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 Sal Paradise (en attente de validation)

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MessageSujet: Sal Paradise (en attente de validation)   Dim 8 Mai 2011 - 19:27

- Présentation du joueur IRL -

Comment avez vous connu le forum : Google
Combien d'heures vous vous connectez par jour : 1h
Tes Mangas préférés : Gunnm, Wolf Guy, Highschool of the dead...
Ton personnage préféré dans One Piece : Aucun en particulier.
Ce qui t'as motivé à venir : Le caractère Full Rp du forum.
Tes expériences dans le domaine du Rp/JdR : Plusieurs personnages de Naruto et One Piece dans différents forums.

- Présentation du personnage -



• Nom & Prenom : Salvator "Sal" Paradise

• Surnom (facultatif) : /

• Age : 24 ans

• Race (Humain, Homme-poisson, Ange, Géant) : Humain

• Camp (Pirate, Marine, Chasseur de Primes, Révolutionnaire, Civil, etc.) : Membre du Cipher Pol

• Orientation psychologique (bon, mauvais, indifférent, ...) : Foncièrement mauvais, lâche et corrompu.

• Métier/Spécialité (obligatoire pour les pirates et les civils, facultatif pour les autres) : /

• Pouvoir demandé Le Rokushiki comme tout les membres du CP, ainsi qu'un fruit du démon si possible (le Zoan Hebi Hebi no mi modèle varan).
• Rêve(s)/But(s) du personnage : Sal n'a aucune ambition, si ce n'est qu'il souhaite juste concilier les impératifs de sa fonction avec sa soif d'indépendance.

• Code présentation [OBLIGATOIRE !!!!] à mettre entre balises



[b]◘ Description Physique :


Salvator Paradise est un jeune homme svelte, dont la frêle carrure contraste fortement avec ses capacités physiques (dont il s'enorgueillit beaucoup). Une épaisse chevelure blonde encadre son visage fin, banal, ni trop laid ni trop beau. A première vue, aucune particularité physique, aucun trait original ne viennent perturber ce tableau sans couleur. Et pourtant, on ne peut que reconnaître un certain charisme irréel à Salvator Paradise, et son aisance naturelle, sa démarche aérienne n'y sont sans doute pas pour rien. Chacun de ses pas témoigne de la confiance en soi débordante dont fait preuve le jeune homme, chacun de ses gestes est accentué à outrance. Même la chose la plus naturelle du monde, s'allumer une cigarette par exemple, devient l'occasion pour lui de s'afficher de manière ostentatoire, de manifester superbement son mépris des autres. Sal est en représentation permanente pour un public invisible. Tout ses mouvements apparaissent exagérés, dénués de toute spontanéité, et pourtant l'ensemble reste incroyablement cohérent et fluide. Il est un artiste ambulant, ses mouvements sont une danse et ses paroles, une pièce en 5 actes. L'homme spectacle se drape d'ailleurs toujours d'un long manteau brodé, de couleur vive, qu'il porte posé sur ses minces épaules, et bien qu'il accorde un attachement particulier à chacun de ses atours, il n'hésite pas à changer régulièrement de parure.

◘ Caractère & morale :

Cette attitude est une manifestation directe de son caractère incroyablement égoïste et prétentieux. La pauvreté ne lui inspire que du mépris, la faiblesse le dégoûte, et la compassion lui donne la nausée. Il attache énormément d'importance à l'aspect matériel de la vie, ce qui fait de lui l'un des agents les plus corrompus du Gouvernement. Vénal, cruel, il n'hésitera pas à trahir pour de l'argent, à chasser pour une prime quelconque, ou plus simplement à extorquer autrui. Tout ces traits de caractère ont surtout pour but de dissimuler la vrai crainte de Paradise, à savoir la peur de sa propre faiblesse, de sa propre insignifiance. Sal, en persécutant les autres, veut éprouver sa propre supériorité. Mais on peut rapidement voir les limites de son raisonnement lorsqu'il tombe sur plus fort que lui. Inutile de préciser qu'il est solitaire de nature, considérant qu'il n'a besoin de personne pour mener sa vie. Son engagement au Cipher Pol ne témoigne pas d'un sens aigu de la justice, ni même d'un ressentiment particulier contre les pirates. S'il a rejoint l'organisation, c'est uniquement pour profiter du statut particulier de ses membres, à savoir l'immunité judiciaire et la relative liberté qui leur est accordé. Sal ne fait que peu de cas de sa hiérarchie et interprète la justice comme il le souhaite, agissant parfois pour le Gouvernement, parfois pour un riche commanditaire et parfois pour le plaisir.

◘ Histoire :

Le ciel d'ocre et de pourpre, qui se reflète sur la mer tranquille. La confortable maison de bois blanc, les gouvernantes attentionnées, les beaux habits de dentelle blanche. Sal Paradise est un enfant heureux, il ne connaît ni la faim ni la solitude. Il vit dans un confortable cocon que ses parents aimants ont tissé autour de lui. Enfant de bonne famille, il a reçu une solide éducation, connaît le monde grâce aux atlas de géographie de la bibliothèque familiale, a apprit à admirer la Marine et à haïr les pirates. Sal Paradise est un enfant poli et souriant, il fait le bonheur de sa famille et suscite l'admiration des dames de la ville. Sal Paradise fera un citoyen respectable.

Son avenir est tout tracé, il a été élevé pour ça. Il succédera à son père à la tète de la compagnie maritime familiale, et prendra les rênes d'une flotte de navires marchands qui bénéficie de la protection du Gouvernement lui-même. Sal Paradise est né riche, vivra riche, et mourra encore plus riche. Il est préparé pour ça, ne désire que ça et tout son être est dirigé vers ce but. Mais le destin peut parfois être capricieux, joueur, cruel même. Il dresse des écueils sur la route des pauvres mortels, aussi importants ou insignifiants qu'ils soient. Peut être qu'une vie trop parfaite n'a pas sa place dans ce monde, et que Sal devait redescendre de ce piédestal taillé à sa mesure. Son écueil est un objet. Il a éveillé sa curiosité, suscité des sentiments encore inconnus chez lui . Tentation, convoitise, peur. Son cocon s'est brisé dès l'instant où il a posé les yeux dessus.

C'était un jour comme tant d'autres. Les précepteurs venaient de quitter la vaste maison blanche et Sal était enfin libéré de son rôle d'élève attentif. Il flânait dans l'interminable succession de pièces disparates que comptait la demeure, aperçut sa mère, tourbillon de soie diaphane dans un couloir, détacha son regard et se laissa guider par la voix de son père en pleine discussion avec un individu inconnu. Le bruit feutré de ses pas se perdait dans l'immensité de la maison familiale. Tout nous paraît plus impressionnant enfant. Les magnifiques boiseries qui couraient le long des murs et des plafonds n'y étaient pas étrangères. Griffons, rois des mers, flots déchaînés sculptés dans des essences rares. Pendant qu'il se rapprochait du bureau de son père, Sal laissait courir son regard sur les murs et son imagination s'emballait. La conversation enflammée le tira de sa rêverie. Il y était question de navire, d'intérêts, de protection. Bien que n'ayant pas assisté à la discussion depuis le début, les bribes qu'il en avait entendu lui permirent de saisir la gravité du sujet qui était abordé par les deux hommes. Le père de Sal avait étendu ses activités commerciales au delà du territoire dans lequel la Marine pouvait lui assurer protection et bénédiction. La recherche de profits accrus avait motivé cette prise de risques, mais l'ombre des pirates menaçait la pérennité de la compagnie. Le directeur avait alors pris la décision de se passer de la protection de la Marine pour passer sous la tutelle d'une organisation secrète, dont les intentions n'étaient pas vraiment louables. Ladite organisation comptait des personnes aussi différentes qu'intéressées. Pirates, officiers corrompus, notables, un bel échantillon de crapules motivées par la perspective d'être grassement rémunéré en espèces sonnantes et trébuchantes. Tous exerçaient des fonctions importantes dans le microcosme de South Blue, et leur association s'avérait efficace. Efficace, mais aussi gourmande. Les sommes exorbitantes qu'ils exigeaient se montraient toutefois à la hauteur des profits réalisés. Encouragé par l'argent facile, Paradise était tombé dans leur piège et devait maintenant payer un tarif supplémentaire pour ne pas s'attirer leur colère. A ce jeu là, il ne peut y avoir qu'un seul vainqueur, et le père de Sal n'avait d'autre choix que de céder au chantage.

Mais, fier et ombrageux, l'homme avait décidé de ne pas se laisser malmener de la sorte. Il ne paierait qu'une traite, une seule. Une contribution si inestimable qu'elle le libérerait de tout engagement pour un long moment. En fin négociant, il accepta de céder son bien le plus précieux, objet de toute les convoitises, trésor de jeunesse gagné par les armes: un fruit du démon. Sal en eu le souffle coupé lorsqu'il vit son père ouvrir le petit coffret bleu en bois laqué, dont il ne connaissait que ce dont il en avait lu. La malédiction des mers, celui qui le consomme est banni des océans pour l'éternité. Comment ce faisait-il que son père, un homme si respectable, ait eu en sa possession un objet à la réputation plus que douteuse ? Mais ces interrogations firent rapidement place à l'envie, au brûlant désir de goûter ce fruit mystique, symbole d'un monde inconnu pour le jeune garçon et néanmoins terriblement attirant. Il lui fallait ce fruit. Faisant fi de tout les risques qu'une telle entreprise comportait, de tout les dangers auxquels il exposait sa famille, il décida de chaparder le fruit peu avant sa remise. Tout ceci se passa comme dans un tourbillon d'images floues et confuses. En quelques heures, sa vie bascula de manière irréversible. Le visage de son père, sévère et résigné lorsque la supercherie fut révélée, de sa mère qui ne lui jeta pas un regard et enfin celui de son nouveau maître, émissaire de l'organisation, qui avait décidé de garder le fruit par n'importe quel moyen. A partir de ce moment, Sal passa de mains en mains et fut chargé des basses besognes de l'organisation, tout en découvrant ses nouvelles facultés. Quelque chose s'était brisé en lui lorsqu'il eut quitté ses parents. Le garçon innocent de la veille n'était plus qu'un lointain souvenir, masqué par la carapace qu'il s'était bâti pour se protéger des autres. Sal fut recueilli par des loups, et devint loup également. Toutefois, cette vie non plus ne dura pas et le souffle du destin ne tarda pas a balayer l'organisation mafieuse de South Blue, démantelée de l'intérieur par des agents infiltrés du Gouvernement. Et Sal Paradise changea une nouvelle fois de maîtres. Peu après ses 11 ans, très exactement 2 ans après avoir été arraché à ses parents, le garçon malingre à la mine lugubre fut enrôlé dans l'unité la plus secrète du Gouvernement: le Cipher Pol.

• Exemple de post RP :

La pièce était froide, sombre, à peine éclairée par quelques lanternes ébréchées. Dehors, la pluie battait violemment les carreaux et des éclairs striaient le ciel à intervalles réguliers, illuminant la pièce d'une clarté blafarde. Sal Paradise se tenait au centre, écrasé par les gigantesques proportions de la salle, face à une longue table de bois derrière laquelle trois personnes prirent place. Sal aperçut leurs visages l'espace d'un instant, à la faveur d'un éclair. Trois officiels du Gouvernement: un gradé de la Marine, un bureaucrate et le chef du Cipher Pol lui faisaient face, et aucun ne prit la parole, tous se contentant de dévisager le jeune homme. Impassible, celui-ci s'appliqua à les détailler un à un, sachant parfaitement les raisons de sa présence à une telle réunion.Il se tint donc droit, les bras croisés dans le dos, attendant que l'un d'eux engage la discussion. Depuis 11 ans, il attendait ce moment où on allait lui mentionner sa première mission spéciale en tant que nouvel agent du Gouvernement. 11 ans sans réelle liberté, obligé de se soumettre à la pénible discipline de l'institution, ne pouvant mettre un pied dehors hors du cadre militaire. Pourtant, Sal n'atteignait pas le degré d'excitation légitime que peut ressentir un prisonnier qu'on libère. Il avait simplement hâte de se mettre en route, de pouvoir jouir des conséquences de ses actes, de prendre ses propres décisions. Lui qui n'avait jamais connu que la tutelle d'untel ou d'un autre, allait enfin pouvoir expérimenter ce qui lui plaisait. Comme un enfant qui découvre sa nouvelle maison, Sal allait découvrir le monde. Claquement de briquet, jaillissement d'étincelle. Paradise focalisa son attention sur l'extrémité éteinte du cigare, devinant le regard inquisiteur de son propriétaire à travers la noirceur ambiante.
Paradise Salvatore, veillez à écouter consciencieusement toutes les consignes qui vont vous être dictées.
Hochement de tète. L'homme tapota son brandon parfumé sur le coin de la table, et son voisin de droite saisit quelques documents qu'il aligna face à lui.

Votre première mission se déroulera sur West Blue. Depuis quelques temps, le QG de la Marine local observe de nombreux mouvements de navires sans pavillons, ni pirates ni civils. Après plusieurs semaines d'enquêtes, l'identité et le but de ces vaisseaux restent inconnus. Nous avons cependant noté quelques informations utiles: ces navires bougent en petits groupes de deux ou trois. Ils se contentent pour le moment d'occuper et de stationner sur les principales routes maritimes de l'océan, changeant de position régulièrement pour remplacer d'autres groupes.
Paradise écoutait patiemment, attendant que les trois caïds en viennent aux faits. L'orage continuait de plus belle, frappant inlassablement les flancs de la tour de la justice, l'ébranlant à coup de trombes d'eau et de bourrasques furieuses. Le silence pesant qui régnait dans la pièce contrastait fortement avec le déchaînement des éléments, et l'instant paraissait un peu hors du temps. Trois hommes décidant du sort d'autres hommes, qui ne se rencontreront jamais et qui se trouvent sans doute à l'heure actuelle sous des latitudes plus clémentes. C'était ainsi que marchait le monde, et cela ne posait guère de problème à Sal.
Une chose dont nous sommes certains, c'est que tout les trois jours deux de leurs navires se rencontrent sur la même île pendant quelques heures, puis repartent dans des directions opposées. Très peu de temps après, reste de leur dispositif se met en route et ce, jusqu'à la rencontre suivante.Sans doute pour s'échanger des informations et des consignes, vous l'aurez deviné. Votre mission est simple, rendez-vous à ladite île, récoltez un maximum d'informations, et revenez nous en faire part le plus vite possible.

L'homme qui venait de parler se leva, tendit un rouleau de parchemin à Sal et lui fit signe de prendre congé. Le jeune homme passa la lourde porte de chêne et descendit les escaliers, se dirigeant sans plus attendre vers la sortie. On ne posait que très peu de questions à Enies Lobby, et les semblables de Sal ne se formalisèrent pas en le voyant se diriger vers la gare maritime de l'île. L'orage continuait sa danse effrénée dans les cieux, martelant le sol de trombes d'eaux. Le jeune homme, drapé dans un long manteau noir aux couleurs du Cipher Pol, louvoyait entre les flaques qui se formaient et poursuivait son chemin vers les quais d'où un navire l'attendait pour partir d'après le parchemin. Sombre et mince silhouette malmenée par les vents, il arriva à destination, dans le seul endroit probablement encore en activité sur l'île malgré le temps. Des marins et des hommes de main s'activaient frénétiquement pour abriter provisions et cordages, ou pour amarrer plus solidement les coques de bois à quai. Sal, indifférent à l'agitation générale, agrippa un des travailleurs par l'épaule pour lui demander l'endroit où se tenait le prochain navire prêt à partir. L'homme ne fit pas de manière en voyant l'uniforme du jeune homme et lui indiqua du doigt une large canonnière ballottée par la marée, amarrée à un quai à moitié inondé. Le navire tanguait dangereusement, subissant les assauts répétés de la mer qui chargeait comme une bête fauve. Sal grimpa tant bien que mal à bord et s'enferma directement dans ses quartiers sans prendre le temps de se présenter au capitaine. Malgré l'instabilité du bateau, il étala le parchemin devant lui et se concentra pour tirer certaines choses au clair. Qui se cachait derrière ces manœuvres ? Les premières observations permettaient de balayer l'hypothèse d'un équipage pirate puisqu'aucun de ces navires ne possédait de pavillon. Or un pavillon représente un symbole des plus important pour ce genre de criminel et aucune raison ne serait suffisamment valable pour les obliger à le retirer. Sal écartait aussi la possibilité qu'une organisation criminelle puisse être derrière tout ça. Son expérience et la formation qu'on lui avait dispensé pendant toutes ces années au sein du Cipher Pol lui avaient enseigné que ce genre de structures n'agit jamais ainsi à découvert, et ne pouvait pas disposer de tels moyens militaires. Après quelques minutes de réfléxion, il en vint à la conclusion que seule une section Révolutionnaire pouvait avoir un intérêt particulier à commander de telles manoeuvres. Maintenant qu'il était à peu près sûr de connaître son ennemi, Sal pouvait dormir sur ses deux oreilles.


Trois jours étaient passés, et Sal avait entre-temps changé d'embarcation pour finir le voyage sur un magnifique deux mâts manœuvré par tout un équipage de Marines en civils. La couverture officielle du navire était d'être un émissaire du Gouvernement venu percevoir diverses taxes sur l'île. Nul doute qu'il serait bien accueilli. Après un voyage des plus calme, tous arrivèrent enfin en vue de leur destination: Las Camp. Une ville de taille moyenne à première vue, entouré d'un océan plutôt calme, sans caserne de la Marine. Un repaire idéal pour toutes sortes de crapules. A mesure qu'ils avançaient, les contours de la ville se dessinaient de manière plus précise, des éléments d'architecture particuliers apparaissaient et surtout la clameur montant du port arrivait à leur oreilles. Toutes sortes de navires étaient amarrés là, de larges bateaux de pèche faisant sécher leurs filets, deux ou trois navires pirates battant pavillons inconnus, de nombreux bâtiments plus hétéroclites les uns que les autres. L'endroit bourdonnait d'activité. Le yawl se fraya un chemin par lequel la canonnière n'aurait sans doute pas pu passer, et toucha enfin les quais. Sal n'attendit pas une seconde et sauta du pont en adressant un signe de tète au capitaine. Chacun savait ce que l'autre avait à faire. L'équipage avait pour consigne de surveiller les allers et venues de tout les navires dans le port, tandis que Sal irait enquêter en ville. Son idée était simple: dans toutes les villes du monde existait une guilde de voleurs, un réseau par lequel transitaient toutes sortes d'informations, de noms, de butins. Les agents du Gouvernement devaient parfois avoir recourt à leur service, et leur existence était tolérée à partir du moment où ceux-ci ne devenaient pas trop gênants. Le jeune homme pris alors la direction du lieu le plus naturel qui soit pour une réunion de bandits: la taverne.

Les rues étaient baignées dans une ambiance colorée du fait de toutes les échoppes et étals divers qui y prenaient place. Les sons et les odeurs se mélangeaient, les vendeurs alpaguaient les clients potentiels et les enfants courraient partout. Par endroits, la section de pavés défoncées qui recouvrait le sol laissait place à de larges bandes de terre sale jonchées de détritus, qui avaient le don de révulser Sal. Toute cette agitation lui pesait sur le système, et il aurait donné n'importe quoi pour faire taire la vendeuse de tissus sur sa gauche. Plutôt que de laisser courir son regard dans cette cohue, il se contentait de scruter les enseignes des bâtiments à la recherche d'une taverne. Certaines étaient en piteux état, pendaient lamentablement au bout d'une chaîne fatiguée, alors que d'autres étaient colorées, en métal forgé ou en beau bois laqué. Il en avisa une représentant une grappe de raisins d'un violet douteux, surmonté par ce qui semblait être un lit, et se dirigea vers la porte d'entrée. Une fille en haillons crasseux surgit devant lui et le précéda à l'intérieur à toute vitesse. L'atmosphère enfumée lui emplit les narines instantanément, lui donnant soudain envie de s'allumer une de ses minces cigarettes lui aussi. Peu éclairée, la pièce était basse de plafond et de nombreuses tables était disposées de manière désordonnée, comme si le propriétaire avait voulu en entasser le plus possible. Autour d'elles se tenaient des individus bigarrés, hommes, femmes, vieillards, tous attablés devant un verre - voir plusieurs pour certains - et aucun ne prêta attention à Sal lorsqu'il s'avança. La taverne vibrait des conversations de ses occupants, des éclats de rires fusaient, des crachats aussi parfois. Une joyeuse communauté de clochards célestes, de vagabonds enivrés, de crapules goguenardes. Sal poussa du pied une épave allongée dans une flaque de bière et l'envoya rouler sur le côté. La mine sombre, il poursuivit son chemin jusqu'au fond de la salle où se regroupaient des individus moins bruyants, massés dans des alcôves taillées dans la pierre brute. Il faisait plus frais dans cette partie et seules quelques chandelles de cire éclairaient l'ensemble. Les regards se tournèrent vers lui cette fois, et il aperçut dans un coin la gosse dépenaillée qui s'était faufilée avant lui dans la taverne. Elle se tenait dans un coin, entre deux tables. Ici, l'atmosphère était pesante, les armes apparentes et les habits plus sombres. Il avait trouvé ceux qu'il cherchait.
Un homme de petite taille, au nez de fouine, s'adressa à lui en avançant son visage au dessus d'une des bougies.

Nous savons qui vous êtes, messieurs les collecteurs d'impôts. Dommage que nous n'en payions pas ici.

Un rire parcourut l'assemblée. Celui qui avait parlé affichait un sourire satisfait qui découvrit ses dents, et posa la main sur la tète blonde de la fillette.

L'utilité d'avoir des renseignements fiables, Hin hin.

Si vous savez qui nous sommes, vous savez aussi qu'il ne faut pas nous faire perdre notre temps. J'ai besoin de quelques informations, et je suis sûr que vous serez ravis de me les fournir.

Le sourire s'élargit de plus belle. Certains des membres présents s'avancèrent légèrement pour mieux écoutés la conversation, d'autres se murmuraient à l'oreille. Sal restait droit, son regard ne cillait pas. Tout se passait comme il le souhaitait. Ici, ils étaient sans doute les maîtres. Mais le jeune homme n'était pas d'ici lui. Il pouvait bien agir de la manière qu'il voulait, en fin de compte seul le résultat importait. Pendant que l'homme à tète de rat mûrissait sa réponse, Sal examina son auditoire. Malgré le peu de lumière ambiante, il parvint à distinguer onze personnes, bien qu'il était quasimment sûr qu'ils puissent être plus nombreux dans le retse de la taverne. Certains tenaient leur armes, pistolets, sabres, couteaux, bien en vue, d'autres les dissimulaient sûrement sous les plis de leurs vétements. Plusieurs femmes, majoritairement des hommes, et presques tous le visage couturé de cicatrices. Pas de doute.

Bien. Si tu t'adresses à moi, c'est en connaissance de cause. Moi et mes semblables monnayons toujours nos services, et agent du Gouvernement ou pas, tu ne dérogeras pas à la rêgle. Allonge la monnaie blanc-bec.

Vous me demandez de l'argent, mais moi je n'ai encore rien exigé.

C'est le tarif de base, il y'a aussi un tarif progressif suivant l'importance de ta requète mon ami.

Toujours ce même sourire. Sal aurait voulu lui taillader le visage pour effacer ce rictus, mais il avait besoin de cet homme. Inutile de le froisser. Réprimant l'envie de leur faire ravaler leur pitoyable fierté, il passa une main dans les replis de son manteau et laissa tomber une lourde bourse sur la table du nabot. Un éclair de cupidité malsaine passa dans son regard, et il saisit une des pièces entre ses longs doigts.

J'adore recevoir de l'argent du Gouvernement lui-même. Alors, que voudrais-tu savoir ?

Toutes les semaines, le troisième jour, deux navires armés accostent dans l'île pour tenir une réunion pendant quelques heures, puis repartent incognito. J'ai besoin de connaître leur lieu de rencontre et leurs effectifs.

Mmh, effectivement, je peux t'avoir ces renseignements. Mais le tarif progressif va être plus élevé que prévu.

Cette fois-ci, ce fut au tour de Sal de sourire. Décidémment rien ne changeais. Depuis son enfance il avait eu affaire avec ce genre de crapule, trop satisfaits de leur puissance et de leur autorité, trop aveuglés par leur cupidité pour ne pas voir les dangers mortels auxquels ils s'exposaient le plus souvent.

Le tarif progressif, c'est que je vous laisse la vie sauve toi et tes hommes.

Mauvaise réponse.

Une sorte de montagne de muscles se dressa dans le dos de Sal, barre de fer à la main, et balaya la silhouette de Paradise d'un large revers de son arme, qui se brisa littéralement sur l'épaule du jeune homme. Le pilier se pulvérisa entre les mains du garde qui, emporté par son élan, trébucha et finit à terre. L'assemblée était hébétée tandis que des éclats de fer s'éparpillaient un peu partout dans la pièce. Sal lui n'avait pas bougé. Les techniques du Rokushiki étaient relativement impressionnantes en vérité, et surtout d'une redoutable efficacité. La force certaine du colosse n'avait pas réussi à ébranler le Tekkaï du jeune homme, qui s'en doutait déjà à vrai dire. Il fit tranquillement un pas vers son interlocuteur, profitant de la surprise générale, et le saisit au col, attrapant au passage une dague posée sur la table. Il leva le petit homme bien haut au dessus du sol et posa la pointe de la lame sur la commissure de ses lèvres.

Je te le redemande une dernière fois.

Ils se rassemblent à la crique de Tupinambas, à deux kilomètres au nord du port. 60 hommes, 30 par équipages. Maintenant relâche-moi, sinon je ne donne pas cher de ta peau.

Jetant un coup d'oeil sur les côtés, Sal vit en effet que le reste des voleurs pointaient vers lui pistolets et fusils, et ils semblaient prêts à faire feu. Même si leur détermination avait été un peu soufflée par l'incident de la barre de fer, ils n'entendaient pas se laisser rouler par un simple agent. Dans le reste de la taverne, le silence rêgnait. Tout les regards convergaient vers les deux hommes, Sal et son fardeau à bout de bras.

Tu vas pourtant devoir rester encore un peu avec moi.

Il reposa doucement le petit homme et l'attira à lui d'un coup de poignet. La lame maintenant plaquée contre la gorge, il faisait un parfait bouclier humain. Des gouttes de sueur commençaient à perler sur son crâne parsemé de cheveux d'un noir de jais, et il essayait tant bien que mal de se défaire de la poigne de Sal, sans succès. Celui-ci lui intima le silence en appuyant un peu plus fort avec la dague, et commença à partir à reculons vers la sortie, les yeux toujours rivés sur les canons pointés sur lui. En quelques secondes il parvint à la porte d'entrée et relacha son otage improvisé en l'envoyant valdinguer d'un coup de pied bien placé. En s'esquivant, Sal entendit l'homme à tète de fouine promettre une récompense pour sa capture, ce qui provoqua un petit éclat de rire chez lui.





Dernière édition par Sal Paradise le Jeu 12 Mai 2011 - 14:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sal Paradise (en attente de validation)   Mer 11 Mai 2011 - 16:52

Up pour dire que ça doit être terminé, à mon humble avis.
Je n'ai pas poursuivi l'intrigue dans mon test rp, car ça commençais à faire long. Dites moi si toutefois ça n'était pas suffisant. Merci Smile
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MessageSujet: Re: Sal Paradise (en attente de validation)   Sam 14 Mai 2011 - 0:43



Au rang 2.

Pas de fruit pour moi, ça manque d'originalité. Ceci dit, si un collègue trouve que tu le mérites, ce sera bon. L'originalité d'un personnage étant un critère trop subjectif à mon goût pour refuser net un fruit.
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MessageSujet: Re: Sal Paradise (en attente de validation)   Sam 14 Mai 2011 - 0:50

Avant toute chose je vois un gros décalage entre le post rp et le reste de la fiche.

Le test rp est là pour donner un aperçus de ce que tu fais de façon standard en rp, est ce vraiment un exemple de post rp standard que feras pour tes topics sur le forum?

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MessageSujet: Re: Sal Paradise (en attente de validation)   

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