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 Oryyyyya ! Haha Baka ! [En cours]

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Kushi
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MessageSujet: Oryyyyya ! Haha Baka ! [En cours]   Jeu 30 Déc 2010 - 18:03


    • Dattebayo ! •



    Yata !!







    Identité

    Prénom : « Kushi » ce qui d’un point de vu étymologique pourrait se traduire comme brochette.
    Surnom : Ooru no Kushi !
    Âge : Seize ans, jeune, très jeune.
    Race : Humain !
    Camp : Pirate.


    Orientation psychologique : Fondamentalement bon.
    Métier / Spécialité : Être le capitaine d’un équipage pirate qui compte actuellement à son actif zéro membre ne le dispense pas de pouvoir exercer son métier de pêcheur-poissonnier-cuisinier à plein temps !
    Pouvoir demandé : Aucun, il est déjà overcheaté avec sa rame de bois et son Bokken... Sauf si lancer une quantité phénoménale de caillasses en une seconde et cracher comme vache qui pisse compte comme un éventuel pouvoir.
    Rêve / But du personnage : Devenir le seigneur des pirates même s'il ne le sait pas encore le bougre !





    Histoire ~

    I – Terre



    « L'homme suit les voies de la Terre, la Terre suit les voies du Ciel, le ciel suit les voies de la Voie, et la Voie suit ses propres voies. »

    Si compter qu’il faille introduire la vie du personnage dans cette présentation, il convient tout d’abord de faire allusion au lieu qui le vit naître et s’épanouir. Pululunka pour certain ou Pulululunka pour d’autre est une île du WestBlue se situant plus particulièrement dans le « triangle des Berm’hudas ». Elle est avec ses deux sœurs jumelles ; la Kara’Hibe et la Martyh’nike, une des îles les plus exportatrices de poissons du secteur. La forme de cette terre sur la mer -s’il vous est possible de vous livrer à une visite aérienne- de par sa configuration semi-lunaire épouse parfaitement les courbes de l’eau azure qui vient de temps à autre abreuver le sable chaud de la plage par le moyen de légères vaguelettes. Cette divine mer est d’une rare pureté, tant et si bien que le liquide, à bonne température suscite l’inspiration et la vigueur de ceux qui y font trempette. Les profanes ont alors l’impression vivifiante de s’immerger dans une eau bénite et scintillante de milles feux en raison des coquillages d’un blanc nacré et autres précieuses convoitises qui tapissent ces fonds marins.

    Cette île du WestBlue, forte de ses quelques milliers d’années d’existence est un véritable paradis sur mer. En effet, jouissant d’un microclimat propice à l’épanouissement des êtres et des choses qui vivent sur son sol, l’île paradisiaque regorge de merveilles en tout genre et dont l’élément important se trouve être une flore verdoyante et luxuriante occupant la majeur partie du territoire soit environ soixante-quinze pourcent de -Pululunka ou encore Pulululunka-. Les arbres de cette forêt, raconte-t-on, s’étendent si haut dans le ciel qu’ils donnent la ferme impression de caresser l’atmosphère à l’aide de leurs majestueuses cimes. Véritable refuge d’animaux en tout genre, le lieu est sujet aux légendes les plus effrayantes, en conséquence, rare sont les habitants de l’île à s’aventurer dans ces bois qui laissent entendre quelques gloussements d’animaux sauvages. Pourtant de prime abord, rien d’inquiétant ne se dégage de ces arbres géants qui sont perpétuellement illuminés par les rayons bienfaiteurs de l’astre solaire. Les feuillages de ces entités de bois, ainsi exposés au soleil, reproduisent fidèlement leur teinte céladon sur le sol donnant ainsi un aspect casi-spirituel au tableau.

    Outre cette expansion forestière qui s’effectua sur plusieurs décennies l’îlot de terre bénéficie d’une faune maritime particulièrement abondante au large de ses plages sablonneuses si bien qu’il n’est pas rare que les gens du coin s’improvisent pêcheur le temps d’une matinée pour avoir de quoi requinquer les lubies ventrales de leur entourage. En effet, poissons et crustacés sont toujours au rendez vous. Et s’il est vrai que la profession de pêcheur peut apparaitre comme frivole dans ces conditions, c’est bien le cas. Etre « pêcheur » n’a aucune signification aux yeux des habitants. Tous, petits et grands, pratiquent la pêche mais sans réellement savoir de quoi il s’agit. Fort de ce constat on est à même de pouvoir déclarer que cette discipline, principale source de revenu du lieu, occupe une place importante au sein de Pululunka ou Pulululunka et que tout Pululunkien ou Pulululunkien se doit de savoir manipuler une canne à pêche !

    Pour faire plus ample connaissance avec l’île, il convient de parler du mode de vie des habitants qui la peuple. Les baraquements ne diffèrent pas d’un individu à un autre. Ce sont des constructions primitives qui bordent la partie littorale de l’île, des sortes de postes avancés sur la mer qui tiennent par le biais de quatre poutres maigrement ficelées à une charpente tout aussi fragile que le bois par lequel elle est constituée. Seul persiste comme semblant de solidité, des fétus de paille assemblés et maintenus entre eux à l’aide de pousses de Bulbiflore qui se trouve être une plante locale dont la particularité viendrait des racines qui auraient des propriétés ultra-fixative. En plus de dégager une odeur exquise, ce plant végétal garantie une robuste toiture tout à fait apte à préserver l’habitant du rugueux mistral matinal. Une fois le bâtiment implanté au dessus des eaux peu profondes, il est relié aux autres infrastructures par des pontons assurant ainsi la libre circulation des individus d’un poste à un autre.

    A vrai dire, suite au descriptif du lieu on pourrait être amené à penser que cette île est un véritable paradis. Cela aurait pu être le cas en effet mais c’était sans compter sur un composant important de l’île. Un élément bien plus gênant que la forêt et pourtant à la base se trouvant être quelque chose d’insignifiant. Un léger paramètre à prendre en compte sur le long terme qui se révéla être un véritable problème pour tout excursionniste désireux de découvrir l’île. En effet, si l’archipel de part sa richesse naturelle eut été susceptible d’attirer quelques voyageurs, on sait désormais à quoi s’en tenir lorsque l’on vous parle de Pululunka ou Pulululunka. On l’évite comme une fâcheuse maladie si bien qu’elle n’est référencée sur aucun guide touristique, aucune carte ne mentionne l’existence de ces trois îles formant le « triangle des Berm’Hudas ». En dépit de cet anonymat, il n’est pas rare de voir disparaitre des navires, même des flottes entières dans ce fameux triangle d’îles mystérieuses. Le gouvernement préfère tout simplement nier l’existence de cet endroit au point d’en avoir supprimé les coordonnées dans les registres. On préfère ne pas y penser. Le monde de la piraterie quant à lui, ne tirerait aucun bénéfice à vouloir piller ces îles et aucune gloire d’aucune sorte ne leur serait acquis suite à cela puisque l’on en vient même jusqu’à réfuter l’existence d’un pareil endroit.

    Mais alors suite à autant de mystère on est en droit de se poser une question cruciale. Qu’est-ce qui peut bien autant effrayer les gens ?

    Les gens eux-mêmes. En effet, les habitants de Pululunka ou Pulululunka sont incroyablement cons. Excusez la dureté du propos mais même ce terme aussi cru soit-il n’est pas encore à même de pouvoir qualifier les résidents de l’île. Le niveau de leur stupidité fut telle que depuis l’arrivée des premiers touristes sur l’île voilà bien plus d’une centaine d’années, plus aucun n’étranger n’y mit pied à terre. Du moins c’est ce que consigne le registre des entrées et des sortis du port. Bien entendu, il vous faut prendre cette information avec des pincettes, les bougres sont tellement con qu’on peut aisément s’imaginer que la très grande majorité d’entre eux ne savent ni lire ni écrire ni même faire la différence entre un étranger et un résident de l’île. Et pourtant, si seulement cette stupidité congénitale pouvait se limiter à un souci de non alphabétisation poussée. Non, celle-ci va beaucoup plus loin, telle une insidieuse épidémie, la connerie s’est propagée au quatre coin de l’archipel et tout ce qui aux premiers abords semblerait être le produit d’une réflexion dument menée se résume en vérité à la simple intervention divine qui fit que les choses furent les choses. De manière générale tout ce qui semble être une création de l’esprit n’est en vérité dût qu’au hasard. On prendra pour exemple la pêche qui je le rappelle se trouve être l’activité phare de l’île. Figurez-vous que cette discipline pourtant on ne peut plus simple dans sa pratique, s’avère avoir toute une histoire derrière, une histoire longue de trois cent ans ;

    ...





    II – Feu



    « Aucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance. »

    Au commencement du commencement, soit approximativement il y’a un quatre cent ans, l’île fut découverte par un dénommé Krist’Ofe Colombe qui, sur son fier navire et alors qu’il avait quitté les eaux du port du royaume de Luvneel, avait monté une expédition n’aboutissant sur rien de probant en définitif. En vérité, il est dit que c’est sur le chemin du retour et alors que le navire fut prit dans une tempête maritime qu’il dériva sur l’île surement déserte si l’on faisait abstraction de la présence de quelques animaux sauvages. Là et en compagnie des rares survivants du naufrage, Krist’Ofe et ses compagnons d’infortune tombèrent des nus à la vu de ce paradis terrestre perdu en pleine mer. Finalement ce qui s’était annoncé comme une cuisante déception pour les troupes du Luvneel se transformait en une véritable aubaine pour son Capitaine. Toujours dans la légende, celle-ci voudrait qu’à ce moment précis où il échoua sur la plage de Pululunka ou Pulululunka, il se soit écrié en pleurant à chaudes larmes tout en empoignant du sable dans le creux de ses mains « Voilà trois ans que nous avons quitté le port de Luvneel à la recherche du légendaire Bermuda des Zinkha sans véritable succès ! Et maintenant alors que nous rentrions avec les mains aussi vides que nos estomacs, la mer nous offre cette magnifique opportunité de pouvoir tout recommencer à zéro ! » A ces paroles du cœur, les membres de l’équipage ne purent s’empêcher de sangloter à l’unisson en signe d’approbation. A noter qu’il fallait être vraiment con pour s’être lancé à la recherche d’un bermuda, aussi sacré soit-il, c’est pour dire si les habitants de l’île ont de quoi être fier de leurs ancêtres.

    Fort de sa découverte, le jeune explorateur une fois son embarcation réparée grâce aux divers matériaux trouvés sur place fit venir des quatre coins des Blues, des gens que la promesse d’une nouvelle vie exaltait au point que l’on assista à un véritable exode. La plupart de ces aventuriers étaient issu de classe paysanne, et il n’était pas rare que beaucoup d’entre eux ne sachent point lire ni écrire d’ailleurs ils étaient même très limité intellectuellement. Puis, une fois tout ce beau monde installé, il fallut s’approprier l’île. Pour cela et sous l’impulsion du vaillant Krist’Ofe Colombe, furent bâti les premiers baraquements de l’île qui se résumaient à l’époque à de simples cabanons. Voyant que les affaires de l’archipel allaient à bon train, Krist’Ofe tint conseil avec ses éminents hommes de lettre pour décider des directives à suivre pour la suite des évènements. Le lendemain, il fit l’annonce officielle des améliorations attendues, c’était par un début d’après-midi que fut effectuée la chose ; Krist’Ofe se tenait alors sur une estrade de fortune. Quelques criards avaient été disséminés un peu partout pour reporter les dires aux plus éloignés. Il fallait dire que toute la population avait été conviée à cette annonce et la plage elle, était bondée de monde.

    Krist’Ofe du haut de son estrade « Habitants de Pululu(bip)ka ! » Le criard à l’entente du début du discours fit ce que l’on attendait de lui et répéta au second rang « Habitants de Pululu(bip)ka ! ». Aussitôt, Krist’Ofe se tourna en direction du criard et lui tint à peu près ce langage tout en pouffant de rire ; « Haha n’en faites pas trop mon ami, ce n’est pas la peine de répéter tout ce que je dis mot pour mot, répétez seulement l’essentiel ! » A ces mots, il lui adressa un petit clin d’œil amical que tout naturellement le criard lui retourna avant d’hurler « Haha n’en faites pas trop mon ami, ce n’est pas la peine de répéter tout ce que je dis mot pour mot, répétez seulement l’essentiel ! ». Krist’Ofe afficha alors une mine dubitative, consterné qu’il était par le manque cruel de jugeote du criard. Reprenant un temps soit peu son sérieux par la suite, il se tourna de nouveau en direction du peuple avec ce large sourire qu’on lui reconnaissait habituellement « … Arhem bon, avant toute chose je tenais à remercier chacun de vous pour nous avoir suivi dans cette folle aventure qui je l’espère, aboutira à de grandes choses ! » A ces mots, le criard se tourna lui aussi de nouveau en direction de la foule « Il veut vous faire des choses ! ». Plus loin, le second criard qui pensait avoir mal entendu son compatriote beugla à son tour « Quoi ? Il aime le lactose ? ». La population alors en proie à la confusion, se mit à pinailler tandis qu’abasourdi par ce qu’il venait d’entendre, Krist’Ofe tentait en vain de reprendre les rennes de la situation « Quoi ? Mais attendez, ce n’est pas ce que j’ai dis ! ». Le premier criard « Il aime les raviolis ! » Le second criard tendant alors l’oreille puis reportant son attention sur la foule toujours en proie aux doutes « Il ne mange que des Panzani ! ». Krist’Ofe vira au rouge et tapa du poing sur le pupitre qui lui servait à maintenir son discours papier à bonne hauteur « Mais enfin arrêtez vous voyez bien que ça n’a aucun sens ! ». Le premier criard arbora un air penaud alors qu’il s’adressait de nouveau à la populace « Il va vous faire une danse ! ». Le second criard « Quoi ? Il veut se faire péter la pense ? ». Krist’Ofe était au bord de la crise de nerf et pointa du doigt les fautifs « Arrêtez ça tout de suite imbéciles ! ». Le premier criard « Il joue au Play mobil ! ». Le second criard les yeux écarquillés, comme choqué par ce qu’il croyait avoir entendu se tourna vers la population et s’exclame à pleine voix « Il veut brûler l’île !».

    Aussitôt, la foule du fond se mit à gronder tel un orage furieux. Les murmures suscités par le discours incompréhensible des criards s’étaient changés en hurlement de guerre et il n’en fallut pas plus pour qu’un meneur d’homme fasse son apparition et ne se mette à hurler à la révolte. Cet appel à l’anarchie eut pour effet de semer les graines de la discorde au sein des habitants de l’île dont le cœur était dès à présent embrasé par les flammes brûlantes de la révolution. Et comme on le sait si bien, il est aisé d’influencer l’esprit des gens lorsqu’il est soumit à une pression. En dépit de cela, dans sa furie vengeresse les habitants les plus éloignés de l’estrade furent rejoint par la population du second rang qui à son tour, fut rejoint par les individus du premier rang pourtant parfaitement au courant de l’incident avec les criards. Le jour même, Krist’Ofe et ses compères furent chassés de l’île et une grande fête nocturne fut organisé pour récompenser les vaillants révolutionnaires et se féliciter mutuellement de l’acte accomplit.

    De cette soirée de liesse on retiendra un élément majeur qui se produisit au dessert. Un des paysans, entre deux cuillérées, se mit soudainement à poser une question « Au fait, pourquoi on s’est révolté ? » un second paysan à l’allure plus patibulaire que le premier rétorqua aussitôt de sa voix rauque « Haha bah parce qu’il a dit qu’il violerait nos filles, quelle question ! » Un des autres paysans qui prêtait une oreille attentive à la discussion réprimanda ouvertement son voisin de table « Hein ? Mais non, c’est parce qu’il a dit qu’on était des billes ! ». Un autre protesta « Mais n’importe quoi, c’est parce qu’il a dit qu’on aimait les lentilles ! ». Le dernier leva les yeux au ciel et dans un soupir « Vous êtes vraiment sourd, il nous a traité de chenille… » . Puis une voix se faisant plus féminine « Quoi ? Il a dit qu’on avait des grosses chevilles ?! ». Et tandis que ce qui avait été dit était sujet à polémique, le même homme que tout à l’heure, animé par on ne sait quel démon à soif de curiosité, s’empressa malgré le vacarme ambiant de soumettre une nouvelle fois l’une de ses interrogations passagère à l’assemblée alors au cœur d’un ébat fumant « Et puis…c’est quoi le nom de l’île ? Quelqu’un l’a entendu ? ». Toujours dans le même ordre que précédemment, ce fut au tour du gros rouston de répondre le premier alors qu’il tenait fermement entre ses mimines de géant le cou fin d’un collègue et que son poing brandissant menaçait à tout moment d’atterrir dans le pif celui-ci « Bwahaha Il a dit Pululunka abruti t’as vraiment rien sui… ». L’homme fut momentanément coupé lorsqu’il senti que le gringalet qu’il tenait au creux de sa main leva l’index en l’air comme pour prendre la parole. Intimidé par la trogne de son tortionnaire, il se fit pourtant suffisamment audible « Euh…haha…non c’est Pulululunka…haha qu’il a dit… ». Pour des raisons purement d’ordre morale, je n’évoquerais que très sommairement ce qui se dégagea par la suite de cette fête. La population se scinda en deux camps, d’un côté ceux que nous appellerons les « Pro-lulunka » et de l’autre, les « Pro-lululunka ». C’est pour vous dire si les gens de cette île étaient des cons !

    Le conflit ethnique a eut ça de bon qu’il fut l’occasion pour l’île d’ajouter à son patrimoine culturel de nouvelles figures historiques. En effet, la guerre civile fit émerger de grands esprits tel que Bébert Aynestayne ou encore Pâte-rick Seibhasthien qui bouleversèrent à jamais les modes de pensée des habitants avec leurs innovantes théories sur les bienfaits du noyau de cerise pour l’organisme humain. Au même titre que ces deux mathémangiciens, on ne saurait oublier les passionnantes théories de Gorrého Gorréhé sur la banane flambée au petit déjeuner et son combat pour légaliser la pomme de terre, sujet brûlant à l’époque. Ironie du sort pour certain, malchance pour d’autre, ses théories fumantes et son caractère volcanique lui valurent d’être brûlé vif par des partisans de la pomme de ciel. Mais si certain de ces grands hommes comme Gorrého Gorréhé ou encore Francisse Lhalhane l’homme qui murmurait à l’oreille des Amiraux connurent un destin tragique, il est un homme qui, parmi le chaos ambiant sut s’imposer en véritable leader et eut à cœur de mettre fin à la barbarie…

    Les faits que je m’apprête à relater se déroulèrent suite à cent ans de guerres intempestives –ces cons se jetaient de la nourriture à la figure-. La population alors à bout et morte de faim reçut la visite d’un curieux visiteur. Pour des soucis d’originalité, il sera dit que l’homme en question ne devait guère dépasser la trentaine. C’est assez étrange la manière dont l’arrivé d’un homme peut à jamais bouleverser les modes de vie d’une civilisation –aussi conne soit-elle-. Il débarqua sur l’île par une fraîche matinée. La population alors sur le qui-vive se dirigea en masse sur la plage pour accueillir le voyageur à la physionomie inquiétante. De ce premier échange entre les indigènes et l’homme encapuchonné voici ce qui en ressorti.

    Le mystérieux voyageur dont les pieds étaient balayés par les vaguelettes du large se dirigea vers la foule attroupée en masse sur la plage. Tout son corps des pieds à la tête était drapé sous une épaisse couverture aussi sombre qu’une triste nuit d’hiver. L’unique élément témoignant de son appartenance à la race humaine restait la partie inférieure de son faciès non couverte par l’épais manteau. Lorsqu’il arriva à proximité des autochtones il se présenta en partant dans un rire machiavélique « Hinhinhin Je suis Dra’Khoula du SouthBlue et je décrète qu’à partir d’aujourd’hui, cette île et ses habitants m’appar.. ». L’étranger n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il fut inopinément interrompu par les brouhahas incessants de la masse humaine « Hey vous pensez qu’on peut lui faire confiance ? » dit un paysan à un autre. « J’sais pas trop quoi en penser… ». Puis un homme se faisant alors plus bruyant que les autres se mit à pointer du doigt l’étranger et beugla à l’attention de ses confrères « Regardez cet homme avec ce sourire inquiétant, cette aura maléfique qu’il dégage et le triste aspect de sa physionomie qui est non loin sans rappeler celui de la mort en personne, sans parler des armes qu’il doit cacher sous son long manteau, on ne peut QUE lui faire confiance les amis ! ». Puis une autre voix « Oui je suis tout à fait d’accord, c’est surement un homme de bien ! » et une autre « Oui ! Faisons une fête en son honneur ! » And again… « Oui ! Une gigantesque fête, oublions nos querelles le temps d’un moment » and again… « Je suis tout à fait d’accord, hourra ! vive l’étranger ! » And again… « Ouais vive le papier mâché ! » and again… « Quoi ? Qu’est-ce qu’il a mon Hachi Parmentier ?! ».

    Finalement, au bout d’une demi heure et alors que l’étranger tentait tant bien que mal de faire part de ses malveillantes intentions à l’égard de l’île et de ceux qui y vivaient, il fut embarqué contre son grès dans un mouvement de foule important et convié à un banquet par la suite. Consterné devant autant de gentillesse ou alors simplement abasourdi par le niveau de stupidité des gens, il monta sur l’estrade qui autrefois avait causé tant de malheur à Krist’Ofe. Il s’apprêtait à exprimer clairement au nez et à la barbe de la population qui le scrutait, les intentions maléfiques qui l’animait « Il n’y aura pas de trêve ! ». Un des paysans « Quoi ? Il a dit quoi ? ». Un autre paysan donna une tape à son compagnon « Il a dit qu’il a fait un rêve, tais-toi maintenant et écoute ! ». Dra'Khoula se mit à taper du poing « bande d’abrutis, je réduirais votre île en cendre ! ». Le premier paysan « Et là ? Il a dit quoi là ? », Le second paysan l’air agacé « Il a dit qu’il a rêvé d’une île tendre ». Dra'Khoula renchérit « Je vous mettrai tous six pieds sous terre ! ». Le second paysan anticipant alors la question de son camarade « Il a rêvé d’une île tendre, sans guerre ». Le premier paysan alors admiratif « Ooh». Dra'Khoula dont le visage était peigné d’un sourire; « Je pillerai toute votre thune ! ». Le second paysan « Là il parle d’oublier nos vieilles rancunes… ». Le premier paysan, toujours admiratif « Ooh ». Dra'Khoula partant dans un rire frisant la démence « Et vos femmes, je les violerais ! ». Aussitôt cette phrase fût prononcée que la foule se mit à applaudir et à pleurer à chaudes larmes. Le second paysan ne fit pas exception « C’est…c’est magnifique bouhou… ». Le premier paysan « Quoi ? Quoi qu’est-ce qu’il a dit ?! ». Le second paysan applaudissait et pleurait de plus belle « Il... il... il a dit faites la paix !».

    Il en va sans dire que suite à cela, touchés par l’altruisme de leur convive, les habitants se soient mis à rêver de cette paix qu’on espère tous acquérir un jour ou l’autre. Il en va aussi sans dire que Dra'Khoula fut vénéré comme un dieu au point que l’on érige une statue loin d’être ressemblante en son honneur. Les deux camps qui se faisaient autrefois la guerre refreinèrent leur pulsions guerrières respectives et l’archipel de Pululunka ou Pulululunka connu une paix sans précèdent –malgré le manque de nourriture qui perdurait- sous le règne du mystérieux voyageur. En parlant de celui-ci, peut-être était-ce l’oisiveté des jours écoulés ou tout simplement le fait que les habitants de l’île soient extrêmement cons mais toujours est-il qu’il se surprenait à vouloir mettre les voiles puisque finalement, il n’y avait rien de bien à être le maitre d’une île, surtout avec un peuple aussi con. Fort de ce constat, les tentatives d’échappatoire se firent multiples mais sans réel aboutissement concluant. Il fallait dire qu’à défaut de devoir se servir des gens de l’île, Dra'Khoula s’exerçait à fuir par ses propres moyens. L’idée d’user de son influence lui apparu alors qu’il somnolait sous un pommier, à la recherche d’une quelconque intervention divine susceptible de lui faire quitter cette île de malheur.

    Pour mettre son plan à exécution, il fit faire construire un navire que nous appellerons « Le Transylvania », un fier bateau qui demanda deux mois de labeurs pour prendre forme. Puis, il convoqua en grande hâte la population sur la plage qui se retrouva bien vite bondée. Là, il fit distribuer à chacune des personnes présentes un bâton taillé en pique ; une lance. Il lui fallait occuper la population le temps de prendre la poudre d’escampette « Bien maintenant que vous avez vos lances, obéissez à votre dieu et faites vous la PEAU en attendant que je revienne ! ». Puis sachant pertinemment qu’il se ferait obéir, le maléfique Dra'Khoula s’enfuit à toute jambe en direction de son navire qu’il avait secrètement amarré plus loin. Pendant ce temps et alors qu’ils pouvaient entendre depuis leur position le rire malfaisant de l’étranger devenu dieu, les habitants se mirent à se regarder les uns les autres. Un long silence s’installa et il fallut attendre une bonne dizaine de minutes pour que quelqu’un ne le brise « Il a dit quoi en fait ? J’m’en souviens plus ». Une femme qui regardait le bâton qu’elle tenait fermement entre les mains avec une mine sévère s’exclama alors « Il… il a dit qu’on devait mettre le fil à l’EAU en attendant qu’il revienne… ». Ni une, ni deux, les gens s’exécutèrent l’un après l’autre en plantant leurs piques à l’eau et attendirent tranquillement leur maitre. Au risque d’insister, il fallait être sacrément con pour patienter plus d’un mois dans cette position. En effet, désireux de combler le désir de celui qui avait amené la paix sur l’île, la population resta ainsi plus d’un mois sans boire ni manger, dans l’espoir du retour intempestif de leur chef. Beaucoup des apôtres moururent de faim et il fallut attendre qu’un homme ayant un peu plus de jugeote que les autres ne s’aperçoivent du coup monté et ne retire la lance de l’eau « Waaaaah un coquillage brillant ! » -il était très con-. Aussitôt les gens se tournèrent en sa direction et furent stupéfait de voir qu’à l’extrémité acérée de la lance se tenait un poisson dont la vie venait de s’en aller subitement après une longue agonie, privé de son air et piqué au vif. Par curiosité, d’autres personnes firent de même et force était de reconnaitre qu’au bout de chaque pique se trouvait un poisson. A noter que le filin de pêche ne fut inventé qu’une centaine d’année plus tard.

    En fait, une rumeur non vérifiée feindrait à dire que si la pêche est encore pratiquée de nos jours sur l’île, ce n’est pas par souci de nourrir la population, non c’est uniquement parce que les gens attendraient toujours le retour de leur bienfaiteur et que la tradition au fil des âges se serait perpétrée. Aussi, au vue du passé de l’île et du niveau de connerie de ses habitants, on aurait tendance à penser que cette rumeur pourrait tout à fait s’avérer être exact. Pour ce qui est de l'étranger, la légende voudrait que le Transylvania ait été pris dans un courant marin et que son capitaine; Dra, coula -sans mauvais jeux de mot-.

    ...






    Dernière édition par Kushi le Ven 31 Déc 2010 - 12:23, édité 4 fois
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    MessageSujet: Re: Oryyyyya ! Haha Baka ! [En cours]   Jeu 30 Déc 2010 - 18:15


    III – Eau



    « L'eau, goutte à goutte, creuse le roc. »


    Un matin, aux abords de Pululunka ou Pulululunka, une île du triangle des Berm’Hudas, Tartempion, chasseur de prime adepte du combat à l’épée, patientait, assis, dans l’attente d’excuses formelles de la part d’un jeune homme de douze ans du nom de Kushi qui avait eut l’audace de LUI demander de s’excuser en premier. Une situation peu banale voir carrément hors norme mais qui valut au malandrin de recevoir une sévère correction. Force était de reconnaitre pour lui qu’il n’avait aucune chance de rivaliser avec son tortionnaire mais toujours est-il qu’il s’obstinait dans son acte de rébellion -en refusant de s’excuser- au point de mettre sa vie en péril. En effet, il eut rapidement usé de la patience du chasseur de prime alors en train de caresser le cou de sa victime à l’aide de sa lame d’une mortelle froideur.

    Mais avant toute chose, pour être à même de pouvoir comprendre comment le héros de notre histoire put se retrouver dans une situation aussi délicate, il convient de parler de son enfance.

    Comme le chapitre I et II laissait le présager, Kushi est natif de Pululunka ou Pulululunka pour certains. En dépit de son origine ethnique, croire que son statut de héros de l’histoire l’exonère du niveau de connerie que l’on reconnait habituellement à tout Pululunkien ou tout Pulululunkien serait pure foutaise. Il était l’unique rejeton d’une famille de pêcheur et quoi que l’on puisse penser de cela, jamais au cours de son enfance, il n’eut à se plaindre de sa condition. Après tout, il n’ya pas de complexe à avoir puisqu’il n’existe pas vraiment de hiérarchie sociale sur l’île. Hormis le chef du village peut-être, changeant régulièrement de tête en raison du caractère versatile des « citoyens » qui, sous la contrainte d’un évènement pourtant anodin, crient à la révolte. Il n’est pas rare en effet de voir une tête chef tomber parce qu’un beau matin, un paysan a trouvé un cheveu dans son bol de céréale. Tout est prétexte pour se plaindre si bien qu’on assimile bien vite la position de leader de l’île à celle d’un bouc émissaire. A noter ici que la mère de Kushi en fit les frais alors qu’il n’avait qu’un an. Elle fut enterré en pleine forêt et dès lors qu’on lui rend visite, il est possible de lire ces quelques mots sur sa pierre tombale « Ci-gît (bip), morte pour n’avoir pas su endiguer la menace que représentait l’ingurgitation du chili con carné par les habitants -lors de la soirée mexicaine- sur l’atmosphère de l’île ». Encore aujourd’hui, flotte dans l’air à quelques emplacements de l’île, les vestiges nauséabonds de cette soirée pimentée.

    Kushi fut privé de l’amour d’une mère mais cependant ce vide fut comblé par l’attention de tout un père ; Il écoula ses quatre premières années d’existence dans l’oisiveté du cocon familial. Très jeune il montra également un attrait certain pour la pêche si bien qu’en vu de cette passion, beaucoup des habitants de l’île s’accordèrent à dire que le garnement était vif d’esprit. En effet, si compter qu’ils voyaient en la connerie une quelconque forme d’intelligence, alors oui dans ce sens, Kushi était intelligent ; il lui arrivait malgré ses quatre ans, de partir toute une journée pour pêcher en forêt...Outre ses escapades forestières, il avait, comme tout les enfants attardés de son âge, des prédispositions pour la bêtise. Ses facéties se comptaient à foison et de manière générale il s’en sortait toujours. Son père lui ne protestait pas le moins du monde et interprétait ces actes de délinquances non comme une défiance du système sociétal établit mais plutôt comme la marque d’espièglerie d’un petit garçon. Non, en fait, il serait plus juste de dire qu’en réalité, il était bien trop limité intellectuellement pour relever et se préoccuper des âneries de son fils.

    S’il fallait tout de même reconnaitre une qualité à notre héros dès son jeune ce serait très certainement son agilité. Il arrivait fréquemment qu’on le compare à un singe et on ne compte plus le nombre de fois où il s’afféra à l’ascension d’un arbre géant ou deux. Il était naturellement souple bien que ses mouvements soient dépourvus de grâce et sa physionomie de guêpe lui concédait une rapidité non négligeable dans ses mouvements. Plus tard, un poète de passage sur l’île assista par hasard, lors d’une excursion pédestre, à une démonstration des dons acrobatiques du jeune garçon. Inspiré par le spectacle qui s’offrait à lui, il écrivit quelques vers qui exaltaient l’extraordinaire adresse de l’enfant alors âgé de sept ans:

    « Bien qu’il soit laid d’apparence,
    Il a le charme de l’enfance.
    Le jeune primate sur sa branche,
    Comme Sun Wukong, se déhanche »


    C’est exact, si le poème loue en partie l’élasticité de Kushi, il fait par la même occasion, allusion à sa laideur. Bien que ce ne soit que superficiel surtout sur cette île, il est vrai que le jeune garçon n’était/est pas de toute beauté ; Jeune, un furoncle saillait sur son crâne. Et c’est pour cette raison, et par crainte de la laideur qui s’ensuivrait indubitablement qu’il refusa de se raser le crâne comme il était de coutume de le faire pour les jeunes enfants de l’île –une croyance populaire stipulant que ça éloigne les mauvais esprits…-. Au lieu de cela, de tout temps il privilégia une chevelure dense et hirsute -soutenu par un hachimaki de fortune- lui donnant un aspect sauvageon, limite bestial. Pour ce qui est de l’allusion « au charme de l’enfance » il est vrai qu’en vu de son âge, il était pourvu de cette innocence du rire que l’on perd à l’âge adulte. Kushi est un de ces optimistes qui portent systématiquement sur leurs lèvres le sourire enfantin frisant une niaiserie certaine et donnant la fausse impression que rien n’est à même de pouvoir ébranler leur goût pour la vie.

    Pourtant si cette innocence dans l’enfance peut s’avérer être une force, elle peut également se révéler être un inconvénient ; Lorsque l’on annonça à Kushi que son père s’était fait terrasser une violente fièvre des bois, le jeune homme, sans un mot, se saisit d’un bâton de fortune qu’il tailla en chemin –il avait alors huit ans- et se dirigea non sans une pointe de haine en direction de la forêt, ses pas étant alors accompagnés par les supplications de ses proches, trop cons pour entraver ses mouvements, c’est donc sans peine qu’il put atteindre l’orée de la forêt, toujours accompagné de son bout de bois. On ne le revit que deux semaines plus tard, toujours son bâton en main et le visage écorché à divers endroits. Son père pendant ce temps, avait rendu l’âme et lorsque le gamin se présenta à la vue de tous, plus maigre qu’il ne l’était déjà, il lui fut poser une série d’interrogations pour savoir quelle folie l’avait conduit à vivre en ermite pendant deux semaines dans ces bois. La seule chose qu’il fut capable de rétorquer était qu’il s’était rendu dans la forêt dans l’espoir de tuer la fièvre des bois mais sans succès. A cette réponse plutôt inattendue, les gens autour de lui émetteurs des « Oh » d’étonnement et touchés par l’attention du petit, une grande battue fut organisée pour débusquer cette fièvre des bois et dans la mesure du possible, mettre fin à ses agissements. Malheureusement, comme cela était prévisible depuis le départ, aucune fièvre des bois ne fut débusquée, et on ne compte plus le nombre de personnes qui se sont perdues dans les bois et en sont sûrement morts.

    Kushi quant à lui, touché par l’attention des habitants de l’île à son égard, ne pleura pas plus que ça la mort de son père. Il fut placé sous la houlette de son oncle qui, contrairement à la totalité de la population, pouvait prétendre être un quelqu’un d’intelligent. En effet, très tôt il lui avait été possible de voyager et de découvrir le monde et de s’en empeigner. Seulement, pour son rôle très sommaire dans l’éducation du héros, il ne sera que très brièvement évoqué. C’était un homme de petite stature, sans envergure ni même une quelconque autorité mais cependant respecté de par son niveau intellectuel –surtout sur une île comme celle-ci ainsi que par sa gentillesse. Il n’était pas rare que l’on sollicite son avis sur des affaires qui paraissaient comme existentielles pour les villageois « Est-il moral d’avoir couché avec ma femme et mes deux filles simultanément ? » « Peut-on utiliser le même slip toute une semaine ? », des questions de ce type qui égayaient ses journées et dont il avait à cœur d’y répondre.

    En revanche, il lui avait été possible d’assister lors de ses nombreux périples à des démonstrations de combats au sabre. Pour cette raison et en vue de canaliser l’énergie débordante de son chérubin, il « apprit » un temps soit peu les bases du Kendo. Seulement il sembla à Kushi que cet art était trop rigide, trop peu fantaisiste. De surcroît, il ne s’était jamais montré assidue dans l’assimilation des bases, en dépit de cela, il ne prêta guère plus attention que ça aux conseils de son oncle, préférant gambader librement et pêcher par la même occasion.

    Phase Rp ;

    De cette manière, Kushi arriva bien vite sur ses douze ans. Il était le même intérieurement, même si sa physionomie trahissait sa mentalité ; il avait le physique d’un gaillard de quatorze ans, soit deux ans de plus que son âge initial. Et un jour qu’il se livrait à ses pérégrinations habituelles, le coup du sort voulu qu’il passe par une prairie à l’herbe verdoyante. Là et alors qu’il tâtait de son bout de bois les herbes hautes en toute innocence, quelque chose attira son attention. Au milieu du champ se tenait un vieil homme assit, très certainement en train de méditer. Derrière lui séjournait en terre, une immense épée aux allures barbare si l’on se fiait aux rangées de dents acérées dont elle était affublée ainsi que de sa grandeur. Pour être honnête, la présence de cette arme contrastait grandement avec la sérénité du lieu et la spiritualité du moment. Le vieillard qui n’avait de vieux que sa barbe grisonnante et un début de calvitie se trouvait dans un état de concentration extrême, en position zazen –en tailleurs-. Il donnait l’impression de figer le temps et les bruissements du vent qui faisaient d’ordinaire se soulever les feuilles des arbres s’étaient estompés pour laisser place à la tranquillité du moment, à un long silence casi-mortuaire. Pas âme qui vive à l’horizon hormis la présence impromptue d’un spectateur discret, silencieux et absorbé par ce qui se déroulait sous ses yeux ; le jeune Kushi. L’homme d’une sérénité intérieure sans équivoque ne faisait qu’un avec l’univers, il était l’univ… « Suuuuuge ! Elle est vraiment trop cool votre arme grand-père !!! » s’exclama alors notre héros qui, sans s’en rendre compte, venait d’interrompre un moment crucial « J’peux l’essayer ?! » renchérit-il sans alors sans prendre le temps d’écouter la réponse du vieillard et se saisir tant bien que mal de la fameuse épée qui faisait au bas mot, trois fois son poids. Le vieillard qui avait été troublé dans sa méditation se retourna alors et pointa du doigt le fauteur de trouble « Hiic ! Quhouua qu’est-ce hips ! Qu’est-ce que tu fais là ga-ga-gamin ! » A ces mots, Kushi qui n’avait jusque là que de yeux pour l’arme qu’il tentait vainement de soulever se retourna en direction du vieil homme en proie à l’ivresse si l’on tenait compte des bouteilles de saké entièrement vides qui jonchaient le sol. Finalement, ce qui laissait penser à une médition tout ce qu’il y’avait de plus pieuse s’avérait être en définitif que le simple repos d’un saoulard, soucieux de décuver dans la plus parfaite intimité. Peut-être cette révélation eut-elle suscité une quelconque déception pour un individu lambda mais il s’agissait là de Kushi. Bien qu’il eut à craindre la fureur d’un homme ivre, le Pululunkien ou Pulululunkien ne fut nullement inquiété et se contenta de répondre à son interlocuteur tandis que celui-ci peinait à se mettre sur ses deux jambes « Elle est vraiment géante votre épée ! Vous pouvez me la donner ?! » A ces mots, le vieux guerrier parti dans un fou rire sarcastique. Il se pourrait qu’il ait été provoqué par l’alcool ou tout simplement par la réplique du jeune mais toujours est-il que malgré l’état de faiblesse dans lequel il se trouvait, le vétéran se fit suffisamment véloce pour récupérer sa « faiseuse de mort », puis, d’une main, il la plaqua par-dessus son épaule, le tout dans un geste très stylisé.

    Eberlué par la force du colosse, Kushi n’en était que plus admiratif « Guahahahahaha ! Pas question… j’suis P’tête dans le coltard mais mais ha… qu’est-e que j’voulais dire déjà ? Ah ouais voilà, mais les marguerites sont violettes ! Ah euh p’tain nan c’pas ça euh...Ah ouais…nan j’peux pas te donner mon sabre…hips » Animé d’une curiosité sans nom, Kushi hocha la tête sur le côté, l’air interrogatif « Nani? Pourquoi ? » D’un léger balayement de la main, le vieillard fit comprendre au gosse que sa présence n’était pas indispensable puis il replanta sa lame dans la terre avant de se rasseoir « Parce que… allez casse toi, vas faire un tour sur la plage pour voir si j’y suis ». Aussi surprenant que cela fusse, Kushi n’eut pas à cœur de converser davantage avec le vieillard et quitta la plaine, laissant le vieux vétéran à ses boissons alcoolisées.

    Il en va sans dire que l’on était en droit d’attendre du jeune garçon à ce qu’il rentre chez lui, qu’il raconte ses péripéties à son oncle puis se remette à flâner dans le village comme il avait pour habitude de le faire. Seulement, au lieu de cela il se dirigea en direction de la plage où durant deux bonnes heures, il se livra à des recherches ; criant jusqu’à s’époumoner « Ohh Grand-père t’es là ?! Ouhouu Grand-père ! » Sans résultat. Soudain, la vérité lui apparu alors qu’il balayait du regard la mer qui s’étendait à perte de vue devant lui « Kusooo ce vieux m’a menti, il y est pas ! » A ces mots, le jeune homme détala plus vite que de raison en direction de la plaine dans l’espoir d’y retrouver le vieux guerrier pour le réprimander mais encore ici, ses recherches furent vaines ; le vieillard avait décampé.

    Deux semaines s’écoulèrent depuis l’incident et bien que personne sur l’île n’ait fait allusion au vieillard, Kushi ne put se résigner à l’oublier. D’ailleurs, par une belle matinée, il avait décidé d’aller se pavaner sur le marché de l’île qui commercialisaient pour la plupart des vendeurs, du poisson que notre jeune héros se plaisait à admirer. Son attention fixée sur les marchandises proposées, son oreille indiscrète capta les fréquences d’une discussion qui se déroulait non loin de lui. De cette conversation voici ce qui se fit suffisamment audible « Yes so, dis moi t’aurais pas vu ce vieux quelque part ? Je le recherche, c’est un pirate et he’s so dangerous !». Cette phrase suffit à Kushi pour mobiliser intégralement son attention si bien qu’il se mit à se diriger en direction de la voix alors de plus en plus audible. A proximité, il leva son regard pour voir l’homme qui venait de proférer ces paroles. Il était grand, un torse tatoué en guise d’apparat, il n’était pas bien différent de l’image stéréotypée que l’on se fait d’un sabreur, il était de plus, affublé d’une voix légèrement aigue qui trahissait l’aspect redoutable de son physique. Quand il eut porté son regard sur le sabreur, Kushi soupira un « oh » d’admiration tellement le style du gaillard l’impressionnait. L’homme tatoué, lui, n’ayant pas remarqué qu’il était épié, admiré, poursuivait comme-ci de rien n’était sa discussion avec le marchand « Allons, don’t lie me ! I’m sure that tu l’as déjà vu quelque part ! It’s bad de mentir à un chasseur de prime, alors maintenant, dis moi la vérité si tu ne veux pas te retrouver without your head ! » Voyant que le marchand ne lui fournirait pas de plus amples informations à en juger par son mutisme, le chasseur de prime se saisit d’un de ses poissons qu’il jeta au sol avant de se mettre à l’écraser du plat du pied. Il fit cela pour attirer l’attention de tous les badauds en présence « I know that ce vieux sénile se cache sur cette île ! C’est un pirate primé et dangereux ! Toute information pouvant aider à sa capture sera généreusement récompensé, all right ?! ».

    Il n’en fallut pas plus pour que Kushi ne vienne sur le devant de la scène. Face à face avec l’homme au sabre, le gamin arborait une face haineuse qu’on ne lui reconnaissait que trop peu « Ah ? T’as une information à filer à Tartempion little boy? » Questionna alors le chasseur de prime. « EXCUSE-TOI ! ». Eberlué par la réponse de l’enfant, le chasseur fit mine de ne pas avoir entendu « Hein ? J’te demande pardon can you repeat ? » Kushi, visiblement remonté se mit à le pointer du doigt « JE T’AI DIS DE T’EXCUSER ! » Tartempion se mit à hausser un sourcil « M’excuser ? Et puis quoi encore ! You know ce vieux gâteux It’s that, hein, t’aime pas qu’on dise du mal de ce vieux débile ? » Notre héros tapant du pied « EXCUSE-TOI TOUT DE SUITE ! » Le chasseur, consterné par l’attitude du garçon se mit à ricaner, laissant ainsi apparaitre sa dentition d’ogre mal léché « Ouais c’est ça, j’ai compris t’es complètement givré ! T’es un P’tain de type craz... » Tartempion n’eut malheureusement pas le temps de finir sa phrase qu’armé de fureur, Kushi se projeta la tête la première avec la force du désespoir sur le chasseur qui sous l’effet de surprise, se mit à chanceler avant de tomber au sol. Si cette attaque surprise fit choir le fauteur de trouble, elle plongea également la foule dans la torpeur.

    « EXCUSE-TOI ! » S’exclama Kushi dont les mains s’étaient plaquées contre les épaules du chasseur de prime à qui il fallut vingt bonnes secondes pour réaliser ce qui venait de se passer. Lorsque ses esprits lui revinrent, au lieu de s’inquiéter de la fâcheuse position dans laquelle il se trouvait, son égo de chasseur expérimenté le poussa à agir dans l’immédiat et de se dépêtrer de cette situation en repoussant violemment son assaillant à l’aide du pied. Il en va sans dire qu’en vu du de la frêle composition du physique de l’adolescent, celui-ci fut projeté en arrière avant de venir s’encastrer de plein fouet contre l’étalage d’un marchand « T’aurais jamais du faire ça Bakayaro ! Child or not, maintenant je vais t’éviscérer et j’me ferai une descente de lit avec ce qu’il restera de ton corps, you understand ?! » S’écria Tartempion avant de partir dans un fou rire frisant la démence. De surcroît, à en juger au Katana de bonne facture qu’il venait de dégainer, l’homme ne comptait faire acte d’aucune grandeur d’âme en épargnant la vie du jeune effronté. Au lieu de cela, il avait choisit d’écourter la vie déjà bien brève du jeune Pululunkien ou Pulululunkien ce qui n’était pas pour arranger les affaires de celui-ci.

    Kushi était parvenu à s’extirper des décombres fumants du stand de poisson. Et bien que d’ordinaire ce genre de scène où le héros, à bout de souffle après un combat acharné et qui se relève de ses blessures pourtant mortelles, soit empreinte d’une certaine forme style dans la manière de le faire, le cas présent il n’en était rien. Au contraire, l’instant pouvait prêter à rire en vue des restes de poisson qui garnissaient la chevelure dense du gamin et des bulots enfoncés par inadvertance à chacune de ses narines.

    Une dizaine de secondes s’écoulèrent avant qu’il ne revienne complètement à lui et lorsque ce fut le cas, ses yeux se plissèrent. Il avait la face rouge et l’un de ses sourcils s’était levé sous l’effort intense de la concentration. On pouvait aisément sentir en lui le bouillonnement intérieur d’un volcan qui s’apprêtait à rentrer en irruption et dont l’enfer brûlant qu’il déverserait, réduirait en cendre toute forme de vie. Pour être honnête, en passant du chasseur de prime jusqu’aux badauds en présence, tous ne purent s’empêcher d’avoir des frissons à la simple vue du visage rougeoyant de notre héros. Il n’avait plus le faciès de débile qu’on lui reconnaissait habituellement à tel point qu’une personne dans l’assemblée ne manqua pas d’en faire la remarque ; « Le pauvre, il a vraiment du se faire mal en se cognant tantôt ! » un autre homme « Ouais ou peut-être qu’il a un crabe accroché à ses fesses … » le premier homme levant les yeux au ciel « Mais ne dis pas n’importe quoi tu vois bien qu’il souffre ce petit ! ». Suite à cela, un long silence s’installa. Tartempion n’osant pas approcher, il se contentait de scruter du regard son « adversaire » qui lui restait muet malgré l’air grave qu’il arborait...

    « AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH »

    Le cri strident du gamin eut le même effet que le son produit lorsque le forgeron vient à marteler sa création sur l’enclume. A son entente, toute la population qui épiait l’altercation entre l’enfant et le chasseur de prime, fermèrent simultanément leurs écoutilles et leurs yeux comme pour souligner l’intensité du son produit. Et lorsque leurs yeux se rouvrirent au même titre que leurs écoutilles, s’offrit à leur vue, le gamin qui courait dans tout les sens comme si le fouet de son maitre était à ses trousses. La chose s’étendit sur deux bonnes minutes si bien qu’en connaissant le gaillard, on aurait tout aussi pu imaginer que cette nouvelle fantaisie à laquelle il se livrait, faisait partie intégrante d’une tactique de combat savamment travaillée à l’entrainement et dont le but encore obscur, se révèlerait être par la suite un acte de génie. Tout du moins était-ce l’opinion de la populace présente puisque le chasseur, non originaire de cette île, n’y voyait là que la couardise de l’enfant face à sa mort imminente. En dépit de cela, Tartempion s’exclama à l’adresse de Kushi « Haha you realize enfin que t’aurais jamais du faire ça ?! ». A ces mots, le jeune pêcheur arrêta net sa course folle puis d’un geste infantile qui consistait à tirer la langue, su se faire suffisamment explicite dans sa réponse pour offusquer son interlocuteur. Ensuite, il fut convenu de lui retirer le crabe qui s’était accroché à ses fesses alors que la voix à peine audible d’un badaud s’éleva de la foule « Tu vois, il avait bien un crabe accroché aux fesses… ».

    La scène, ayant reprise un temps soit peu son sérieux, aucun habitant de l’île en présence ne jugea bon d’intervenir dans l’affrontement qui reprit de plus belle. En effet, katana en main, le chasseur s’élança en direction du jeune singe qui lui, avec la fougue qu’on lui reconnaissait tentait tant bien que mal d’éluder le tranchant acéré de la lame. D’ailleurs, il su se faire suffisamment habile pour lui mordre les mollets, les bras, lui pincer les castagnettes et accessoirement lui cracher au visage sans déplorer aucune entaille sur sa peau mâte. Seulement, comme il était prévisible que cela se passe, le jeune Kushi, aussi courageux qu’il eut été ce jour là, se retrouva bien vite à la merci du chasseur de prime. « If you want to live, excuse-toi et peut-être que j’serai Clément ! » dit le malandrin alors qu’il s’évertuait à se curer le nez dans le même temps. A genoux, notre héros qui charriait des perles de sang après avoir reçut la garde du sabre dans le coin de la lèvre releva son visage en direction de son agresseur après quoi, bien que des larmes ne se mettent à couler, il lui tint à peu près ce langage « Je m’excuserai jamais de la vie devant un Clément Baka ! ». Tartempion ne releva point le trait d’humour –qui n’en était peut-être pas un- du garnement et s’apprêta à faire descendre le tranchant de sa lame contre le maigre cou de sa proie « Good Bye little boy guhahahaa, Rest in Peace ! » Il jeta un dernier regard furtif vers la foule qui faisait se dessiner milles et un visage apeuré puis, et alors que sa main allait s’abattre, un homme surgit de la foule pour s’écrier « Non attends ! C’est ta mère la pisse ! ».

    Lorsque Kushi se réveilla et que ses paupières s’ouvrirent sur le monde, il fut surprit d’être aveuglé par une lumière étincelante. Avait-il rejoint des cieux plus cléments ? Nul doute que l’enfant aurait pu être amené à cette conclusion si l’odeur qui lui caressait les narines depuis qu’il avait ouvert les yeux n’avait pas une senteur d’alcool pestilentielle. La logique aurait voulu qu’il se relève et fasse un léger tour des horizons pour voir de quoi il en retournait mais seulement, cela aurait été mal connaitre notre héros qui jugea bon de scruter les nuages avec un air évasif au lieu de se prêter au jeu de l’observation. Curieusement l’odeur ne semblait pas le gêner plus que cela et il fallut attendre que l’on s’adresse à lui pour détourner son attention du ciel bleu « Ah ! T’es enfin réveillé gamin ». Il sembla à Kushi, que cette voix lui était familière et en conséquence, il se releva à la manière d’un singe pour scruter avec des yeux ronds, celui qui s’était adressé à lui. C’était le vieillard de la dernière fois ! « Guahahaha on dirait que tu te porte mieux ! Mais n’en fait pas trop quand même, j’ai pas encore réussis à retirer le brochet que t’as dans le derch ». Ces mots épouvantèrent notre héros qui prit une mine très théâtralisée avant de courir après ses fesses comme un jeune chiot courant après sa queue dans l’espoir de la saisir. « Guahahaha je plaisantais, t’aurais du voir ta tête ! Guaha… » Le vieil homme scruta estomaqué, le jeune Kushi qui ne semblait pas avoir comprit le trait d’humour de son bienfaiteur. Il tournait toujours sur lui-même à vive allure dans l’espoir d’enlever le brochet imaginaire « … ». Finalement, deux bonnes heures furent nécessaires pour que notre héros ne réalise qu’il avait été le dindon de la farce et lorsque ce fut le cas, le vétéran lui expliqua ce qui s’était produit avant qu’il ne s’évanouisse de peur « Bah v’là, j’étais tranquillement en train de siroter mon lait de bambou quand un type est venu me voir. Il m’a dit ce qui s’était passé et comment t’avais défendu mon honneur puis j’suis venu voir de mes propres yeux de quoi il en retournait et j’ai été surpris lorsque j’ai vu le prix du saké ! P’tain c’est vraiment pas donné. Ouais bref, bien sûr après, j’y ai foutu sa déculottée à c’gamin tatoué et je t’ai ramené là. ». Fasciné par l’histoire du vieillard, une ombre planait encore au tableau pour notre héros Kushi « Nani? Défendu ton honneur ? Pourquoi tu dis ça grand-père ? Et puis c’est quoi l’honneur ? ». Le vieillard se délecta d’une gorgé d’alcool puis répondit à l’interrogation du petit avec un clin d’œil « Ouais fais pas le modeste, j’sais très bien que tu t’es frité avec ce chasseur de prime de pacotille parce qu’il m’avait insulté Guahahaha ! ». Ces mots firent pencher sur le côté la tête de notre héros qui répondit de sa voix fluette alors que le vieil homme s’était remit à boire « Mais non, c’est parce qu’il avait écrasé un poisson ». Aussi sec, l’homme éjecta le doux nectar qu’il venait d’engloutir et un long silence s’installa où les deux hommes se regardèrent, l’un médusé et l’autre avec un sourire peignant son faciès. « Putain… j’ai les boules ». Kushi qui ne semblait pas avoir relevé la remarque du vieillard, sauta comme pour souligner l’état d’excitation dans lequel ils e trouvait « Suuuuge! Ca veut dire que vous allez m’apprendre à m’battre ?! Yataaa Yataaa ! ». « Wow wow wow wow wow temps mort, c’est quoi ces conneries de t’apprendre à te battre ?! ». L’homme brisa l’euphorie du moment « Vous m’avez sauvé la vie, Z’êtes obligé d’être mon maître !» Visiblement dubitatif quand aux propos tenus par Kushi, le vieux vétéran répondit peu de temps après « Hein ? Mais qu’est-ce que tu raconte comme connerie toi ? C’est hors de question que j’sois ton maitre, débrouille toi tout seul ». Le sexagénaire était remonté et se leva sur ses deux jambes avant de s’éloigner petit à petit du gamin. Et au fur à mesure que la silhouette du vieillard se faisait distante, Kushi prenait une mine un peu plus boudeuse. Il est possible que cela soit dut au fait qu’il ait souvent été abandonné au cours de son enfance mais toujours est-il que, pousser par on ne sait quelle folie, il se mit en quête de poursuivre le vieillard et s’accrocha aux gigantesques bottes de celui-ci en hurlant des supplications « S’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plait !! ».

    ****

    Si en touriste amateur séjournant provisoirement sur Pululunka ou Pulululunka vous demandez autour de vous : Quel est le lieu le plus dangereux de l’île, sans aucun doute, trois fois sur dix les gens vous donneront la réponse exacte avant que vous n’ayez terminé votre question (les septièmes restant étant trop abruti pour comprendre votre question, c’est pour vous dire si ces gens sont cons !) : La forêt du Faon Ghorn. Comme annoncé au début de l’histoire, le sol de l’archipel est constitué majoritairement par une forêt dense aux arbres vénérables. Rare sont les individus qui s’évertuent à pénétrer ne serait-ce qu’à l’orée de ces bois prétendus dangereux. En effet, on ne sait pourquoi une telle chose se produisit mais toujours est-il que les natifs de l’île donnèrent du crédit aux racontars d’un vieil ivrogne jurant d’avoir vu de ses yeux vu, un faon tuer toute sa famille alors qu’il s’adonnait avec celle-ci à des pérégrinations pédestre, saoul comme un cochon et armé d’une robuste hache de bûcheron. L’attribution au faon du patronyme Ghorn étant alors, vous l’aurez compris, purement pour des raisons de jeu de mot. Cette histoire sordide de faon tueur eut vite fait de mettre à rude épreuve le courage des autochtones qui depuis cette faste journée ne tinrent plus à cœur d’explorer cette partie -pourtant conséquente- de l’île. En raison de ces craintes, le lieu était incroyablement vide et tranquille si bien que pour tout amateur de calme, cet endroit convenait merveilleusement bien. Et pourtant. Si compter qu’en résident de l’île vous aviez depuis votre habitation au bord de l’eau, vue sur la forêt. Il vous sera possible depuis votre position d’y voir quelques mauvais présages profiler à l’horizon. Un oiseau, puis deux, puis trois, une myriade de ces volatiles qui jaillissent hors de ces bois à l’unisson pour rejoindre le monde des cieux de manière intempestive. Fort du spectacle auquel vous venez d’assister, il n’est pas bien difficile pour vous d’imaginer ce qui fut à même de causer l’envol soudain de ces animaux à plume ; une agitation de tous les diables rompant avec le niveau de plénitude de l’endroit.

    ...




    IV – Vent




    COMING SOON



    I'm Back ! J'aimerai qu'un admin/modo/responsabledutrucquejeveux qui passe par là puisse changer mon pseudo Chuck Cigale en Kushi s'il vous plaît ! J'essayerai dans la mesure du possible, d'achever cette présentation le plus rapidement possible.
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