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| | Le médecin a dit : Un suppo et au lit. | |
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Le vengeur masqué Civil


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 | Sujet: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Jeu 14 Jan - 14:42 | |
| Zadar Town etait vraiment une ville dégoutante. Il y faisait diablement chaud et le climat était particulièrement humide, de sorte qu'aucune goute de sueur ne s'évapore à moins d'une bonne douche. Tout ici sentait la moisissure, la crasse. Pour quelqu'un venant tout droit de Maria Joa, le gouffre était énorme. Des artères propres et blanches de la ville gouvernementales aux ruelles du petit village maritime de south blue, il y avait un clivage à ne pas manquer. Ce fut donc en Anthropologue que Leskov aborda les tristes quartiers du village dont il ne savait même pas comment il y était arrivé. Lachant ci et là des "Oh" ou "Ah" de surprise et d'amusement a la découverte de cadres pitoresque qu'il n'aurait put imaginer depuis son laboratoire. Leskov avait beau être un véritable génie, sur bien des points il se faisait surpasser en terme de maturité par la grande majorité des enfants. Mais le problème était tout autre. En fait non, tous les problèmes de Rictus gravitaient plus ou moins autours de cet autisme. Dans une mesure plus étroite, problème concernant Leskov, qui aurait plutôt utilisé le terme "mésaventure" pour qualifier le déroulement de la semaine précedente, concernait bien plus sa récente mise à prix suite aux experiences et meurtres (dans cet ordre) dont il s'était avéré être l’auteur. Bien sur, le fait qu'il ait passé deux heures de son après midi à chercher un restaurant ou l'on servait des huitres N*3 plutôt qu'a réfléchir à une manière d'échapper à la toute puissante marine n'est pas sans compliquer drastiquement sa situation, déjà fort gênante. Pourtant Leskov est d'une prévenance, d'une clairevoyance à toute épreuve. Il a tout son temps. Il en a même à revendre. C'etait bien simple, si la valeur boursière de la minute était estimée à quelques berrys, Leskov serait millardaire. Il sait pertinemment que quand la situation deviendra plus préocupante, quelques secondes lui suffiront pour trouver un nouveau moyen de s'engouffrer dans le premier échappatoire venu. Ou peut être ne le sait-il pas. De toute manière le résultat sera le même. Il saura s'échapper. La question c'est : sait-il qu'il saura s'échapper ? Beaucoup pensent qu'ils pourront s'échapper pour, au final, se rendre compte qu'il ne le pourront pas. Certains pensent à s'échapper mais n'y arrivent jamais et Leskov, lui, qui n'y pense jamais, y arrive à tous les coups.
Pour le moment, le chapeau vissé sur sa tête repoussante, les lunettes teintées en équilibre sur les maigres restes de son nez, au abonné absent depuis l'accident, Leskov essayait vainement de convaincre un glacier de lui vendre une glace Kiwi-Caramel avant de fermer. Les glaces avaient un certains succès dans la région vu la chaleur environnante. Et Leskov était du genre influençable comme spécimen. "Allons, Je ne vois vraiment pas en quoi cela pourrait vous nuire. Tenez vos pots de caramels et de Kiwi sont encore ouverts. Je les vois là. Le vert et le marron, ce sont eux." Argumentait il comme il le pouvait face au pauvre gaillard, désemparé et quelques peut effrayé devant l'horrible visage brulé d'un Leskov au comportement tout aussi inquiétant."Non, vraiment monsieur, je dois fermer." Répondait le glacier sans grande conviction."Allons, répéta Leskov ... Allons fit-il de nouveau, à court d'arguments. Tenez je vous payerai double, triple s'il le faut. Vous n'allez pas me refuser cette glace. Vous y repenserez demain en rigolant, ajouta-il en voyant qu'il gagnait du terrain Vous vous direz " Ah ! Je repense à ce pauvre bougre qui me réclamait une glace hier soir. J'ai bien fait de la lui donner apres tout " Et tout le monde vous félicitera."Ce fut l'argument de trop. Le visage gratiné -où plutôt dégratiné en fait - de Leskov effrayait le glacier, mais, plus encore, c'était ce discours de non-sens, débridé de toute logique, qui lui tirait le plus de frissons. Puis, l'image du bonhomme léchant sa glace s'imposa à l'esprit du commerçant qui, décidément, ne pouvait se résoudre à la lui accorder tant le tableau avait de quoi faire cauchemarder sur plusieurs générations."Navré monsieur mais je dois vraiment fermer. Imaginez si tous mes clients venaient me voir à la tombée de la nuit pour me réclamer quelque chose."Leskov, apparement troublé se retourna et observa la rue puis le ciel comme s’il venait d’en découvrir l’existance"Tiens c’est vrai il fait déjà nuit." Fit il sur le ton de la conversation avant de se retourner à nouveau vers son interlocuteur, l’air affolé, pleurant presque."Ecoutez ! Cria il au déséspoir à l'adresse du marchand dont il venait d’aggripper sauvagement le col, Il me faut cette glace vous comprenez ? Comment voulez vous que je dorme si vous me la refusez.""Monsieur, s’il vous plait …", commença le marchand, paniqué."Ah non ! Non ! Je suis un honnête travailleur, l'interrompit un Leskov en proie à une sauvagerie tellement impromptue et inoffensive qu'elle avait de quoi faire rire, j'estime avoir droit à ma glace. Je suis serviable, prêt à rendre service et je ne vois pas de quel droit on me refuse une glace. Même mes collègues avaient droits à une glace de temps en temps. Et pourtant, ils n'étaient pas sympathique du tout. Et maintenant, tous ces hommes en bleu me courent après pour me poser des question auxquelles je n'ai pas envie de répondre. Vous n'allez quand même pas, en plus, me refuser mon Kiwi-caramel non ?"Se débattant comme il le pouvait face à la poigne tenace du vieil homme, le glacier commença alors à appeler à l'aide, s'égosillant à plein poumons pour que quelqu'un vienne le délivrer de l'emprise de ce dément, féru de glace comme jamais il n'en avait vu."Dites donc, vous avez une inflamation de la gorge mon ami. Fit alors Leskov le plus calmement du monde, relaxant son emprise sur le bonhomme qui stoppa net ses gérémiades. "Ouvrez encore bien grand, s'il vous plait ... Grand ... comme ça, fit-il en mimant avec sa propre bouche, imposant une vision d'horreur au marchand qui se mit à nouveau à hurler. Voiiiila, ah oui, vous avez une irritation. Je vais vous prélev.... allons, cessez de faire l'enfant, restez immobile."Et la scène continua ainsi jusqu'au prélèvement par batonnet d'extrait de salive. Leskov s'occupant consciencieusement du glacier comme d'un patient réfractaire, tandis que le quidam voyait défiler sa vie devant ses yeux tant la scène improbable dont il était à la fois témoins et acteur l'effrayait. Finalement, il sombra dans l'inconscience, des suites d'un malaise vagal, laissant à Leskov le soin de l'ausculter avec plus d'aisance. La rue, alors vide commença a voir s'attrouper quelques curieux, intrigué par les cris d'effrois perçus à la minute. Une demi-douzaine de mondains examinèrent prudemment Leskov opérer le reste de son prélèvement sur le commerçant inconscient, sans même que le bonhomme ne se rende compte de quoi que ce soit. Puis, Pellstein intervint. |
|  | | Scal Pellstein Nouveau


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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Jeu 14 Jan - 17:34 | |
| Zadar Town était vraiment une ville charmante. Il y faisait une chaleur à ravir, idéale pour laisser pourrir de la chair et observer les résultats ou s'amuser avec le faisceau d'une loupe... Ce genre d'activités triviales qui occupaient merveilleusement une longue journée! Malgré tout, Scal se contentait de siroter tranquillement une boisson à la terrasse d'un café... La nuit tombait, c'était un moment magique où tout devenait possible que la nuit: oui, la nuit offrait l'inspiration à un scientifique désoeuvré, elle apportait de bons conseils quand on ne l'utilisait pas à dormir... Ou peut être était-ce le manque de sommeil du à cette croyance qui donnait l'inspiration? Le jovial savant l'ignorait. Et la majorité du monde connu préférerait ignorer ce détail, nous passerons donc ce moment de discussion qui aurait pu résulter de cette affirmation. Contentons-nous de planter brièvement le décor. Le fringuant docteur Pellstein, quelque peu inoccupé depuis l'explosion de sa précédente demeure temporaire qui éclata en une gerbe de feux follets de couleurs plus nombreuses que celles composant l'arc-en-ciel, s'était trouvé à rester stationnaire depuis quelques temps en cette belle ville de Zadar, squattant une mignonne auberge locale: il passait la plupart de ses journées à chercher des trucs dans les marchés de la ville et à boire dans des bistrots. En cet instant, il sirotait quelque chose, et cela, je l'avais déjà précisé... La question était de savoir quoi... Oui, cette étrange liqueur, il devait bien l'avoir commandée, sinon le garçon ne la lui aurait pas apportée. Mais qu'est-ce que cela pouvait bien être? Scal reconnaissant un goût... Mmmh... Non, ce n'était pas épicé... C'était fruité, voilà! Et la mixture avait une couleur... Verte; ah tiens, c'était original... Le produit en lui-même n'était point immonde, de toute manière, tout goût était intéressant du point de vue de cet individu curieux, mais il aurait tout de même aimé... Et puis zut, il fallait passer à autre chose, il avait déjà bu la moitié de toute manière... Ah, tiens, un type avait l'air de retenir l'intention du bougre. Un type étrange de l'autre côté de la rue. Un type qui ressemblait trait pour trait à l'image que l'on faisait d'un homme survivant à un incendie après s'être défenestré en hurlant comme un damné qu'on ne l'aurait jamais... Une expérience que se préparait Scal à vivre un jour: après tout, on ne l'aurait jamais vivant et il ne changerait pas de vie... Enfin, peut être se trompait-il dans son jugement: le homme en question était loin. Mais il intriguait ce bon vieux Pellstein qui regardait à présent la scène avec le plus grand intérêt. Il se trouvait en compagnie d'un marchand de glace non maigre et, à un instant, se saisit de son col et des hurlements du cupide marchands se mirent à résonner dans les environs.*Mais qu'est-ce qui lui prends? On dirait un cochon que l'on égorge... Aurait-il une déficience mentale?*S'approchant alors tranquillement de la scène intéressante, avec pas mal de badauds inoccupés, glapissant entre eux des "Oh Mon Dieu!" à la vue du grand brûlé... Plus que de la victime de l'affaire sans doute... Quoique du point de vue de Scal, le type à terre était plutôt chanceux, il était tombé sur un médecin a l'air très prometteur. Oui, celui-ci avait commencé à faire des prélèvements de salives. Mais avec quoi comptait-il donc faire des analyses poussées? La question se posait, et surtout, comptait-il se contenter? Ne pouvant se retenir devant cette vision magnifique d'un médecin à terre pour s'occuper d'un patient, Scal se du d'intervenir: oui, il avait comme devoir que de veiller à assister un confrère et sauver une vie. Oui, il le devait à la science, il le devait au monde et à la muse des expériences scientifiques qu'il voyait parfois en rêve: ainsi il posa sa main sur l'épaule de cet artiste inconnu qui opérait alors à propager la plus grande des beauté à la vue de tout à chacun, et il lui dit: -Mais voyons, mon ami... Vous n'allez pas faire cela par terre. Voyons, un peu de sérieux. Cette position ne sera point pratique s'il faut inciser plus tard...Scal se mit alors à genou et observa également l'intérieur de la gorge de l'homme avec un air circonspect. Son regard s'attardant plus à gauche qu'à droite de son air d'observation. Il faisait quelques "mmmh" puis esquissait un ou deux "ah!"; il usa même d'un "Pas très bon tout ça...". Son confrère avait du faire le même genre d'observation. Cet homme méritait un examen plus poussé!-Cet homme présente des traits caractéristiques d'une fort probable pathologie. Cela pourrait être un syndrome de Florence [Note de l'auteur: purement fictif] ou une maladie de Francis [Idem] ! Je me souviens même d'un cas présentant les mêmes marques sur la langue que ce pauvre diable, et l'homme en question décéda dans les vingt-quatre heures... Son corps avait été envahis par des espèces de termites que j'avais nommés Claras Dévoreuses de chair... Vous n'en avez sans doute pas entendu parler, mes collègues n'aimaient pas mes recherches... Clara, c'était le prénom de ma maman... [Note: Les insectes comme le prénom de sa mère sont des inventions pures et simples...] Ce cas nécessitait d'avantage de soin et des analyses du reste du corps de cette victime. De toute manière, un type aussi gros cachait bien quelque chose en son fort intérieur, quelque d'autre qu'un possible coeur d'or... Bref, il fallait de quoi pratiquer des tests plus techniques et une table pour opérer... Mais où trouver tout cela... Où chercher... Ils n'étaient pas dans un hôpital et... TILT! Ce fut à peu près l'expression qu'afficha le faciès du docteur Pellstein après quelques réflexions. Oui, il savait comment et ou agir: le restaurant! La table sur laquelle il avait bu quelques instants auparavant était parfaite pour déplacer l'inconscient chanceux qui aurait un bilan médical offert par la maison. Et la cuisine de cet établissement serait parfaite pour stériliser des instruments, trouver de quoi inciser proprement, obtenir des récipients qui permettraient bon nombre de tests, etc... L'endroit parfait: il n'y avait pas de doute possible. Restait à déplacer le corps du type en question...-Là-bas, il y a une splendide table de bois sur laquelle nous pourrons transporter cet homme. Il devrait y avoir de quoi nous aider à découvrir l'origine de ses maux dans la cuisine du bâtiment. Qu'en pensez-vous, cher confrère? N'est-ce pas une parfaite coïncidence? Transportons-le y sans plus tarder!Sur le moment, Scal alla déjà se saisir des jambes du bienheureux, laissant son nouveau partenaire s'occuper du tronc pour porter ce type qui devait peser un certain poids jusqu'à la table d'opération. Mais il se souvint alors qu'il va oublié la moindre des politesses. Ainsi il lâcha quelques instants la paire de chaussure de mauvaise qualité qu'il tenait, essuya sa main droite sur sa blouse et la tendit à l'inconnu avec un grand sourire:-Docteur Pellstein; enchanté de rencontrer un confrère. J'espère que nous serons d'une quelconque aide pour ce malheureux!Une fois les présentations faites, il serait bien temps de déplacer le vendeur... |
|  | | Le vengeur masqué Civil


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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Jeu 14 Jan - 19:00 | |
| A peine en avait-il terminé avec ses prélèvements que Leskov sortait déjà une lampe frontale de sa poche. Alors qu'il s'appetait à s'en équiper pour pouvoir explorer la gorge du malheureux avec plus de netteté, il fut surpris par un homme duquel émanait une bienveillante aura de bonté, celle propre à tout médecin consciencieux, amoureux du travail bien fait et du bien-portant de ses condisciples. Leskov était de ceux là aussi. Seulement, cela ne sautait pas aux yeux. Le gentleman qui s'était mit en tête d'assister Leskov dans ses soins, se pencha alors avec précaution et, d'une main experte, examina la disposition du pauvre Glacier. Nul doute qu'il s'agissait là d'un spécialiste en la matière. Son érudition en attestait. Et c'est non-content d'avoir déjà opéré un pronostic d'une justesse certaine, que ce samaritain offrit ses service à l'opération du pauvre homme qui, définitivement, avait bien de la chance dans son malheur. Cet individu auréolé de sympathie fit pars à Leskov d'un lieu où l'opération pourrait se dérouler sans encombre et se proposa pour les y conduire lui et le patient. L'homme se présenta enfin à Leskov qui n'osait le demander de peur de briser l'harmonie parfaite que ce quidam avait installé à lui tout seul. Pellstein .... Pellstein ... DOCTEUR Pellstein. Jamais Leskov n'oublierait ce nom.
"C'est un plaisir réciproque Docteur Pollstrund. Je suis Joseph Leskov, s'empressa-il d'ajouter, de peur que la moindre seconde de silence n'aille érafler cette amitié encore naissante, et pourtant si prometteuse. Vous êtes bien l'une des âmes les plus belles et charitable qu'il m'ait été donné de rencontrer et, il ne fait aucun doute qu'entre deux paires de mains expertes, ce pauvre monsieur s'en tire à bon compte. L'inverse serait malheureux."
Et sur ces mots prononcés avec une émotion non retenue, Leskov serra vigoureusement la main de son confrère, le toisant avec affection pendant quelques secondes de derrières ses lunettes opaques. Aucune larme n'y perla, bien sur, étant donné l'état désastreux des globes de Rictus. Mais le coeur y était, et Joseph était sur que Pellstein était homme à se satisfaire de la simple poignée de main qu'il partageait avec notre grand brulé.
"Hâtons-nous, mon amis." fit-il après quelques secondes attendrissantes.
Les deux homme, se partageant la charge du mourant, prèsserent le pas hors de la foule qui les considéra avec une surprise mêlée au dégout, quelques secondes durant alors que les deux hommes s'évaporaient dans la nuit, trainant le troisième entre eux. Pellstein semblait connaitre le village comme sa poche. Une chance pour Joseph qui n'avait jamais joui d'un sens de l'orientation marqué. Alors que les deux hommes filaient aux pas de course, Pellstein guidant la marche, Leskov suivant aveuglément, le dernier jugea bon d'engager la conversation pour égailler la troupe. Ne pas évoquer le patient cependant, avant de l'avoir ouvert. C'était une coutume propre à la fonction de chirurgiens ...S' Il est déconseillé au fiancé de voir sa bien-aimée dans sa robe de noce jusqu'à la cérémonie, il l'est tout autant pour le chirurgien d'évoquer le patient dans les quelques minutes précédant son ouverture. Bref, Il lui fallait trouver un sujet au plus vite pour briser ce silence.
"Docteur Pallburte, n'aurions nous pas déjà travaillé dans le même département par le passé ? Votre nom ne m'est pas inconnu ..." Bien sur, il s'agissait là d'un mensonge éhonté mais, c'était là le moindre mal. Et la conversation évolua si bien qu'au terme du trajet, arrivés à destination, la discution avait muté en un papotage mondain relatif aux jeux d'échecs.
" ... au moins il savait faire une fourchette correcte ... Même s'il en abusait un peut parfois ... A vrai dire, il ne faisait quasiment que ca. J'aurais peut-être du essayer plus souvent les attaques à la découverte contre lui. Cela aurait surement marché. Si seulement j'avais emporté mon traité avec moi, j'aurais pus le consulter ici. Je voudrais juste vérifier quelques compositions plutôt compliquées. Je suis sur que je pourrais le battre en moins de 3 tours s'il continue à me ressasser sa vieille technique de la fourchet... ah bien, nous sommes arrivé."
Les comparses investirent alors la grande salle, supportant toujours entre eux le glacier, toujours inconscient. Quelques personnes étaient encore attablées à finir leur diner. Leskov, lachant le torse du glacier, se dirigea vers une table occupée par une famille encore attelée au plateau dessert.
"Monsieur, Madame, Mademoiselle, fit-il en s'adressant respectivement au père, à la mère et à la fillette qui lacha un cris d'horreur avant de se ruer vers les jupons de sa "môman" en lachant force de pleurs et de hoquetement. Mon collègue et moi même allons vous demander de bien nous laisser cette table le temps de nous occuper de ce monsieur allongé par terre. Nous allons nous contenter d'une petite trépanation et d'une opération de la thrachée, rien de bien méchant en somme. Vous pouvez terminer votre repas à coté, il reste des tables de libres. Ici, ici ... et ici. A par l'odeur, vous ne remarquerez rien, je vous assure et ... hum ... ce ne serait pas du Tiramisu des fois ? Vous permettez ? ... j'ai toujours été intrigué par ce plat. Vous savez, beaucoup de 'on dit' mais, je ne me fie qu'a mes papilles, continua-il en piochant du bout du doigt dans le dessert de la femme pour en tirer une portion de sa composition qu'il porta à ses - restes de - lèvres. Hummm eh bien, vous auriez tords de vous priver madame, c'est un régal. Je vous laisserai volontiers finir une fois que vous aurez regagné une autre table."
Le couple ne demanda pas son reste pour déguerpir, la fillette à l'épaule, laissant les deux comparses seuls avec leur patient et le gérant que Pellstein venait de prévenir. Une fois le corps déshabillé, lavé et étendu sur la table, entre-recouvert d'une paire de nappes à carreaux, Leskov se frotta les mains, l'air impatient.
"Que diriez vous d'aller inspecter ces cuisines ?" |
|  | | Scal Pellstein Nouveau


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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Ven 15 Jan - 13:01 | |
| Un bon médecin que ce Docteur Leskov. Leskov, le nom lui rappelait fortement quelque chose... Ce nom n'était pas celui d'un sinistre inconnu, il peinait malgré tout à remettre exactement le doigt dessus... Il avait vu d'innombrables noms de savants et s'était finalement d'avantage intéressés à leurs idées; après tout, ceux qui découvraient une nouvelle manière de trépaner proprement y passaient en général leur vie, la chose était donc plus à retenir que la vie sacrifiée à la science pour obtenir cette connaissance... Mais le nom de Leskov lui rappelait fortement quelque chose, le bougre ne devait donc point être n'importe qui. De plus, leurs points de vue sur la situation concordaient parfaitement: on aurait presque dit des âmes soeurs, s'il on pouvait parler ainsi scientifiquement, bien sûr. Ces deux bons docteurs portèrent donc non sans entrain le malheureux glacier jusqu'au restaurant. Les deux grands hommes se mirent donc à converser, pour faire passer le temps. Son nouveau compagnon écorchait quelque peu son nom, Scal s'en serait peut être offusqué en temps normal, mais avec de tels brûlures, se faire comprendre avec précision devait être tâche épuisante; son nom n'avait plus tant d'importance tant que les savoirs impressionnants de cet homme pouvaient aider le patient. Le joyeux binôme était parvenu à discuter tranquillement d'une possible collaboration passée... Scal savait que cela ne pouvait avoir été le cas, il s'en serait souvenu... Un si grand homme, de science de surcroit! Mais, pour ne pas risquer de compromettre leur travail, ne réfuta pas cette thèse. La discussion dériva sur les échecs et son partenaire s'avérait être quelqu'un capable de parler avec passion de ce sympathique hobby et... Oh, ils étaient déjà parvenu dans leur hôpital de fortune!*Que le temps passe vite lorsqu'on s'amuse! Enfin, il est temps se mettre au travail...*Leskov s'occupait à leur dégager une table avec efficacité et politesse. Un tel tact dans une situation d'urgence, c'était la preuve d'une grande expérience de la médecine; opérer avec lui serait une joie immense. Mais il ne fallait pas céder à l'impatience, aller trop vite étant le meilleur moyen de gâcher quelque chose. Une fois que la famille, sans doute composée de bons samaritains comprenant tout à fait l'importance qu'il y avait à leur laisser cette table, éloignée, les deux hommes purent poser tranquillement le corps inanimé du marchand sur une belle nappe à carreau recouvrant la table d'opération. Scal laissa à Leskov le temps de finir les préparatifs de la chair, s'occupant quant à lui d'aller prévenir le gérant; il valait mieux qu'il sache à quelle bonne action il allait participer: cela réjouirait à coup sûr le coeur de ce brave homme! Au passage, Scal s'emparait de quelques salières en s'excusant, bien entendu auprès des clients. Certains d'entre eux partirent avec une vélocité rare, le Docteur Pellstein ignorait que le fait de priver de pauvres gens de sel pouvait à se point gâcher leurs repas... De toute manière, le sel était bien utile pour cicatriser les plaies. Ce n'était pas utile à toute opération, mais cela pourrait s'avérer d'une certaine aide, les pathologies du malheureux n'étant pas encore certaines. Leur présence, par contre, ne pouvait être niée... Après tout, deux excellents médecins s'étaient penchés sur ce cas, ainsi il ne faisait aucun doute que l'homme souffrait de quelque chose: il ne restait qu'à trouver quoi exactement. Cherchant toujours le gérant, Scal eut la bonne idée de voir que ce bel homme accourait de lui-même à sa rencontre! Une mine paniquée due à une origine inconnue lui taillait la face. L'homme semblait trembler... Un autre patient? Non sans attendre une seconde pour voler à sa rescousse, Scal s'approcha de lui et lui dit d'une voix des plus aimable:-Mon bon monsieur, je vous rencontre enfin! Mon collège et moi-même avons trouvé ce malheureux individu dans la rue, souffrant de graves problèmes de santé. Devant notre incapacité à rejoindre un hôpital en service à temps, nous nous voyons dans l'obligation de pratiquer notre médecine dans votre restaurant. Nous vous inquiétez nullement de la situation, toute projection de sang ou d'autre fluide pourra être nettoyée une fois l'opération terminée avec des produits d'entretiens conventionnels. De plus, imaginez la gloire que cela rapportera à votre restaurant que d'avoir eu deux si augustes chirurgiens opérant gratuitement ici. Vous entrerez bien vite dans les légendes de la science, une célébrité sur laquelle vous ne cracherez point, bien entendu?L'homme d'âge, de poids et taille moyenne continuait à trembler... Convulsions..? Crise d'épilepsie? Autre chose de plus grave? Dans le doute, il valait mieux proposer son aide! Un malade ne doit pas rester ignoré du médecin; s'il laissait cet homme dans cet état, il l'aurait pour longtemps sur la conscience. Il fallait agir:-Vous allez bien? Vous tremblez, mon cher. Il faudrait que nous vous auscultions également, il serait bête pour nous de guérir un homme en laissant un autre individu mourir d'une quelconque souffrance à proximité. Savez-vous que ces tremblements peuvent être caractéristiques d'une maladie d'Astaire[Note:Encore une fois fictif] ? Celle-ci se caractérise également par une perte rapide de la toison, comme dans votre cas, et par une fréquence accrue de périodes d'excitation sexuelle. Rassurez-moi, vous ne souffrez point d'un tel symptôme? Il faudrait que nous vous ouvrions pour le vérifier, si vous pouviez vous allonger sur une table voisine, nous serions prêts à nous occuper de vous, gratuitement, bien évidemment!-Ne... Ne m'app... M'approchez pas, monstre!Allons bon, des hallucinations à présent! Cet pauvre homme était visiblement atteint d'une pathologie au moins aussi grave que celle du glacier. Le laisser ainsi serait criminel. Il fallait le convaincre de se calmer et, si possible, l'attacher avec des sangles sur l'une de ces tables de bois. Mais! Il fuyait le bougre! Il s'était mis à courir, Scal ne s'en était pas aperçu, trop occupé à ressasser en son fort intérieur les possibles maladies atteignant ce triste sir. Il fallait intervenir. En plus de pouvoir aggraver son état, cela pouvait être contagieux. N'écoutant que son courage, Scal poursuivi l'homme sur quelques pas et se jeta sur lui avec toute la vivacité que lui permettait son corps déjà vieux. Son bond était digne de celui d'une punaise, il possédait toujours une bonne détente et avait souvent du immobiliser des individus ainsi pour quelques injections. C'était une vieille habitude, mais était-il toujours assez sportif pour faire cela lui-même? Le plaquant au sol un instant, l'homme se débattit comme un diable! Ses illusions devaient être puissantes pour qu'il ne puisse réaliser la bonté de l'homme de science. Le brave docteur tentait, quant à lui, d'immobiliser ce patient sans trop de succès. Il n'était plus tout jeune et, suite à un coup de coude reçu en pleine figure, il lâcha prise et le nid de miasmes sur pattes parvint à se glisser vers l'extérieur. Il ne fallait point qu'il propage une épidémie, mais il n'y avait plus guère de solutions pour empêcher cet état de fait. Il fallait au moins limiter les dégâts. Glissant la tête à l'extérieur, il hurla à l'intention de la population ces quelques mots:-Messieurs-dames, cet homme souffre d'une grave pathologie! Vite, attrapez-le avant qu'il ne sème ses germes partout! Rapportez-le nous prestement, s'il-vous-plait! Ne paniquez pas, nous pourrons sans doute le guérir!Et bien évidemment, les gens, comme d'habitude, paniquèrent! Certains se mirent à courir dans tous les sens, d'autres fuirent la zone et certains pointèrent du doigt le bon docteur en hurlant des choses qu'il ne parvenait à distinguer dans le brouhaha avant de tourner les talons. Les gens étaient si aisément impressionnables de nos jours... Au pire, il guérirait plus de malades si l'épidémie se propageait. Les civils ne parvenaient nullement à agir convenablement comme les guerriers du savoir qu'étaient Leskov et lui. En parlant de Leskov, il semblait avoir achevé les préparatifs du glacier. Se répétant qu'il fallait y aller méthodiquement, Scal fit repasser le cas du gérant au dernier plan et se concentra à nouveau sur l'affaire présente. La voix de la sagesse que semblait être son partenaire proposa un aller simple pour les cuisines. Oui, il avait raison: il était grand temps! Il fallait désormais aller chercher des instruments à la mesure de leur talent! De quoi sauver ce brave homme, de préférence avant qu'il ne se réveille! Refaire une anesthésie semblant tâche ardue avec les moyens du bord, il valait mieux éviter de le voir reprendre conscience trop tôt. -Messieurs, nous réquisitionnons cette cuisine au nom de la médecine! C'est sur cette phrase simple et concise que pénétrèrent les deux génies dans les cuisines de l'établissement! Les cuisiniers semblaient... réfractaires aux premiers abords. Mais en voyant le couple de savants arriver avec de si grands sourires, il ne se posèrent pas longtemps des questions. Ils cherchèrent des yeux un quelconque soutien dans le restaurant, celui qui semblait être le chef de cette partie du personnel retourna sans dire mot vers la salle principale, hurla, de surprise plus que de peur, sans doute, et disparu sans demander son reste. Celui qui semblait être son second, lui, tenta une objection plus marquée. Les autres se rapprochaient déjà de la porte en se tenant à distance maximale des deux hommes en blouses qui les mettaient dans un état d'effroi incroyable. Ah si seulement ces hommes avaient pu comprendre à quel point Scal et Leskov s'apprêtaient faire quelque chose de merveilleux. A quel point leur doigté légendaire sauverait un homme et ferait progresser l'humanité! Bref, le dernier primitif à aller à l'encontre du progrès tenta une maigrelette argumentation:-Que vous soyez médecins ou non, je ne vais pas vous laisser cette cuisine! Vous n'êtes pas aptes à faire ce que vous dites!Un langage assez châtié pour un cuistot, mais une argumentation pauvre. Dans le fond, qu'est-ce qui séparait les activités manuelles d'un bon cuisinier d'un bon médecin. Tous deux tentaient d'obtenir les meilleurs résultats sur leur préparation, en suivant ou non la recette, et en découpant allégrement la chair si nécessaire. Dans le fond, si ce n'était au niveau de l'érudition et de l'importance dans l'univers, ils n'étaient point si différents...-Je comprends que vous ne soyez pas particulièrement motivé à l'idée de nous prêter vos instruments, moi-même, je ne prête que rarement mon scalpel fétiche...Sortant alors sa fidèle amie qu'était sa lame de poche, il vit le visage du cuisinier pâlir fortement, les autres quittèrent tous la pièce en hurlant et battant des bras comme de la volaille paniquée...-Nous, nous n'avons pas à en arriver à de telles extrémités...-Comme vous le voyez, je n'en ai qu'une sur moi, et les risques d'épidémies que je viens d'apercevoir dans les environs font que je n'ai guère l'imprudence de la sacrifier alors que vous posséder du matériel. Je ne peux pas vous forcer, j'aimerai juste que vous nous prêtiez de quoi effectuer quelques délicates incisions, récolter des fluides et... Ah, et désinfecter, c'est important! Vous savez, un jour j'ai opéré de suite une belette albinos et un homme avec les mêmes instruments pleins de poussières. C'était une erreur de jeunesse, me direz-vous, mais le pauvre homme fut dans un état peu après l'opération... Je ne me souviens plus de quelle couleur folklorique était son pus, mais cela donnait peine à voir... Et, cela me rappelle également un cas de... Oh, il est parti!Effectivement, le type en question avait pris la poudre d'escampette. Il avait sans doute été effrayé rapidement par le scalpel ou dégoûté par l'anecdote... Une âme sensible, pourtant en tant que cuisinier, il devait déjà avoir tué des animaux de ses propres mains avant de les préparer... Cela aussi était une activité très salissante pourtant....-Eh bien, allons-y, cher collègue! Faisons main basse sur tout ce qui peut servir notre patient!Ne cherchant pas plus loin dans ses explications, Scal se rendit dans une armoire et y dénicha quelques couteaux, plusieurs grandes choppes qui pourraient servir à contenir du sang ou d'autres liquides et moult autres choses... Entre les fourchettes, les pinces, les... Au final, alors que son collège remplissait également ses mains de choses utiles, le fringuant savant rencontra une poire à jus et fut intrigué... Il avait toujours désiré expérimenter ce genre d'outil au cours d'une opération...*Intéressant... Il faudra bien faire attention à la mettre en évidence parmi les instruments pour ne pas oublier d'en faire usage...* |
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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Ven 15 Jan - 14:52 | |
| (j'ai édité toute la seconde partie. C'est un peu plus drôle à mon gout comme ça)
L'acceuil en cuisine fut plutôt froid remarqua Leskov. Mais, et c'est un fait établis, les cuisiniers sont, à bien des égard, des personnes étranges, de grands artistes, mais on-ne-peut-plus mysanthropes. En comparaison des avancées scientifiques notoires de l'humanitée, les experiences culinaires qui, au cours des siècles, ont fait de la cuisine moderne ce qu'elle est aujourd'hui, étaient bien plus progressistes et novatrices. Joseph avait toujours eu un profond respect et la plus grande sympathie pour les cuisiniers accomplis. Une certaine jalousie également. Autant ses longs doigts décharnés manipulaient le scalpel avec une précision intraitable, autant ils s'étaient toujours avérés tout à fait impotents une fois en face d'un four ou d'un pressoir à viande. Un malencontreux blocage psychologique sans doute car, finalement, l'une comme l'autre des activités n'étaient pas si différentes dans la pratique. Seulement, la cuisine réclamait une ingéniosité encore plus marqué étant donné l'étendue des possibilités qu'elles offrait, quand la médecine était beaucoup plus étroite dans sa mise en pratique. Car si en cuisine, il était permis, conseillé même, de fourrer quelques pavés de viandes de coeur d'échalotte pour en relever le gout, sur une table d'opération, c'était une tout autre histoire. Et Leskov savait cela par experience. Un jour qu'il s'était tenté à une pratique chirurgicale plus exotique, on lui avait clairement fait comprendre que le patient n'apprécierait pas au réveil de s'être fait greffé un bouquet garnis directement sous le pancréa. Toujours est-il que Les cuisiniers, apparemment pressés par d'autres obligations, avaient quittés la cuisine avec une célérité déconcertante. Tant mieux d'ailleurs. Leskov le savait ; s'il en avait eut l'occasion, il se serait détourné de ses obligations vis-à-vis du glacier pour discuter assaisonnement avec ces braves messieurs. Leur départ ne lui donna pas cette opportunité, et Joseph ne pouvait que s'en féliciter car ce n'était pas l'heure pour tailler le bout de gras avec des inconnus ... En fait si, mais dans une toute autre mesure.
En tout cas, la cuisine regorgeait d'instrument aussi étrange qu'attirant, aimantant l'un après l'autre le regard de ce grand enfant, comme perdu dans un magasin de jouet. Finalement, Leskov jeta son dévolu sur une demi-douzaine d'ustensils dont un lot de cisailles à pain de taille variable, un éplucheur à patate (qu'il arriverait bien à rentabiliser d'une manière ou d'une autre.) et quelques instruments dont il s'étonnait qu'on les utilisa exclusivement qu'en cuisine quand leur utilité curatives et chirurgicales ne demandaient qu'à être démontrées. Alors que Pellstein et lui ramenaient leurs trouvailles qu'ils exposèrent, non sans fierté, sur une table adjacente, Leskov s'exclama.
"Mein Gott !! Il nous faut de l'alcool pour désinfecter." ,assertion à laquelle son collègue acquissa alors qu'il manipulait d'un air rêveur un objet tarabiscoté qu'il tardait à Joseph de voir en oeuvre entre les mains expertes de son camarade. Leskov fit alors un bref tour d'horizon de derrière le comptoir où trônaient quelques bouteilles d'alcool et en ressortit, l'air triomphant, un exemplaire à la main.
"Coeur de cognac, lut-il. 78°, eau de vie vieillie en fût de chêne. Cela m'a l'air parfait et... ooh ! sentez moi ce parfum. Cet homme va avoir droit à une opération de luxe. Si j'en crois la pancarte, cette bouteille se vend à 1 720 berrys pièce." Sur ce, Leskov vida consciencieusement le contenu aux reflets dorés dans une bassine où, après avoir retroussé ses manches , il plongea ses mains. Une gerbe de fumée y émergea, accompagné d'un sifflement de corrosion.
"Ah oui ... fit le brulé devant le sourire amusé de son ami, Vous n'allez pas le croire mais je me suis un jour retrouvé au coeur d'un incendie - c'était assez chaud du reste -. Cela ne se voit pas vraiment mais depuis, j'ai l'épiderme un peu plus sensible qu'auparavant, rassurez vous rien de bien méchant, c'est tout à fait indolore en fait ... Et cela sent bon. Il retira alors ses mains de la bassine où le liquide avait viré au rouge. Les mains, elles même étaient écarlates et fumaient plus encore mais cela ne semblait pas affecter le concerné qui lacha un sourire bienveillant à l'homme inconscient, toujours allongé sur la table Ainsi, aucun risque que je ne transmette mes vilaines germes à ce bon monsieur. commenta-il avant de souffler sur ses doigts pour faire s'évaporer les goutes de cognac qui s'y rongeaient un chemin. "Je dois vous avouer que je triche un peu. Mes connections nerveuses sont devenu assez molle à force d'usure. Vous qui êtes si observateur, vous aurez peut être remarqué que j'ai encore quelques séquelles par çi par là. Personne n'y fait vraiment attention en fait. C'est assez béguin et je l'oublie assez facilement moi même. Pour ne rien vous cacher, j'adore les crèmes brulées."
Alors que Pellstein s'adonnait à la même précaution, Leskov jeta un nouveau coup d'oeil à la gorge du patient.
"Ally-Hoo ! Cela évolue docteur Prutdnut ! Les parois sont teintées de mauve et la glotte s'est rétractée. Cet homme nous fait une crise Bulgonnaire, il faut inciser de suite ou ... ou ....ouuuuuh, quelqu'un fait une potée aux choux dans le voisinnage. Elle est même drôlement réussie .... vous-ai-je dis que les sécrétions nasales de cet homme risquent de s'aglutiner dans son larynx ? Non ? Eh bien figurez vous que j'ai moi-même fait une crise Bulgonnaire dans ma jeunesse, et si je n'avais pas eu la présence d'esprit de m'inciser la gorge, je ne serais pas là à vous parler. Mes amygdales était d'ailleurs à maturité, j'en ai profité pour les retirer. On pourrait dire que j'ai fait d'une pierre deux coups ... enfin trous HAHaha. Je gardais cette blague sous le coude depuis quelques temps déjà. Je l'avais même noté dans mon carnet de peur de l'oublier. Regardez donc, continua-il en fouillant dans ses poches, oubliant du même coup le patient dont Pellstein examinait la gorge avec interêt tout en écoutant Leskov poliment . Ah oui, notre bonhomme ! Allez-y, je maintient la luette en place."
L'opération avait commencé. Le malheureux allait bientôt être sauvé ! |
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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Mer 20 Jan - 15:56 | |
| Magnifique! Purement et simplement magnifique! Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire les merveilles découvertes dans ce tas informel de placards, tiroirs et autres conteneurs à délicieuses surprises que l'on nommait cuisine. Un hôpital n'aurait pas offert meilleure base pour une opération que cet endroit! Le tas d'outils rassemblés par les deux compères était tant brillant que même l'oeil non-expert d'un passant aurait suffit pour voir à quel point leur travail serait fabuleux! Mais après tout, tout deux étaient des génies en puissance. Il était normal qu'il trouve en ces lieux ce que d'autres n'auraient jamais pensé à employer dans un tel contexte, seuls des esprits supérieurs et étonnamment brillants pouvaient agir avec une telle maestria... Rêvant d'avance au sourire satisfait que ferait le marchand à son réveil, Scal en avait oublié l'une des plus élémentaires tâches du médecin, qu'heureusement son collège se rappela. La désinfection avant de plonger ses mimines dans le cambouis. Il ne fallait pas que ce bon monsieur se retrouve à nouveau sur leur table la semaine prochaine. Ainsi Scal pu voir le très intéressant phénomène produit par le contact entre l'épiderme de Leskov et le précieux liquide, enfin, sans doute précieux pour ceux qui consommaient régulièrement de l'alcool. Lui, se contentait de bonnes bouteilles chez des camarades et ne s'y connaissait que fort peu, n'osant pas opérer un homme en état d'ivresse, il se contentait de savourer du scotch en compagnie d'autres brillants esprits... En entendant alors son nouvel ami parler de sa douloureuse expérience dans un incendie, il réalisa que, probablement, il était le seul à le percevoir comme ainsi mutilé. Effectivement, il se sentait le besoin de préciser ses traumatismes et un oeil de médecin aguerri comme celui du Docteur Pellstein aurait pu passer outre les premières impressions habituelles pour directement remarquer ces blessures... Oui, seul lui devait se sentir honoré de remarquer les habiles brûlures de Leskov, avec un coup d'oeil expert... Il était fort possible que les individus dans la rue le voient comme un homme normal, ce qui expliquerait le fait qu'on ne s'inquiète nullement de tous ces dommages subits avant qu'il n'opère. Scal savait que ce genre de... petits accidents n'empêchaient point de travailler... En entendant son collègue parler ainsi de sa vie, le bon docteur Leskov eut même droit à d'avantage de sympathie. Combien de fois lui, Scal, ne s'était-il pas défenestré pour échapper à un criminel incendie de païens de la science? Combien de fois? Hors, sa jeunesse lui avait permis de toujours y échapper, son ainé lui montrait sans doute un bon exemple de vie... Soit que de travailler en château ne serait plus possible à partir d'une certaine période prochaine de sa vie...
Et l'opération débuta. Entre les blagues extrêmement intéressantes de Leskov et l'exploration des muqueuses du monsieur, le temps passait vite... Très vite! Au final, ce n'était point une crise de Bulgonnaire, comme l'avait pu penser ces deux hommes aux premiers abords. Ils eurent d'abord longuement incisés pour en être sûr et, après les quelques précautions à prendre pour la survie du patient, se mirent à inciser ailleurs... Ils recoudraient plus tard, ou alors le patient le ferait lui-même. Après tout, il avait deux belles mains et eux n'avaient cure que de guérir les gens en danger, comme deux vaillants anges gardiens. Bref, ils pataugèrent un moment en tentant de chercher ailleurs la source des mots, alors que soudain, Scal émit l'hypothèse d'une maladie qu'il avait failli pouvoir étudier une fois dans une morgue... Mais les gardiens de nuit l'avaient surpris avant qu'il ne puisse véritablement étudier le phénomène... Passant quelques menus détails sur la course poursuite de l'anecdote, il en revint néanmoins à l'essentiel: Le maux de Nicolavich. Un nom qu'il avait lu sur le dossier avec un sombre crétin de médecin qui n'arrivait pas à faire son travail correctement... Que la déposition d'un nom revienne à un tel idiot sous-formé énervait quelque peu notre brave docteur, jamais à court de jolis noms, lui, mais en l'occasion, chercher le coupable du mal être de cet homme avec cette pathologie en tête pouvait être une chose intéressante. Ainsi nos deux amis, n'écoutant que leur courage, tentèrent d'inciser un peu plus bas que la gorge, à la recherche, tels d'antiques éclaireurs, d'une maladie non moins mystérieuse. Trouveraient-ils une solution pour guérir ce pauvre bougre? Ou perdraient-ils espoir dans cet amas d'organes, de chair et des systèmes? La suite... Eh bien, la suite juste ici, je ne vais point vous couper en plein suspens:
-Docteur Leskov, accepteriez-vous de me passer une éponge? Il semblerait qu'un flot de sang se mettent à jaillir dans cette partie étrange de son anatomie...
-Pillstök, ce n'est pas le meilleur moment... Je suis relativement occupé ici avec ces pinces à rôti et cette membrane... Si je ne fais pas quelques chose, il pourrait bientôt rôtir en enfer! Haha! Je crois qu'un de vos instruments pourrait vous aider, là, sur votre gauche...
-Mais oui, elle était là, cette coquine! Une poire à jus, merci de votre aide, mon cher collègue!
L'opération avançait on-ne-peut mieux. Leskov avait eu le temps de se servir d'un pic pour faire une brochette ainsi que de son éplucheur... Un magnifique outil que Scal n'avait pu se retenir de lui emprunter peu après. Le contact avec certaines protubérances lorsque l'on usait de ce délicat appareil était... Parfait! Inégalable peut être même? Le Docteur se retint de ne jamais oublier de ce détail extraordinaire qu'il faudrait sans doute créditer à son collègue. Cela faisait des années qu'il n'avait pas rencontré pareil individu, doué sur le terrain comme dans la théorie, et avec un humour parfait, en plus. Cette journée serait à graver dans les annales de la science, il ne saurait s'arrêter de le répéter. Que pouvait-on d'avantage désirer dans une vie de médecin que de rencontrer son parfait partenaire? Voir son âme soeur médicale? Ah, il n'en fallait pas plus à ce bon médecin qu'était Pellstein pour verser une petite larme alors que le sang se remettait à lui pleuvoir sur l'avant-bras... Une vraie fontaine, ce glacier...
Et la situation avança ensuite si bien et si vite, que, finalement, l'opération semblait presque achevée... Visiblement, les deux médecins tenaient le bon bouts... Mais alors qu'un petit coup de tire-bouchon effleurait délicatement un nerf, le patient se... releva! Damnation! Il venait d'ouvrir les yeux et ne semblait pas encore comprendre ce qu'il se passait. Conscient, il poserait un problème... Et au vu de sa gorge ouverte, il peinait quelque peu à émettre un son cohérent...
-Éeueuouaéai? HAAAAAeuh! U AN! U AN!!! EU AI OUI!!!
-Monsieur, vous pourrez bientôt prononcer à nouveaux des consonnes! Recouchez-vous simplement sur la table et...
-ÉEU OU AÉ AI!!? ON EU!
-Poulstreum! Attrapez-le, vite! Je vais chercher de quoi le sangler!
Il rampait vite, le bougre! A peine Leskov avait hurlé qu'il avait déjà commencé son périple à travers la grande salle du restaurant. Zigzaguant entre les tables, le marchand de glace laissait derrière lui une trainée rouge et glissante d'hémoglobine! Et les bons docteurs qui avaient garantis au gérant quelque chose d'aisé à nettoyer, y pensait-il, le bougre? Un tel manque de respect... Mais l'intérêt du patient passait avant la relation humaine avec lui. Qu'importait son impolitesse, il fallait l'aider... Ainsi, Scal, profitant de son corps encore jeune, se retroussa les manches, et se saisit d'une chaise. Un beau meuble, fabriqué à la main par un homme nommé Ikeo, c'était marqué derrière le dossier. L'objet était solide, assez pour faire une anesthésie efficace. Courant à côté de la trainée sanguinolente, Scal se rapprochait d'un bienheureux qui tentait une accélération à grand renfort de mouvements de coudes... La porte était si proche, et soudain, telle une ombre dans la nuit, le Docteur Pellstein bondit, armé de son précieux siège. Son morceau de mobilier alla se fracasser contre le crâne à présent à nouveau endormi du patient, dans un grand crac qui suivit ce cri primaire poussé par le savant sous adrénaline:
-HIIIIIIIIIIAAAAAAAAAAAARRRRRRRR!!!!!
Trainant l'inconscient patient jusqu'à la table d'opération, effectuant cette tâche en tirant sur ses pieds, étant seul, Scal crée une belle marque rouge parallèle à la précédente. Il faisait bien attention à être géométriquement exact dans sa démarche. Il réussit ensuite, de toute sa force, à remonter l'obèse sur la table et attendit le retour de son collègue pour espérer sauver cet homme... L'opération était désormais incertaines, après une telle folie de sa part... |
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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Sam 23 Jan - 0:51 | |
| Une bonne idée que de se s’armer d’une chaise en guise d’anesthésiant, se disait Leskov. Pellstein avait été bien inspiré. Certes le glacier souffrait à présent d’une double hémorragie au crâne – l’une due à la chaise, l’autre due au parquet au terme de la chute qui suivit – mais c’était là le moindre mal et, autorisons nous cette vulgarisation de maux, de la gnognote comparée à l’infection, toujours anonyme et irrésolue, dont sa gorge se trouvait être la victime. Mais quelle idée aussi que de se réveiller en plein milieu d’une opération ? Je vous le demande. A plus forte raison quand on est le patient d’ailleurs ! Encore une chance que Pellstein soit pourvue d’un esprit aux reflexes biens taillés, doublée d’une condition physique irréprochable. Leskov aurait eu toute les peines du monde à courir de la sorte muni d’une lourde chaise en main, encore plus à l’écraser ainsi sur quoi que ce soit. Et l’état de la chaise, comme du glacier d’ailleurs, attestait largement de la force avec laquelle le bon docteur avait mené son opération. Joseph était tout bonnement admiratif devant cette illustration impeccable de la maxime : Un esprit SAIN dans un corps SAIN. Preuve que les préjugés que nourrissent les images d’hommes de sciences au gabaris de crevette, étaient bel et bien à mettre aux oubliettes pour de bon. Passons et revenons-en au principale. Les deux illustres paires de mains étaient à présent replongées dans le glacier et opéraient avec d’autant plus de célérité que, depuis l’escapade du patient, tout ce qui avait été fait était à refaire. Le temps jouait contre eux. Leskov préferait garder cette triste découverte pour lui de peur d’alarmer son collègue pour rien, mais il était à peu près sur que sans le traitement adéquat –auquel les docteurs s’employaient -, le pauvre commerçant risquait fort d’exploser dans l’heure suivante. Joseph avait d’abord cru à une excroissance nerveuse bénigne mais, après une minutieuse analyse, il s’avéra que cet amas de nerfs communiquait avec le poumon gauche par le biais d’un muscle qui, par ailleurs, aurait du se trouver au niveau du genou – décidément, ce pauvre glacier en tenait une sacré couche -. Les nerfs étaient pour l’instant isolés du reste par une veine mal irriguée mais, par un processus drôlement compliquée, celle-ci n’allait pas tarder à relacher son emprise sur l’amas de nerf, qui alors contracteraient violement les muscles autours du poumon, qui, en réponse, aspirerait tout l’air qu’il pourrait, jusqu’à ce qu’explosion s’en suive – à la manière d’une grenouille à laquelle on aura proposé une cigarette -.
« Grûbnun, je vous laisse la gorge et la Poire à jus. Je viens de faire une affreuse découverte qui réclame mon intervention aux poumons sans attendre. Vous avez toute ma confiance. Je vous sais capable de soulager ce malheureux de son problème de gorge tout seul. Ne vous inquiétez de rien, j’ai la situation bien en main, fit-il en désignant avec amusement le poumon qu’il venait d’extraire du reste de l’organisme et qu’il tenait à présent dans sa main droite. De toute manière, nous auront l’occasion de nous croiser au niveau de la trachée. Bonne chance. »
« Faites donc mon ami. Cela devenait encombrant de se partager la gorge de toute manière. Je ne crois pas que cette partie du corps était prévue pour acceuillir 4 mains simultanément. A tout à l’heure dans la trachée donc. » Conclua Pellstein avant de se replonger dans la gorge avec assurance.
Foutrebranle ! Avoir la situation bien en main s’avéra très vite plus ardue à faire qu’à dire. L’organisme du bonhomme méritait vraiment le coup d’œil. Rien n’était à sa place et il y avait beaucoup trop d’obstruction. S’il est courant chez les barman de ne pas s’aventurer à la consommation de leur marchandise – pacte informel qui n’est pas à mettre sur le compte du professionnalisme. Seulement, les barman, eux, savent de quoi est fait leur alcool. – la communauté des glaciers à la sauvette, elle, semblait beaucoup plus souple et permissive vis-à-vis de l’abus de glaces. Et le malheureux grassouillet sur la table en attestait largement (c’est le cas de le dire). Le résultat n’était déjà pas fameux à l’exterieur, mais Leskov se rendit bien compte que c’était bien pire à l’interieur. Tous les organes étaient mattelassés de membranes spongieuses, les bourelets de graisse cachaient un véritable réseau d’obstructions, le tout organisé dans un bloubiboulga chaotique où rien n’était à sa place. Bref tout était à refaire, et ce dans un laps de temps assez étroit. Heureusement, les comparses au scalpel veillent au grain.
« Halas ! Mais qui m’a pondu un bazar pareil ? s’exclama Leskov. J’ai été bien inspiré de faire acquisition de ces cisailles. Il va falloir tailler dans tout ce gras. Diagnostiqua-il à haute voix. Grustudru, vous en avez fini avec le tire-bouchon ? J’ai dans les 15 litres de surplus de mon coté et il m’est avis que cette paire de couteau ne suffira pas. »
Et alors que Pellstein semblait progresser avec brio sur le flanc Nord, Leskov s’attelait aux poches de graisses. Les geysers de sang des suites du travail du premier, associés aux éclaboussures de graisses rendait le travail assez salissant. Les odeurs, qui ne gênaient ni l’un ni l’autre des travailleurs assidus, promettaient au patron du restaurant un traitement du bâtiment au napalm pour se débarrasser de ces relents tenaces de sucs et de gaz. Leskov, lui n’était pas vraiment embarrassé par l’odeur. Il avait connu pire. Pas plus tard que la semaine dernière, il avait gobé une pièce de viande avariée qui lui avait valu un détour bruyant et humide aux toilettes. Et pour rien au monde, il n’aurait prit le risque d’y craquer une allumette. Mais cela valait le coup. La viande n’était pas si mauvaise. La moisissure en relevait largement le goût, un peu à la manière d’un bon fromage. Pellstein ne semblait pas plus dérangé par l’odeur que Leskov du reste. Sans doute avait-il aussi de cocasses anecdotes gastriques à faire partager mais il y avait un temps pour ça et un temps pour le travail. Et en attendant, le travail ne pouvait être fait correctement sans un outil particulier. Heureusement, le brave docteur avait aperçut un ustensil en cuisine qui pourrait faire l’affaire. Une sorte de presse à hachis ou quelque chose du genre. En tout cas, cela pourrait acceuillir le poumon sans l’endommager plus que de nécessaire. Le tout, c’est d’aplatir en délicatesse, comme une pâte à crêpe. C’est dans ce genre de geste que reposait la subtile nuance entre un amateur et un professionnel. Et Leskov, autant que son collègue, était sans l’ombre d’un doute un professionnel.
« Veuillez m’excuser de la gêne mais j’ai besoin d’un outil qui se trouve en cuisine. Je vous laisse seul avec notre ami réticent quelques minutes, le temps de retrouver ce presse hachis. »
Pellstein ne sembla pas troublé le moins du monde. Son travail en gorge semblait avancer à bon train et le résultat commençait à pointer le bout de son nez métaphorique. Leskov se dirigea donc en cuisine, sifflotant une contine avec entrain. Après quelques minutes de fouille infructueuse, il dut bien avouer qu’il ne se souvenait plus exactement de l’emplacement de l’objet convoité. C’était en cuisine, pas de doute là-dessus. Mais qu’elle était grande cette cuisine ! Et bien garnie de surcroît ! Impossible de remettre la main sur ce damné ustensil. C’était bien dommage, il aurait vraiment été parfait pour encaisser le poumon. Il va falloir se contenter de s’asseoir dessus quelques dizaines de secondes. Les résultats seront là, aucun doute dessus, mais et le style dans tout ça ? Leskov tenait à faire son travail avec style, doigté et originalité. Bien sur, cela lui avait souvent valu quelques brimades, voir menaces toutes differentes mais aussi vides et intengibles les unes que les autres. Si seulement tout le monde s’en tenait à ses dires, le monde serait tellement plus simple. Et Leskov aurait sans doute été déjà assassiné sauvagement une bonne demi-douzaine de fois d’ailleurs. Le docteur fut alors rappelé d’entre ses rêveries et souvenirs par la voix de son collègue, criant depuis l’autre pièce.
« Docteur Leskov ! Votre travail gonfle drôlement ! »
Non !! Déjà ?! Diantre, mais c’est trop tôt ! Leskov émergea alors et se rua avec difficulté vers la grande salle ou le poumon en question avait déjà commencé à gonfler comme une baudruche.
« A terre Prudshdrudru ! C’est une déflagration qui se prépare !!» Hurla Leskov en claudiquant comme un dément vers la table ou le poumon avait atteint la taille d’une pastèque. Et sans se soucier de son arthrite, il se jeta à plat ventre sur le quidam, le faisant exploser sous l’impact de la pression.
BOUM ! Le patient est mort. |
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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Lun 1 Fév - 18:17 | |
| Un échec... Un intolérable échec... Et pire que tout, il n'y avait pas de fautif... D'habitude, en tant que médecin, s'il échouait, c'était qu'un individu pitoyable avait gêné... Un docteur ivre mort qui opérait avec des phalanges encore prises dans le goulot de sa bouteille de whisky, ou alors un jeunot qui avait pioncé pendant ses classes de médecines, etc... Bref, un semeur de troubles. Là, Leskov et lui avaient parfaitement agis... Et pourtant, le pauvre glacier était décédé. Premier réflexe, l'heure du décès à déclarer:
-Nous sommes un mardi, il est environ huit heures du soir sur cette partie du monde... Voilà, une bonne chose de faite...
Déclarer l'heure du décès était une corvée, enfin, du point de vue de Scal qui n'était pas toujours très méticuleux. C'était un détail pour les parents que de savoir cela, pour les médecins, cela n'avait aucune importance. C'était juste un fait divers à lancer autour d'un diner prochain pour la famille, pour les situations du type "Oh, mais qu'est-il advenu de votre fils, mon très cher?" et la personne peut alors répondre "Ah, il est mort à 18h47, sur la table d'opération d'une hémoragie interne-externe du foie, rien de bien grave... Et le votre?". Pour l'instant il fallait finir les derniers hommages à ce brave cadavre... Soit: prendre des échantillons pour plus tard, le couvrir avec une autre nappe et oublier son cas après avoir confié les funérailles à de braves gens... Ho, et puis rassurer Leskov... Ils n'auraient pas à nettoyer l'endroit, Scal avait déjà plus ou moins prévu la suite... Une technique simple qui consistait à demander au premier venu de faire ce travail de singe. Le bon Leskov n'avait sans doute l'impolitesse d'agir ainsi, mais notre cher médecin, lui, n'était pas assez patient pour nettoyer tout cela à coup de ballet et de serpillères. Pourtant, avant de parler avec son collègue, Scal fit ce qu'il devait faire. Leskov avait laissé son organe explosé quelques instants, rappelant ainsi au Docteur Pellstein à quel point la déflagration avait été intrigante à l'oreille. Le bruit lui avait rappelé... Ah, il n'arrivait pas à mettre de mots exacts... Un pneu de vélo en pleine crevaison? La chute d'un corps enflammé sur un ballon rempli de gaz depuis le troisième étage d'un immeuble? La voix d'un spécialiste en jurassique lorsqu'on lui annonces que l'on réfute la thèse selon laquelle le Begonisaurus Rex se serait éteint en prétextant qu'il eut muté pour devenir un mammifère plantigrade? Non, c'était indescriptible mais follement captivant. Assez pour faire s'intéresser Pellstein ces tas de tissus éparpillés sur Leskov ou sur la zone d'explosion. Sortant de ses poches deux petites fioles, fidèles amies de toujours, il pris soin de les remplir des restes de ce noble organe malheureusement détruit. Il faudrait analyser tout cela ce soir... Peut être en mangeant, il aurait ainsi l'avis éclairé de quelques gens du commun? Enfin, de toute manière, là n'était pas le problème. Il fallait encore faire quelques petites tâches ingrates de semi-autopsie... Après la grande période passée au front, lui et son collègue savait presque tout de ce qui était arrivé au bonhomme... Malgré tout, Scal ne pu se retenir de montrer l'une de ses dernières tentatives à son collègue... Pendant que le poumon était dans un état critique, lui avait eu à s'occuper du cerveau qui semblait en pleine turgescence... Il avait alors utilisé une technique qu'il avait déjà utilisé sur un poussin, bref, une méthode expérimentale au vu de la vitesse du phénomène... Il est difficile d'exprimer cela plus clairement que: il a utilisé une paille et un médicament liquide de son invention. Sur le piaf, cela avait donné des résultats très probants... L'animal avait, certes, changé la couleur de son plumage pour un vert pomme, et s'était mis à agresser les gens à vue, mais il s'en était, à part cela, tiré sans séquelle... Sur le corps mort du glacier, le résultat avait été différent. L'effet du médicament soufflé dans une artère par le bon médecin avait faire... fondre le cervellet du pauvre bougre au moment où celui-ci avait rendu l'âme. Scal ne pu s'empêcher de montrer à Leskov le phénomène, soulevant le crâne pour lui souligner la quantité de jus grisâtre qui coulait sur le parquet de par son oreille avant que celui-ci ne lance une blague, très drôle au demeurant... Puis les deux hommes recouvrirent d'une autre nappe le corps, pour le cacher à la vue du commun des mortels et le compagnon de scalpel de Pellstein lui rappela alors que le ménage était encore à l'ordre du jour...
-Pronieur, vous pensez qu'il va nous falloir nettoyer? Je vous préviens, le détergent et moi, c'est un peu comme les acides et les bases...
-Ne vous inquiétez point, cher collègue, je m'occuperai de déléguer lorsque nous quitterons les lieux, pour l'instant, il faut nous préparer...
Devant le regard rempli d'une espèce de curiosité saine, Pellstein préférait faire monter la sauce quelques instants... Il gardait sa belle surprise depuis un petit moment. Il savait que pour un esprit scientifique, un patient de plus, c'était comme un cadeau de noël. De plus, leur dernier jouait venait de casser... Il leur en fallait un nouveau et Scal en avait un sous la main. D'une voix qu'il voulait pleine de gaieté retenue, il déclara:
-Le patron de ces lieux, avec qui j'ai eu le plaisir de discuter, semblait également dans un état de santé approximatif. Comment dire? Des troubles moteurs visibles, une calvitie prononcée... J'ai pensé sur le moment à la maladie d'Astaire, mais cela pourrait également être une Gangonite de Calgon... Il s'est enfui, mais avec l'aide de ces braves citoyens, je reste persuadé que nous pourrons le retrouver sans peine, cher confrère...
-Ne perdons pas de temps, si c'est une Gangonite, il pourrait déjà avoir contaminé plus de la moitié de la ville... Les patients... Quels grands enfants!
Scal pensait déceler une forte dose de ravissement dans les paroles de son confrère. Si la nouvelle théorie de Scal s'avérait juste, ils avaient une chance prodigieuse. Un cas de Gangonite réelle était aussi rare que la chute d'un météore sur le crâne d'un chauve sourd lors d'une nuit de pleine lune au mois de mai... Autant dire que ce n'était pas chose commune, ainsi, avec une excitation partagée, les deux hommes de sciences emballèrent dans une autre nappe, et oui, encore une, les outils nécessaires à une intervention improvisée... sans trop se charger non plus pour pouvoir rattraper le fugueur avec toute la vivacité de leurs jambes... Une fois les poires à jus, couteaux à poissons et autres accessoires pris (dont le pressoir que Leskov était parvenu à localiser en fin de compte), les deux hommes sortirent d'un pas vif de leur salle d'opération. Scal laissa son confrère prendre un peu d'avance, histoire de convaincre les premiers passants venus de s'occuper du chantier déserté... Bref, pas de chance pour le couple de passant sur qui cela tomba... Un jeune homme et une jeune fille qui se promenaient bras-dessus, bras-dessous... De gens qui semblaient parfaitement aptes à éponger des liquides visqueux et jeter des viscères à la poubelle, parfait... Rapidement, Scal vint en leur direction et les deux, après un hoquet de surprise, n'eurent même pas le temps de répondre à ceci:
-Bravo jeunes gens, vous arrivez à temps! Mon collège et moi-même avons eu quelques problèmes au cours d'une opération dans l'établissement que vous voyez à votre droite... Nous somme sur une affaire urgente, je m'en excuse, je dois me résoudre à compter sur vous, jeune couple plein de vigueur, pour aller dégager cet établissement... Je vous remercie d'avance. Je vous laisse, j'ai une Gangonite de Calgon sur le feu!
Laissant là un homme et une femme dans le plus grand désarroi, il rattrapa son compagnon dans sa course effrénée vers le nid ambulant de germes qui semait la panique en ville. Non sans courage, ils allaient tenter l'impossible pour le sauver, quitte à interroger tous les braves citoyens encore dehors à cette heure et par cette chaleur. Scal eut juste l'étonnement d'entendre la demoiselle, ou sans doute était-ce elle, crier au loin en apercevant, sans doute, ce qui était sous la nappe... Ah les jeunes, qu'ils étaient sensibles à présent... On les choyaient trop, ces petites têtes blondes...
[Pas mon meilleur, comme le précédent, désolé... J'ai plus que quatre jours de cours avant ma semaine de vacs, je m'appliquerai beaucoup plus sur les suivants^^] |
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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Ven 5 Fév - 19:27 | |
| Courir, encore courir. Nottez, Leskov savait à l’occasion apprécier une petite séance de footing le matin ou une session de génuflexions pour garder la forme. Mais là, toutes ces courses poursuites commençaient à devenir pénibles. Déjà, tout ces braves gens auraient dus savoir pertinemment qu’il est déconseillé de pratiquer une activité sportive passé le dîné. Cette mauvaise habitude barbouille, complique la digestion et surtout, raréfie le sommeil. Bref, c’était là tout à fait dispensable. En complément de quoi, personne n’avait laissé à Leskov le temps de s’étirer les tendons et de s’échauffer les muscles. Il courrait le risque à tout moment d’être victime d’une déchirure ou d’un claquage, au minima, il était sur d’écoper d’une crampe ou deux, ce qui n’était déjà pas conseillé pour quelqu’un de son âge. Bref, le Gérant de la taverne aurait à s’expliquer de tout cela, si tout du moins, il survivait à son mal, dénouement dont la probabilité s’effritait à mesure que le quidam s’efforçait à fuir les deux docteurs en répandant du même coup ses germes à tout va. Leskov qui d’ailleurs courait dans le sillage de l’infecté, avait été bien inspiré de se munir d’un masque imperméabilisant de son cru. Finalement, à bout de souffle, le bon médecin stoppa net sa course, l’air passablement irrité. « Aaah mais ! Ca suffit de faire l’enfant !! » Hurla-il en jetant sa lourde canne en chêne en direction du gérant qui courrait comme un dératé quelques mètres plus loin. Ce dernier, qui ne prit même pas la peine de se retourner, reçut la pointe marbré de l’objet dans la nuque et s’effondra lourdement après avoir titubé quelques secondes. Des cris commencèrent à poindre depuis les maisons alentours où tous les habitants s’étaient amassés aux fenêtres pour suivre cette trépidante course poursuite. Les exclamations d’effrois se répondaient d’une maison à l’autre. « Il l’a tué », « non, il est seulement assomé », « Et le sang alors ? », « C’est une illusion d’optique », « Et ta sœur c’est une illusion d’optique ? » Non. Ni la sœur, tout à fait non à propos vis-à-vis du récit, ni le sang n’étaient des illusions d’optique. La canne avait fait mouche à un endroit plutôt délicat et sa masse était largement suffisante pour assurer un choc qui, ailleurs aurait été douloureux, à cet endroit s’avérait fatal. Leskov s’approcha alors en claudiquant vers le brave homme dont le visage gisait dans une file pellicule de sang et, du premier coup d’œil se rendit compte que celui-ci n’était pas tout à fait mort. Se penchant à son niveau, le docteur asséna un coup de canne hargneux sur le dos du pauvre homme qui émit un faible gémissement plaintif.
« Vous voyez ce que vous y gagnez à jouer aux fanfaron ? Quand on est sujet à un Gangonite, on DOIT écouter son médecin traitant !» Fit un Leskov irrité. « Glub … » commença la malheureuse victime, le visage toujours immergé dans une flaque de plus en plus épaisse. Leskov après un second coup de canne au niveau du l’épaule, retourna le pauvre homme afin que celui-ci ait à loisir de s’exprimer sans voir sa bouche inondée. « Vous dites ? »  « Vous êtes cinglé. Retournez chez vous à baiser vos chèvres avant que les gens d’ici ne vous fassent la peau. » Eructa faiblement le restaurateur entre deux raclements de gorge. Leskov parut indigné par le propos.
« Sachez, jeune homme que je ne ‘Baise’ pas les chèvres ! Je leur fait l’amour ! » Sur ce, le docteur asséna un dernier coup de canne contre le crâne du malheureux qui mourut sur le coup. « Et vos concitoyens eux, m’ont l’air plus raisonnable que vous ne l’étiez, continua Leskov en s’adressant avec humeur au cadavre, Il ont assez de sens commun pour savoir combien moi et mon estimé collègue leur sommes indispensables maintenant quand, dans votre incommensurable bêtise, vous leur avez transmis vos maux ! Tenez, d’ailleurs le voila, ce brave homme. » Conclu-t-il en désignant la silhouette élancée de Pellstein qui courait dans sa direction. « Docteur Pellstein ! Je me suis permis de m’occuper de ce méprisable individu que la contagion de son mal à ses proches ne semblait guère inquiêter. Je ne vous cache pas qu’il m’a passablement énervé de surcroît. Baiser des chèvres, moi ?! Moi qui ai toujours été de la plus grande prévenance ?! C’est un choix de mot peu judicieux que je ne tolère pas. »
[Hrp : je pense que tu peux te servir de ça pour lancer la partie 'désaccord' entre nos deux compères. Désolé du post qui n'étais pas très inspiré et surtout plutôt court mais j'ai pas le temps de faire mieux pour le moment.] |
|  | | Scal Pellstein Nouveau


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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Mar 9 Fév - 22:59 | |
| Quelle déception! Quelle énorme et intense manque de jugement de la part de son collègue! Ce pauvre homme... à présent mort sur le sol, la tête... broyée par des coups de canne! Il exagérait à peine la description. Comment ce bon Docteur Leskov, si... parfait jusqu'à présent, avait-il pu faire déraper la situation ainsi? Comment avait-il pu commettre pareille faute? Le pauvre Scal n'en croyait désormais plus ses yeux. Il aurait tant voulu pouvoir considérer cet homme comme un frère, mais c'était désormais vain que de faire semblant! Il ne pouvait plus guère penser autre chose qu'un grand mal de ce médecin infernal qui avait du perdre nombres de cellules grises dans l'incendie qui lui avait égratigné le visage. Il ne pouvait plus se taire, il ne pouvait pas retenir son indignation maintenant qu'il avait repris son souffle, car oui, la course avait été un peu trop sportive à son goût. Ce n'était pas réellement une question de capacités d'ailleurs, il n'avait aucun problème à tenir des heures à une vitesse dépassant celle d'un navire le vent aidant, mais la motivation d'aider était relativement faible, plus faible que la notion de survie qui mobilisait habituellement ses jambes. Du coup, il n'avait pas assez déployé ses capacités sous le coup de la curiosité, chose qui l'énervait quelque peu. Mais tout cela avait été oublié par les affreuses justifications de Leskov!-Docteur Leskov! Comment avez-vous pu? Ce pauvre homme! Vous ne l'avez pas seulement tué, vous avez... vous avez... Vous n'avez pas lu les théories de Biringer ou quoi? Vous êtes sans doute le plus illustre idiot qu'il m'ait été donné de voir ces dernières... semaines!L'habitude faisait qu'il aurait été désireux de dire "ces dernières années", mais il ne le pouvait pas. Il avait rencontré des dégénérés incurables ces dernières années, il se souvenait particulièrement d'un type qui bavait en répétant précisément son nom toutes les trois minutes moins cinq secondes. Chose passablement intéressante, bien moins énervante que les agissements de ce médecin d'opérette qui lui faisait face, et qui avait le mérite de procurer une joie intense à un scientifique lorsqu'il avait l'occasion d'ouvrir un tel crâne. Sous le coup de la colère, et partiellement de l'inspiration théâtrale, Scal s'approcha d'un pauvre bougre à proximité tout en disant:-Même ce bougre doit être plus intelligent que vous! Monsieur, pouvez-vous me dire le point de vue de Biringer sur le Gangonite? Allons, ne soyez pas timide...Paniqué, le bougre en question voulait prendre ses jambes à son cou mais souffrait d'une légère hésitation sur la pertinence de son comportement. Il savait qu'il devait avoir peur, vu le sort du gérant, mais trouvait en même temps sans doute indigne de fuir face à deux types qui semblaient aussi âgés et à ce point faites pour travailler dans des laboratoires plus que de tuer des gens en pleine rue. Il bégaya brièvement:-Je... Euh... Je...L'attrapant par la tête, Scal l'empêchait à présent de fuir, il s'était rapproché et orientait son faciès et celui de cette victime vers Leskov comme pour lui montrer quelque chose.-Allons, vous devez peiner à cause de sa théorie sur les peupliers de North Blue. Non non non, souvenez-vous de ces écrits chirurgicaux. La gangonite laisserait d'importances séquelles en forme de coléoptère inversés dans la... dans la...Sous le coup de la panique, le type fit l'erreur de hurler comme un possédé, comme si cette bêtise pouvait être pertinente avec la situation:-Dans la main! C'est ça! Dans la main! -Faux! Allons, jeune homme... Dans la..? Dans la..? Ce n'est pourtant pas sorcier, voyons... Dans la..?Tout en martelant sa question, il resserrait son étreinte sur le crâne de l'interrogé, pour qui la situation commençait effectivement à ressembler à un interrogatoire. Les ongles du scientifique agressait quelque peu la chair de cet idiot, laissant un peu de sang couleur sur son visage. Le type ressentait la douleur mais n'osait rien dire, Scal n'avait pas l'impression de faire quoique ce soit de réellement désagréable. Il l'égratignait juste un peu par mégarde, suite à un peu d'emportement. La respiration du type s'accélérait, il allait encore lâcher une connerie. Il n'arrivait pas à résister à cette oh combien insoutenable pression pour une question dont la réponse, sans valoir un million, lui semblait être la clé du paradis. Il allait sans doute se mettre à parler de la plante des pieds quant un bon samaritain qui s'était sans doute un peu trop pris au jeu exprima violemment qu'il avait, lui, trouvé la réponse:-Dans la boîte crânienne! C'est dans la boîte crânienne!Scal se retourna vers l'individu et lui fit un grand sourire tout en lâchant le crâne du quidam saignant qui s'écroula au sol, inspirant et expirant comme s'il venait d'échapper à la mort. Le type se rappellerait d'offrir une tournée à son sauveur, il était persuadé de l'avoir échappé belle. Scal, quant à lui, content d'avoir trouvé au moins un type malin dans les environs, se remit à prendre un regard accusateur qu'il pointait sur son partenaire d'il y a quelques instants. Il ne pouvait pas lui pardonner d'avoir ainsi brisé sa chance d'observer un crâne victime de Gangonite. La contagion, c'était une chose, mais la science passait avant les vies humaines, seigneur! Il aurait pourtant du le savoir mieux que quiconque. Un telle chance ne se représentait pas deux fois dans une vie, c'était une expérience unique qu'ils auraient pu partager avec tant de plaisir, et pourtant il l'avait détruit... Piétiner ce rêve relevait presque de la déclaration de guerre! Certains conflits s'étaient déclenchés pour bien moins que cela. Le Docteur Pellstein ne pouvait retenir une certaine rage dans sa voix alors qu'il s'adressait au bon vieux Leskov:-Et donc, ce hasard extraordinaire qui nous avait permis de trouver une Gangonite sur un sujet vivant et vierge d'autopsie, vous l'avez... vous l'avez piétiné! Vous rendez-vous compte, Leskov? Si j'en avais le pouvoir, je vous raierais de l'ordre des médecins! Comment peut-on ainsi briser un trésor viral indescriptible? Vous n'êtes qu'un irresponsable! Avez-vous quelque chose à dire pour votre défense, vindieu?Rien ne semblait pouvoir apaiser le courroux de Pellstein. Leskov aurait beau se confondre en excuses, il avait autant de chance de se voir accordé le pardon que de trouver une deuxième Gangonite la semaine suivante. Pis, il avait encore autant de chance de découvrir une vache à sept pattes dans un champs de trèfles à cinq feuilles! Au pire, peut être parviendrait-il à disparaitre avant que l'ire du médecin ne se change en violence ou en flot verbal d'insultes recherchées dans des vocabulaires étranges et variés... |
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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Mer 10 Fév - 15:14 | |
| Idiot ? Plus que cet Imbécile sélectionné au hasard de surcroît ? Non mais quel toupet. A fortiori lorsque cette ultime insulte à une vie vouée à l’érudition s’adresse d’un manchot incompétent à un génie. Leskov dont le cerveau avait subi un malencontreux black-out suite à ce bouquet infernal d’insultes aussi désobligeantes que faire se peut, émergea finalement après quelques secondes d’absence. Et ce Praldada, aussi prompt à retourner sa veste qu’à la salir, en avait profité pour entamer un cours magistral sur la Gangonite à ces mollusques décérébrés, sans doute trop impotents, même, pour comprendre la différence entre une Gangonite Psozytique et un autre Ulméniane … Les mains ?! Les mains ?! Prrrrt, même une vache savait que la Gangonite apposait son sceau le long des circonvolutions cervicales. Et il fallait vraiment être un ignorant fini pour en savoir moins qu’une vache.
A la naissance, îl y a deux sorte d’ignorants. Le premier et le second. Le premier est ignorant, comme son nom en atteste, le second, lui, est un ignorant savant. Le premier, tellement ignorant qu’il ignore qu’il ignore, finit par tout ignorer et mourra, finalement, en poussant le vice jusqu’à ignorer non plus seulement qu’il ignore, mais pourquoi il ignore qu’il ignore. Et le second lui, est un ignorant pleinement conscient de son ignorance. Celui-ci ignore, mais sachant qu’il ignore, il lui est permit de choisir : D’une, il devient un ignorant savant qui s’ignore, et, par sa décision d’ignorer qu’il sait qu’il ignore, il rejoindra finalement la catégorie d’ignorant numéro un. Soit, il peut devenir un ignorant savant qui, sachant qu’il peu ne plus ignorer, choisit finalement de savoir. Ce dernier se lancera dans un processus complexe visant à faire muter son ignorance en savoir, profitant de savoir qu’il ignore. Bref, Leskov avait entamé un traité sur la question. Et les spécimens qu’il avait en face de lui, et, dans une plus large mesure, tout autours de lui, offraient une étude approfondie de la catégorie établie numéro 1. Pellstein appartenait sans doute à la catégorie numéro 2 bis, mais, du point de vue de Leskov, il s’y prenait mal dans son processus de mutation d’ignorance en savoir, et c’était tout à fait déplorable. De surcroît, il se montrait agressif et mesquin.
Quel Toupet ! Aah mais quel Toupet ! Cracher son venin sur Leskov à la moindre erreur de jugement alors que l’on maniait soi-même le scalpel comme un manche. Poulstrududu n’était qu’un menu fretin, une germe stérile comparé à ce champ fertile et riche qu’était Leskov. QUI donc avait, le premier, établis le rapport de causalité entre L’utilisation abusive des mouchoirs en papier et la consistance granulée des sels humain ? Leskov, tiens donc. Lequel, ici pouvait se tanner d’avoir réalisé un avortement de mouche avec succès ? Sûrement pas ce Proudnud. Leskov greffait déjà des pis de vache aux autruches que ce misérable avorton tétait encore ceux de sa mère. Aah mais quelle suffisance, quelle prétention. Immondice, infâme petit moufton. Quel ingrat ! A l’heure où il apprenait encore la différence entre un poumon et un foie, Leskov savait déjà les inter changer dans l’organisme sans trop de conséquences néfastes.
« Murnondada, pour faire ainsi preuve d’une telle impertinence, je suis formel, vous avez été accouché par l’anus. » Lança un Leskov en proie à une révolte retenue. Bien sur, c’était un fait peu probable. Ce genre d’incident, d’après les expertises du docteur, arrivait moins d’une fois sur un trois million. Mais cela arrivait !
« Si vous aviez le minima requis de connaissance nécessaire à une pratique efficace de mon art -et je dis bien ‘mon’, votre bêtise atteste que vous n’êtes rien de plus qu’un médecin de pacotille tout juste bon à prendre la température lorsque celle-ci sort de la norme- , vous vous seriez sûrement rendu compte lors de votre expertise déplorable que ce grand écha là ne pourra jamais être sujet à une Gangonite. Et je le prouve. » finit-il en se penchant vers le cadavre, une pince tarabiscoté à la main. Ainsi armé, il agrippa le lob de l’oreille du macchabée et y plongea quelques doigts de sa main libre. Après quelques secondes, il retira ses doigts, tous recouverts d’une pellicule graisseuse.
« Voyez, tas d’incompétents que vous êtes, bande de clowns de carnaval, montagnes de fumier mal tassées, petites crottes perfides, Voyez donc ! Cet homme là avait les oreilles matelassées de cire. » Hurla-il. « Tout le monde sait que la Gangonite est une évolution de la Duspérie dite du Hérisson. Pour entamer sa mutation, elle doit d’abord se débarrasser de toute racine pilaire située autours du lieu d’incubation. Certes, avec cette calvitie naissance, un moins que rien comme vous Paldnut en aura conclu qu’il s’agirait là d’une Gangonite. Mais si vous aviez pris la peine d’examiner ses oreilles, vous auriez vite compris, où peut-être pas, remarquez, que cet homme là ne pouvait pas être la victime d’une Gangonite, rapport à son manque d’hygiène. Toute cette cire ici récoltée, protégeait l’organisation capillaire des oreilles de ce défunt, empêchant toute mutation d’une éventuelle Duspérie ! Cet homme était en parfaite santé, tas de guenons écervelées. L’endurance dont il faisait preuve alors que je le poursuivait en attestait. Bien sur, après cette découverte, je me suis permis un écart déontologique. Matraquer ses contemporains n’est pas bien beau, mais faire courir ses ainés comme il l’a fait, ou à fortiori, les assaisonner d’insultes l’est encore moins. Et je suis sur que, si je m’étais donné la peine de faire passer cette affaire devant un tribunal, celui-ci m’aurait donné raison. Malheureusement, à défaut d’institution juridique dans cette bourgade à peine sortie de l’âge de pierre, je n’ai pas eu à cœur d’attendre que justice se fasse par la guillotine et je me suis permis de prendre cette initiative à la force de ma canne. Du reste, la bande de méduse dégénéré qui peuple cet amas de baraquements à base de peau de chamois, ne doit pas faire preuve de plus de civilités lorsqu’il s’agit de condamner ses pairs. Les maillets cloutés doivent, à mon avis, faire l’affaire ici bas. Vous devriez installer votre cabinet ici Proudnut, vous y seriez à votre place, et surtout, à votre époque. »
Leskov conclut donc son compte rendu, un sourire au lèvres (imagées puisque absente de son faciès) et surtout époumoné. Il ne souhaitait rien de plus que remettre ce docteur de campagne à sa place. Allons, on n’apprenait pas à un vieux singe à faire la grimace. C’était d’autant plus malvenu que Joseph Leskov faisait plus ou moins la grimace en permanence.
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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Sam 20 Fév - 21:52 | |
| Que de pitié pour ce pauvre Leskov, il n'avait véritablement plus sa place dans un monde illuminé par les anges et muses de la science et de la médecine. Ses conclusions ne valaient rien, strictement rien! Comment ce triste sir pouvait-il à ce point errer dans ses raisonnements? Franchement, pour Scal, ce n'était plus du domaine de la réalité mais presque de la fiction. Il peinait surtout à croire que des échanges courtois avec le bougre purent avoir lieu si peu de temps auparavant. Franchement, que dire d'autre? Comme si cette quantité de cire pouvait complètement empêcher la possibilité que la pathologie ait affecté le cadavre encore chaud... Non, bien évidemment, c'était contradictoire avec la définition académique, mais qui dit académique, dit justement tas d'anciens boutonneux plus avares de reconnaissance que de quoi que ce soit d'autre. Comme s'il on pouvait se fier aux types portant des doctorats... A noter le côté ambigu dont Scal percevait la chose: ce n'était pas que ces titres de savoir, ces lettres de noblesse, soient vaines et sans le sens, non, c'était plutôt qu'il fallait bien des gens pour les donner et que dans les cas des médecins qu'il n'appréciait point, soit environ quatre-vingt sept pour cent du corps médical du globe, il en déduisait que ceux qui leur avait filé un titre de docteur étaient encore plus abruti qu'eux pour leur avoir reconnu un quelconque savoir. Ce qui augmentait le pourcentage de crétins finis pratiquant la belle discipline d'environ trois ou quatre de ces juste pour cents. Au final, il n'y avait que très peu de savants tout court qui possédaient à ces yeux de réelles compétences, mais nous nous égarons... Toujours était-il que le papy gâteux qui lui faisait face ne méritait plus qu'une chose: une chaise, une couverture voir un châle pour accueillir un gentil minet sur ses genoux, et pour finir de la purée bien molle qu'il pourrait avaler sans briser ses dernières dents. Oui, il était bon pour la retraite et, à cause de l'énervement du moment, Scal le voyait carrément prêt à être enseveli. Son cerveau le laissant sans doute à l'état de féculent ou de légume, chacun ayant sa petite expression préférée pour décrire la chose.
-Docteur... Euh non, Monsieur Leskov, vous vous surpassez! De bêtise en bêtise, vous semblez faire preuve d'une mollesse cérébrale digne des plus beaux crustacés. Loin de là le sous-entendu de vouloir vous voir finir dans mon assiette, auquel cas je me casserai sans doute les dents sur votre squelette en mangeant à peine quelques milligrammes d'une viande rachitique et trop cuite...
Niveau insulte et palabres, on partait dans une direction étonnante ici. Déjà qu'un homme en colère pouvait aisément raconter n'importe quoi, imaginer un génie tel que Scal succomber aux chants des sirènes enragées que voulaient faire naitre Leskov dans cette calme mer qu'était habituellement son âme et... Nous nous égarons une fois de plus loin du propos. Il fallait à présent démontrer à ce prétentieux médecin de pacotille et complètement défraichi ce qu'était la véritable science du corps. Pour ceci, il fallait des preuves tangibles. Bien qu'il ne l'eut pas encore vu, le docteur Pellstein était sûr de savoir où la trouver, cette incontournable évidence qui montrait la justesse de ses théories. Cette tâche dans le diagnostique trop propre et digne d'un écolier ou d'un retraité qu'avait produite ce... savant! De pacotille, bien sûr... Dégainant à la vitesse d'un cowboy son outil de travail, il s'agenouilla près du patient... Ou de ce qu'il en restait. Après tout, à partir du moment où la partie intéressante du corps à étudier était partie, il n'y avait plus tant que cela d'intérêt à l'appeler ainsi. Quel gâchis. Ah, et sa vie dans tout ça? Scal ne s'en préoccupait guère. Il avait déjà joué à Dieu maintes et maintes fois et était toujours parvenu à créer des entités qui n'avaient qu'une seule joie: se tuer dans l'instant. Du coup, il laissait les morts morts car s'il se mettait au travail, ce n'était pas pour que ceux-ci accélère encore leur propre destruction. Enfin, toujours et encore, il y a tant à dire et si peu de temps. Bref, son fidèle rasoir professionnel en main, le grand médecin se mit à inciser avec précision la cuisse poilue et dodue du gérant avec un air d'extrême désinvolture et de concentration sans faille à la fois. Si vous vous demandez à quoi ressemble cette facile combinaison sur lui, imaginez simplement une langue tiré sur le côté à gouter sur le port pendant que ses yeux vagabondent amusés sur la foule de badauds choqués par l'hémorragie provoquée avant de s'arrêter sur Leskov, chez qui il espérait un peu plus de réaction. Après tout, ce saignement soulignait bien la protubérante ignominies de ses fausses conclusions...
-J'espère que vous vous sentez bien aise devant cette vision Leskov. Si cela n'engendre rien en votre coeur de médecin, c'est que vous êtes définitivement bon pour l'euthanasie. Franchement, ce que vous voyez là c'est un syndrome d'Andwällden ou pas, selon vous? Vous voyez bien que oui j'ose l'espérer parce qu'à ce niveau-ci, ce n'est plus une question de ramollissement de votre masse cérébrale mais il s'agit purement d'extinction de flamme dans votre regard. Vous voyez bien que le saignement est inférieur de 13%! Il faudrait être non seulement aveugle mais dégénéré pour ne pas s'en rendre compte, docteur, si j'ose encore vous nommer ainsi!
Inférieur, certes... Mais inférieur à quoi? Et bien il fallait être médecin compétent pour le comprendre! Un être n'ayant pas lu les douze volumes d'amalgame neo-médical d'Andwällden n'aurait pas compris l'allusion. Et encore, pour en saisir le sens pleinement, il fallait soutenir les théories osées de Stückh. Mais après tout, selon Scal, il fallait être un profond béotien pour ne pas trouver de génie dans ces idées révolutionnaires du Docteur Stückh... Paix à son âme d'ailleurs, broyé par un cachalot joueur dans un parc aquatique le quatorze juin dernier et enterré dans la plus stricte intimité, Pellstein ne pouvait se retenir d'avoir une petite larme à l'oeil en pensant à lui et à ce talent inné gâché, pour ce pauvre homme, mort à soixante-sept ans... Mais trêve de sentiment, il fallait vider le pus de cette plaie qu'était Leskov et ce une fois pour toute:
-Dois-je encore vous mettre les points sur les "i", Leskov? S'il courrait, ce brave monsieur, c'était peut être qu'un rachitique ignare comme vous l'êtes lui courrait après en le menaçant d'un diagnostic. Car avec tout le respect que je vous dois, ce dernier s'est avéré erroné et cet individu avait donc raison de parcourir des miles avant de se faire brutalement arrêté par vous. Même une épidémie manque de gravité si on la compare à un océan de bêtise. J'accepte donc encore des excuses de votre part, en quel cas je considérai que votre heure de gloire est simplement passée et non pas qu'elle n'eut jamais lieu. Après tout, vous avez été tout à fait correct tout à l'heure même si, à présent, on remarque bien votre âge canonique qui vous fais vous tromper à des questions dont s'en sortirait victorieux de simples internes. L'âge ne fais pas tout... La vie est dure, jeune on est trop audacieux et vieux sénile, j'espère simplement que vous avez pu profiter de l'ère qui fut la votre.
Mais alors qu'il achevait de mettre une cerise sur sa tarte à la vindicte envoyée en plein faciès du satané brûlé vif, Scal se rendit compte que la foule s'était... écartée..? Il se passait quelque chose et cela sentait plus ou moins le roussi... Quoiqu'il n'avait aucune peur, rien ne faisait peur à un véritable savant fou. Une silhouette tout en blanc semblait se détacher de la masse. Les quidam s'écartaient pour laisser libre passage à ce prince mal vêtu dont la tenue était déjà tâchée par de nombreuses marques de vie dont une trace de vin rouge. Et il était inutile de préciser que celui-ci semblait posséder une certaine autorité, cela se déduisait aux regards pleins d'espoir des badauds qui l'avaient laissé pénétrer la zone d'argumentation entre médecin. L'individu semblait dégoûté à la vue du cadavre. Inutile de dire que Scal s'était remis debout depuis belle lurette, mais le sang continuait à se déverser par la cuisse et collait dans la toison abondante des gambettes du gérant en créant un effet des plus charmants aux yeux d'un homme qui trouvait les squelettes presque adorables...
-Hep, vous deux, je peux savoir ce que c'est que ce chaos? J'aimerai des explications ici et maintenant, en tant que protecteur de ces braves gens!
Première chose à noter, il les tutoyait... Chose réellement impolie aux yeux de tout gentleman respectable.
HRP: Désolé pour l'attente, j'ai été assez démotivé ces cinq derniers jours... Là ça remonte d'un coup sec. Sinon, on essaie d'avancer vers la fin peut être, encore un post ou deux chacun et on essaie de créer une séparation entre nos gentils petits vieux qui se charcuteront à la première confrontation future dans un épique combat du presque-troisième âge... Presque pour moi surtout, n'est-ce pas?] |
|  | | Le vengeur masqué Civil


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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Dim 28 Mar - 21:46 | |
| [Yo. Désolé pour le moi d'attente mais j'ai connu la plus grosse période à Blanc que j'ai eu à affronter avec Leskov. J'ai pondu pas moins de 3 versions que j'ai toutes effacée après relecture tellement c'était à chier avant d'accoucher de celle ci (qui, du reste, n'est pas top top).]
Mais il persiste et signe ce sale petit embryon se disait Leskov, véritablement outré par l'arrogance de son il-y-a-pas-deux-minutes-de-ça meilleur ami déposé. Le débat battait son plein et les deux docteurs n'allaient d'ailleurs pas tarder à le rejoindre. Et Autour d'eux, les habitants commençaient à s'amasser avec une assurance croissante pour former un cercle comme il en est de rigueur lors des combats de coq où des exécutions publiques. Progressivement, et à mesure que la densité du cercle croissait à l'arrivée de nouveaux curieux, les insultes commencèrent à fuser. Puis vinrent les objets, d'abords légers et de plus en plus lourds. Un audacieux s'écrasa même une poubelle en chaux sur le pied en tentant d'en faire un projectile. Leskov et Pellstein, cloitrés dans leur monde en forme de bec-benzène, ne se rendirent compte ni de la présence de la foule, ni des canettes et caillasse qu'ils recevaient par intermittence dans le dos, ni même de la chaise qui les survola avant de s'abattre lourdement sur deux personnes. (le problème de la formation fermée lorsque l'on s'en sert pour lancer des trucs au milieu, c'est que les trucs en questions qui n'atterrissent pas au milieu, atterrissent forcément quelque part.) Soudain, les jets se firent plus modérés, les cris plus contenus et le cercle s'étira, comme pour laisser une plus grande marge de manœuvre au centre. Et ce fut le silence total, exception faite des deux docteurs dont rien ne semblait altérer la combattivité. Et alors que Leskov, d'ordinaire rouge virant carrément au mauve, s'apprêtait à répondre aux insultes proférées par Pellstein, une autre voix, caverneuse, lui faucha l'herbe sous le pied. Une voix qui aurait fait sauter une statue de son piédestal pour lui faire faire quinze tours de piste et trois cent pompes.
"Hep, vous deux, je peux savoir ce que c'est que ce chaos? J'aimerai des explications ici et maintenant, en tant que protecteur de ces braves gens!"
A l'image de sa voix, l'homme était aussi caverneux, c'est à dire, tout à fait à l'image que l'on se faisait des homme des cavernes. Seul l'absence de pagne le distinguait de cette catégorie. (bien sur les hommes des cavernes ne portaient pas de pagne mais on s'en tiendra là à l'image caricaturale) Il était, en outre, taillé comme un buffet dans de la pierre.
"Aah mais c'est la meilleur ! balança Leskov en proie à une hystérie plutôt malavisée. Votre mycose de mère ne vous a elle jamais défendue d'interrompre les grandes personnes quand elles parlent ?! Continua il en partant dans les aiguës. Ca suffit ! Je ne dirait plus rien tant que vous ne m'aurez pas présenté des excuses ! Et cela vaut pour vous aussi Perdnududu ! Quand on se sert du scalpel comme d'un burin, c'est absurdité que de prétendre pouvoir faire la leçon à un expert ! ... et je crois que mon dos a été tapissé de cochonnerie par ces guimauves écervelées aussi. J'exige des excuses immédiates !"
Le nouvel intervenant, qui n'aimait pas que l'on traite sa maman d'un nom qu'il ne comprenait pas, leva derechef son poing et asséna à Leskov un uppercut qui aurait fait décoller une vache. Inutile de préciser que le docteur décolla aussi avant atterrir deux mètres plus loin dans une flaque à la composition indéfinie. C'était bien tout ce à quoi il aurait droit en guise d'excuse pour aujourd'hui. Comme d'une seule paire de mains, la foule applaudit le geste. Un applaudissement modéré qui voulait dire que les salves assourdissantes n'arriveraient que lorsque le second Docteur serait allongé, lui aussi, dans une flaque avec la mâchoire inférieur abimée. En attendant, la machoire abimée de leskov, elle, laissa échapper un faible râle qui, pour une oreille particulièrement attentive, donnait ceci
"Je veux des excuses."
La foule, délaissant alors le bon docteur, toujours affalé dans sa flaque, se tourna avec excitation vers Pellstein et l'armoire à glace, regardant tantôt son visage du premier, tantôt le poing du second, comme dans l'espoir que cela allait faire s'en encastrer un sur l'autre, peu importe lequel. Un "Yaaaah !" combattif et strident s'eleva alors de leur dos -comme il est de rigueur lorsque l'on réalise une action d' "éclat" à qui surprend tout le monde-. Leskov s'était relevé, sa machoire pendant lamentablement, et, armé d'une pierre, s'était jeté sur un passant au hasard. Leskov est têtu et résolu. La soirée le prouve. Qu'on lui refuse une glace, il tabassera le glacier jusqu'à ce qu'il en ait une. Il en va de même pour les excuse et un tas d'autre choses comme une partie de carte ou les toilettes d'un restaurant. Leskov donc, agrippé à un badaud, le martelait de coups inoffensifs, même à haute dose. Le caractère inoffensif de l'octogénaire n'empêcha pas pour autant le passant de hurler comme une damné. Il est bien connu que le degré de dangerosité de quelque chose n'est pas proportionnel à l'effroi qu'il inspire. Leskov est comme un verre de terre dans votre slip : il ne ferait pas beaucoup de dégâts mais, pour une raison inexplicable, cela n'empêche pas de hurler et gigoter dans tous les sens quand on y est confronté. Malheureusement, cette ténacité valu au Docteur un nouveau coup de poing comme autant de briques balancées sur le nez. L'armoire à glace, fort de son assurance face aux 40 kilos nerfs, s'était, une nouvelle fois jeté sur le pauvre médecin -piétinant le bonhomme effrayé au passage-. Pellstein, pendant toute cette agitation, appréciait en bon spectateur la déconfiture de Leskov. Ce dernier, après une série de coups qui en aurait mit KO des plus lourds que lui, parvint à se soustraire à la foule en colère comme seul un scientifique fou sait le faire à force d'expérience. Clopinant à la manière d'un rat qui apprendrait tout juste à marcher sur ses deux pattes, il se rua vers ... n'importe où. L'important était surtout de ne pas rester sur place. Très vite, il disparut -comme il est aisé de le faire en pleine nuit- , les échos de sa voix se répercutant dans la nuit.
"Un jour, Pellstein, je vous renverrai l'ascenseur ... après en avoir ciselé les câbles !!" [anachronisme sans doute, mais je voulais la faire.]
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|  | | Scal Pellstein Nouveau


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 | Sujet: Re: Le médecin a dit : Un suppo et au lit. Lun 29 Mar - 21:02 | |
| [Ouf, heureusement que ma flemme m'a empêché de poster sans toi alors, hein^^ C'aurait été bête de ne pas voir au moins une version... Et même si c'est pas le top du top, c'est sympa quand même, franchement. Bon, sur ce...]
La justice triomphait! La vérité faisait éclater la vérité! Le mauvais était rossé et le bon... peut être pas applaudi, mais en cette situation, Scal s'en tirait à ce point mieux que Leskov qu'il n'avait rien à dire d'autre quant à son cas. Ah qu'il devait sentir le goût amer de la défaite, ce charlatan, ce médecin d'opérette! Autant la foule que la simple brute avaient compris que le diagnostic de cet ancien... savant, était erroné et qu'il fallait le punir pour qu'il retienne de sa bêtise. Cet âne de Leskov avait pu découvrir la lumière, c'était bienheureux pour lui. Tout du moins, c'était ce que pensais Scal avant d'entendre les ultimes menaces de ce diable. Il n'avait rien retiré de cette expérience, en définitive. A partir d'un certain âge, il était peut être trop tard pour apprendre quoique ce soit. Soit, au moins était-il mis hors d'état de nuire pour le restant de la journée. Enfin, peut être même plus, avec de la chance... Certaines personnes n'étaient pas aptes à pratiquer la médecine, et si lui briser quelques os permettaient de le tenir éloigné d'un scalpel quelques temps, c'était un moindre mal...
-Merci, mon brave. Il était que cet individu avait besoin d'une leçon tant de médecine que de savoir-vivre. Je vous suis reconnaissant de vous être chargé pour moi de cette besogne, hmmm... bestiale?
Pour toute réponse, Scal eut d'abord droit à un regard noir, qu'il ne comprit pas. Mais après tout, comment pouvait-il entrevoir cette terrible vérité? Que tant lui que son confrère, réduit heureusement au rang de tas de chair sanglante, enfin, le terme était mal choisi pour Leskov, étant donné que, de un, il était encore vivant, et de deux, il n'avait pas vraiment de peau visible, ou enfin si, mais dans un état... Bref, il était ardu pour l'esprit légèrement fou de ce cher Pellstein de comprendre que sa vision de la médecine était, elle aussi, remise en cause par la foule. Certes, il n'avait tué personne aujourd'hui... Ou enfin, si, mais indirectement, donc, légalement, vu que Leskov avait fuis, on ne lui en tiendrait pas rigueur immédiatement; il pouvait donc s'estimer comme presque... innocent? Malgré qu'il soit maculé de sang et de fluides, suite aux quelques affaires et affres de la journée, il n'avait pas ôté la vie de ses mains et n'était donc pas digne d'être mis... en état d'arrestation par une clé de bras ou autre? Mais en prenant en compte le fait que le "gardien" de la population avait vu sa mère copieusement insultée par cet ignare infâme et rachitique de Leskov, et que le brave docteur Pellstein n'était pas, visiblement, sans lien avec les événements de la journée, la brute en question lui dit d'une voix qu'on aurait aisément pu comparer à celle d'un lion affamé:
-Vous... Vous bougez pas! Vous trois, là-bas, rattrapez-moi cette espèce de loque!
Dans ces ordres, Scal voyait nettement deux choses ressortir: premièrement, Leskov ne quitterait peut être pas l'île indemne... Mais c'était son problème, alors... Mais le second point était plus crucial, on le prenait également pour un dangereux psychotique, lui, le grand docteur Scal Pellstein! Dans la partie consciente de son cerveau, c'était une insulte habituelle qui allait mettre en marche un processus très entrainé de fuite. Mais dans son inconscient, c'était un soulagement intense. Oui, il avait eu peur de... perdre face à ce Leskov! Il l'ignorait, mais son esprit était soudain heureux d'avoir rivalisé de folie et d'avoir pu entrainer la méfiance et la haine chez la population! Il était un savant fou, et même s'il l'ignorait, était fier de l'être! Oui, voilà, messieurs, c'est ainsi que fonctionnait alors l'esprit dément de ce bon vieux docteur.
-Eh, mais ne serait-ce pas un Plastiblagondondria Precétacé là-bas?
-Eugh... Un quoi?
Pas très futé le type, comme son apparence le laissait supposer... Le Plastiblagondondria était une chimère! Les théories le prouvaient nettement! Ah, les esprits simples, toujours aptes à croire aux légendes ou aux théories sans preuves... Mais Scal n'avait pas l'occasion de s'amuser de cette erreur de jugement de la part du gorille, pour la simple et bonne raison qu'il devait à présent filer. Courant comme un dératé, son visage était suffisament effrayant tant par l'effort que parce que, de près, il n'avait jamais été charmant, pour faire reculer quelque peu les badauds. Et ainsi lui permettre, telle une vipère, de se glisser entre les individus présents pour atteindre les ruelles de la ville, en sécurité, enfin, jusqu'à ce qu'on se mette à le poursuivre en le dénigrant et en lui lançant quelques objets contondants dans la colonne vertébrale. Malgré tout, à partir du moment où il pouvait faire marcher ses guiboles, il s'en sortait. Celle avait toujours été ainsi et cela le serait toujours, n'était pas né la veille celui qui arrêterait Scal Pellstein! Tout en quittant cette île de malheur, le médecin voyait en son esprit repasser la menace du Dr Leskov... Un tel homme... Il le retrouverait sans doute sur les mers! Son sang se mettait à bouillir rien que d'y repenser. Il aurait l'occasion de lui montrer sa supériorité scientifique! Il aurait l'occasion... De le vaincre sans intervention extérieure, la prochaine fois, et de lui montrer qu'il était un idiot, un sot, un crétin doublé d'un débile têtu. Et ensuite, face à un Leskov en pleure suite à une autre déconfiture face au grand Scal Pellstein, il pourrait lui rétorquer dans ses pleurs infectes "Elémentaire, mon cher Joseph!".
Un peu court, certes, mais bon... C'est un post de clôture... Et j'ai pas super la forme depuis la semaine dernière, j'ignore pourquoi ce découragement... Bref, on se reverra un jour, charlatan! Vais aller débloquer thriller bark maintenant, moi...] |
|  | | | | Le médecin a dit : Un suppo et au lit. | |
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