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 Season Arfis : Les fleurs fleurissent tôt cette année [Terminée - Deuxième Validation?]

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Season Arfis
Sergent
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Season Arfis

Profil Psy : Bon Loyal mais sans morale
Nombre de messages : 9
Age : 25
Fruit du Démon : En pleine traque des Pirat's

[Feuille de personnage]
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MessageSujet: Season Arfis : Les fleurs fleurissent tôt cette année [Terminée - Deuxième Validation?]   Season Arfis : Les fleurs fleurissent tôt cette année [Terminée - Deuxième Validation?] EmptyJeu 8 Sep 2011 - 3:04

DC de Buenevo. A la bonne heure !


- Présentation du personnage -

Nom & Prénom
Season Arfis

Surnom
Le cerisier

Age
27

Race
Ange

Camp
Marine

Orientation psychologique
Totalement dévoué envers la marine, bon.

Métier/Spécialité
Météorologiste.

Pouvoir demandé
Chizu Chizu No Mie
(Paramécia des cartes)
Permet à l’utilisateur de former des symboles intangibles de carte à jouer : cœur, pique, carreau et trèfle. Le cœur peut être apposé sur les diverses personnes et permet partiellement de lire dans les pensées. Le pique permet d’être utilisé en tant que projectile et devient donc tangible. Le carreau peut s’empiler comme des briques et faire un bouclier tangible. Le trèfle peut aider à la guérison. Chaque pouvoir n’est pas particulièrement puissant dans son domaine mais la diversité des attaques rend le fruit polyvalent. Si l’adversaire est faible, l’utilisateur peut parfois arriver à l’enfermer dans une carte à jouer géante et à le contrôler.

Rêve(s)/But(s) du personnage
Faire passer la marine sur le toit du monde, au-dessus des 5 étoiles.



Description Physique

On peut dire ce qu'on veut de ce que je suis. Le temps passe et m'abime le corps comme mon esprit. Je ne suis plus aussi bien qu'avant. Même si je suis au sommet de mes capacités physiques. Je ne suis plus ce que j'étais. Le vent frotte mes joues creusées me rappelant mon visage et ses traits marqués. Je suis un homme étrange. Ou plutôt, je ne suis pas un homme. Vous voyez, là, dans mon dos? Ces deux longues ailes blanches? Je suis un ange. Je viens de là-haut. Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai plus d'envergure que mes semblables. Ma taille joue un peu là-dedans. Car je suis grand. Pas trop, mais suffisamment. J'ai toujours été étrange vis à vis de mon peuple. Les anges se ressemblent. Ils ont des petites ailes, de grandes moustaches pour les anciens et des cheveux blonds. Ce n'est pas mon cas. Mes cheveux sont bleus. Mes sourcils sont bleus. Mes poils sont bleus. Je ne sais pas pourquoi. Mais c'est ce que je suis et j'aime ça.

Ce n'est pas la seule chose qui est bizarre chez moi. Pour revenir à mes cheveux, sachez déjà qu'ils ne sont ni longs ni plats. C'est encore une différence par rapport à mes semblables. Car en effet, mes cheveux, en plus d'être bleu sont plutôt mal coiffés. Comme si je n'avais qu'un amas d'épis sur la tête. C'est assez original. Mais passons présentement à mon visage. J'ai les traits tirés. La fatigue se lit sur moi comme dans un livre. Les principaux acteurs de ce visage fatigué sont clairement mes longs cernes sous mes yeux gris. Ce n'est pas beau. J'aime ce qui est beau. Ne vous étonnez pas de mon maquillage bleu, accordé à mes sourcils, qui tente de les camoufler. A part cela et mes joues creuses, on ne peut pas dire que mon visage soit particulier. On pourrait même me considérer comme beau lorsque je ne porte pas cet étrange masque sur ma joue droite. Une image de ma mâchoire. Pourquoi je porte ça? Un don de ma famille à leur fils marin. J'y tiens. Enormément.

Mon corps maintenant n'est cette fois pas vraiment particulier. Si l'on excepte mes ailes, cela va de soi. Mes ailes... Sont ma plus grande fierté. Mon seul trésor. Pourquoi? Parce que contrairement au reste de mon peuple, mes ailes sont longues. Et belles. Je ne sais pas voler avec. Je pourrais peut-être apprendre un jour. Quoiqu'il en soit, elles émergent de mes omoplates avec une telle grâce que moi-même, je ne me lasse pas de les regarder. Hélas, mon dos, meurtri par les marques de mes brulures gâche effroyablement la danse de mes plumes, blanches, pures. Car je suis brulé. Tout le long du dos et même sur le bas de ma hanche gauche. J'ai mal aujourd'hui comme jamais je n'avais eu mal. J'ai ces brulures depuis longtemps. Jamais elles ne m'ont tiraillé autant. Pour camoufler cela, je n'ai qu'une solution. Mes vêtements. Je suis sobre comme peu de monde le sont. Je porte en effet qu'une simple mais longue veste blanche qui se permet de cacher le haut de mon corps comme mes bras. Un long col noir en haut de cette veste permet de protéger mon coup fragile des vents et du froid. Car oui, je suis frileux.

Quant au bas de mon corps, on ne peut dire qu'une chose. Il est très commun. De longues jambes aux cuisses molles et aux mollets puissants. Voilà ce que je suis. Mais là encore mes vêtements camouflent la banalité de ce que je suis. Une sorte de longue jupe large, souple et blanche me camoufle ainsi les jambes et ce, dès le tour de taille, protégeant ainsi d'une laine noirâtre en haut de mon vêtement, chaude comme un feu de cheminée, qui empêche le vent et le froid de s'engouffrer dans mes doux vêtements. Quant à mes pieds, ils sont eux fourrées dans de douces chaussettes noires, largement résistantes au froid et au sol, permettant ainsi à mes pieds de rester intact face aux dangers qui peuvent l'atteindre.

Parlons enfin de mon physique. Il n'est pas vraiment intéressant. Je suis quelqu'un, encore une fois, de très sobre. Parfaitement situé dans la normale au niveau la corpulence, sans vraiment de muscles. Je ne suis pas un grand sportif, autant le dire. J'aime rester sur place et me contenter de ce qui vient. De toute façon, mes brulures me tiraillent tellement qu'il m'est difficile de bouger sans efforts. Alors je reste là. J'attends que le temps passe. J'attends que le monde vienne me chercher. Je reste debout, seul, à patienter jusqu'à la prochaine pluie. Car c'est la seule chose qui me fait encore sourire.


Caractère & morale

"Son visage était des plus mignons; mais c'était toujours le même visage ; on eût dit qu'il le tirait le matin d'un étui pour l'y remettre en se couchant, sans s'en être servi durant la journée."

C'est ce que les gens disent lorsqu'ils parlent de moi. Ils n'ont pas tort. Je ne sais pas sourire. Je ne sais pas m'amuser. Je ne sais pas ce que j'aime ni ce que je dois être. Qui je suis, au fond? Je n'en sais pas plus que vous. Peut-être... Peut-être que je ressemble à cet homme-là. Qui ne sait pas vivre. J'espère que je ne suis pas le pauvre gars, le pauvre type qui passe à côté de sa vie. Le pauvre mec qui ne s'intéresse pas et qui croit qu'il a tout compris. Je n’espère pas être ce pauvre gars qui ne changera jamais d'avis, qui ne progresse pas et qui ne comprend pas ce qu'on lui dit. Mais au fond... Je ne suis pas si différent de lui. Mais j'ai mes raisons. Je ne m'ouvre pas au monde car le monde ne s'est pas ouvert à moi. Il m'a juste détruit. Non, je ne l'aime pas. Ou plutôt je n'aime pas le peuple du monde. Rares sont les gens bons. Il faut les protéger. Seule la justice a quelque chose à apporter à cet immense territoire. Que les pirates ou les révolutionnaires soient écrasés. Je n'ai que du mépris pour eux. Je n'aime que le bien. Tant pis si pour lui je dois devenir un monstre.

"Personne ne peut longtemps présenter un visage à la foule et un autre à lui-même sans finir par se demander lequel est le vrai."

Peut-être que je suis comme cette célébrité, que je ne suis pas honnête avec les gens. Ha... Ha ha. C'est le cas. Le peuple ne me voit que sous mes bons jours. Un faux sourire aux lèvres, un regard bienveillant. Mais qui n'en pense pas moins. Pourtant, j'aimerais tant être ce que je montre à la foule. Un homme gentil. Mais ce n'est pas le cas. Je n'aime pas les gens. Ils ne le méritent pas. Sauf les marines. Sauf eux, qui se battent pour le bien. Je suis comme ça. Je me permets de juger les gens quand je les vois. Je les analyse, j'écoute ce qu'ils sont. Et je me permets de décider qui mérite d'être ici. J'ai une liste. Les gens à éliminer, je les éliminerais. Quelqu'un doit veiller à ce que ça doit être fait. Je suis cruel? Je suis méchant? Non. Je suis réaliste. Il y a trop de mauvais dans ce monde pour nous permettre de le laisser ainsi. Alors non, quand on m'adresse la parole, je parais sympathique. Mais je ne le suis pas. Pas du tout. Le monde est plein de voix qui perdirent visage et tournent nuit et jour pour en demander un. Laissez-moi vous en donner un.

"Les défauts de l'esprit augmentent en vieillissant comme ceux du visage."

Non je ne m'arrange pas avec le temps. Mais voilà, plus le temps passe et moins je me sens vivant. Je n'ai plus peur du monde. Je n'ai même plus peur des géants. S'ils sont plus grands que nous... ils ont les pieds aussi bas que les nôtres. J'apprends à relativiser. J'apprends à voir les choses différemment. J'ai vu le monde et j'ai appris à le dompter. Alors certes, j'ai de plus en plus de défaut au fur et à mesure que je vieillis... Mais c'est parce que les gens appellent défaut tout ce qui est important dans ma vie. Je ne veux pas de votre opinion. Je n'ai que la mienne. Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis? Alors dans ce cas je suis un imbécile. Mais ce n'est qu'un énième défaut. Aujourd'hui, je suis ce que je suis et je ne veux pas que ça soit autrement. Je crois en ce que je fais. Je suis sûr que c'est le bon choix. Car si ce n'est pas le cas, alors je n'aurais plus rien d'autre pour moi que mon scepticisme.

"Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau."

Je ne sais sourire qu'à toi... Là-haut, quand tu nous tombes dessus. La pluie... C'est la seule chose qui me lave encore. La seule chose qui me sourit à moi aussi. Je ne me bats plus que pour toi. Je n'aime pas les gens. Je n'aime pas le monde. J'aime la justice. Et tu es toute impartiale. J'aurais préféré que tu ne tombes que sur moi. J'aurais préféré que tu sois là, à mes côtés que je puisse te tenir. Mais tu n'es pas égoïste toi et c'est encore plus beau. Promet moi de tomber encore.

"Les visages souvent sont de doux imposteurs. Que de défauts d'esprit se couvrent de leur grâce ! Et que de beaux semblants cachent des âmes basses !"


Histoire

Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l'air de pleurer de joie.

On ne nait pas tous de la même façon. Chacun a sa propre histoire, ses propres apprentissages. Sa propre façon d'élever leur petit ange.
Mes parents ont cru bien m'élever et je crois que c'est ce qu'ils ont vraiment fait. Je ne saurais vous dire comment ils se sont rencontrés ni comment ils ont fini par me faire. Je ne sais pas non plus l'endroit précis où je suis né, la façon dont on m'a pondu, ni même la date précise où je suis venu au monde. Je ne sais qu'une chose. Il pleuvait ce jour-là. Notre seul abri était le grand cerisier au-dessus de nous. C'est la première belle image que j'ai vu. L'une des seules. Ce jour-là, tout était bien. Je ne m'en rappelle plus. Mais je le sais. Je le sens jusqu'ici, au plus profond de moi. Tout était bien. Et c'est resté ainsi un long moment.

Près de quinze belles années où j'ai vécu ici. Une petite maisonnette sympathique. Un petit potager. Quelques fleurs au fond du jardin. Je n'avais pas besoin de savoir ce que me réservait le futur. Je ne voulais pas avoir de futur. Je me contentais du présent, dans la peur de perdre un jour ce qui m'était donné. Je ne l'ai pourtant jamais perdu. Mais au fond de moi, je ne suis plus le jeune homme que j'étais.

Malgré mes particularités physiques qui faisaient de moi un être rejeté par le peuple angélique de notre île au-dessus des nuages, je me sentais comme tout le monde. Certains se moquaient de mes cheveux bleus. D'autre étaient jaloux de mes longues ailes. Ai-je besoin de m'en plaindre? Les gens qui regardent les autres pour ne pas voir ce qu'ils sont eux-mêmes ne valent pas la peine d'être regardé à leur tour. On se fout de ce que l'on est. Je me moque totalement de ce que je suis. Je me moquais.

On m'a appris la vie. On m'a appris à faire attention dans les rues, à faire attention aux nobles qui n'hésitent pas à vendre les anges comme moi, à faire attention aux pirates qui vienne car ils peuvent blesser les gens. On m'a appris beaucoup de chose. On m'a appris l'histoire. On m'a appris à lire, à écrire. On m'a appris à réfléchir par moi-même. On m'a appris tout ce qu'un homme doit savoir. On ne m'a pas appris la vie. Je suis le seul à devoir le faire. On m'a appris à jouer aux cartes aussi. J'étais plutôt bon. Je le suis encore. On m'a nourri aux jeux, aux petits plaisirs de la vie, à l'amour entre les peuples.

Je suis né Season. Le nom de mon père. Il n'était pas grand monde, mais pour moi il était tout. Son métier était la météorologie. Il était plutôt bon et m'a enseigné les façons de regarder le ciel. De voir au-delà de ce que je vois. De sentir plus fort que ce que mon nez perçoit. D'écouter le bruit du silence. Les temps changent avec les saisons. Moi je n'ai pas changé tant que ça. Je n'ai eu que quatre saison dans mon existence.

Je venais de vivre le printemps de ma vie. J'aurais aimé qu'il perdure.


L'été a été chaud cette année. Beaucoup trop.

J'étais parti quelques jours à l'autre bout de l'île avec mon père. Nous y étudions certains nuages particuliers que l'on ne trouvait qu'ici. Je m'amusais bien, c'est vrai. J'ai vu ici la deuxième plus belle image de ma vie. L'horizon qui brulait. Je m'étais stoppé net en voyant ça alors que mon père me parlait de quelque chose qui pourtant m'intéressais drôlement. Mais j'avais tourné le regard vers le lointain. Pas en direction de chez nous, non non. Loin au fond de l'horizon. Le ciel explosait. Des éclats orange, les nuages brisés, mais surtout ces quelques œuvres éphémères qu'étaient les explosions. C'était magnifique. Terrible mais magnifique. Mon père a mis un certain temps avant d'apercevoir que je ne faisais plus attention à lui. Puis il a aperçu l'horizon. Il s'est relevé et porta un regard solennel vers le lointain incendie.

"Le monde n'est pas noir et blanc."

J'étais encore jeune. Je n'ai compris que bien plus tard ce que mon père avait voulu me dire ce jour-là. Il a tourné les talons et est reparti en direction de la ville. Il ne m'a plus adressé un mot pendant longtemps. Je ne comprenais pas. Je suis allé plusieurs fois vers lui, l'interpellant, faisant tout pour attirer son attention. Mais mon père s'était fermé. Il restait dans son atelier, concentré, coincé dans liste contenant pléthore projets. Je ne savais pas quoi faire. J'ai loupé quelque chose?

Aujourd'hui, j'ai mal. Aujourd'hui je change. C'est possible. Mais je ne le voulais peut-être pas. Le soleil m'abat. La chaleur m'étourdit. La force du feu m'écrase. Car oui, il s'agit bien de feu autour de moi. Le sublime spectacle auquel j'assistais, inconscient, quelques jours plus tôt s'abattait cette fois sur moi. J'étais au mauvais endroit au mauvais moment. La forêt de l'ile où j'étais parti en excursion, chercher quelques baies. C'est bon les baies. Mais évidemment, j'avais mal choisi mon jour. Au final, je me demande si ce qui m'est arrivé n'était pas le fruit du Destin. Que serais-je sans ça, aujourd'hui?

Un feu de bois. Un bien terrible feu de forêt. Et j'étais en plein milieu. J'ai respecté les leçons de mon père. J'ai fuis. Aussi vite que possible. Mais il était bien tard. J'ai senti mes ailes exploser. Elles allaient très bien en fait. Mais mon dos venait de mourir. Je crois. Je n'ai pas su pourquoi. Je n'ai jamais pu refaire l'histoire. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je sais juste qu'à ce moment-là, j'ai perdu conscience. Je n'avais jamais ressenti ça. La douleur à un tel niveau. Il m'était arrivé de me blesser. Mais jamais comme ça. Je suis mort une fois ce jour-là.

Mon été avait été trop chaud pour moi.


L'hiver et ses dernières pensées.

Je me regardais de dos dans le miroir. J'en pleurais. Ce qui me faisait mal, ce n'était même pas la brulure ce jour-là. Je voyais mon haut du corps complet entouré de bandage. Et pire, la moitié de mon aile gauche était brulée. Les plumes roussies, la peau à vif... C'était terrible. Si j'avais une fierté, c'était bien celle-ci. Et c'était de voir mon aile meurtrie qui m'avait totalement enlevé le sourire. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même.

Ou plutôt je venais de naître tel que je suis aujourd'hui.

Mon père venait me voir régulièrement dans ma chambre pour changer mes bandages. Comme s'il voulait s'excuser de ne pas être là au moment où je voulais lui parler. Mais cette fois c'est moi qui ne lui répondais plus. Pourquoi? Pourquoi c'est arrivé? Je n'avais rien demandé d'autre que de continuer à vivre comme avant. Quand mon père me posa la main sur le dos ce jour-là, j'ai eu un mouvement de répulsion vers l'avant. La cruauté de la brulure me rappelait à la réalité. J'étais un ange blessé. Un ange déchu. C'est comme ça comme je me sentais. J'ai jeté un regard noir à mon père. Je crois que jamais je n'avais éprouvé une telle colère. Comme s'il était la cause de tous mes torts. Je n'étais pas totalement dans le faux. Car il détourna les yeux avant de bégayer un peu.

"Je... l'incendie... C'est moi qui l'ai allumé... Comme celui que tu avais vu à l'horizon... Comme celui qui avait eu lieu à l'autre bout de l'île il y a de cela quelques mois..."

J'ai posé mes yeux dans les siens. On pouvait surement y voir toute la détresse que je ressentais à ce moment-là. Et toute la haine. Oubliant toute ma douleur, je l'ai attrapé par le col et l'ai lancé devant moi.

"Tu n'es qu'un criminel. Tu as failli tuer ton propre fils. Et pourquoi? POURQUOI ?"
"Parce que... Je... Je devais... Parce... J'en avais besoin..."

Je lui ai sauté dessus. Je l'ai frappé. De toutes mes forces. Pourquoi m'avoir fait si c'était pour me tuer après? Pourquoi faire un enfant lorsqu'on est criminel? Pourquoi enseigner des choses à son fils aimant? Pourquoi mon père était un criminel? Pour que je le sois aussi? Je ne voulais pas ça ! Mon père m'avait trahi. Je lui en voulais. J'en voulais au monde entier. Le mal venait de ma propre famille. Je devais éradiquer ce mal. Le mal devait être détruit. Le mal ne devrait pas exister. Perdu dans mes pensées je ne voyais pas ce que je faisais à mon père. Jusqu'à ce qu'il gémisse mon nom. J'ai retrouvé mes esprits à ce moment précis. J'ai regardé mon père. Son visage était boursoufflé et il saignait abondement. On aura rarement vu un ange si laid. Je... J'ai été effrayé par ce que je venais de faire. Je me suis levé et j'ai couru en dehors de la maison. Je me suis arrêté dehors et me suis mis à genoux. J'ai mis la tête entre mes deux mains et l'ai posé au sol. Et j'ai pleuré.

L'hiver avait jeté un froid sur mon cœur. Définitivement.


En automne, il pleut.

Il s'est mis à pleuvoir alors que je pleurais. L'eau, fraiche et délicate, commença à tomber sur mon dos, mouillant mes bandelettes. Pour la première fois depuis plusieurs jours, j'ai eu froid. Je n'avais jamais eu tant de plaisir à être sous la pluie. Je me sentais revivre. L'eau lava le sang de mon père sur mes mains. Elle a purgé le mal que je lui avais fait. Elle me disait que j'avais bien fait. Qu'il le méritait. Que je n'étais pas à punir pour ça. J'ai regardé le ciel au-dessus de moi. Il peut pleuvoir sur les îles célestes. Nous sommes dans les nuages mais pas tout en haut. Cette pluie m'a sauvé la vie. Je ne l'ai jamais assez remercié.

Je ne suis plus fidèle qu'à la pluie. Et à la justice.

Car aujourd'hui, j'ai 27 ans. Depuis quelques années déjà, je suis descendu de mon île céleste pour joindre la marine. Mon père était un criminel. Et il gardait son trésor caché. J’ai fouillé son atelier avant de partir. J’y ai trouvé quelque chose de plutôt précieux. Voir même d’indispensable à ce que je suis aujourd’hui. Plus personne ne me bat aux cartes.

Mais ce n'était pas le seul. Tant que tous les criminels ne seront pas exterminés, cette brulure me fera mal. Alors voilà mon but. Que la justice soit seule au monde. La seule faction qui permet ça, c'est la marine. C'est ma seule façon de la remercier. De remercier la pluie. Et c'est ma seule façon de la revoir.

A l'automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent. A l'automne de la vie, ce sont nos souvenirs. Je n'ai pas de bons souvenirs. Alors je veux que mon Automne dure à jamais.


Exemple de post RP
Voir Buenevo.
Exemple rp solo --> http://onepiecerpg.forums-actifs.net/t7736-une-secte-vous-dites-c-est-quoi-une-secte-solo



Dernière édition par Season Arfis le Ven 9 Sep 2011 - 1:48, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Season Arfis : Les fleurs fleurissent tôt cette année [Terminée - Deuxième Validation?]   Season Arfis : Les fleurs fleurissent tôt cette année [Terminée - Deuxième Validation?] EmptyVen 9 Sep 2011 - 1:17

Coup de cœur pour cette présentation. En général je ne suis pas fan du rp à la première personne mais je dois avouer que l'utilisation de phrases courtes m'a séduite.
Au début j'ai eu du mal à imaginer une île céleste avec des arbres et ou il peut pleuvoir, mais finalement je le digère pas trop mal, ça pourrait peu être même valoir le coup de la créer sur le fo... Enfin je m'égare...

Pour moi Rang 2 avec le FDD, donc lieutenant je crois. Attends une deuxième validation pour avoir tes couleurs

Au plaisir de te croiser in rp
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Yue D. Aquila
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MessageSujet: Re: Season Arfis : Les fleurs fleurissent tôt cette année [Terminée - Deuxième Validation?]   Season Arfis : Les fleurs fleurissent tôt cette année [Terminée - Deuxième Validation?] EmptyMar 13 Sep 2011 - 10:57

Je valide rang 2 avec le Fruit! Bienvenu dans la Marine, Sergent!

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