit, de se relever. Sans qu’il ne sache pourquoi, son corps semblait engourdit de la tête aux pieds, comme si on venait tout juste de le droguer. Encore une fois, le pouvoir du pingouin obèse avait neutralisé son pouvoir…Mais comment était-ce possible? C’était la toute première fois de sa vie que son pouvoir lui faisait ainsi défaut. Alors que la douleur commençait à s’estomper, Don ne se rappelait même pas la dernière fois qu’il avait sentit la douleur…Normalement, son corps parvient sans mal à se transformer de lui-même à chaque fois qu’il reçoit un coup, mais pour une raison qui lui échappait, ce rayon parvenait quand même à le toucher…Le rire se fit entendre de nouveau et son propriétaire s’avança pour la première fois dans le cercle en souriant à pleine dent.
« Yohohohoh! Comme cela ne doit pas être facile à accepter. Un logia n’est-ce pas? Ça ma surprit aussi que je puisse te toucher avec mon Noro Noro…Normalement ça ne marche pas sur les Logia. Mais lorsque j’ai compris que tu étais un homme vapeur, j’ai compris pourquoi. Maintenant, finis de jouer…Rendez-vous, tous les deux, où je vous tus! Gniak, Gniak, Gniak !! » dit-il d’une voix grave et nasillarde, donnant un mélange tout à fait ridicule. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Jeu 14 Jan 2010 - 23:27 | |
| [Comme Lucilla semble s'être volatilisé, je vais répondre dans la soirée probablement ou sinon demain pour conclure le sujet...Tout ça a assez trainé à mon goût...] |
|  | | Lucilla Fides Jeune chasseur


Profil Psy: Neutre chaotique Nombre de messages: 37
[Feuille de personnage] • Renommée: 0 • Wanted: 0 • Prime empochée:
 | Sujet: Re: L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] Sam 3 Avr 2010 - 0:39 | |
| Combien de temps avait-elle dormi? Que c'était-il passé depuis? Lucilla ne connaitra surement jamais les réponses à ces question, puisque son seul souvenir fut de voir Don s'acharner au combat. En parlant de celui-ci, où était-il? Sortant brutalement de sa langueur, Lucilla releva son buste. Le ciel était bleu clair, légèrement baigné de ce fond rougeâtre qui caractérise l'aurore. Les yeux de la belle se perdirent dans cet océan de nuages, puis, comprirent qu'elle était posée sur une couverture en laine, flottant en plein ciel! Contrairement à l'usage, elle n'était pas surprise d'être dans une montgolfière, mais plutôt d'y être sans Don. Sa langueur se transforma vite en empressement, puis en panique. Elle avait beau chercher dans les moindres recoins du ballon, son tendre n'était pas là! Au début, elle marchait, puis cela devient une course effrénée. Le nom de Son héros retentissait partout dans l'appareil, et malgré sa voix cassée par les larmes, elle continuait de l'appeler. Ses cris perçaient le ciel, et sans doute auraient-ils perdurer si des sanglots ne les avaient étouffés. Et oui, c'est bien elle, elle qui se vantait d'être "belle comme un ange", elle qui se vantait de jouer de l'amour comme d'un enfant, c'est bien elle qui pleurait d'amour. Pour ce jour, son cœur régnait en maître, même s'il était un piètre monarque. Toutefois, il n'y avait pas cette monotonie dans la douleur, comme on l'a retrouve chez les petites gens. Elle se laissait totalement allée à ses élans, et combien de fois la vit-on s'élancer hors de l'engin volant, et regarder la mer en rêvant d'y plonger? Hélas il est trop aisé de fuir, trop aisé de mourir quant on ne peut plus espérer. Ils avaient, dans le sang et l'ombre, façonné un rêve ; et malgré tout, malgré le destin, malgré la mort, ils se devaient de le poursuivre, elle, se devait de le poursuivre.
"Au revoir, mon ange."
Ces mots furent prononcés quelques jours plus tard, alors que Lucilla, lasse de larmes et de sanglots, avait retrouvé son éternelle dignité. La belle était entre l'appareil et le ciel, admirant une toute dernière fois l'œuvre de son bien aimé. Bien sûr, elle aurait put garder ce merveilleux moyen de transport, mais ce serait également garder le souvenir de son compagnon à ses cotés. N'allez pas croire qu'elle voulait oublier Don Oméga, mais ne le sachant ni mort, ni vivant, garder cet appareil reviendrait à loger une flamme destructrice dans son cœur. Et c'est ainsi qu'elle lâcha la rambarde, se laissant choir vers le monde qui la trahit, et regardant, les yeux plein de larmes, le trophée de son héros rejoindre les nuages. S'en était fini, de la Seven Clocks, de l'Île des ténèbres et de son peuple maudit qui l'avait meurtri. Aujourd'hui, elle regardait le monde, et se préparait à lui donner une leçon mémorable.
[The end] |
|  | | | | L'aube d'un nouveau monde; premier acte de la création d'une organisation [Quête rang D]] | |
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