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| | Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] | |
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Kanzaki Kaori Meilleur bretteur du monde


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 | Sujet: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mer 19 Mai 2010 - 13:30 | |
| Anima venait de rentrer de sa mission à Nothing Island elle avait accordé une permission à son équipage d'une semaine et, elle aussi, elle comptait bien profiter de cette semaine de repos. Elle s'était donc rendue à Marie Joa pour faire ce qui la motivait le plus hormis dormir et dessouder du pirate : c'est à dire du lèche-vitrines. Elle s'était habillée en civile. Une longue robe blanche à fleurs mettait habilement ses formes en valeur et se mariait astucieusement avec le climat pré-estival qui régnait actuellement en Terre Sainte. Accompagnée de celle qui gérait à présent ses finances, la jeune Ginger, elle arpentait les rues de la capitale provoquant une avalanche de torticolis sur son passage.
Flânant dans les rues marchandes de Marie Joa, elle s'arrêtait régulièrement dans les boutiques des grands couturiers et des grands bijoutiers et se faisait plaisir lors des essayages et surtout, lors de ses achats. Elle se baladait avec une montagne de sacs pleins d'habits et de paires de chaussures. Certes, elle venait de claquer un salaire mensuel en sapes, mais elle avait besoin de ce petit plaisir hédoniste. De plus grâce à la Marine, elle était logée et nourrie à l'œil ce qui lui permettait de pouvoir consacrer l'intégralité de sa fortune à ses loisirs. Rien que pour ça, c'était chouette de bosser pour le Gouvernement.
Après une bonne matinée de lèche-vitrine, Anima et Ginger s'arrêtèrent à la terrasse d'un restaurant pour se sustenter. Outre le fait que le serveur les draguait ouvertement, le déjeuner était délicieux. Et la belle se permit même le luxe de commander un café qu'elle accompagna d'une de ses habituelles cigarettes. Maintenant que les deux beautés étaient repues, elle s'adonnaient à un autre de leur jeu favori, reluquer les mecs.
(je suis pas doué pour commencer les sujets... c'est un poil court) ____________________________________ |
|  | | Flame D Elric Sous Amiral


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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mer 19 Mai 2010 - 14:54 | |
| [Hrp: Pas grave... Moi je fais un copier coller en guise d'intro à mon post (copier-coller d'un de mes posts, je précise hein... ^^')]
Je déambulais dans les rues et ruelles, passant de magasin en magasin, espérant trouver un petit quelque chose qui me plairait. Je m’arrêtais un instant au stand de bonbons, j’y faisais la queue, et faisais finalement l’acquisition d’une délicieuse sucette au melon, avec une espèce de pâte au milieu, qu’on peut mâcher mais difficilement avaler. Le vendeur avait appelé ça « chewing-gum ». Je ne connaissais pas ce genre de chose et je n’avais pas peur de l’inconnu, je tentais donc la pâte bizarre. Je finissais ma friandise, et la pâte n’avait presque plus de goût, quand je passais devant une boutique de vêtements très sympathique en ceci que la devanture me faisait vraiment envie. Jetant le reste de pâte sucrée, que j’avais alors en bouche, à la poubelle, j’entrais dans le magasin, pour y passer un peu de temps. Je déambulais dans les allées de la boutique, et j’y trouvais de ça de là des habits tantôt chics, tantôt moches, et certains me faisaient même envie. A tel point que je choisissais une chemise, et allait l’essayer en cabine d’essayage. Je devinais une Den Den Mushi vidéo dans la cabine dès que j’y entrais, car il y avait une brèche si caractéristique de ces trous que l’on fait en essayant de faire en sorte que ça ait l’air réaliste, sans trop abîmer pour autant le matériel. Il était clair que c’était l’une de ces sublimes vendeuses qui avait pris la peine de poser ce dispositif, afin d’observer les clients qu’elle devait juger à son goût. Mon odorat de loup me signalait un détail, qui fit que je savais être à son goût. De fait, les petites bêtes à coquille dont on se sert pour enregistrer des choses relâchaient un gaz particulier quand ils se mettaient en marche, et je sentais cette odeur à la fois âcre et acide, qui picotait mon nez à l’odorat si développée. J’enlevais alors le haut, jouant moi aussi, comme si j’étais un homme sur de lui, et par ailleurs je faisais en sorte qu’elle ne remarque pas que je jouais la comédie. J’en faisais trop, mais pas tant que ça, tout était dans la nuance. Mon torse autrefois frêle s’était élargi, j’avais retrouvé des abdos que je croyais perdu depuis longtemps dans je ne sais trop quel restaurant, et je pouvais me vanter d’avoir pris des bras. Certes j’étais loin derrière tous ces gros bras qui hantent les couloirs du QG de Marie Joa, mais j’étais assez fier du résultat, et j’espérais que ce serait le cas de la jeune femme qui devait m’observer. En effet, j’avais pu les observer en entrant, et je devais avouer qu’il y en avait une en particulier, qui me plaisait assez. Relativement petite par rapport à moi, elle avait un visage agréable, aux traits fins, des lèvres pleines, que j’embrasserais avec un plaisir non dissimulé si l’occasion se présentait. De longs cheveux entre le blond et le châtain, tombant librement sur son visage et autour. De grandes prunelles noisette, magnifiques ouvertures sur un monde où j’aimerais plonger si je le pouvais. Je sortais de la cabine d’essayage après avoir passé une belle chemise assez simple, aux couleurs blanches et noires. J’aimais cette chemise, pour les dessins tribaux noirs qui l’ornaient, et que je trouvais tout simplement scandaleusement beaux. Je voyais la jeune vendeuse que j’avais remarquée plus tôt, et cela ne m’étonnait pas qu’elle veuille profiter du spectacle que je faisais spécialement pour elle. Je faisais dans le cliché et le mauvais goût, et sur toute fille ayant un minimum de cervelle ça ne marcherait pas. Mais le sage a dit naguère : « Un ennemi stupide est un don des Dieux. ». J’avais créé ma variante à cette phrase, en changeant le mot ennemi par le mot femme. Elle peinait à retenir un sourire de plaisir quand je me dirigeais vers elle pour lui demander son avis. Elle me conseilla de prendre cette chemise car elle trouvait qu’elle m’allait particulièrement bien. Je payait en liquide, et glissait mon numéro de Den Den Mushi personnel entre deux billets. Cette fois ci, elle ne retint pas son sourire, et son visage s’éclaira, devenant radieux. Je sortais du magasin quelques minutes après avoir fait mon achat, et je portais ma nouvelle chemise. Elle était parfaite pour me cacher dans les rues de Marie Joa pour une planque, car elle était à la mode. Et qui soupçonnerait un homme qui porte des vêtements lambda, lorsqu’il est caché au milieu de gens lambda. Je reçu un message sur mon escargophone, et le lut immédiatement. C’était la vendeuse de tout à l’heure, et elle me donnait un rendez vous ce soir. J’avais du coup à la fois son numéro, un contact avec une locale de l’île, et un rendez vous galant. Elle me priait de mettre la sublime chemise que je venais d’acheter, et je lui répondais par message également que je le ferais avec plaisir, lui confirmant alors ma venue à son rendez vous.
Je sortais alors de la boutique, ma nouvelle chemise sur les épaules, l'autre dans un sac. J'étais content de mon achat du jour, que je trouvais fort sympathique. Je me dirigeais tranquillement vers un café, afin de me poser quelque minutes au Soleil, profiter un peu de cette après midi. J'en avais fini avec mes emplettes, une nouvelle chemise me suffisait amplement. Je trouvais un café fort sympathique qui faisait aussi restaurant, et je m'asseyais à une table en extérieur après avoir signalé à un serveur que je prendrais deux croissants, un café, et une crème glacée à la praline. La commande arriva assez rapidement, je n'avais eut le temps de fumer que deux cigarettes, c'est dire. Pour Marie Joa, un serveur qui apportait la commande à un homme en moins de trente minutes constituait une merveille. Je pensais en moi même qu'on devrait récompenser ce serveur... Un de mes hommes arriva cependant pour me gâcher mon plaisir, avec une missive. Il s'arrêta près de moi, je lui fis signe de la lire, que je n'avais pas peur que des gens l'entendent, et je l'écoutais, horrifié.
-Sous Amiral Flame D. Elric, l'Amiral en Chef vous annonce par la présente votre affectation à l'équipage de Labrusca D. Anima, les World Eaters semblerait-il...
Je tombais à genoux, me tâchant de crème glacée, sur ma nouvelle chemise de surcroit... J'avais déjà été affecté à plusieurs équipages, principalement ceux que le Gouvernement voulait voir disparaitre... Tous avaient disparus d'ailleurs... Comme si j'étais maudit dès que j'entrais dans un équipage... Je levais les mains au ciel, et criais à l'adresse d'un hypothétique Dieu, n'ayant cure des autres personnes en terrasse autour de moi...
-NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!!!!!!! POUR KOU AAAHH?!!!!! Qu'ai-je fais de mal pour mériter cela... Pourquoi dois-je servir sous les ordres d'une psycho rigide complètement déglinguée que je tuerais bien, après avoir couché avec elle si toutefois c'est envisageable...??!
[Hrp: Moi nossi j'ai fais de la merde, mais au moins, nos persos vont pouvoir parler, le vrai rp va pouvoir commencer...] |
|  | | Kanzaki Kaori Meilleur bretteur du monde


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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mer 19 Mai 2010 - 17:34 | |
| Anima et Ginger savouraient tranquillement un bon café de South Blue, profitant de ce bel après midi de Mai. Les femmes avaient d'ailleurs sorti pour l'occasion des robes d'été, et les plus jeunes d'entre elles des jupes courtes. Mais peu pouvaient se vanter d'être aussi légèrement vêtues que le Lieutenant Nausicaa. Quant aux hommes, ils arboraient short et chemise courte. Les terrasses étaient pleines à craquer et les boissons fraiches coulaient à flots pour désaltérer tout ce beau monde. Le ciel d'un bleu limpide finissait de donner l'illusion de l'été alors qu'on était qu'à la mi-Mai.
La Sous-Amirale et sa Lieutenant continuaient de discuter joyeusement en notant tout les hommes qui passaient et il faut avouer que les deux nanas étaient plutôt sévères. Hormis un jeune homme avec une chemise blanche ornée de motifs tribaux noirs qui était passé tout à l'heure, aucun n'avait dépassé le huit sur dix. Enfin bref, les deux belles de jour s'ennuyaient maintenant et leur discussion portait sur le budget qu'Anima pouvait encore se permettre de claquer en habits et en bijoux.
C'est alors qu'un officiel de la Marine se pointa vers là où elles étaient. Anima se demanda alors qui osait troubler sa permission. Mais au dernier moment l'homme se posta devant le jeune homme huit et demi sur dix de tout à l'heure. Curieuse, elle tendit l'oreille.
"Sous Amiral Flame D. Elric, l'Amiral en Chef vous annonce par la présente votre affectation à l'équipage de Labrusca D. Anima, les World Eaters semblerait-il..."
Anima s'attendait à voir sauter le jeune homme de joie. Ou exprimer son contentement d'une façon ou d'une autre mais ce qu'il fit la vexa plus qu'autre chose. Il tomba à genoux, répandent sur sa chemise de la crème glacée. Il leva ses mains au ciel, criant à l'adresse d'un hypothétique Dieu, n'ayant cure des autres personnes en terrasse autour de lui.
"NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!!!!!!! POUR KOU AAAHH?!!!!! Qu'ai-je fais de mal pour mériter cela... Pourquoi dois-je servir sous les ordres d'une psycho rigide complètement déglinguée que je tuerais bien, après avoir couché avec elle si toutefois c'est envisageable...??!"
Une petite veine d'énervement apparut sur la tempe de la grande et belle blonde. De ses immenses enjambées, elle se mit juste devant le jeune homme et le toisa d'un regard plein de reproches.
"Reprenez-vous, bon sang! Faites honneur à votre grade! Intégrer mon équipage n'est pas une chose si terrible! Relevez vous, c'est un ordre!" Puis ce retournant vers sa Lieutenant. "C'est qui ce gars?"
"Il s'agit de Fame D. Elric, Madame. Un Sous-Amiral aux grandes capacités intellectuelles."
Anima prit deux chaises et s'assit, ainsi que Ginger, à la table de Flame. Puis d'un geste, elle fit venir un serveur.
"Amenez-nous votre meilleur Whisky. Et votre promptitude sera récompensée."
Elle s'alluma une cigarette et regarda longuement le jeune homme.
"Bon, vu que vous n'avez pas choisi de me rejoindre et que je n'ai pas fait de demande d'affectation vous concernant, je peux donc en déduire que cette situation vous emmerde au moins autant que moi. Je ne vous connais pas, et franchement, si vous compter tirer au flanc avec moi, vous êtes mal tombé. Votre grade, vous pouvez vous le carrer où je pense dès à présent. Chez les World Eaters, les titres ne comptent pas, seules les actions ont une valeur à mes yeux. Bref, en somme je ne sais pas si vous êtes de ces gradés à l'égo sur-dimensionné, mais ceux qui sont sous ma responsabilité obéissent à mes ordres. Et je ne tolère pas d'insubordination. Mais je sais récompenser ceux qui me servent bien."
Le serveur arriva avec un dix-huit ans d'age d'une fameuse distillerie de West Blue. Et en servit trois verres.
"La psycho rigide complètement déglinguée que je tuerais bien, après avoir couché avec elle a une très bonne ouïe aussi. Et je doute fortement que vous ayez suffisamment de charme pour que je daigne coucher avec vous et encore moins de force pour que vous puissiez me tuer." ____________________________________ |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mer 19 Mai 2010 - 18:22 | |
| Quelques secondes après ma déclaration à notre père qui ne branle rien depuis les cieux, une jeune femme resplendissante s'était posté juste devant moi, me toisant de toute sa taille alors que j'étais à genoux, toujours occupé à me plaindre, mais plus intérieurement cette fois ci. S'informant sur mon identité, la femme se permit de s'asseoir à ma table, commandant le meilleur whisky du restaurant, tandis que la femme qui lui servait de lieutenant, et de porte feuille de ce que j'avais entendu depuis que j'étais assis, s'asseyait à sa droite. J'avais une chance extraordinaire. Non seulement j'apprenais que j'allais entrer dans l'équipage de mon antagoniste parfait dans les troupes de la Marine, mais en plus, cette personne se trouvait juste à côté de moi sur la terrasse. Serait-ce une mauvaise journée? Je gageais par ma montre et mon billet qu'on ne tarderait pas à venir m'importuner au sujet des affaires dont je m'occupais en ce moment. A dire vrai je les avais déjà toutes résolues. Mais je voulais mériter ma paye, et je faisais donc traîner les choses. De fait, je ne souhaitais nullement boucler les 6 affaires sur lesquelles j'étais en moins d'une heure, ce serait pris pour de la vantardise...
Je me redressais, et confirmais ma pensée que je faisais à peu près la même taille que celle qui serait apparemment ma supérieure désormais. Je me rasseyais alors à ma place, et sirotais mon café qui avait refroidis. D'un geste de la main, je me commandais ma bouteille de Scotch personnelle. J'avais une bouteille dans tous les bars, et tous les restaurants, de la Ville Sainte, de sorte que je ne sois jamais à sec. La bouteille arrivait rapidement, avec un verre, que je remplissais prestement. J'ajoutais deux glaçons. Jamais plus de deux glaçons, sinon on gâchait le Scotch.
-Bon, vu que vous n'avez pas choisi de me rejoindre et que je n'ai pas fait de demande d'affectation vous concernant, je peux donc en déduire que cette situation vous emmerde au moins autant que moi. Je ne vous connais pas, et franchement, si vous compter tirer au flanc avec moi, vous êtes mal tombé. Votre grade, vous pouvez vous le carrer où je pense dès à présent. Chez les World Eaters, les titres ne comptent pas, seules les actions ont une valeur à mes yeux. Bref, en somme je ne sais pas si vous êtes de ces gradés à l'égo sur-dimensionné, mais ceux qui sont sous ma responsabilité obéissent à mes ordres. Et je ne tolère pas d'insubordination. Mais je sais récompenser ceux qui me servent bien.
Comme si j'allais tirer au flanc... Lui coller un bour'pif j'aurais pas su dire... Mais tirer au flanc n'était pas ce que je pourrais appeler une de mes activités. Je m'apprêtais à répondre quand un homme de stature moyenne arriva, et se dirigea droit vers moi. Il s'appelait Harry, travaillait en tant qu'enquêteur à Marie Joa, sur les affaires que l'on pouvait fort aisément classer comme "faits divers". Je résolvais plus d'une trentaine de ces affaires par semaine, et encore, je gardais le dimanche pour moi, pour me reposer... La jeune femme me servait un verre du whisky de dix huit ans d'âge qu'elle avait commandé, je le savourerais plus tard, je venais de boire une lampée de ma bouteille. Je me concentrais alors sur l'homme qui arrivait, tout en écoutant distraitement ce que continuait de dire mademoiselle Anima. Comment savais-je qu'elle était mademoiselle? Mais enfin, à son caractère bien sur... Elle ne pouvait être madame...
-La psycho rigide complètement déglinguée que je tuerais bien, après avoir couché avec elle a une très bonne ouïe aussi. Et je doute fortement que vous ayez suffisamment de charme pour que je daigne coucher avec vous et encore moins de force pour que vous puissiez me tuer.
D'un signe, je m'excusais auprès d'elle et sa lieutenant pour quelques secondes, mais n'en demeurais pas moins assis à la même place, tandis qu'Harry se plaçait devant moi.
-Oui Harry? Tu as quelque chose à me demander?
-Ben, au sujet des affaires que vous avez commencées hier...
-Finies! Toutes finies!
-Les... Les 6 affaires que vous avez pris hier matin?
-Qu'est ce que tu comprends pas dans "toutes finies"?
-Eh bien, on a encore arrêté personne...
-Normal, je t'ai pas donné les noms des coupables... Pour les affaires 3A et 4C, embarque directement ceux qui ont portés plaintes, c'est une vengeance personnelle, ils veulent faire accuser un innocent. Pour la 7F, va me chercher le vendeur de balles rebondissantes de la rue Alphonse Michel. Pour la 2K, c'est le revendeur de poudre des docks. Pour la 6S, revendeur de clopes de North Avenue. Et enfin, pour la 28P, c'est un peu plus ardue parce qu'il a caché son jeu, j'ai mis près de trente minutes à comprendre, c'est l'épicier du coin de la rue. Alors tu vas m'arrêter tous ces gens, les mettre en cellule provisoire jusqu'à demain, date à laquelle je viendrai les interroger sans faute. Mais là, j'aimerais profiter de la fin d'après midi...
-Je me demanderai toujours comment vous faites...
-Et tant que ça resteras comme ça, je demeurerai le meilleur enquêteur de la Marine Harry... Maintenant si tu veux bien nous laisser...
Le jeune Marine nous laissa effectivement, et je me tournais vers mon interlocutrice de quelques minutes auparavant, tout en savourant le délicieux whisky qu'elle avait fait amener... Je sortais une clope de mon paquet, que je laissais ouvert sur la table, comme une invitation si l'une des deux demoiselles voulait se servir. Je tirais une longue bouffée sur ma cigarette, et basculais la tête en arrière. Je soufflais alors la fumée par les narines, lentement, comme profitant du cancer en barre que j'allumais jour après jour, sans relâche.
-Excusez cet intermède, mais Harry apprend encore les ficelles du métier. Je dois encore lui donner les coupables. Je ne désespère pas de faire de ce jeune homme un détective correct, mais il n'a malheureusement pas les capacités suffisantes pour repérer toutes les micro expressions du corps comme je le fais...
Je croquais alors un de mes croissants, et le mâchais rapidement. Mine de rien, j'avais faim. Entre chaque bouchée, je tirais une bouffée sur ma cigarette, et je finissais comme cela les deux croissants, et la cigarette, en un rien de temps... Je décidais alors d'expliquer à la jeune femme les motivations de ma réaction.
-Comprenez moi bien. Je n'ai rien de vraiment personnel contre vous. Vous faites du bon boulot, mais vous le faites d'une manière que je n'approuve pas, ou plus. J'ai en effet quitté les forces spéciales et les missions commandos il y a quelques années déjà. Disons que si je devais être affecté à un équipage, j'aurais juste préféré être envoyé dans celui de mon vieil ami Sora, afin d'en finir avec ce statu quo à 99 victoires, 99 nuls et 99 défaites contre lui... Vous êtes, pour faire simple, mon antagoniste dans les forces de la Marine. Là où j'enquête, vous exterminez... Non pas que je remette en cause votre efficacité, mais vous faites des victimes innocentes, qui pourraient être évitées avec un minimum de travail de préparation.
Je respirais, m'allumais une nouvelle cigarette, et reprenais.
-Je ne tirerai jamais au flanc, même dans votre équipage, et je suis au regret de vous dire que vous ne ferez pas exception en ceci que je ne respecte que rarement les ordres. J'ai ma manière de faire, et vous avez la vôtre. Je vais essayer de coexister à vos côtés, et de faire mon travail du mieux que je peux. Votre Lieutenant semble me connaître de réputation, demandez lui mes spécialités, j'ai horreur de faire ça moi même, cela me donne l'impression de me vanter... Si votre lieutenant de sait pas tout, demandez directement aux Tenryuubitos, j'ai beaucoup travaillé pour eux récemment...
[HRP: Spécialités: Enquête / Combat / Musique / Littérature / Banque de données sur pattes.] |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Jeu 20 Mai 2010 - 11:24 | |
| Anima attendait une réponse de la part d'Elric, mais ce fut un homme qui sentait le Marine en civil à des lieues à la ronde qui se présenta. Un certain Harry. Plutôt de taille moyenne, il compensait par de larges épaules et des mains si grandes qu'elles faisaient pâlir de jalousie les pelles d'égoutier. Enfin, l'immense blonde chuchota quelques mots à se Lieutenant qui sortit alors une feuille et se mit à griffonner furieusement dessus. Au bout de quelques secondes, Ginger avait presque entièrement noirci le papier de notes. Il était tout bonnement impressionnant de voir à quelle vitesse la femme aux cheveux naturellement bleus écrivait. C'en était presque surnaturel. Une fois son labeur fini, la jeune aide de camp poussa le papier sous les yeux de la Sous-Amirale. Malheureusement, cette dernière ne put lire plus que les premières lignes de ce qu'il y avait marqué dessus car Flame et Harry avaient fini leur petite discussion. D'ailleurs ce dernier s'était allumé une clope, laissant le paquet sur la table. Comme une invitation à se servir. Ginger fit un geste vers le paquet avant de se faire claquer la main par Anima qui lui jeta un regard plein de reproches et sortit de son sac à main son propre paquet de cigarettes devant sa Lieutenant rougissante de colère de s'être faite ainsi reprendre par sa supérieure, boudant la clope que lui offrait la grande blonde qui finit par s'en allumer une en soupirant.
"Excusez cet intermède, mais Harry apprend encore les ficelles du métier. Je dois encore lui donner les coupables. Je ne désespère pas de faire de ce jeune homme un détective correct, mais il n'a malheureusement pas les capacités suffisantes pour repérer toutes les micro expressions du corps comme je le fais..."
Il décrypte donc le langage du corps? C'est une chose très intéressante pour un enquêteur. Et très gênante pour Anima, dans un certain sens cet homme pouvait lui être très utile mais d'un autre coté, il était très dangereux de le garder trop près d'elle. Tout un dilemme pour Anima. De plus cette aptitude le présentait comme une personne difficilement manipulable et son caractère de rebelle rendait inopérante sa supériorité hiérarchique. Cependant, à moins d'envoyer ce type aux casse pipes, ce qui ne lui déplairait pas tant que ça, vu l'arrogance dont faisait preuve, à ses yeux, Elric. Elle pouvait aussi "s'arranger" pour qu'il "disparaisse" et que ça passe pour un "accident". Cette idée lui arracha un semblant de sourire. Après tout, elle était l'ancienne directrice du CP9 et l'assassinat ne lui avait jamais posé de problèmes, même lorsqu'il s'agissait de faucher des vies parmi ses propres alliés. Quant à Elric, il expliqua ses raisons.
"Comprenez moi bien. Je n'ai rien de vraiment personnel contre vous. Vous faites du bon boulot, mais vous le faites d'une manière que je n'approuve pas, ou plus. J'ai en effet quitté les forces spéciales et les missions commandos il y a quelques années déjà. Disons que si je devais être affecté à un équipage, j'aurais juste préféré être envoyé dans celui de mon vieil ami Sora, afin d'en finir avec ce statu quo à 99 victoires, 99 nuls et 99 défaites contre lui... Vous êtes, pour faire simple, mon antagoniste dans les forces de la Marine. Là où j'enquête, vous exterminez... Non pas que je remette en cause votre efficacité, mais vous faites des victimes innocentes, qui pourraient être évitées avec un minimum de travail de préparation."
Il sortit une nouvelle cigarette avant de reprendre.
"Je ne tirerai jamais au flanc, même dans votre équipage, et je suis au regret de vous dire que vous ne ferez pas exception en ceci que je ne respecte que rarement les ordres. J'ai ma manière de faire, et vous avez la vôtre. Je vais essayer de coexister à vos côtés, et de faire mon travail du mieux que je peux. Votre Lieutenant semble me connaître de réputation, demandez lui mes spécialités, j'ai horreur de faire ça moi même, cela me donne l'impression de me vanter... Si votre lieutenant de sait pas tout, demandez directement aux Tenryuubitos, j'ai beaucoup travaillé pour eux récemment..."
Anima soupira, exhalant au passage une fumée de tabac qui s'envola en volutes fines dans le ciel bleu de Mai.
"Nous sommes face à un problème. A ce que je vois. Vous n'êtes pas du tout le genre de personnes qui intégrerait volontairement mon équipage. Et, je ne pense pas trop exagérer en disant que mes méthodes vous font vomir. Ce que je vois de vous à présent, c'est un gradé un peu bohème qui a toujours eu l'immense chance de ne pas avoir à supporter le poids de sa hiérarchie. Soit, d'un façon c'était tant mieux pour vous. Malheureusement, ce temps où vous étiez libre comme l'air est révolu. Vous êtes sous mes ordres, point. Et j'utilise vos compétences selon mon bon vouloir. N'imaginez même pas qu'il y aura une cohabitation, où une coexistence entre nous. Je n'ai pas demandé d'affectation vous concernant et, par conséquent, je n'ai pas besoin de vous. Quelles que soient vos qualités, pour moi, vous avez encore tout à prouver. Vous désapprouvez mes méthodes? Je m'en tamponne l'oreille avec une babouche! Là où les Immortels échouent, et où les Arpenteurs d'Horizon n'osent aller, moi j'y remporte des victoires! Alors votre idéalisme mielleux, vous feriez mieux de le jeter aux chiottes et de tirer la chasse! Je m'en fous de la manière! Il n'y a que deux choses qui comptent pour moi. Primo, le résultat. Deuxio, limiter au maximum les pertes de notre coté. Je ne vous demande pas de renier définitivement ce que vous croyez juste, mais tant que vous demeurerez sous ma responsabilité, c'est moi qui définit les règles du jeu et c'est moi qui donne les ordres. Pour faire simple, c'est moi qui suis à présent responsable de tes actes. Si tu déconnes c'est moi qui me ferait allumer en premier par la hiérarchie. J'ai pour habitude de couvrir mes hommes seulement, en contre partie, j'attends d'eux une obéissance absolue à mes ordres. Après, tant que tu obéis aux ordres et que tu ne salis pas le nom de l'équipage, tu es libre comme l'air."
Les yeux coururent sur la feuille de papier noircie par la jeune Lieutenant. Il y avait, des données biométriques basiques, taille, poids, couleur des yeux, groupe sanguin, etc... et ses états de services. Il n'y avait strictement rien qui puisse informer Anima du passé d'Elric. Elle reprit une cigarette dans son paquet personnel et en tendit une à Ginger qui semblait avoir laissé passer son accès de colère de tout à l'heure. Puis elle reprit la parole.
"Elric, Ginger ne sait rien de votre passé, et comme je ne tiens pas à vous ordonner de me le révéler, je vous donne une chance de me le dire de vous même. Mais, dites vous bien une chose, si je désire vraiment savoir de quoi il retourne, je finirai bien par l'apprendre. Je dispose de ressources incroyables en matière d'informations confidentielles. Maintenant je vous écoute." ____________________________________ |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Jeu 20 Mai 2010 - 18:39 | |
| Je réfléchissais à tout ce que j'avais vu passer sur le visage de celle qui devait me servir de capitaine. De la peur tout d'abord, quand j'avais mentionné le fait de pouvoir décrypter le langage du corps. Elle craignait que je lise en elle comme un livre ouvert, ce que je faisais. Beaucoup de gens croient qu'il est aisé de contrer cette technique de détection de mensonge en se concentrant, en adoptant ce qu'on appelle une "poker face" ou un visage de joueur de poker. Mais quoi qu'on fasse, et quel que soit l'entraînement que l'on subit, on ne peut en aucun cas empêcher le corps de parler. Je voyais ensuite une brève émotion de plaisir, à l'idée de me tuer je le supposais au regard malsain qui était dirigé vers moi. Nul besoin de voir ses yeux pour le sentir. Elle ne m'aimait pas. Après tout tant mieux, je ne l'aimais pas non plus. Elle tapait sèchement la main de sa lieutenant quand je laissais mon paquet de cigarettes sur la table. Elle voulait mon obéissance, mais rien d'autre... Je l'écoutais alors, comme elle l'avait fait avec moi, c'était bien la moindre des choses.
-Nous sommes face à un problème. A ce que je vois. Vous n'êtes pas du tout le genre de personnes qui intégrerait volontairement mon équipage. Et, je ne pense pas trop exagérer en disant que mes méthodes vous font vomir. Ce que je vois de vous à présent, c'est un gradé un peu bohème qui a toujours eu l'immense chance de ne pas avoir à supporter le poids de sa hiérarchie. Soit, d'un façon c'était tant mieux pour vous. Malheureusement, ce temps où vous étiez libre comme l'air est révolu. Vous êtes sous mes ordres, point. Et j'utilise vos compétences selon mon bon vouloir. N'imaginez même pas qu'il y aura une cohabitation, où une coexistence entre nous. Je n'ai pas demandé d'affectation vous concernant et, par conséquent, je n'ai pas besoin de vous. Quelles que soient vos qualités, pour moi, vous avez encore tout à prouver. Vous désapprouvez mes méthodes? Je m'en tamponne l'oreille avec une babouche! Là où les Immortels échouent, et où les Arpenteurs d'Horizon n'osent aller, moi j'y remporte des victoires! Alors votre idéalisme mielleux, vous feriez mieux de le jeter aux chiottes et de tirer la chasse! Je m'en fous de la manière! Il n'y a que deux choses qui comptent pour moi. Primo, le résultat. Deuxio, limiter au maximum les pertes de notre coté. Je ne vous demande pas de renier définitivement ce que vous croyez juste, mais tant que vous demeurerez sous ma responsabilité, c'est moi qui définit les règles du jeu et c'est moi qui donne les ordres. Pour faire simple, c'est moi qui suis à présent responsable de tes actes. Si tu déconnes c'est moi qui me ferait allumer en premier par la hiérarchie. J'ai pour habitude de couvrir mes hommes seulement, en contre partie, j'attends d'eux une obéissance absolue à mes ordres. Après, tant que tu obéis aux ordres et que tu ne salis pas le nom de l'équipage, tu es libre comme l'air.
Je me taisais et l'observais, attentif. Je préparais mentalement une réponse à chacun des points mentionnés par ses soins...
-Elric, Ginger ne sait rien de votre passé, et comme je ne tiens pas à vous ordonner de me le révéler, je vous donne une chance de me le dire de vous même. Mais, dites vous bien une chose, si je désire vraiment savoir de quoi il retourne, je finirai bien par l'apprendre. Je dispose de ressources incroyables en matière d'informations confidentielles. Maintenant je vous écoute.
Cette fois, je répondais du tac au tac, tout en pensant distraitement à ce que je dirais par la suite pour répondre à la première partie de son monologue...
-Et qu'en est-il des informations que je suis seul à détenir? Le Gouvernement ignore tout de moi, les dossiers me concernant ne sont que tissus de mensonges, et ils le savent. Ils n'y peuvent rien, on leur a ordonné de ne pas enquêter sur moi et mon passé. Un pauvre diable, ex-CP9 me semble-t-il, a bien essayé il y a quelques années... Il est encore en train de chercher dans les décombres d'une île déserte. Je crois bien que le peu qu'il a découvert ne l'ai rendu fou pour le restant de ses jours...
J'allumais la troisième cigarette de la conversation, et tirais une longue bouffée, que je soufflais par des narines. Les volutes de fumée montèrent sur quelques mètres dans les airs, avant de se dissiper peu à peu.
-Vous dites vouloir m'utiliser comme bon vous semble. Un premier contentieux risque de se poser. Voyez vous, j'écoute toujours les suggestions des gens qui m'entourent. Je les note précieusement, et je retiens tout. Je réfléchis à ce qu'ils voudraient me voir faire, trie les options sur le volet. Mais en définitive, je fais ce que je veux. Quand je parle de cohabitation, je veux dire que là où vous irez, j'irai. Là où il y aura des pirates, des criminels, je les arrêterai. Mais ça n'ira pas plus loin tant que je ne vous jugerai pas digne de ma confiance. Vous parlez de la hiérarchie que je serais supposé suivre aveuglément. Sachez donc que comme nous avons tous deux le même grade, je n'ai aucune obligation juridique de vous obéir. J'ai été affecté à votre bâtiment, pas à votre commandement. Les mots sont importants, et vous avez fort bien entendus la missive de notre ami commun l'Amiral en Chef. Je parle d'ami commun car je garde ce que j'ai découvert sur lui pour moi, après tout, quel intérêt aurais-je à dévoiler ses secrets... Ceux de Sora Shizen je ne dis pas... Mais enfin, l'Amiral en Chef...
Je prenais une courte respiration, et je reprenais.
-Vous méthodes ne me font nullement vomir. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Elles ne me conviennent plus. En tant que Chef du CP9, vous avez commis des atrocités au nom du Gouvernement. J'ai fait pire. Là où vous êtes allé et avez connu la peur, j'ai passé des années. Ce qui pour vous est la limite à ne pas dépasser, correspond à un doux rêve pour moi. J'ai vu pire, j'ai fait pire, que tout ce que votre esprit d'ancien chef des services secrets peut penser. Votre manière de faire passerait pour propre vis à vis de ce que j'ai été, et vous seriez une Sainte et moi un Démon si l'on nous classait sur une même échelle. Enfin, sachez que vous n'avez nullement à vous sentir responsable de mes actes. Laissez moi vous expliquer...
Je soufflais un moment, réfléchissant que je pourrais ménager mon interlocutrice, rester dans le soft et ne pas la brusquer, mais je m'avisais qu'elle l'avait en un sens chercher. Aussi continuais-je.
-Le Gouvernement m'affecte aux équipages qu'il veut voir disparaître. Tantôt j'ai été contraint de liquider mon capitaine, tantôt je n'ai rien eut à faire d'autre que survivre. Je ne sais pas ce que vous avez fait, et ce qui fait que le Gouvernement vous en veut au point de m'envoyer à votre bord, mais sachez tout de même qu'il n'y a rien de pire comme sanction. La seule option autre que celle ci applicable par les dirigeants étant de vous exécuter sur la place publique. Je suis un peu le clou qui dépasse, celui qu'on envoie au casse pipe en espérant qu'il y reste. Ceci étant, j'ai développé des instincts de survie si puissants que le Gouvernement a fini par comprendre que là où j'irais, les gens mourrais autour de moi. C'est aussi pour ça que je travaille essentiellement en solo, ou en duo à l'occasion, mais avec ses nouvelles responsabilités, je doute que l'Amiral Shizen ai le temps de venir s'amuser avec moi dans une partie de "Qui a tué le plus de Supernovas sur Shabondy?"...
Là encore, je marquais une courte pause...
-Pour ce qui est de ce que je suis... Mon passé ne vous regarde pas, et aussi bons soient-ils, vos services de renseignements ne trouveront rien sur moi, le Gouvernement ignorant, mais je me répète, tout de moi. Toutes les affaires sur lesquelles j'ai travaillé ces 8 dernières années ont été effacées, tout bonnement, rien n'en subsiste... Si vous observez mes états de services, vous constaterez que je suis miraculeusement passé du grade de sergent à celui de Sous Amiral... La question étant alors de savoir ce qui s'est réellement passé entre les deux grades... Je me bornerai donc à ce que je sais faire... Je suis un détective, le meilleur. Je me bat raisonnablement bien, demandez encore une fois à Sora... Je suis un bon musicien, je m'y connais en littérature... Et je retiens tout ce que je lis... Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus... |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Ven 21 Mai 2010 - 2:10 | |
| "Et qu'en est-il des informations que je suis seul à détenir? Le Gouvernement ignore tout de moi, les dossiers me concernant ne sont que tissus de mensonges, et ils le savent. Ils n'y peuvent rien, on leur a ordonné de ne pas enquêter sur moi et mon passé. Un pauvre diable, ex-CP9 me semble-t-il, a bien essayé il y a quelques années... Il est encore en train de chercher dans les décombres d'une île déserte. Je crois bien que le peu qu'il a découvert ne l'ai rendu fou pour le restant de ses jours..."
Le Gouvernement ne saurait rien de lui? Croit-il les hautes sphères si naïves que ça. Sait-il seulement que le Gouvernement a des archives officielles et des archives officieuses. Il paraitrait même selon ce que lui a dit Cyanure qu'il existerait un endroit à Marie Joa où serait entreposé la "mémoire du monde". Un endroit si secret que seuls le Haut Chancelier et les Cinq Étoiles y auraient accès. Le Temple du Secret voilà son nom. Un endroit qui tenait plus du mythe que de la réalité cependant. Enfin, même si cet endroit n'existait pas, Anima avait la certitude que les hautes sphères du Gouvernement avaient des archives bien plus complètes sur tout un tas de choses, et de gens. Cette excès de confiance en lui quant à l'inviolabilité de son passé fit sourire Anima. Il était certes intelligent, mais le monde qui l'entourait dépassait largement sa perception. Il était jeune. Pourtant la belle blonde n'était pas beaucoup plus âgée que lui. Ses contacts parmi le plus influents de ce monde pourraient avoir ici leur utilité. Mais pour le moment, elle ne ferait rien. Tant qu'il se croyait hors de sa portée, elle pouvait encore le surprendre, s'il se méfiait, ce serait plus dur. Mais le jeune loup continua.
"Vous dites vouloir m'utiliser comme bon vous semble. Un premier contentieux risque de se poser. Voyez vous, j'écoute toujours les suggestions des gens qui m'entourent. Je les note précieusement, et je retiens tout. Je réfléchis à ce qu'ils voudraient me voir faire, trie les options sur le volet. Mais en définitive, je fais ce que je veux. Quand je parle de cohabitation, je veux dire que là où vous irez, j'irai. Là où il y aura des pirates, des criminels, je les arrêterai. Mais ça n'ira pas plus loin tant que je ne vous jugerai pas digne de ma confiance. Vous parlez de la hiérarchie que je serais supposé suivre aveuglément. Sachez donc que comme nous avons tous deux le même grade, je n'ai aucune obligation juridique de vous obéir. J'ai été affecté à votre bâtiment, pas à votre commandement. Les mots sont importants, et vous avez fort bien entendus la missive de notre ami commun l'Amiral en Chef. Je parle d'ami commun car je garde ce que j'ai découvert sur lui pour moi, après tout, quel intérêt aurais-je à dévoiler ses secrets... Ceux de Sora Shizen je ne dis pas... Mais enfin, l'Amiral en Chef..."
Il joue sur les mots, mais connait-il le règlement de la Marine? Non, ce serait trop gros. Il sait que toute personne affectée à un bâtiment doit se soumettre à l'autorité de son Commandant. Il bluffe, tout simplement. Que c'est tristement pitoyable. Un simple coup d'esbroufe alors qu'il n'a rien en main. Anima pensait avoir trouvé un adversaire à sa mesure, et en fait, elle je retrouvait à jouer avec un enfant. Triste, vraiment triste. De plus, il semblait qu'il aie des relations. Pourtant, s'il avait le bras aussi long qu'il le dit... une idée traversa l'esprit de la Sous-Amirale mais elle la garde pour plus tard. Déjà Elric reprenait.
"Vos méthodes ne me font nullement vomir. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Elles ne me conviennent plus. En tant que Chef du CP9, vous avez commis des atrocités au nom du Gouvernement. J'ai fait pire. Là où vous êtes allé et avez connu la peur, j'y ai passé des années. Ce qui pour vous est la limite à ne pas dépasser, correspond à un doux rêve pour moi. J'ai vu pire, j'ai fait pire, que tout ce que votre esprit d'ancien chef des services secrets peut penser. Votre manière de faire passerait pour propre vis à vis de ce que j'ai été, et vous seriez une Sainte et moi un Démon si l'on nous classait sur une même échelle. Enfin, sachez que vous n'avez nullement à vous sentir responsable de mes actes. Laissez moi vous expliquer..."
Cette fois-ci Anima souriait clairement, elle était amusée par la situation. Car, autant elle ignorait tout de lui, autant l'inverse était vraie. Sinon, il ne dirait pas autant d'âneries. Mais au moins, c'était divertissant. Elle aimait bien ce jeune freluquet. Mais, elle ne put pas encore répondre, car sacré nom de Dieu, qu'est-ce qu'il peut causer ce type!
"Le Gouvernement m'affecte aux équipages qu'il veut voir disparaître. Tantôt j'ai été contraint de liquider mon capitaine, tantôt je n'ai rien eut à faire d'autre que survivre. Je ne sais pas ce que vous avez fait, et ce qui fait que le Gouvernement vous en veut au point de m'envoyer à votre bord, mais sachez tout de même qu'il n'y a rien de pire comme sanction. La seule option autre que celle-ci applicable par les dirigeants étant de vous exécuter sur la place publique. Je suis un peu le clou qui dépasse, celui qu'on envoie au casse pipe en espérant qu'il y reste. Ceci étant, j'ai développé des instincts de survie si puissants que le Gouvernement a fini par comprendre que là où j'irais, les gens mourraient autour de moi. C'est aussi pour ça que je travaille essentiellement en solo, ou en duo à l'occasion, mais avec ses nouvelles responsabilités, je doute que l'Amiral Shizen aie le temps de venir s'amuser avec moi dans une partie de 'Qui a tué le plus de Supernovas sur Shabondy?'..."
Ho, encore une donnée très intéressante. C'était donc lui le facteur Yoko? Oui, je me permets de glisser cette petite allusion à notre très chère Yoko Ono qui selon bien des gens serait LE facteur qui aurait causé la mort des Beatles en tant que groupe de musique. Lui, l'oiseau de mauvais augure. L'annonciateur de catastrophe. Le Haut-Chancelier devait vraiment être très irrité qu'elle ne soit pas morte à Nothing Island. Mais là encore, elle n'arrivait pas à enlever ce sourire de son visage. D'une certaine façon qu'elle soit devenue le poil à gratter des hautes instances mondiales flattait son égo à un point faramineux. Ces gratte papiers n'avaient encore rien vu. Enfin, c'était encore trop tôt pour ne serait-ce qu'y penser, mais elle jubilait de cette situation. Tout se passait exactement selon le plan établi. Après cette courte pause dans son discours, il reprit.
"Pour ce qui est de ce que je suis... Mon passé ne vous regarde pas, et aussi bons soient-ils, vos services de renseignements ne trouveront rien sur moi, le Gouvernement ignorant, mais je me répète, tout de moi. Toutes les affaires sur lesquelles j'ai travaillé ces 8 dernières années ont été effacées, tout bonnement, rien n'en subsiste... Si vous observez mes états de services, vous constaterez que je suis miraculeusement passé du grade de sergent à celui de Sous Amiral... La question étant alors de savoir ce qui s'est réellement passé entre les deux grades... Je me bornerai donc à ce que je sais faire... Je suis un détective, le meilleur. Je me bat raisonnablement bien, demandez encore une fois à Sora... Je suis un bon musicien, je m'y connais en littérature... Et je retiens tout ce que je lis... Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus..."
Ha, on en revenait encore à ça? La page avait était tournée depuis longtemps enfin, ça lui permettait de rebondir dessus au pire. Elle sortit une cigarette de son étui et la porta lentement à sa bouche, se l'alluma et en aspira une longue bouffée de fumée. Elle exhala la fumée par les narines et trempa un peu ses lèvre dans le Whisky.
"Bon, autant vous n'aimez pas vous vanter, et c'est tout à votre honneur, d'ailleurs, autant je n'aime pas devoir apprendre des choses aussi essentielles à une personne de votre niveau. Primo, je ne sais pas dans quel monde vous vivez mais si vous croyez sincèrement que notre bon Gouvernement a réellement effacé votre passé, je vous prescris une bonne dose de réalité pour soigner ça. J'ai travaillé pour eux, et je sais comment ils procèdent. Qu'apprendre votre passé soit hors de ma portée actuelle, je le conçois tout à fait. Mais je me dois de vous apprendre une chose. Le Gouvernement à plusieurs exemplaires des dossiers qu'il compile. Et jamais dans les archives gouvernementales, il n'a été détruit de dossier. J'ai pu consulter, alors que j'étais encore chef du CP9, des dossiers qui étaient sensés avoir été détruits par Cyanure par exemple. Que je ne puisse rien en apprendre avec mon niveau d'accréditation, oui. Croire que le Gouvernement a effacé toute trace de vous est d'une naïveté risible. Il seriez temps que vous réalisiez quel est le visage de ceux pour qui vous travaillez. Enfin, je ne veux pas faire offense à vos talents d'enquêteur, donc je n'en rajouterai pas plus."
Elle marqua une pose pour de nouveau boire une gorgée de single malt. Elle semblait calme et sereine, limite amusée par la situation. Elle lança un regard à sa subordonnée qui sirotait tranquillement sa boisson. Puis elle se retourna vers le jeune homme.
"Deuxièmement, vous aimez jouer sur les mots et bluffer n'est-ce pas? Enfin, ce n'est pas que ça me dérange, mais si vos coups de sirocco marchent sur certains, n'espérez pas m'embobiner, et je reste polie, avec ce genre de stratagèmes pitoyables. Vous savez aussi bien que moi qu'a partir du moment où, comme l'a dit l'officiel, vous êtes 'affecté' à mon équipage vous passez automatiquement sous les ordres du Commandant dudit équipage. Vous avez été affecté à mon équipage, donc vous passez sous mon commandement. C'est non négociable. Malgré que les ordres viennent d'en-haut, je n'accepte personne qui ne suive pas mes ordres sous ma bannière. A moins que vous utilisiez vos relations pour me forcer à vous lâcher la bride, je me vois au regret de vous annoncer que vous n'être pas en mesure de négocier ce fait. Même si nous sommes de grade égal, tant que je conserve le commandement des World Eaters, vous demeurerez sous mes ordres. J'espère avoir été claire."
Elle écrasa sa cigarette dans le cendrier, resservit tout le monde généreusement en Scotch, et se grilla une nouvelle clope avant de continuer.
"Tertio, je ne connais rien de vous, et il serait surprenant que vous en sachiez sur moi plus que ce que disent les rapports officiels. Cependant, je sens que nous avons des choses en commun. Par pitié, à l'avenir évitez moi le couplet sur le 'j'ai fait tout comme vous en dix fois pire!' Non pas que je remette en question vos exploits passés. Mais, vous aussi, vous ne savez rien de moi. Même si vous lisez dans mes attitudes, vous n'avez pas le pouvoir de savoir ce que j'ai déjà fait, vu ou pensé. Certes, vous avez des aptitudes impressionnantes qui font que pour votre âge c'est incroyable d'occuper un poste avec tant de responsabilités. Vous êtes ce qu'on appelle communément un surdoué. Oui, il n'y a pas d'autre mot. Seulement, je dois vous informer, que j'occupe le même poste que vous, et que je suis plus jeune. Et que notre écart d'âge ne se compte pas en mois, si vous voyez ce que je veux dire..."
Elle but de nouveau une longue gorgée du liquide ambré et soupira longuement.
"Enfin, je ne suis pas surprise que ceux que je servent veulent m'abattre. Je dois même avouer que je m'y attendais un peu. Mais qu'on m'envoie un légendaire porte poisse pour précipiter ma chute, je dois avouer que ça, je ne m'y attendais pas. Enfin, j'aurai espéré quelque chose de moins voyant, de plus subtil, voyez vous? Un empoisonnement, un assassinat durant mon sommeil, aurait été bien suffisants. Mais, vous affecter dans mon équipage, ça manque de classe. On est limite à la faute de goût là! Enfin, que le Gouvernement veuille se débarrasser de moi est une bonne chose. Pour mon égo. Pour ma vie, en revanche... enfin, là n'est pas le plus important. Vous disiez tout à l'heure que vous n'irez pas plus loin dans l'exécution de mes ordres tant que vous ne m'estimeriez pas digne de confiance. Alors je voudrai que vous me disiez comment pourrais-je confier les vies de mes hommes et la mienne à un homme dont je ne sais rien. Non, ne répondez pas de suite. S'il vous plait. Non."
Elle déchira un coin de la feuille qu'avait noircie Ginger et la retourna pour y noter une adresse.
"Je vous attendrai à cet adresse à huit-heures précises. Nous dinerons ensemble et nous verrons si vous êtes un homme digne de ma confiance. Soyez ponctuel, je ne tolère pas les retards. De cette entrevue il sera décidé si vous serez amené à monter sur un de mes navires ou si vous serez cloisonné à Marine Ford à signer des formulaires administratifs."
Elle se leva, et conclut.
"En attendant, je te souhaite une bonne après-midi, et je te dis à ce soir. Au revoir, Flame D. Elric."
Puis elle tourna les talons et repartit avec sa Lieutenant qui portait les sacs remplis de leurs achats. ____________________________________ |
|  | | Flame D Elric Sous Amiral


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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Lun 24 Mai 2010 - 17:03 | |
| J'avais fini mon monologue, qui s'était avéré bien plus long que prévu, et je me tenais là, assis à la table, à siroter lentement un verre de whisky que je finissais alors, car il était déjà presque vide quand je le portais à mes lèvres. Je m'en servais immédiatement un autre, et écoutait parler la jeune femme. La moindre des politesse n'était-elle pas de l'écouter parler après qu'elle ait fait de même avec moi? -Bon, autant vous n'aimez pas vous vanter, et c'est tout à votre honneur, d'ailleurs, autant je n'aime pas devoir apprendre des choses aussi essentielles à une personne de votre niveau. Primo, je ne sais pas dans quel monde vous vivez mais si vous croyez sincèrement que notre bon Gouvernement a réellement effacé votre passé, je vous prescris une bonne dose de réalité pour soigner ça. J'ai travaillé pour eux, et je sais comment ils procèdent. Qu'apprendre votre passé soit hors de ma portée actuelle, je le conçois tout à fait. Mais je me dois de vous apprendre une chose. Le Gouvernement à plusieurs exemplaires des dossiers qu'il compile. Et jamais dans les archives gouvernementales, il n'a été détruit de dossier. J'ai pu consulter, alors que j'étais encore chef du CP9, des dossiers qui étaient sensés avoir été détruits par Cyanure par exemple. Que je ne puisse rien en apprendre avec mon niveau d'accréditation, oui. Croire que le Gouvernement a effacé toute trace de vous est d'une naïveté risible. Il seriez temps que vous réalisiez quel est le visage de ceux pour qui vous travaillez. Enfin, je ne veux pas faire offense à vos talents d'enquêteur, donc je n'en rajouterai pas plus. Deuxièmement, vous aimez jouer sur les mots et bluffer n'est-ce pas? Enfin, ce n'est pas que ça me dérange, mais si vos coups de sirocco marchent sur certains, n'espérez pas m'embobiner, et je reste polie, avec ce genre de stratagèmes pitoyables. Vous savez aussi bien que moi qu'a partir du moment où, comme l'a dit l'officiel, vous êtes 'affecté' à mon équipage vous passez automatiquement sous les ordres du Commandant dudit équipage. Vous avez été affecté à mon équipage, donc vous passez sous mon commandement. C'est non négociable. Malgré que les ordres viennent d'en-haut, je n'accepte personne qui ne suive pas mes ordres sous ma bannière. A moins que vous utilisiez vos relations pour me forcer à vous lâcher la bride, je me vois au regret de vous annoncer que vous n'être pas en mesure de négocier ce fait. Même si nous sommes de grade égal, tant que je conserve le commandement des World Eaters, vous demeurerez sous mes ordres. J'espère avoir été claire. Tertio, je ne connais rien de vous, et il serait surprenant que vous en sachiez sur moi plus que ce que disent les rapports officiels. Cependant, je sens que nous avons des choses en commun. Par pitié, à l'avenir évitez moi le couplet sur le 'j'ai fait tout comme vous en dix fois pire!' Non pas que je remette en question vos exploits passés. Mais, vous aussi, vous ne savez rien de moi. Même si vous lisez dans mes attitudes, vous n'avez pas le pouvoir de savoir ce que j'ai déjà fait, vu ou pensé. Certes, vous avez des aptitudes impressionnantes qui font que pour votre âge c'est incroyable d'occuper un poste avec tant de responsabilités. Vous êtes ce qu'on appelle communément un surdoué. Oui, il n'y a pas d'autre mot. Seulement, je dois vous informer, que j'occupe le même poste que vous, et que je suis plus jeune. Et que notre écart d'âge ne se compte pas en mois, si vous voyez ce que je veux dire... Enfin, je ne suis pas surprise que ceux que je servent veulent m'abattre. Je dois même avouer que je m'y attendais un peu. Mais qu'on m'envoie un légendaire porte poisse pour précipiter ma chute, je dois avouer que ça, je ne m'y attendais pas. Enfin, j'aurai espéré quelque chose de moins voyant, de plus subtil, voyez vous? Un empoisonnement, un assassinat durant mon sommeil, aurait été bien suffisants. Mais, vous affecter dans mon équipage, ça manque de classe. On est limite à la faute de goût là! Enfin, que le Gouvernement veuille se débarrasser de moi est une bonne chose. Pour mon égo. Pour ma vie, en revanche... enfin, là n'est pas le plus important. Vous disiez tout à l'heure que vous n'irez pas plus loin dans l'exécution de mes ordres tant que vous ne m'estimeriez pas digne de confiance. Alors je voudrai que vous me disiez comment pourrais-je confier les vies de mes hommes et la mienne à un homme dont je ne sais rien. Non, ne répondez pas de suite. S'il vous plait. Non. Je vous attendrai à cet adresse à huit-heures précises. Nous dinerons ensemble et nous verrons si vous êtes un homme digne de ma confiance. Soyez ponctuel, je ne tolère pas les retards. De cette entrevue il sera décidé si vous serez amené à monter sur un de mes navires ou si vous serez cloisonné à Marine Ford à signer des formulaires administratifs. En attendant, je te souhaite une bonne après-midi, et je te dis à ce soir. Au revoir, Flame D. Elric.Sure d'elle, trop sure d'elle. Je la regardais se lever, et partir, suivie de sa lieutenant. Elle se pensait, et croyait se savoir supérieure à moi pour une raison qui m'échappait encore. Certes, après avoir prétendu ne pas aimer me vanter, je l'avais ouvertement fait, expliquant avec forces détails ma vie passée, qui à elle seule suffisait à me faire passer pour le pire des vantards. Mais enfin tout de même, elle ne soupçonnait pas à quel point j'en savais plus sur elle qu'elle sur moi. Je n'avais fait que dévoiler des états de faits, des choses s'étant réellement passées. Je n'avais fait que lui expliquer la différence entre les services secrets d'assassinats et les Forces Spéciales, de mission commandos. Je n'avais fait que lui expliquer un peu ce dont j'étais capable, et pourtant, elle me traitait comme on le ferait avec un gamin. Je l'avais vu à son visage. Mais en un sens, cela m'arrangeait. Le jour où je déciderais de lui tomber dessus, ce n'en serait que plus facile. Une adresse, je la regardais, et la notait dans un coin de ma mémoire. J'arriverais avec 5 minutes d'avance, et forces boucan et trompettes. J'avais lu sur son visage, plusieurs fois, et j'y avais noté plusieurs contractions des muscles faciaux attestant de plusieurs émotions. Tantôt heureuse, tantôt outrée, tantôt trop sure d'elle. L'ancienne chef du CP9 était loin de remplir les critères que j'attendrais de la part d'un agent secret. Elle ne savait pas mentir, pas du tout, tout se voyait immédiatement sur son visage. Mais j'étais un peu sévère avec elle, après tout, j'étais le meilleur en détection de mensonge, et de loin. Cependant, le passage du vouvoiement au tutoiement était significatif. Si la conversation de ce soir confirmait mes attentes, j'en saurais encore un peu plus sur l'esprit de la jeune femme. Pas besoin de notes, j'avais mon cerveau. Elle s'était amusé à renverser, du moins le croyait-elle, tous mes arguments. Je ne lui ferais pas l'affront de faire pareil ce soir, à notre repas. Je me levais, et je partais en direction de mon logement, afin de prendre un peu de toilette, et de me changer, pour le repas du soir. ~~Ellipse temporelle~~ Une jeune femme s'approchait de la table où Anima attendait déjà. Restant debout une fois à hauteur de la table, elle y jeta des photos sur la table. Sur ces photos, on m'y voyait, moi. Je tenais souvent une batte de base ball, ou un sabre plein de sang. Autour de moi, des cadavres, toujours des cadavres. Et pourtant, dans cet océan de souffrance, dans ce torrent de mort et de sang qui m'entourait, je souriais, j'étais heureux. Sur certaines photos, je semblais rire. C'était moi, à l'époque des Forces Spéciales. J'avais eut mon lot de carnage, c'était vrai, mais je n'avais jamais avoué à personne à quel point j'aimais ça. A personne hormis à Elayne. Et c'était donc elle qui se tenait là, près de la table, à jeter une à une les photos qui en ferait vomir plus d'un. -Ceci, oui ceci! Regardez bien! C'est Elric, alors qu'il était encore dans les Forces Spéciales. Je ne doute pas qu'il a prétendu que ces missions avaient été effacées, elles l'ont été, mais sans vraiment avoir disparues. Ne vous demandez pas comment je vous ai retrouvé, ni comment je sais qu'Elric a été affecté à votre bâtiment. Je travaille au contre espionnage, c'est mon métier de tout savoir. Je considère celui qui va vous rejoindre comme mon petit frère. J'ai eut beaucoup de mal à le faire changer, à le faire redevenir normal après son passage dans les missions commandos. Je ne suis peut être que Contre Amirale, et je n'ai sans doute pas votre force au combat, mais j'ai mes relations. Et sachez bien que si vous forcez Elric à redevenir ce qu'il était, si vous le laissez boire avant d'aller au combat, ou prendre une batte de baseball, je vous retrouverai, et vous disparaitrez définitivement des registres du Gouvernement, parce que je m'arrangerai pour que vous creviez. Il ne doit pas redevenir ce monstre... sous aucun prétexte! Si je vous dis tout cela, c'est parce qu'une fois qu'il n'est plus seul, une fois qu'il est en équipage, il n'est plus le même, et il retrouve ses penchants pour le combat, la boisson, la drogue, et le massacre organisé et sanglant...Et déjà, j'arrivais derrière, entrant par la porte principale du lieu. On me demandait si je venais pour jouer d'un instrument, comme je le faisais à l'occasion. Mais je répondais que ce n'était pas le cas, que j'étais là pour affaire. Je m'approchais de la table où déjà, on m'attendait. J'étais pourtant en avance de cinq minutes sur l'heure du rendez vous, ponctuel par habitude, du moins quand je le décidais. Je reconnaissais le dos de ma presque sœur Elayne, et lui tapotais sur l'épaule avant de lui faire la bise. -Elayne? Qu'est ce que tu fais i...Et rapidement, je reconnaissais les photos de moi qu'elle avait dans ses mains, et qu'elle avait également disposées sur la table. -...ici...?Je ramassais les photos, méticuleusement, et prenais celle qu'elle avait encore dans les mains. Je les pliais, et les disposais dans le cendrier. De ma poche, je sortais un zippo, et brulais toutes les feuilles. -Ceci... Ceci n'est plus moi, et tu le sais Elayne... Tu es encore venu voir la personne qui doit me servir de capitaine pour lui expliquer que je ne dois sous aucun prétexte redevenir cet homme hein? Tu t'en fais trop pour moi grande sœur. Maintenant va retrouver ton mari et tes enfants... Je passerai vous voir demain. File... C'est un ordre de ta hierarchie.Tandis qu'Elayne partait, triste de la façon dont je lui avait parlé, je m'asseyais à la table, et commandais d'un geste de la main trois whiskys. Le serveur les apporta rapidement, ainsi que les cartes pour choisir le repas de ce soir... -Excusez Elayne. Je la considère comme ma soeur. Mais elle a trop souvent tendance à vouloir me surprotéger. Ce qu'elle vous a montré a été pris durant plusieurs des missions où je suis allé, sur le Nouveau Monde. C'est pas joli joli, mais je mentirais si je disais ne pas y avoir pris plaisir. Le détective que vous avez devant vous a été, et pourrait bien redevenir, un monstre sanguinaire ne s'arrêtant que lorsque, au milieu de cadavres puants la mort, il est le seul debout qui ne soit pas un criminel avéré. Non pas que je fuis mon passé. Mais Elayne tient à moi, et elle s'en fait trop lorsque je pars en mission de ce genre. Mais revenons en à notre sujet...Je sortais une cigarette et l'allumais, tirant lentement dessus. -Puisque je n'ai plus le choix, et que ma presque sœur m'a coupé toute retraite par son intervention, m'interdisant de continuer dans notre petit jeu de tout à l'heure... J'accepte donc de passer sous votre commandement, bien que cela n'enlève rien au fait que, si je le juge nécessaire, je vous collerai mon poing dans la figure. Je peux me charger de la formation de vos hommes à divers techniques, bien que certaines doivent rester personnelles. Je peux les former à l'Art du commando, et à celui du massacre. Mais il y a une condition à tout ceci: Elayne ne doit rien savoir de mes agissements. Le simple fait de savoir qu'elle s'inquiète m'est insupportable... |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Lun 24 Mai 2010 - 19:30 | |
| La grande blonde avait fini son après-midi le plus tranquillement du monde. Shopping, lèche-vitrines, quelques essayages... bref, rien de très passionnant. Enfin pour un spectateur, parce que du coté de la belle, elle s'amusait beaucoup. Aussi bizarre que cela puisse paraître, le sujet "Flame" ne fut pas abordé de l'après-midi bien que la Sous-Amirale et sa Lieutenant. Inutile de préciser que la grande blonde passa une bonne heure dans la salle de bains et la pendre pour se préparer à ce dîner. Et lorsqu'elle arriva dans le restaurant, avec un bon quart d'heure d'avance, le tout Marie-Joa se retourna sur son passage. Une robe noire, bien fendue pour mettre ses jambes en valeur, un dos nu qui descendait presque trop bas, et un décolleté à faire tomber les mâchoires, elle était magnifique. Quant à sa toilette, elle était d'une simplicité et d'une discrétion sans faille. Le maître mot était naturel. Elle avait juste mis du rouge à lèvres et un peu de fard sur ses paupières. Surtout qu'elle n'avait pas besoin de beaucoup d'artifices en la matière. Le maître de salle, visiblement ému la guida à sa table et pas mal d'hommes remarquèrent qu'elle attendait quelqu'un. Le pauvre Flame n'était pas encore arrivé qu'il suscitait déjà les jalousies. Mais ce ne fut pas un homme qui vint voir la belle. Il s'agissait d'une femme. Elle lui balançait des photos sur la table lui parlant d'un ton agressif.
"Ceci, oui ceci! Regardez bien! C'est Elric, alors qu'il était encore dans les Forces Spéciales. Je ne doute pas qu'il a prétendu que ces missions avaient été effacées, elles l'ont été, mais sans vraiment avoir disparues. Ne vous demandez pas comment je vous ai retrouvé, ni comment je sais qu'Elric a été affecté à votre bâtiment. Je travaille au contre espionnage, c'est mon métier de tout savoir. Je considère celui qui va vous rejoindre comme mon petit frère. J'ai eu beaucoup de mal à le faire changer, à le faire redevenir normal après son passage dans les missions commandos. Je ne suis peut être que Contre Amirale, et je n'ai sans doute pas votre force au combat, mais j'ai mes relations. Et sachez bien que si vous forcez Elric à redevenir ce qu'il était, si vous le laissez boire avant d'aller au combat, ou prendre une batte de baseball, je vous retrouverai, et vous disparaitrez définitivement des registres du Gouvernement, parce que je m'arrangerai pour que vous creviez. Il ne doit pas redevenir ce monstre... sous aucun prétexte! Si je vous dis tout cela, c'est parce qu'une fois qu'il n'est plus seul, une fois qu'il est en équipage, il n'est plus le même, et il retrouve ses penchants pour le combat, la boisson, la drogue, et le massacre organisé et sanglant..."
Anima eut, à ce moment précis, une furieuse envie de dire à l'hystérique "Et... c'est tout?", mais bon, elle était dans un restaurant huppé de la capitale, et, maintenant qu'elle avait pris des cours, elle savait se tenir. Il y a un an de cela, elle aurait joyeusement emplafonné la harpie, mais aujourd'hui, elle ne leva même pas un sourcil. Premièrement, parce que les photos ne la choquaient pas. Deuxièmement, les menaces de ce genre de personne ne font ni chaud ni froid à la belle. Tellement de gens voulaient la voir morte, qu'elle serait plus surprise si on lui offrait des fleurs! Enfin troisièmement, parce qu'elle s'en foutait. Le passé de Flame ne lui importait que car s'était un moyen de tester son pouvoir sur cet homme. Au final, il aurait pu violer des mémés avant d'entrer à la Marine, elle s'en fichait. C'est alors qu'une personne tapota sur l'épaule de la PNJ avant de lui faire la bise.
"Elayne? Qu'est ce que tu fais i...ici...?
Flame, enfin lui. Le hommes présents dans la salle se retournèrent. Se demandant si cet homme était effectivement le rendez-vous de la belle. Ils supposaient qu'Elayne était une femme jalouse, et que Anima et Flame formaient un couple. Ou toutes les possibilités du triangle amoureux. Le jeune homme semblait pas très heureux de voir des images de lui étalées sur une table. Il les ramassa vivement et prit même celle qui étaient dans les mains de la brave fille, les plia, et les brûla dans le cendrier.
"Ceci... Ceci n'est plus moi, et tu le sais Elayne... Tu es encore venu voir la personne qui doit me servir de capitaine pour lui expliquer que je ne dois sous aucun prétexte redevenir cet homme hein? Tu t'en fais trop pour moi grande sœur. Maintenant va retrouver ton mari et tes enfants... Je passerai vous voir demain. File... C'est un ordre de ta hiérarchie."
Une furie comme elle peut avoir un mec? Hé bien, intérieurement Anima éprouvait de la compassion pour le mari de cette hystérique. Mais ne pouvait s'empêcher de la jalouser. Elle avait un mec, elle. La Sous-Amirale la regarda partir en se demandant sincèrement ce que cette fille pouvait avoir de plus qu'elle. Il faut bien se dire que, malgré tout, l'ex chef du CP9 à un regard plutôt gentil sur elle-même. Et que l'auto critique n'était pas son fort. D'un geste de la main, le jeune homme commanda deux Whiskies et demanda la carte. (Mon PNJ n'est pas invitée à dîner)
"Excusez Elayne. Je la considère comme ma sœur. Mais elle a trop souvent tendance à vouloir me surprotéger. Ce qu'elle vous a montré a été pris durant plusieurs des missions où je suis allé, sur le Nouveau Monde. C'est pas joli joli, mais je mentirais si je disais ne pas y avoir pris plaisir. Le détective que vous avez devant vous a été, et pourrait bien redevenir, un monstre sanguinaire ne s'arrêtant que lorsque, au milieu de cadavres puants la mort, il est le seul debout qui ne soit pas un criminel avéré. Non pas que je fuis mon passé. Mais Elayne tient à moi, et elle s'en fait trop lorsque je pars en mission de ce genre. Mais revenons en à notre sujet..."
Il se sortit une cigarette suivi de près par Anima et ils se l'allumèrent en même temps.
"Puisque je n'ai plus le choix, et que ma presque sœur m'a coupé toute retraite par son intervention, m'interdisant de continuer dans notre petit jeu de tout à l'heure... J'accepte donc de passer sous votre commandement, bien que cela n'enlève rien au fait que, si je le juge nécessaire, je vous collerai mon poing dans la figure. Je peux me charger de la formation de vos hommes à divers techniques, bien que certaines doivent rester personnelles. Je peux les former à l'Art du commando, et à celui du massacre. Mais il y a une condition à tout ceci: Elayne ne doit rien savoir de mes agissements. Le simple fait de savoir qu'elle s'inquiète m'est insupportable..."
Elle ferma la bouche et passa ses doigts sur ses lèvres imitant le mouvement d'une fermeture éclair. Le signe était clair, elle se tairai. Elle ne voulait pas avoir cette Elayne sur le dos, et, en plus, ça n'était pas un sacrifice trop grand.
"Avant de parler de votre rôle dans l'équipage qui n'est pas clairement défini. Je souhaiterai vous demander juste une chose. Pourquoi chercher de suite un rapport de force entre nous? Je veux dire, vous êtes là pour que je me plante, non? Voire même pour m'assassiner. D'habitude, les gens comme vous cherchent plutôt à se faire bien voir dès le départ pour endormir la méfiance de leur victime, non? Enfin, j'ai du mal à saisir ce que vous cherchez à obtenir avec une attitude pareille. Mais surtout, je suis d'une curiosité dévorante, et j'aimerais vraiment en savoir plus sur vous. En fait, je vois que mon envie d'en apprendre plus à votre sujet déborde au point que je ne vous ai pas demandé 'juste une chose'!"
Dévorant le jeune homme du regard, elle attendait ses réponses. ____________________________________
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Lun 24 Mai 2010 - 20:05 | |
| Je regardais celle qui me servirait de supérieure pour un temps au moins, me taisant. Elle s'était réellement mise en valeur ce soir. Non pas qu'elle en ait besoin, la plantureuse blonde était tout simplement magnifique. Ceci étant, je pouvais me demander si elle s'était apprêtée de la sorte spécialement pour moi, ou pour me distraire durant le repas. -Avant de parler de votre rôle dans l'équipage qui n'est pas clairement défini. Je souhaiterai vous demander juste une chose. Pourquoi chercher de suite un rapport de force entre nous? Je veux dire, vous êtes là pour que je me plante, non? Voire même pour m'assassiner. D'habitude, les gens comme vous cherchent plutôt à se faire bien voir dès le départ pour endormir la méfiance de leur victime, non? Enfin, j'ai du mal à saisir ce que vous cherchez à obtenir avec une attitude pareille. Mais surtout, je suis d'une curiosité dévorante, et j'aimerais vraiment en savoir plus sur vous. En fait, je vois que mon envie d'en apprendre plus à votre sujet déborde au point que je ne vous ai pas demandé 'juste une chose'!Avant de répondre à la dame, je fis signe au pianiste, qui s'apprêtait depuis tout à l'heure. Je connaissais assez bien Baptiste, mais il était timide. Lui indiquant de s'approcher, je lui murmurais rapidement à l'oreille de jouer une de ses compositions qu'il m'avait déjà fait écouté. Je tirais alors lentement sur ma cigarette, et je suivais le rythme du morceau d'une main distraite, en l'air, comme le font souvent les fins mélomanes. J'indiquais au serveur que la note de ce soir serait pour moi, et je choisissais mon repas, se composant d'un tartare de thon rouge en entrée, d'un pavé de saumon cuisiné en plat. Je choisirais mon dessert plus tard. Je choisissais du vin en fonction de ce que mon interlocutrice et moi même prendrions [glisse ici ce que tu prendras, et le vin en conséquence, quoi qu'avec du poisson, c'est plutôt du blanc en théorie (fin, c'est ce que je prend moi avec du poisson ^^')]. Je lui jetais alors un regard, ne relevant pas immédiatement le fait que, depuis tout à l'heure, elle me dévorait des yeux. -Pourquoi diable croyez vous que je veux établir un rapport de force... Je m'échine à vous expliquer que la hiérarchie ne veut rien dire pour moi. Je ne suis pas là non plus pour vous tuer moi même. En général, je me contente de vivre, et les autres meurent naturellement autour de moi, car là où je vais, et ce que je fais, entraîne souvent la mort de ceux qui m'entourent... Pour ce qui est d'en savoir plus sur moi... Nous verrons cela une fois que ma confiance vous sera acquise. Excusez mon impudence, mais je ne vous connais que fort peu en définitive... Parlez moi d'abord de vous, et peut -etre consentirais-je à vous parler de moi.HRP: Elric sait quand tu mens... Donc fais gaffe à ce que tu lui racontes... ^^'] |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Lun 24 Mai 2010 - 21:21 | |
| Le serveur arriva bien trop tôt au goût de la belle pour lui demander ce qu'elle souhaitait commander. Elle opta donc pour une douzaine d'huitres en entrée et un homard en plat de résistance. Flame avait placé le repas sous le signe de l'eau, pour lui faciliter le choix du vin, elle avait volontairement pris des mets s'accordant avec ceux du jeune homme. Ce denier choisit un excellent millésime d'un vin blanc sec d'East Blue à base de Chardonnay. Juste avant que le larbin qui avait pris les commandes ne se barre, laissant plus d'intimités à nos deux protagonistes, Elric l'arrêta de la main, en lui faisant singe qui prenait l'addition. Anima ouvrit la bouche pour protester mais se ravisa en se rappelant ses cours d'étiquette. Elle ferma donc sa bouche et regarda faire. La galanterie ça ne se refuse pas, sauf que pour Anima, c'était surtout un moyen implicite de montrer que les femmes ne pouvaient s'assumer seules. Enfin, elle fut tout de même touchée par l'attention du jeune homme. Une fois le serveur au loin, il répondit enfin aux questions de la grande blonde.
"Pourquoi diable croyez vous que je veux établir un rapport de force... Je m'échine à vous expliquer que la hiérarchie ne veut rien dire pour moi. Je ne suis pas là non plus pour vous tuer moi même. En général, je me contente de vivre, et les autres meurent naturellement autour de moi, car là où je vais, et ce que je fais, entraîne souvent la mort de ceux qui m'entourent... Pour ce qui est d'en savoir plus sur moi... Nous verrons cela une fois que ma confiance vous sera acquise. Excusez mon impudence, mais je ne vous connais que fort peu en définitive... Parlez moi d'abord de vous, et peut -être consentirais-je à vous parler de moi."
Aie, voilà le première chose que n'aimait pas Anima. Ils étaient effectivement antagonistes. Pour Anima, hiérarchie signifiait ordre et contrôle, et ça la rassurait. Mais Flame s'en fichait, lui, de l'ordre des choses, il était un électron libre, il était hors de contrôle, donc inquiétant. Anima aimait par dessus tout le contrôle, les plans et les choses prévues. L'improvisation, et les actes impulsifs étaient tout ce qu'elle détestait. Enfin,il voulait en savoir plus sur elle. Elle hésitait. Devait-elle l'envoyer bouler encore une fois, prétextant que ce n'était pas à elle de faire le premier pas, ou devait elle accepter d'ouvrir le bal des révélations? Finalement, elle accepta sans se plaindre.
"Tu sais, je n'aime pas particulièrement parler de moi, j'ai toujours estimé que je ne suis pas un sujet aussi intéressant que ça." Sa main droite fut retenue in extrémis d'aller gratter le derrière de son crâne, comme elle le faisait toujours lorsqu'elle était gênée, par sa main gauche. "Enfin, autant commencer par le début. Je suis née il y un peu plus d'une vingtaine d'année et mon enfance ne vaut pas la peine d'être racontée. A huit ans, j'abandonnais mes 'parents' et je vécut dans un dojo sur West Blue. J'y passais une petite dizaine d'années. Ensuite, je vécut un peu de droite et de gauche puis, par un heureux hasard, j'ai intégré le CP9 il y presque deux ans. Bah, après, la suite de l'histoire, tu la connais."
C'était très évasif, mais excusons Anima, d'habitude, les gens à qui elle parlent savent très bien qui elle est. Elle débutait donc dans le délicat exercice de parler d'elle sans trop en dire. ____________________________________ |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mar 25 Mai 2010 - 19:55 | |
| Baptiste enchaînait les morceaux en arrière plan, avec talent. C'était difficile à croire pour moi que celui qui fut un temps mon élève jouait aussi bien à présent. Il choisissait bien les morceaux, qui s'accordaient parfaitement avec le contexte de la soirée, et l'assemblée. A la fin de chaque morceau, il récoltait son du, des applaudissements fournis de toutes les personnes présentes, auxquels se joignaient ceux du professeur heureux, moi. Je regardais attentivement mon interlocutrice tout de même, quand elle prenait la parole. -Tu sais, je n'aime pas particulièrement parler de moi, j'ai toujours estimé que je ne suis pas un sujet aussi intéressant que ça.Aie, premier mensonge. De la gêne apparaissait clairement, la demoiselle n'arrivait pas à garder sa main. Elle se rattrapait comme elle le pouvait, mais rien ne m'échappait. Je ne savais pas exactement quoi tirer comme conclusion de ceci. Aimait-elle à parler d'elle, ou était-elle juste gênée au point qu'elle semblait mentir quand elle disait cela. Je continuais de l'observer, en silence, tandis qu'elle reprenait. -Enfin, autant commencer par le début. Je suis née il y un peu plus d'une vingtaine d'année et mon enfance ne vaut pas la peine d'être racontée. A huit ans, j'abandonnais mes 'parents' et je vécut dans un dojo sur West Blue. J'y passais une petite dizaine d'années. Ensuite, je vécut un peu de droite et de gauche puis, par un heureux hasard, j'ai intégré le CP9 il y presque deux ans. Bah, après, la suite de l'histoire, tu la connais.Je savais déjà tout cela. N'avait-elle pas compris quand je lui demandais de parler d'elle? Je ne voulais pas apprendre d'où elle venait, je savais qu'elle était entré au CP9, puis en était devenu la dirigeante, avant de passer fort récemment dans les forces régulières du Gouvernement. Et elle était restée très évasive sur ce qui m'intéressait réellement, à savoir elle. Après tout, elle était plus que jolie, et allait me servir de capitaine, que je le veuille ou non. Alors certes, elle était on opposée exact dans les forces de la Marine, mais puisque j'allais être obligé de la suivre, autant essayé de rendre les choses plus faciles. Non pas que je comptais la séduire, quoi que si j'y arrivais même sans le vouloir ce serait sans doute une bonne chose, mais commencer par calmer ce qui s'était déclenché dans l'après midi pourrait suffire pour un temps. Et puis qui sait, peut être qu'en définitive, j'arriverais à m'y faire, à cette femme de fer, et je finirais peut être par l'accepter comme capitaine, comme je l'avais fait une fois avec Jack... qui était mort depuis... de ma main... Je m'apprêtais à reprendre la parole, jugeant notre silence suffisant. Les entrées n'arrivant pas, je n'avais d'autre occupation que de relancer la conversation avec elle. Mais au moment où j'ouvrais la bouche pour parler, quelques musiciens rejoignirent Baptiste, pour entamer ensemble un morceau de groupe, léger, et qu'on attendait pas dans un restaurant du haut Marie Joa. C'était une petite musique de taverne, sans pour autant sombrer dans le vulgaire, quoi qu'osée par certains aspects de ses paroles. Je m'habituais lentement à la nouvelle musique, plus forte que la précédente. Je haussais alors un peu ma voix quand je prenais finalement la parole. -Je savais déjà tout ça, quand je disais vouloir en apprendre plus sur vous, je ne parlais pas spécialement de votre passé... Excusez moi encore si je parais trop sur de moi, ce n'est pas volontaire, je ne fais que dire ce que je pense... pour le moment du reste. Quand à moi, ma vie n'a vraiment commencé qu'à mes huit ans, lorsque j'ai quitté mon île natale. Après 4 ans de pérégrinations en mer, et une rencontre intéressant avec des sauvages, j'ai rejoins la Marine. Le reste, vous pourrez le trouver seule, je n'en doute pas. Pour ce qui est de la personne que je suis réellement, tout comme vous n'avez pas répondu réellement à ma question, je ne e ferai pas pour vous. Mais si nous parlions un peu plus de vous. J'aime assez à connaître les personnes à qui je vais sans doute devoir confier ma vie.Je m'apprêtais à la laisser parler, quand je repris brusquement. -Ah, j'oubliais presque. Tout comme vous le faites avec moi, puis-je vous tutoyer également? La conversation n'en sera que plus sympathique... |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mar 25 Mai 2010 - 22:08 | |
| Anima ne faisait pas attention à la musique. Non pas qu'elle ne l'apprécie pas. Mais, dans une certaine mesure, ce n'était pas ce pourquoi elle avait choisi ce restaurant. En fait, ce qui avait motivé son choix était surtout que, depuis peu, cet endroit était très en vue, et qu'elle avait envie, et ou besoin de se faire voir. Et pas qu'en tant qu'officier de la Marine. Elle se savait regardée, enviée, voir même désirée. Elle avait besoin de regard des autres pour exister sur la scène politique. Mais actuellement, elle n'avait d'yeux que pour Elric.
"Je savais déjà tout ça, quand je disais vouloir en apprendre plus sur vous, je ne parlais pas spécialement de votre passé... Excusez moi encore si je parais trop sur de moi, ce n'est pas volontaire, je ne fais que dire ce que je pense... pour le moment du reste. Quand à moi, ma vie n'a vraiment commencé qu'à mes huit ans, lorsque j'ai quitté mon île natale. Après 4 ans de pérégrinations en mer, et une rencontre intéressant avec des sauvages, j'ai rejoins la Marine. Le reste, vous pourrez le trouver seule, je n'en doute pas. Pour ce qui est de la personne que je suis réellement, tout comme vous n'avez pas répondu réellement à ma question, je ne e ferai pas pour vous. Mais si nous parlions un peu plus de vous. J'aime assez à connaître les personnes à qui je vais sans doute devoir confier ma vie."
Il y eut un léger silence mais avant que la grande blonde ne réponde, il rajouta.
"Ah, j'oubliais presque. Tout comme vous le faites avec moi, puis-je vous tutoyer également? La conversation n'en sera que plus sympathique..."
"Évidemment." répondit-elle du tac au tac.
Puis, ça put lui permettre de réfléchi à la demande de son interlocuteur. Il voulait qu'il parle d'elle. Elle en tant que personne? Pas Anima, la fille du projet Prométhée, non, il voulait connaitre la femme derrière la Sous-Amirale. Son visage rosit légèrement, elle n'était absolument pas habituée à ça. On lui demandait ses états de service, mais jamais ça. Jamais une personne ne s'était un tant soit peu intéressée à elle. Elle ne savait pas par où commencer. Elle fuyait le regard de Flame en laissant courir le sien de son paquet de cigarettes à son verre. La grande blonde cherchait en elle par ou commencer. Que devait-elle dire? Et ne pas dire? Relevant lentement ses yeux vers l'homme, elle balbutia.
"Je ne sais pas trop quoi dire. Quelle personne je suis, je ne le sais. En la matière, je crois que nos actes parlent pour nous. Et que tout ce qu'on peut dire en plus n'est qu'une façade pour passer pour meilleur qu'on est. En fait, je ne comprends pas bien ta question. Que veux tu de moi exactement? Savoir ce que j'aime? Ce que j'aime pas? Ma conception du monde? De la Justice? Mes passe-temps? Parler de moi est déjà une chose assez difficile donc, je ne veux pas me perdre dans des hors-sujets."
Elle était déstabilisée. Elle n'évoluait pas sur un terrain où elle se sentait à l'aise. Comment avait-elle pu laisser le fil de la conversation lui échapper à ce point? Très vite, la grande blonde reprit la parole. Plus assurée, elle comptait de nouveau reprendre le contrôle de la situation. Car, là encore, une situation sous contrôle était une situation rassurante pour la jeune femme. C'est elle qui menait la danse et donnait le "la". C'est l'impression qu'elle voulait imprimer sur son interlocuteur.
"Mais, je ne vous ai pas fait venir ici pour parler de moi. J'ai besoin de savoir votre passé. Je suis de celles qui croient que la façon dont ont grandi les personnes, le milieu dans lequel elles ont évoluées, et les rencontres de leur passé sont autant d'empreintes indélébiles dans la psyché de l'individu. Jusqu'à présent, je n'ai pas été aussi regardante sur le caractère de mes subordonnés. Mais votre niveau m'incite à approfondir votre cas. J'ai besoin de plus de détails sur vous que ces photos ne le laissent suggérer."
Tiens, elle était passée au vouvoiement. Intéressant, n'est ce pas? Mais pas innocent. En tutoyant Flame, elle avait laissé supposer qu'ils pourraient avoir une relation amicale. Mais ce n'était pas ce qu'Anima voulait. Elle désirait être obéie de ses hommes, et pour ça, elle n'avait pas besoin de leur empathie. Ou même de leur respect. La réutilisation du vouvoiement était pour bien marquer cette distance entre eux. ____________________________________ |
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 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mer 26 Mai 2010 - 16:54 | |
| -Évidemment.Immédiatement, du tac au tac. Elle avait répondu que je pouvais passer au tutoiement, plus familier, et pourtant beaucoup plus agréable. Pour moi, cela signifiait déjà plusieurs choses, peut être un début de confiance ou quelque chose dans ce genre. J’appréciais avec une relative impression de malaise. Il y avait sans doute anguille sous roche. Elle pouvait aussi bien me mentir. Je la regardais, fixement. Je savais qu’en un sens je ne devais pas, mais c’était amusant, et faisait comme partie d’un plan. - Je ne sais pas trop quoi dire. Quelle personne je suis, je ne le sais. En la matière, je crois que nos actes parlent pour nous. Et que tout ce qu'on peut dire en plus n'est qu'une façade pour passer pour meilleur qu'on est. En fait, je ne comprends pas bien ta question. Que veux tu de moi exactement? Savoir ce que j'aime? Ce que je n’aime pas? Ma conception du monde? De la Justice? Mes passe-temps? Parler de moi est déjà une chose assez difficile donc, je ne veux pas me perdre dans des hors sujets.Pures phrases stéréotypées pour ne pas en révéler plus que précédemment. Un moyen honteux et fort aisément décelable de gagner du temps. Un débutant en détection de mensonge ne se laisserait pas avoir. Elle ne savait trop que dire, j’avais presque réussi à la déstabiliser, mais il en faudrait un peu plus tout de même. Tandis que je continuais d’observer mon interlocutrice, la dévorant des yeux, aussi bien par plaisir que par plan, les musiciens entamaient un nouveau morceau, plus classique, au luth. Le changement d’instrument avait donc été amené par le morceau de groupe. Baptiste progressait, je le notais dans un coin de ma tête. - Mais, je ne vous ai pas fait venir ici pour parler de moi. J'ai besoin de savoir votre passé. Je suis de celles qui croient que la façon dont ont grandi les personnes, le milieu dans lequel elles ont évoluées, et les rencontres de leur passé sont autant d'empreintes indélébiles dans la psyché de l'individu. Jusqu'à présent, je n'ai pas été aussi regardante sur le caractère de mes subordonnés. Mais votre niveau m'incite à approfondir votre cas. J'ai besoin de plus de détails sur vous que ces photos ne le laissent suggérer.Un nouveau passage au vouvoiement. Elle voulait marquer la distance, ce n’était pas du hasard pur si plus tôt dans la journée, elle avait hésité entre les deux. Elle souhaitait donc maintenir une certaine distance entre nous deux, afin d’affirmer son pouvoir sur moi, enfin, essayer d’affirmer son pouvoir sur moi. J’étais en un sens amusé, mais à la fois déçu et contrarié. Trop en révéler serait lui donner du pouvoir sur moi, serait perdre, lui donner l’avantage dans notre petit jeu qui reprenait alors. De cette discussion semblait dépendre mon sort dans son équipage, et pour autant, je ne voulais pas perdre cette manche. La lutte amicale entre l’ordre établi, strict et implacable, et l’anarchisme léger dans les rangs, le laxisme délicat. Je ne pouvais le permettre, aussi continuais-je à jouer mon petit jeu de regard. J’ouvrais la bouche pour boire un verre, prenait une gorgée de whisky en bouche, la dégustait avant de l’avaler. Mais quand les musiciens scandèrent mon nom, me demandant de venir jouer un morceau, je toussais le tout, dans une serviette que j’eus la présence d’esprit de placer là. La salle reprenait mon nom. Mais quel idiot avais-je été d’accepter de venir dîner dans un restaurant où je jouais de temps à autre. Mon nom était connu, je ne pouvais pas me désister, à moins d’accepter le fait de me faire conspuer. Un air désolé signifiant que je n’avais guère le choix, je me levais alors, faisant en sorte que mon pied caresse délicatement la jambe d’Anima par « accident ». Je regarderais la réaction obtenue en revenant à table quelques minutes plus tard. Je m’asseyais derrière le piano. -Bon d’accord, mais juste un petit truc facile et rapide hein ? C’est que je suis venu pour manger moi, et il n’est pas poli de faire attendre les dames, car je suis, comme vous l’aurez remarqué, bien accompagné ce soir.Un des morceaux les plus durs au monde au piano, et pour autant, je me permettais de le qualifier de facile et rapide. Ce n’était pas là un moyen de me vanter ou quoi que ce soit, j’avais juste un don pour ce qui touchait à la musique. J’y excellais encore plus que dans les enquêtes. Je me donnais entier à mon morceau, virtuose parfait en osmose avec son instrument. A la fin du morceau, je m’essuyais rapidement le visage dans une serviette, et me levais, sous les applaudissements de la salle. Je retournais m’asseoir à ma place, et regardait de nouveau Anima dans les yeux. Je simulais le fait d’être parfaitement intéressé à sa personne, subjugué par son charme. Elle était belle, certes, mais pas de là à me faire perdre la tête, question d’habitude… Je cherchais à la troubler, et d’ordinaire, je faisais ça bien. Est-ce que mon stratagème fonctionnait, l’avenir nous le dirait. -Où en étions nous ? Ah oui… Tu cherchais à me faire parler de moi un peu plus. Et comment refuser une telle chose à une sublime femme telle que toi hein ?Un mensonge parfait, indétectable. Le fait de savoir repérer les mensonges aidait énormément quand il s’agissait d’en formuler quelques uns. Eh puis, j’avais de toutes façons toujours été un bon menteur. -Je naquis il y a 27 ans. J’ai passé huit ans de ma vie élevé par des loups sur une île déserte. Quand, pour une raison qui m’échappe, le Gouvernement décida de détruire cette île par des tirs de canons répétés, je m’enfuis. Ce ne fut pas un Buster Call, ce qui explique que j’ai survécu, alors âgé de huit ans. J’ai ensuite beaucoup voyagé, avec un lapin de mes amis, qui est d’ailleurs toujours vivant, m’attendant je suppose dans mon navire qui me sert de maison. Le Gouvernement refuse de me donner un appartement, pour une raison qui m’échappe. J’ai donc passé quatre ans sur un radeau, ne sachant guère où j’allais, survivant de droite et de gauche. J’entrais dans la Marine à douze ans, et faisais la connaissance de Sora Shizen. Nos maîtres nous détestaient en ceci que nous étions un brin trop fort, et à la fois amis et rivaux. Entré directement après l’école d’officier dans la Marine régulière avec un grade de sous officier, je suis entré dans les forces spéciales quelques temps après. Je n’y ai plus qu’un ou deux contacts, Sora mis à part. La dernière mission à laquelle l’actuel Amiral et moi-même avons participé ayant officiellement classée comme résultat d’un concours de circonstances naturelles rares. Comprend par là que l’île a été presque détruite. Cela nous a pris trois mois, mais on a réussi. C’était il n’y a pas si longtemps. Je suis sortis des Forces Spéciales avec le grade de Sous Amiral, et me suis adonné à des recherches. J’ai développé certaines techniques, me suis intéressé à la musique, à la littérature, et me voilà devant vous. Je ne vois guère que dire de plus, et je suppose déjà que je t'ennuie avec mes histoires…Le mensonge par omission, indétectable, tout bonnement invisible. Je ne mentais pas, je me contentais de ne pas tout dire, tout en donnant assez de détails pour qu’elle me laisse avec mon passé, comme on donnerait un os à un chien pour qu’il le ronge dans son coin pour un temps. Elle n’avait pas besoin de connaître mes origines complètes. Je continuais de la regarder, feignant la béatitude devant sa beauté, quand les entrées arrivèrent… |
|  | | Kanzaki Kaori Meilleur bretteur du monde


Profil Psy: Je m'en foutiste Nombre de messages: 783 Fruit du Démon: Baku Baku no mi
[Feuille de personnage] • Renommée: 2990 • Wanted: 150.000.000 • Prime empochée:
 | Sujet: Re: Prométhée et Sélénée une rencontre au sommet sous fond de ... shopping? [PV Flame] Mer 26 Mai 2010 - 23:56 | |
| Anima pensait avoir repris le contrôle de la situation. Dans un sens, ça la rassurait. Même si en l'occurrence, ce n'était qu'une illusion. Elle, qui avait tant l'habitude d'être obéie sans questions, du fait de son grade, que ce soit en tant que Chef du CP9 ou en tant que Sous-Amirale, elle ne comprenait même pas pourquoi elle essayait de faire semblant d'être civilisée face à ce type. La grande blonde n'avait qu'à user de ses poings pour se faire obéir. Impensable. Ils avaient le même grade et donc, sensiblement le même niveau de combat. Elle sirotait son verre d'alcool lentement, savourant ce bon Whisky. Bonne boisson, bonne musique, du tabac, il lui manquait plus que son lit et... une vraie bonne compagnie. D'ailleurs en parlant d'amis, il est intéressant de noter qu'Anima n'a jamais eu vraiment de compagnons. En fait, la racine de ce mal se trouve enfouie au plus profond de sa propre enfance. En effet, juste après sa naissance, sa mère s'enfuit du Projet Prométhée avec son frère jumeau, mais ne pouvant prendre qu'un seul de ses enfants avec elle, sa génitrice dut faire ce qui est le plus difficile pour une mère, choisir de sauver un de ses enfants et pas l'autre. Bien que très petite à l'époque, la vue de sa mère lui tournant le dos avec son frère dans les bras resta à jamais greffé dans la rétine de la belle. De ce qu'elle vécut comme une trahison, conjuguée à d'autres expériences douloureuses dans ses relations avec les autres, finit par renfermer la jeune femme sur elle même. Là où Flame distingue le vrai du faux, Anima pense que tout est mensonge. Elle n'accorde jamais sa confiance, même à ses plus proches collaborateurs, et déteste avoir à se reposer sur les autres. Une légère tendance à la paranoïa, exacerbée depuis son passage aux services secrets et maintenant franchement pathologique depuis qu'elle a intégré la Marine.
Soudain, elle réalisa que la musique s'était tue. Ce fut alors le nom de son subordonné qui fut appelé par l'orchestre, puis il fut scandé par quelques habitués de la salle, puis par toute le restaurant. Sa réaction fut des plus cocasses pour la Sous-Amirale. Il avait essayé tant bien que mal de s'empêcher de cracher son Whisky du surprise, souillant au passage une malheureuse serviette. Il lui lança un regard d'excuses et se leva. Son pied, au passage, caressa innocemment la jambe de l'immense blonde. Anima frissonna, elle n'avait jamais été touchée comme ça. Comment devait-elle réagir? Le baffer? Top tard, elle lui avait lancé une sorte de sourire timide et gêné. Qu'elle poisse, si son geste était délibéré, il allait penser qu'elle était une fille facile. Et dans le cas contraire, une fille sans caractère. Jamais elle n'avait regardé le dos d'un homme comme elle le faisait pour Flame. Elle perdait de nouveau le contrôle! Elle s'enfila la fin de son verre de Scotch direct dans le gosier afin de reprendre ses esprits. Puis Elric s'assit derrière le piano, sans auparavant avoir ajouté à l'attention de la salle.
"Bon d’accord, mais juste un petit truc facile et rapide hein ? C’est que je suis venu pour manger moi, et il n’est pas poli de faire attendre les dames, car je suis, comme vous l’aurez remarqué, bien accompagné ce soir."
Là, il commençait à l'énerver sérieusement, déjà que maintenant, c'est lui qui aimantait tout les regards, en plus il la faisait passer pour la jolie potiche de service. Quelques regards se tournèrent vers elle et ne virent qu'un sourire de circonstance, simple façade pour masquer sa colère de s'être fait voler la vedette. Rien ne se passait comme elle le souhaitait, elle en perdait son calme. Et ça donnait à la grande blonde une raison supplémentaire d'être de mauvaise humeur. Bon, oui, elle le concédait, il jouait bien du piano. Mais elle sentait de plus en plus le contrôle de la situation lui filer entre les doigts. Il fallait faire quelque chose. Mais quoi? Elle était coincée. Alors que c'est elle qui avait choisi le terrain. Lorsqu'il revint à la table après avoir été couvert d'applaudissements, il plongea son regard dans le sien. Mais autant le charme aurait pu marcher quelques minutes plus tôt autant là, elle était bien trop contrariée pour prêter attention au petit jeu du Sous-Amiral.
"Où en étions nous? Ah oui… Tu cherchais à me faire parler de moi un peu plus. Et comment refuser une telle chose à une sublime femme telle que toi hein?"
Elle était belle, que Flame le lui dise. Là, maintenant, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Qu'il soit sincère ou pas. Elle avait l'habitude des gens qui essayaient de l'embobiner à coup de flagorneries et autres stratagèmes pitoyables. Peu comprenaient qu'Anima s'en fichait des mots. Tout ce qu'on lui disait, elle le considérait comme faux tant qu'on ne lui avait pas collée une preuve sous le nez. Elle le lui avait dit au bistrot pourtant, elle ne juge les gens que sur leur actes. Mais ce qu'il raconta intéressa la belle.
"Je naquis il y a 27 ans. J’ai passé huit ans de ma vie élevé par des loups sur une île déserte. Quand, pour une raison qui m’échappe, le Gouvernement décida de détruire cette île par des tirs de canons répétés, je m’enfuis. Ce ne fut pas un Buster Call, ce qui explique que j’ai survécu, alors âgé de huit ans. J’ai ensuite beaucoup voyagé, avec un lapin de mes amis, qui est d’ailleurs toujours vivant, m’attendant je suppose dans mon navire qui me sert de maison. Le Gouvernement refuse de me donner un appartement, pour une raison qui m’échappe. J’ai donc passé quatre ans sur un radeau, ne sachant guère où j’allais, survivant de droite et de gauche. J’entrais dans la Marine à douze ans, et faisais la connaissance de Sora Shizen. Nos maîtres nous détestaient en ceci que nous étions un brin trop fort, et à la fois amis et rivaux. Entré directement après l’école d’officier dans la Marine régulière avec un grade de sous officier, je suis entré dans les forces spéciales quelques temps après. Je n’y ai plus qu’un ou deux contacts, Sora mis à part. La dernière mission à laquelle l’actuel Amiral et moi-même avons participé ayant officiellement classée comme résultat d’un concours de circonstances naturelles rares. Comprend par là que l’île a été presque détruite. Cela nous a pris trois mois, mais on a réussi. C’était il n’y a pas si longtemps. Je suis sortis des Forces Spéciales avec le grade de Sous Amiral, et me suis adonné à des recherches. J’ai développé certaines techniques, me suis intéressé à la musique, à la littérature, et me voilà devant vous. Je ne vois guère que dire de plus, et je suppose déjà que je t'ennuie avec mes histoires…"
Au moment où elle voulut répondre, les entrées arrivèrent. Galamment, le serveur plaça la douzaine d'huitres devant la jeune femme puis il servit son tartare de thon rouge à Flame. Enfin, il déboucha le vieux Chardonnay et le fit goûter au jeune homme. Anima regarda avec attention comment Elric s'y prenait pour déguster et apprécier les qualités organoleptiques du vin. Techniques qu'elle reproduira une fois servie, juste pour montrer qu'elle aussi savait apprécier un bon cru, ce qui était parfaitement faux. Ensuite, elle souhaita un bon appétit au Sous-Amiral en face d'elle et commença à manger. C'est alors qu'elle réalisa qu'elle n'avait pas répondu à son interlocuteur.
"Non, non, vous ne m'embêtez pas du tout. Ha, fichus serveurs, ils arrivent toujours au mauvais moment! Et après on perd le fil. Enfin... votre histoire est très intéressante. Cependant, je suis curieuse. Vous dites avoir été élevé par des loups? C'est dur à croire, mais ce qui est encore plus surprenant c'est que vous ne m'avez pas parlé de vous parents. Les louves n'accouchent pas de jeunes hommes aussi séduisants. Avez-vous été abandonné dès la naissance à ces animaux. Ou avez vous été confiés à eux? Enfin, j'ai du mal à croire des animaux comme les loups puissent s'enticher d'un nourrisson. Sans vouloir offenser ceux qui vous ont élevé. En plus, il y a un autre détail louche, pourquoi le Gouvernement a détruit votre île natale? Enfin, si vous l'ignorez, donnez moi au moins le nom de cette île, je ferais ces recherches pour vous. Enfin, la chose qui m'a le plus intéressée, c'est le fait que vous connaissiez l'Amiral Sora Shizen depuis aussi longtemps. Dans quel camp d'entrainement avez vous étés formés déjà?"
Elle soulignait habilement certains vides que Flame avait laissé dans son histoire. Elle se doutait, que d'une certaine façon, c'était sa manière à lui de la tester, ou de lui mettre les nerf en pelote. Et, elle s'en fichait pour le moment tant qu'elle compilait des informations intéressantes sur son futur subordonné. Elle continua à gober ses fruits de mer, en les arrosant généreusement de citron, tout en attendant une réaction d'Elric. ____________________________________ |
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