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 Mikk Scharcroh [En attente de validation]

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AuteurMessage
Mikk Scharcroh
Jeune Soldat
Jeune Soldat
Mikk Scharcroh

Nombre de messages : 20
Fruit du Démon : Ento Ento no mie

[Feuille de personnage]
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• Wanted: 0
• Grade dans la Marine: /

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MessageSujet: Mikk Scharcroh [En attente de validation]   Mikk Scharcroh [En attente de validation] EmptySam 5 Jan 2013 - 18:08

- Présentation du joueur IRL -

Prénom :
Age : 19 ans
Homme/Femme/Okama : Homme
Comment avez vous connu le forum : Google
Combien d'heures vous vous connectez par jour : Assez aléatoire, dépend de mes cours en fait, mais à priori le Week-End j'ai moyen d'être là une bonne partie du temps
Tes Mangas préférés : Trop difficile comme question, si ça doit seulement concerner les gros shonen, One Piece.
Ton personnage préféré dans One Piece : Difficile aussi, en tête Moria et Lucci je pense.
Ce qui t'a motivé à venir : Un forum qui semble actif, avec un design sympa.
Tes expériences dans le domaine du Rp/JdR : J'ai commencé le RP sur forum vers l'âge de 11-12 ans. Depuis j'ai eu de grosses périodes de RP comme de grosses périodes de creux où je m'adonnais à d'autres occupations.
Hobbys : J.V, mangas, cinéma, etc etc...classique quoi !
Autre(s) :

- Présentation du personnage -



• Nom & Prenom : Mikk Scharcroh

• Surnom (facultatif) :

• Age : 25 ans

• Race (Humain, Homme-poisson, Ange, Géant) : Humain

• Camp (Pirate, Marine, Chasseur de Primes, Révolutionnaire, Civil, etc.) : Marine

•Prime : (Si pirate ou révolutionnaire, selon votre rang de validation vous aurez l'occasion de commencer avec une prime dont le montant est de 12 millions maximum, 4 millions par rang accordé à la validation.)

• Orientation psychologique [i](bon, mauvais, indifférent, ...)
: Indifférent

• Métier/Spécialité (obligatoire pour les pirates et les civils, facultatif pour les autres) :

• Pouvoir demandé (Fruit du Démon, Arme d'Exception, Techniques Spéciales comme le Rokushiki ou le Fishman Karaté) : [Merci de regarder la liste des FDD/Armes disponibles avant de demander. Vous pouvez proposer un FDD ou une arme qui n'est pas dans la liste, mais faites-nous en une description détaillée. Merci également de préciser le niveau ou le rang du FDD ou de l'arme d'exception choisie.] Ento Ento No Mie : (Paramécia du passe-muraille) Permet à l’utilisateur d’entrer dans toute matière, à l'exception des êtres-vivants. Il peut se déplacer librement dans ces surfaces et les traverser à son bon vouloir. L’utilisateur ne laisse aucune trace, ni même un bruit lors de ses déplacements. Pour attaquer, l’utilisateur peut faire sortir partiellement des membres de la surface. Ce fruit du démon étant parfaitement efficace contre les balles, boulets de canon et épées, il est souvent traité comme un logia, mais reste inefficace contre des coups de poing (ou des coups de pied, etc...). A haut niveau de maîtrise, les personnes qui sont en contact direct avec l'utilisateur traversent, elles aussi, la matière.

• Rêve(s)/But(s) du personnage : Survivre

• Code présentation [OBLIGATOIRE !!!!] :

◘ Description Physique : [Minimum 5 lignes]

Mikk-Tueur

Au fond d'une ruelle sombre, une silhouette apparaît. Une ombre. C'est ce qu'on pourrait s'imaginer lorsqu'on aperçoit cet étrange personnage. Grand, au moins dans les 1m80, mais rien de précis à ce sujet là. D'une allure svelte, élancée et fine, l'individu ne doit guère peser plus 75 Kg, mais là encore, rien de certain. L'ombre s'approche un peu plus de moi. Doucement, avec agilité, dans un silence presque mortel. Une façon de se déplacer propre à une ombre : peut-être n'est-il pas humain après tout. Non. Encore quelques uns de ses pas silencieux, et une partie de ce personnage se retrouve dévoilée à l'unique et faible lueur de cette ruelle dans laquelle je n'aurais pas du m'engouffrer .

C'est un homme, à n'en pas douter, mais certains détails m’interpellent chez lui. Sa peau. Oui, sa peau est l'élément le plus caractéristique chez lui . Mate ? Ce n'est pas tout à fait le mot. Son teint est sombre, certes, mais cette couleur...une couleur de cendres, un gris presque morbide que je n'avais vu chez personne jusqu'à maintenant, voilà la couleur de sa peau. Peau que je ne vois que parce que son visage est découvert et légèrement à la lumière.
Le reste de l'homme est entièrement vêtu. Un long manteau noir lui descend jusqu'au milieu des jambes, elles-mêmes habillées d'un pantalon de costume noir. Chaussures noires également. Je comprends mieux l'impression que j'ai eu plus tôt : même dans la lumière, ce type est une ombre vivante. Seuls quelques éléments viennent rompre avec cette noirceur omniprésente. Il porte des gants d'un blanc immaculé, blanc que je parviens à distinguer également dans le col de la chemise qu'il doit porter sous ce long manteau noir, et que je retrouve également dans l'écharpe qui entoure son cou.
Il s'approche encore. Plus lentement. Une démarche détendue, mais non mois agile et silencieuse. La lumière le révèle complètement. Je ne bouge pas.

Je perçois plus en détails la musculature de l'individu. Tout est bien proportionné. Ses épaules, finement ciselées, ne viennent pas briser la légèreté de son apparence globale par une rigidité qui serait trop prononcée. D'ailleurs, il se tient bien droit, tellement droit que j'ai du mal à comprendre comment ses déplacement peuvent être si agiles. Je décidai de m'attarder un peu plus sur son visage, maintenant bien éclairé.
Il n'a pas plus de la trentaine, c'est une certitude.Ses cheveux, mi-longs, désordonnés et d'un noir parsemé de reflets violets, lui descendent jusqu'au bas du cou tout en encadrant parfaitement son visage couleur de cendres. Quelques mèches tombent négligemment sur un front ni trop large ni trop étroit. Ses oreilles sont plutôt longues, je les aperçois difficilement. Je ne m'y attarde pas tellement en fin de compte. Ses yeux. Ils sont grands et légèrement étirés. Son regard est...doré. Une couleur d'or, mais dans ce cas l'or le plus sombre que vous puissiez trouver. Je suis presque perdu dans ce regard, mais néanmoins j'abaisse un peu mes yeux. Un grain de beauté,juste sous l’œil gauche. Puis, je tombe sur son nez. Droit, fin, presque trop long pour venir compléter ce visage qui était pourtant parfait jusqu'à maintenant. Il s'approche encore. Je ne bouge toujours pas.

Un sourire dément. Je suffoque presque de surprise lorsque je me rendis compte que l'homme affichait un rictus inhumain. Sa bouche, pourtant dotée de fines lèvres, forme un croissant et couvre presque toute la largeur de son visage. Il laisse apparaître toute sa dentition. Une blancheur qui vient là encore faire la rupture avec le teint grisâtre de son visage. Une dentition parfaite si les canines de l'individu n'avaient pas étaient aussi longues et pointues, donnant presque l'impression qu'elles auraient plus eu leur place dans une gueule de prédateur sauvage que chez un être humain. De toutes façons, je n'ai plus l'impression d'avoir affaire à un homme. Sa peau a beau être exempt de toute imperfection comme une balafre ou une éventuelle marque du temps, ses yeux que je découvre maintenant être injectés de sang et son sourire cauchemardesque rende le reste du visage angoissant. Je suis en danger. Mais je ne parviens toujours pas à bouger ; Je suis tétanisé.

Trop tard, il est maintenant si proche de moi que je parviens à sentir son souffle sur ma peau. Un souffle à peine audible. D'un mouvement trop rapide pour que je comprenne à temps ce qu'il se passait, il sortit de l'une de ses poches une dague. Trop tard. Je sens le métal froid pénétrer ma chaire. La lame est entièrement enfoncé, et mon sang coule maintenant sur le manche argenté et incrusté de quelques pierres précieuses du couteau. En plein dans le cœur. Ma mort sera rapide, j'en suis presque reconnaissant. Mon seul regret est que la dernière chose que je vis fut ce sourire épouvantable...

Un murmure... une voix monocorde, chaque mot sur le même ton...


« Tu as donné la mort, je te la rends... »

Mikk- Marine

« Bonjour, c'est Mikk Scharcroh. Dans les 1m80, 80 Kg, en fait je ne sais pas exactement, je n'ai pas l’habitude de prendre des mesures comme ça tous les jours, alors vous pardonnerez mon manque de précision. Comme je suis soldat de la Marine, vous me verrez le plus souvent vêtu de l'uniforme standard...d'un soldat de la Marine standard quoi. Comme vous le voyez, j'ai l'habitude de tirer mes cheveux vers l'arrière, c'est mieux en cas de besoin, après tout un soldat de la Marine doit être prêt à en découdre. Et puis sinon, ils sont assez désordonnés alors je préfère n'infliger ce spectacle à personne vous comprenez.
Mes oreilles ? Oui elles sont percées de pierres rouges, surement un instant de folie que j'ai eu avec des amis étant plus jeune, depuis je les ai laissées comme ça.

J'ai un teint de peau étrange, grisâtre, on me le dit souvent, mais moi je m'y suis fais. J'ai une démarche assez nonchalante, mais sachez que je mets toujours de l’ardeur à la tâche.
Ah, sinon, je ne me sépare jamais de ma dague en argent. Je la préfère largement à tout autre équipements qu'on peut nous fournir dans le métier. J'en prends grand soin, c'est un peu un porte-bonheur, vous comprenez ? »


◘ Caractère & morale : [Minimum 5 lignes]

Mikk- Marine

«  C'est assez dur de se décrire mentalement. Par ailleurs il y a une différence entre ce qu'on pense de soi-même et ce que les autres pensent de nous, alors je vais essayer de m'appuyer sur ce qu'on dit de moi avant tout.
Je ne pense pas être dans le faux en disant que je suis quelqu'un d'aimable et bienveillant, c'est ce qu'on dit de moi en tout cas. Il semblerait que de par mon attitude calme et paisible je favorise la plénitude de mon entourage. Ce n'est pas déplaisant, loin de là. Ça gênera sans doute quelques grincheux de me voir ainsi apprécié des gens, grincheux qui n'hésiteront pas à me remettre à ma place de simple soldat de la Marine, ça m'est déjà arrivé dans mon boulot. Mais je ne dis rien, ce genre de choses ne sauraient m' effleurer, alors créer d'avantages d'ennuis à cause de ça est la dernière chose que je souhaiterai faire.

On me voit comme quelqu'un de malin, sûrement à cause de ma façon de m'exprimer et du calme que j'affiche en toutes circonstances. C'est vrai, je pense être quelqu'un de suffisamment malin en tout cas pour savoir ce qui est le mieux pour chaque situation, et j'admets, malgré ma nonchalance apparente, avoir la fâcheuse tendance à vouloir tout penser à l'avance. Des coups d'avance, même dans la vie de tous les jours, permet d'éviter quelques surprises dont on aimerait se passer parfois. D'ailleurs, on met les migraines que j'ai parfois sur ce compte là : Je réfléchis trop. Ceux qui auront la langue la plus acérée iront même jusqu'à dire de moi que je suis manipulateur. A vous d'en juger, en tout cas sachez que vous ne trouverez personne dire de vive voix que je l'ai trahi ou manipulé. Non, vraiment...je n'aime pas l'hypocrisie.

Enfin, c'est peut-être de l'humour en fait. J'ai un rapport assez distant avec l'humour, en fait je suis plutôt timide, le seul fait de parler de moi comme ça est un exercice dont je n'ai pas l'habitude, néanmoins je sais faire valoir mes idées lorsque cela me tient particulièrement à cœur, donc n'allez pas croire que je suis victime de ma timidité, vous auriez tort. Au final, j'ai du mal à faire ressortir mes émotions, mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour moi. Disons simplement que...j'intériorise beaucoup. »


Mikk – Tueur

Ce n'est qu'un masque. Tout ça n'est qu'une façade. Les gens ne m'intéresse que d'une seule manière : lorsque je vois leur sang couler. C'est plus fort que moi. Non. Vous ne comprenez pas. Je veux dire, vous avez besoin de respirer, de vous nourrir...moi, en plus de ça, j'ai besoin de tuer. Je veux voir le sang couler, le sang humain. J'ai un monstre en moi, un vampire qui réclame quotidiennement une vie. Ça vous semble anormal ? Ça l'est, et croyez moi, impossible de résister à l'appel du sang. Réellement. Je ne suis pas une brute sanguinaire, je le sais. Je ne tue pas pour semer le chaos ou pour asseoir ma supériorité, j'ai purement et simplement besoin de tuer. Je ne sais pas ce qui m'arrivera si je dois m'en passer. Après tout, je n'ai jamais vécu le « jeûne » de ce besoin, si vous voyez ce que je veux dire...

Et ce besoin prend le pas sur le reste. Je ne ressens rien. Seulement cet appel, il m'obstine et occupera mes pensées jusqu'à ce que je l'assouvisse, et quand je suis repu, je pense au prochain « repas ». Entre temps, rien. Les plaisirs des moments partagés en communauté, des amis, quelqu'un à aimer, rien. Quand je regarde les autres, je comprends que je ne suis rien de plus qu'un spectateur de la vie. D'un côté, je n'ai pas besoin de la société. D'un autre, j'ai tout intérêt à rester ancré dans cette dernière, trouver de quoi épancher ma soif de sang s'en retrouve simplifié.

Vous allez sûrement penser que je suis fou, mais j'éprouve un très grand respect pour la vie. Oui, la vie est plus important que tout le reste. Plus importante qu'un quelconque honneur, plus importante que ce sentiment d'amour que je ne comprends pas, plus importante que ma propre obsession de la mort. Ne vous faites pas d'idée sur mon compte, je ne tue pas par plaisir, mais parce que je le dois, pour ...ne pas « vraiment » devenir fou, vous comprenez ? On m'a appris la valeur de la vie, c'est pour ça que je défendrai la mienne quoi qu'il m'en coûte. Et je connais les dégâts que peuvent provoquer la mort. Ce n'est pas tant qu'une vie est perdue, c'est aussi et surtout que plusieurs autres vies peuvent être détruites à cause d'une seule mort, et je crois que c'est la chose que je redoute plus que tout : Détruire d'autres vies en tuant une seule personne. C'est pour ça que j'ai aussi appris à tuer seulement les personnes qui méritent de mourir. Je les choisis, je vérifie minutieusement que leurs culpabilités ne fait aucun doute, puis je me régale de leurs morts. C'est ce qu'on m'a appris à faire , et ça me permet de ne pas me détruire moi-même en prenant le risque de donner la mort trop hâtivement et de commettre une erreur. Et ceux qui ne savent pas donner la mort comme je le fais attisent ma haine, inévitablement...

Pour protéger ma vie et mon secret, j'ai façonné un autre moi. Un moi qui se manifeste à chaque fois que je dois vivre en société. Rien à voir avec une double personnalité, détrompez-vous. Il n'y a qu'une personnalité, qui se sert d'un masque pour ne pas que les autres découvrent le secret. Une vraie personnalité qui en contrôle une fausse, dont le seul but est de tromper les gens. J'ai mis du temps à construire mon personnage, mais j'en suis satisfait. Méticuleusement. Avec concentration. Je dois toujours agir avec méthode, comme je l'ai appris avec mon père, pour ne jamais risquer de perdre mon masque. Pour les autres, je suis Mikk Scharcroch, simple soldat de la Marine. Je suis quelqu'un d'aimable et plutôt sociable malgré ma timidité, mais je sais faire entendre mes convictions lorsque cela est important. J'ai quelques amis, quelques ennemis aussi, j'apprécie les moments de solitudes et je souffre de quelques maux de tête parfois. Je réfléchis trop d'après mes « amis ».

C'est vrai, ma situation m'y oblige. Sans cesse en train de réfléchir, de me dire « Si je réponds ça sur ce ton là, j'obtiendrais tel résultat avec telle personne » et ce n'est qu'un minuscule exemple, parce que je m’efforce à imaginer toutes les solutions et résultats possibles à chaque instant où je fais parler mon masque. Dans un même temps, je dois réfléchir à mon prochain meurtre, si bien que parfois cela résulte en des maux de tête. Mais je m'y fais, je dois m'y faire car cela me maintient en vie... Pour apaiser mes envies, je tue ce qui le mérite, seulement ceux que je juge coupable. Ceux là qui tuent sans que personne ne vienne leur rendre le juste appareil. Moi je suis là, et je les tue.


◘ Histoire : [30 lignes minimum - les dialogues ne comptent pas dans le nombre de ligne]

Chapitre 1 : Un démon parmi les flammes et le sang (Père de Mikk)

A l'époque, je n'étais qu'un simple soldat de la Marine. Sans grade. On louait mes prouesses au combat et mon aptitude à prendre les bonnes décisions aux bons moments, mais je restais modeste. Non, ce n'était pas de la modestie, c'est juste que j'estimais idiot de complimenter quelqu'un quand ce dernier pensait de lui-même qu'il ne faisait rien de plus que son travail, et qu'il tâchait de le faire bien. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu ce goût de la justice correctement rendue, cette haine des injustices dont souffraient les personnes qui vivaient honnêtement, ce dégoût envers les personnes qui aimaient ruiner le travail d'autrui en faisant fi des lois et des règles. Elles ne sont pas là pour contraindre, mais pour mettre chaque être à égalité. C'est comme ça que je l'ai toujours perçu, et c'est pour cela que je fais toujours de mon mieux pour stopper ceux qui s'attachent à piétiner ces règles. Et parfois, malgré toute l'ardeur que je mets à la tâche, malgré les talents qui font l'objet des compliments de mon entourage, ça ne marche pas... Enfin, désolé, je ne fais que parler de moi...

A l'époque, donc, je résidais dans une base de la Marine sur Grand Line. Une journée calme, trop calme malheureusement. Je n'aime pas les journées calmes. Il y a toujours des injustices, une journée calme chez un Marine signifie que quelque part, ces injustices se poursuivent librement sans que personne ne soit là pour les effacer. Mais cette journée n'allait pas se finir aussi paisiblement que je le craignais, loin, très loin de là...
Une alarme vint briser le calme menaçant dans un vacarme assourdissant. La douce mélodie du vent glissant entre les feuilles des arbres fit place aux bruits de pas précipités. Naturellement, mes bruits de pas en faisaient partie. Rapidement, je parvins à savoir le pourquoi de cette alerte : On requiert les soldats de notre base pour participer à un Buster Call visant une île proche.
Buster Call, l'arme la plus puissante de la Marine. Simple soldat, j'avais déjà vu et fait beaucoup de choses, mais comme beaucoup d'autres je n'avais alors jamais participé à une telle opération. Appréhension ? Excitation ? Crainte ? Je ne saurai dire ce qui dominait mon cœur à ce moment là, mais cet événement allait être déterminant dans ma vie, peut-être pas pour les raisons que j'imaginais à cet instant cependant...

Je fus partie de l'équipage d'un des nombreux cuirassée du Buster Call. Fusil à la main, sabre à la ceinture, j'étais prêt. Autour de moi, certains craignaient la mort et ne le cachaient pas, les quelques perles de sueurs coulant le long de leurs joues et leurs visages crispés en témoignaient clairement. D'autres, jeunes et trop curieux, s'impatientaient de participer à cet événement sans, et j'en étais certain, être sûrs de comment les choses allaient se dérouler les laissant vulnérables à un brutal mais juste retour à la réalité une fois sur place. Devant cet étalage de sentiments, je restais impassible. Quand je suis en service, je laisse de côté l' homme que je suis, seuls mes idées demeurent, ce sont elles qui m'incarnent lorsque je travaille, et je ne laisse pas mes sentiments m'entraver. Facile pour quelqu'un vivant seul comme je l'étais auparavant ? Peut-être, ça ne changeait en rien ma façon de faire, et c'est avec cette même routine que je comptais participer au Buster Call ce jour là.

La mer était calme malgré ce qui se préparait. Le bruit des vagues berçaient les hommes de mon navire. Pas un autre bruit que le vent s’engouffrant dans la voile se faisait entendre, et ce même lorsque la cible fut en vu. Une petite île, inoffensive lorsqu'on la voyait ainsi perdue dans l'immensité de la mer, mais quelque chose s'y tramant justifiait visiblement sa destruction totale. A y réfléchir, les raisons n'avaient pas été clairement expliquées, elles ne le furent pas plus par la suite. Je ne suis pas le genre d'homme à obéir aveuglément, j'essaie toujours de voir si cela correspond à mes propres idées, mais ce jour là je ne pouvais pas permettre à ma curiosité de s'exprimer. Faire ce qu'on me demande, c'était ma seule option si je voulais continuer à œuvrer pour la Marine. Je devais rester fixer sur mon objectif. Lorsque la cible fut à porter de canons, les tirs déferlèrent dans un nuage de poudre. Cet odeur m'était familière, elle ne me gênait pas, en revanche je n'avais jamais entendu un pareil vacarme. Dix navires, tous leurs canons rivés sur une même cible, donnant la mort et la destruction par une pluie de boulets d'acier explosifs. Un à un, je vis chaque bâtiments s'effondrer, ne laissant bientôt plus que des fondations dans une ville fantôme. Les flammes grandissaient sans cesse, mais les tirs ne stoppèrent pas. Leurs reflets orangés sur l'eau donnaient l'impression que la mer prenait feu également : cela ne m'aurait guère étonné à en juger la violence de l'opération. L'odeur du feu parvint jusqu'à mes narines. Quelque chose que je parvins à déceler dans cet odeur me fit réfléchir : des corps brûlés, il y en avaient là-bas, sur cette île, je le sentais du bateau sur lequel je me tenais. Les autres ne l'avaient peut-être pas remarqué, mais je le sentais, moi, cette odeur de graisse s'évaporant et de chaire brûlée. A ce moment là je pensais que tous les civils avaient été évacués, mais il semblait que certaines personnes méritaient de rester dans cet enfer de flammes.

Jusqu'à ce que le soleil se couche, les tirs ne s’arrêtèrent pas. Un flot constant de mort s'était déversé sur l'île qui n'était maintenant rien de plus que des ruines. Une fois les canons calmés, on me confit à moi et quelques autres la tâche de vérifier qu'il ne restait plus rien sur l'île. Je m’exécutais, prêt à braver les flammes et le sang pour m'assurer que la tâche avait été accomplie. Rapidement, je parvins à me détacher de mon unité qui ne remarqua pas mon absence, trop effrayé d'être pris dans une nouvelle explosion. Je préfère travailler seul, je peux ainsi agir comme je l'entends.
Nul autre bruit que le crépitement des flammes et les quelques pierres des fondations qui ne s'étaient pas encore écrasées au sol ne parvenait à mes oreilles. Je progressais parmi les décombres sans savoir réellement quoi chercher. Un bâtiment encore debout ? Quelque chose qui ne brûle pas ? Un objet ? Un survivant peut-être ? Un survivant qu'il me faudra alors achever conformément au but premier d'un Buster Call ?

Je fus tiré de mes pensées par un son que je n'avais pas encore entendu dans ces ruines. Des pleurs, à n'en pas douter. Des pleurs d'enfants, j'en étais certain. Je me surpris à agripper ma poitrine, comme si mon cœur était blessé et que j'essayais de limiter la douleur. La réflexion que j'avais eu plus tôt m'étais revenu en tête : devrais-je l'éliminer ? Je regardais autour de moi, à la fois afin de voir d'où venaient les pleurs mais également pour vérifier que j'étais bien le seul aux alentours. D'un pas pressé, je m'engouffrai dans chaque petite ruelle saccagée pour essayer de trouver l'enfant. Je suais, pas seulement à cause de la chaleur provoquée par les flammes, il y avait autre chose. Avec le recul, il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait de peur, mais à cet instant je n'arrivais pas à le définir moi-même. J'avais toujours cette douleur dans la poitrine, comme si quelque chose compressait mon cœur pour le faire exploser. Mes pensées étaient brouillées. Je respirai mal dans cet enfer, mais je devais tenir bon. Bientôt, en parvenant à dégager une poutre qui bloquait l'accès aux ruines d'une des maisons, je pus voir quel était la source de ce bruit. Un garçon demeurait là, au milieu des ruines, en pleurs. Il baignait dans le sang et les cendres de deux individus dont les corps gisaient de part et d'autre du petit. Certainement ses parents qui avaient voulu le protéger. Le visage du garçon, en plus de ses larmes, était couvert de quelques brûlures et de tâches de sang, impossible de savoir si ces dernières s'étaient formées avec le sien ou non. Sa peau était grisâtre, et ces yeux dorés étaient remplis de larmes.

Horrible spectacle qui s'offrait à moi, spectacle auquel j'avais en vain essayé de me préparer mais qui n'avait cependant pas manqué de me heurter. Tout ce calme et cette assurance que j'avais habituellement avaient disparus en cet instant, il ne me restait alors plus que cette douleur à la poitrine, ma vision brouillée de ce spectacle atroce d'un enfant baignant dans le sang et les cendres de ses parents, et mes pensées. Que faire ? Devais-je réellement supprimer un être inoffensif tel que lui ? Pourtant, si lui et sa famille n'avaient pas été évacué, il devait y avoir une raison. Le méritait-il alors ? Je me plais à croire que j'ai l'aptitude à prendre les bonnes décisions aux bon moments, mais à ce moment là, j'étais désarmé.
Son regard croisa le mien. La douleur que je ressentais n'en fut que plus puissante. L'enfant, lui, ne cessa pas de pleurer. Il n'avait peut-être même pas conscience de ma présence. Si je venais à la sauver, il ne faisait aucun doute qu'il garderait des séquelles graves. Alors, n'était-ce pas plus juste de ma part de mettre fin à son enfer maintenant ? Mes pensées me présentaient ce point de vu, mais mon cœur me ramenait à la réalité : Je ne le pouvais pas. Je regardai autour de moi : toujours personne. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, contemplant la scène qui s'offrait à moi, perdu dans mes pensées  Tout se bouscula dans ma tête quand j'entendis le signal qui annonçait le retour aux navires. Incapable de me décider clairement, je pris à ce moment là pour la première fois le chemin de la lâcheté : Je laissai alors l'enfant. Sans mettre fin maintenant à sa douleur en lui apportant la mort, et sans non plus le prendre avec moi, pour tenter de réparer l'être brisé qu'il était. Non, je le laissai à son sort, peut-être bien plus douloureux que ce que les deux autres choix qui s'offraient à moi pouvaient lui offir. Le crépitement des flammes et le bruit de l'alarme ne parvenaient pas à recouvrir tout ce qui se passait dans ma tête à ce moment là. J'avais honte, et j'avais mal de m'en rendre compte, alors j'essayais de chasser cela de ma tête.
De retour à mon navire, quand on me demanda mon rapport, je mentis. Selon le soldat que j'étais, il ne restait aucun survivant sur cette île...

Les jours suivant, je me rendis compte que je n'étais pas capable de faire abstraction des remords que j'avais, de cette incapacité que j'avais eu sur cette île à prendre une décision claire, forte et qui aurait sans doute était un bien meilleur choix que celui que j'avais fait . Incapable d'oublier, je décidai un jour , trois jours après cet événement en fait, où je n'étais pas en service, de me rendre de nouveau sur cette île en ruines. Je ne savais pas ce que je voulais, il y avait peu de chance qu'un enfant survive dans de telles conditions pendant autant de temps, mais je me devais d'y aller, comme s'il s'agissait d'un devoir. Là-bas, je ne pus cacher ma stupéfaction de voir l'enfant encore en vie, et surtout encore en pleurs. Je ne pouvais pas reproduire ce qui s'était passé plus tôt, et je décidai alors d'arracher cet enfant à la peau grisâtre à l'enfer qu'il avait vécu tout ce temps. En y repensant, je ne pensais absolument pas à ce que cela signifiait par rapport à ma profession. J'avais mentis à mes supérieur, caché l'existence d'un être qui avait été désigné pour mourir, et plus que ça je m'étais décidé ce jour là de le recueillir et de lui offrir une nouvelle vie. Non, je ne pensais pas à cela, je pensais seulement...à sauver une vie . Non, plutôt...recoller les morceaux d'une vie si jeune et déjà trop abîmée.

Plus tard, j'appris de ce garçon que j'élève maintenant qu'il portait le prénom de Mikk. Comme il ne connaissait apparemment pas son nom, et je décidai de lui donner le mien : Scharcroh.


Chapitre 2 : La part de ténèbres

C'étaient les mots que mon père prononça le jour de mes huit ans. Certains diraient que c'est trop tôt pour annoncer une telle chose à un enfant , surtout quand le fait de ne plus avoir de parents s'accompagne également par le fait que cela se fasse dans le sang et la douleur. Aujourd'hui, je pense que ce n'était pas trop tôt, au contraire. Par ailleurs, ce récit n'est pas sorti de la bouche de mon sauveur par hasard. Pour cela je dois remonter un peu plus dans le temps, quelques jours avant que mon père ne m'apprenne les circonstances de mon apparition dans sa vie en fait.

John Scharcroh. Aussi loin que je me souvienne, il a toujours été un brillant lieutenant de la Marine. Moi, son fils, vivait avec lui dans une base de la Marine, j'ai donc toujours vécu dans cette ambiance militaire. Je me plaisais à voir mon père pris comme modèle par les autres et complimenté dans son travail, ça me donnait l'impression qu'en vivant proche de lui, je ne pouvais que mieux le prendre comme modèle et devenir quelqu'un d'aussi respectable que lui. Depuis mon plus jeune âge, mon père s'était occupé de mon éducation. Je veux dire...pas l'éducation qui permet de savoir lire ou compter, mais l'éducation morale. Mon père avait une vision de la vie et de la justice très précise qu'il voulait me transmettre, vision qui, sûrement en vertu du fait qu'il la présentait de telle manière qu'on ne pouvait être que d'accord avec lui, j'assimilais volontiers. N'allait pas croire qu'il s'agissait de bourrage de crâne ou de manipulation d'un esprit faible d'enfant, vous vous tromperiez lourdement.
En fait, j'ai tout de suite été considéré comme un espèce de génie, c'est ce qui m'avait permit de comprendre tout de suite les idées de mon père et d'être en accord avec celles ci. Plus jeune, je parlais peu, très peu même à tel point que je suscitais certaines craintes. Néanmoins, on voyait chez moi , quand je déniais bien ouvrir la bouche, des capacités de réflexion hors du commun pour un enfant. J 'avais déjà certaines interrogations qu'on pouvait quasiment qualifier de philosophique que les autres enfants de mon âge n'avaient pas. Aujourd'hui, à y réfléchir, je me dis que j'avais clairement l'impression d'être un esprit adulte dans un corps d'enfant. La suite des événements m'apprit , peut-être trop durement, qu'un enfant reste un enfant, même s'il est prodige...
Bref, me voilà , Mikk Scharcroh, garçon malin apparaissant soudainement dans la vie d'un Lieutenant tout aussi talentueux. A vrai dire, d'une manière ou d'une autre, j'ai toujours su me trouver à l'écart des murmures, des chuchotements quant à l'apparition soudaine d'un fils dans le foyer de John Scharcroh, pourtant il était évident que cela avait du mériter quelques rumeurs ou commérages qui, et j'en ignore encore le comment aujourd'hui, n 'étaient jamais parvenus jusqu'aux creux de mes oreilles.

Je me souviens de cette journée. Chaude. L'air était sec et pesant. Une journée d'école comme une autre. J'avais huit ans ce jour là. Assis au fond de la classe, j'écoutais d'une oreille le cours dispensé par mon professeur. Inintéressant. Mon regard se baladait lentement. Je m'arrêtais parfois sur les têtes de mes camarades, puis j'observais l'extérieur par la fenêtre, et je faisais ainsi l'aller-retour. Une simple manière de faire passer le temps. Quand on m'interrogeait pour essayer de me prendre en flagrant délit de rêvasserie, je répondais avec concision à la question, sans fioritures, avec le ton ferme que je parvenais toujours à prendre malgré la faible voix que j'avais à cette époque, et, quand je pouvais voir sur le visage de mon professeur un mélange d'approbation et de lassitude, je retournais à mon jeu de regard. Le temps passait, lentement. La chaleur ne le faisait pas passer plus rapidement. Finalement, la cloche retentit et je pus enfin sortir de classe.
Dehors, alors que je m'étais un peu éloigné de la sortie, trois garçons barrèrent mon chemin. Ils étaient de mon école, je les avais reconnus. Ils étaient plus vieux de quelques années, cependant quand ils me posèrent la question je fis mine de ne pas savoir qui ils étaient. Mensonge grotesque, même pour eux, mais l'ignorance et le silence est la pire des punitions, je le savais déjà à cet âge même si cela devait aussi être mêlé à une envie de les voir se mettre bêtement en colère. En arborant un air que je voulais volontairement dubitatif, je me contentais de les regarder remuer les lèvres sans vraiment les écouter . Volonté d'asseoir sa force brute, volonté enfantine et ridicule d'exhiber sa force pour dominer et colère inutile et sans fondements. Non, ils n'avaient pas à se mettre en colère, car à vrai dire, je les connaissais bien, très bien même. Ils avaient susciter chez moi un intérêt tout particulier, une attention que je n'avais pour personne d'autre dans mon école. Trois garçons que je voyais déjà comme malsains. Il prenait un plaisir non justifié si ce n'est par la bêtise à s'en prendre aux autres personnes de l'école, plus faibles et seules. J'ai toujours été seul également, mais sûrement étais-je suffisamment discret pour ne pas attirer leur attention. Ce n'était plus le cas maintenant. Quelques petites remontrances de la part des professeurs, c'est tout ce qu'ils récoltaient. Ils méritaient plus que ça, c'est ce que je ressentais.

Ainsi je faisais semblant de les écouter quand l'un des trois se rendit enfin compte du manque d'intérêt que j’éprouvais pour leur discours. Son poing était levé, prêt à frapper. Ils ne faisaient alors que confirmer ce que je pensais d'eux, c'est à dire qu'ils ne représentaient rien de plus à mes yeux qu'un amas de méchanceté gratuite. Le poing plongeait maintenant sur moi. J'aurais aimé que cela ne se produise pas, j'ai horreur de la violence même aujourd'hui. Je ne fis que me décaler de quelque pas au bon moment afin d'éviter le coup. Le poing du garçon alla frapper le mur qui se trouvait derrière moi. D'une allure précipitée, les deux autres allèrent voir l'état de la main de leur ami tandis que je décidai de faire quelques pas supplémentaires afin de bien avoir les trois dans mon champs de vision. J’aurais pu fuir, cela aurait été plus raisonnable, mais quelque chose me poussait à rester, comme quelque chose qui sommeillait en moi et qui me suppliait de ne pas les laisser s'en sortir encore une fois. Était-ce fou ? Certainement, j'étais encore jeune à l'époque, et c'était le premier conflit de ma vie. Tout intelligent que j'étais, je n'en restais pas moins inexpérimenté et incapable de réprimer cette chose au fond de moi qui se manifestait alors pour la première fois, et qui m'empêchait de fuir .
J'observais les trois garçons. Celui qui avait essayé de me frapper se massait la main en grommelant. Une larme apparut au bord de son œil. Certainement la première fois qu'on lui opposait une quelconque résistance, et je trouvais cela plutôt pitoyable. Celui qui aime être violent doit s'attendre à être blessé. Ne pas l'accepter et pleurer au moindre obstacle, je trouvais cela écœurant. Quelque chose d'autre coula, mais cette fois de sa main. Un liquide rouge, fin, perla le long de ses doigt. Une goutte tomba au sol, puis une autre, puis d'autres encore, dans le même intervalle de temps à chaque fois. Un rythme que mon cœur appréciait , mais il n'y avait pas que ça. Ce sang, il me fascinait. Ce n'est pas la première fois que je ressentais ça. En fait, j'avais l'impression que ce sentiment était enfouis en moi et qu'il venait de se réveiller. Cette entité qui voulait me voir rester était devenu plus grande, et quelque chose d'autre en moi maintenant réclamait ce sang. C 'était dément. J'en sentais presque l'odeur alors qu'il n'y avait qu'un mince fil et que je me trouvais alors à quelques mètres de ce dernier. Je sentis les battements de mon cœur s'accélérer. Tout s'accélérait, tout était stimulé en moi.
J'en voulais plus, je voulais que ça aille plus loin que ça, bien plus loin que ça...
Le regard du garçon blessé croisa le mien, cependant je ne lui prêtai de l'attention que quelques secondes à peine avant de porter de nouveau mon regard sur sa blessure. Je l'entendis hurler et le vis se ruer sur moi. Par vengeance sûrement, mais mon esprit n'était plus apte à réfléchir au pourquoi de ses actions Je ne voyais dans sa charge désespérée qu'une occasion de poursuivre ce qui avait si bien commencé.
Lorsqu'il arriva à moi, je l'esquivai puis agrippa pour le faire tomber au sol. La machine était en marche. Je m'étais placé sur lui et je tenais maintenant son cou entre mes mains. Nous nous regardions. La seule différence était que son regard demandait ma pitié, et que le mien lui répondait... non. Mes mains se resserraient de plus en plus tandis que son visage commençait à devenir bleu . Ses amis accoururent immédiatement pour l'arracher de mon étreinte. Au moment où ils tentèrent de m'extirper, je les repoussai violemment et rapidement d'un mouvement de bras. Ils étaient plus grands que moi, plus imposants, mais personne n'était en mesure de m’arrêter maintenant. Je me souviens très bien de ce sentiment. Celui qui me faisait me sentir invincible, celui qui faisait croire qu'ils étaient tous les trois en mon pouvoir, et que leur sort ne dépendait plus que de ma volonté. Et ma volonté était elle aussi contrôlée, manipulée par cette envie de revoir le sang couler. Non...pas seulement le sang, plus que ça... Je desserrai peu à peu mon étreinte pour me mettre à frapper brutalement le visage de ma victime. Je frappai de plus en plus fort, de plus en plus vite tout en repoussant les deux autres à chaque fois qu'ils tentaient quelque chose. Mes poings étaient minuscules, peut-être mes coups n'étaient-ils pas aussi puissants que je l'aurais voulu, mais je frappais de toutes mes force. Et enfin, je revis le sang couler. Par chance, personne ne venait interrompre mon activité, nous n'étions que tous les quatre, entre nous... Les pleurs et les cris du garçon que je frappais ne parvenaient pas à me sortir de ma transe, je ne devais pas m'arrêter. Tout se précisa dans ma tête lorsque je me saisis d'un caillou plutôt aiguisé non loin de moi : je voulais le voir mourir, et je voulais être le responsable de cette mort. J'étais prêt à frapper, j'avais hâte de voir son sang couler à nouveau. Quand mon bras allait s'abattre, je sentis une main me retenir avec une telle force que je ne pus la repousser comme je le faisais avec les deux autres garçons. Le caillou glissa de mes mains, et je décidai finalement de détacher mon regard de ma victime pour voir qui était venu m'interrompre. Ma frénésie se stoppa net lorsque je reconnus mon père. Son visage était impassible, mais son regard, lui, ne me trompa pas : il était furieux. Avec force, il me releva complètement tout en prenant soin de me tenir fermement par le bras. La suite ? J'appris de mon père qu'il avait emmené le garçon que j'avais frappé chez un médecin qui put panser ses plaies. Par chance il n'avait rien de grave selon lui, d'après mon père, il n'avait rien de grave car il m'avait arrêté à temps. Par chance encore, le garçon ne m'avait pas dénoncé. D'après mon père, c'était par peur, pas par chance, et je savais que c'était ça la bonne réponse. Je n'étais pas satisfait par ce sentiment de peur que j'avais instauré chez lui, ce n'était pas ce que je voulais. J'y repensais, et cela demeurait de plus en plus en clair au fur et à mesure que les mots «  Travail pas terminé » tournaient et tournaient encore dans ma tête : je voulais vraiment le tuer. En fait, je ne voulais pas le tuer, je voulais tuer. Et la bête qui s'était éveillée au fond de moi n'avait pas été rassasié, je la sentais au fond de moi même si à l'époque je ne savais pas exactement la définir.

C'est à la suite de cela que mon père m'expliqua d'où je venais, qui j'étais. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi les circonstances imposaient cette soudaine révélation, peut-être avait-il une idée derrière la tête. Néanmoins, c'est la discussion que j'allais avoir avec mon père après cette révélation qui allait être vraiment importante à mes yeux, et surtout qui allait être le commencement de l'homme que j'allais devenir plus tard...


Chap 3 : La fin d'un justicier

Difficile de décrire l'attitude de mon père à mon égard après cet « incident ». Pas de colère, pas de dégoût, non, rien de tout ça. Je ne voyais dans son regard que de la réflexion. A propos de quoi ? J'allais le découvrir bien assez tôt.
Quelques temps après le fameux jour où j'avais envoyé le garçon à l’hôpital, j'eus une discussion avec mon père. Entre temps, impossible de réprimer ce sentiment de vide que j'avais en moi. J'étais resté à la maison, enfermé, tout ce temps, et je me souviens très bien du creux que j'avais dans la poitrine. Cette sensation qui te rappelle que tu n'as pas pu achever ce que tu as entrepris, certainement la même sensation que ressent un mort de faim à qui on prive le repas qu'il aurait obtenu en fournissant beaucoup d'efforts. Oui, c'était ça, un mélange de désespoir amer et une certaine démence dû à un manque.
Devant mon père donc, fébrile et affaibli par tout cela, j'écoutais, silencieux. Je me souviens qu'il avait pris un ton très grave. Pour commencer, il me rappela les faits que je ne pus nier, et poursuivis et me demandant ce que j'aurais fait s'il ne m'avait pas stoppé. Sans détour, et sachant que mon père ne se laisserait pas piéger par de grotesques mensonges, je lui annonçai qu'à ce moment là, je voulais voir ce garçon mourir. Je me souvins du long mais presque inaudible soupir qu'il avait laissé échapper à ce moment là. Peut-être aurait-il été préférable pour lui de ne pas entendre la vérité aussi sèchement, mais je ne souhaitais pas m’enliser dans un tissu de mensonges, par respect pour l'intelligence de mon père et aussi par le manque de patience que j'avais à ce moment là, venant probablement du « problème » psychologique dans lequel j'étais plongé durant les quelques jours ayant précédé cette discussion.
Finalement, il reprit en demandant si cela aurait été juste de donner ainsi la mort. Il ne me rappela pas tout ce qu'il m'avait appris quant à la morale, il n'en avait pas besoin, tout cela accompagnait implicitement sa question, je le savais bien. D'une voix quelque peu tremblante, ce qui je me souviens m'avais moi-même étonné, je lui avançai mon avis. Un garçon mauvais, pourvu d'une tendance à la violence totalement absurde et avec une fâcheuse tendance à s'en prendre aux plus faibles. A l'instant où je l'avais frappé, tout cela paraissait clair dans ma tête, et me rassurait d'une certaine manière. Cependant, en exposant mes arguments à mon père de cette voix tremblante qui m'avait si surprise, je me rendis compte en écoutant les mots qui sortaient de ma bouche que quelque chose n'allait pas, sans vraiment en saisir la raison de manière concrète.
Lorsque j'achevai mon exposé, je vis mon père soupirer une nouvelle fois, moins discrètement cette fois là.
Avant qu'il ne prenne la parole, je m'empressai plutôt maladroitement de lui présenter mes excuses. Le garçon ne méritait pas la mort, c'est cela qui m'avait gêné lorsque j'avais exposé mes arguments à mon père : une punition totalement disproportionnée, voilà l'erreur que j'avais failli commettre si mon père n'avait pas été là pour m'arrêter. En m'écoutant, je m'étais rendu compte que ce ne pouvait pas être la bonne solution pour punir le garçon et que j'avais agis de manière totalement irresponsable. Cependant cela souleva une question supplémentaire dans mon esprit, question à laquelle je ne pus réfléchir immédiatement étant donné que mon père prit la parole à ce moment là. Il me demanda ce qui avait bien pu me pousser à aller aussi loin alors que je savais quelle terrible erreur j'allais commettre si j'allais jusqu'au bout.
Voilà le cœur du problème. La mort n'avait pas été un moyen pour punir le garçon, mais bien une fin en soi. Tout ce que j'avais voulu à ce moment là, et en faisant totalement abstraction de toutes considérations morales, c'était tuer. Peu importe qui en fin de compte, pourvu que la personne meurt. Ce n'était pas la frustration de ne pas avoir pu rendre justice comme je l'entendais que j'avais ressenti les jours précédent ma discussion avec mon père, mais bien un manque. Un manque de mort, le manque que l'on ressent lorsqu'on est privé de quelque chose dont on est devenu totalement dépendant, un manque des plus morbides, et je le savais. Ce n'était pourtant que la première fois que je ressentais cela, cependant j'avais l'impression que c'était comme si j'avais refoulé ce manque pendant tout ce temps, et qu'un jour, ce jour où ces garçons m'avaient accosté précisément, que tout ce manque enfoui avait resurgi d'un seul coup pour exploser au grand jour. Un manque dont je me serais bien passé, mais il est dur de reconnaître que quelque chose dont on est dépendant est néfaste quand on est en manque, justement...

J'étais resté silencieux et pensif, mais mon père rompit le calme qui s'était installé d'un raclement de gorge. Impossible de lui dire ce que je ressentais. Impossible de lui annoncer la découverte que j'avais faite sur moi-même, et de lui apprendre par la même occasion que son fils était probablement un tueur né. Il prit la parole une nouvelle fois, et je fus soulagé, du moins aussi soulagé que pouvait l'être un garçon dans ma situation, de l'entendre dire que mon problème était bien plus profond qu'une quelque conque question de morale. Soulagé dans la mesure où je n'aurais pas eu le courage de lui dire moi-même, cependant il ne faisait aucun doute qu'il s'était lui aussi rendu compte de la chose. Que faire alors ? Que dire ? Ceux sont les questions que je me posais, moi fils d'un gradé de la Marine et potentiel criminel malgré moi.
Les paroles qu'il allait prononcer allaient faire de moi celui que je suis aujourd'hui. En effet, il fit porter mon attention sur une phrase qu'il avait dit au début de son récit quant aux circonstances de mon apparition dans sa vie. Malgré l'ardeur qu'il mettait à la tâche dans sa profession, parfois la justice n'était pas correctement rendue. C'étaient ses mots. Il poursuivit en expliquant qu'il arrivait que certaines personnes méritaient effectivement la mort, mais qu'il arrivait qu'en plus d'éviter ce genre de châtiment, elles pouvaient parvenir à échapper à la prison où à en sortir prématurément. Manque de preuves, un prisonnier relâché pour manque de place, les raisons pouvaient être diverses. Après avoir marqué une pause, mon père reprit d'une voix grave en commençant par me rassurer en disant que je resterai son fils quoi qu'il advienne, et quelques soient mes origines. Il reprit à me disant que dorénavant, il allait m'aider à vivre avec mes terribles envies. Je compris où il voulait en venir, et c'est effectivement ce qu'il allait m'expliquer. Avec son aide, et son approbation, il allait m'apprendre à évacuer mes attentes en donnant la mort à ceux qui le méritaient réellement, ceux qui parvenaient à échapper à la justice malgré les horreurs qu'ils avaient pu faire. Mon père ne me considérait donc pas comme un criminel, lui aussi pensait que la mort pouvait être juste, et grâce à son aide j'allais pouvoir faire coïncider mes envies morbides avec nos idéaux, faire en sorte que les injustices soient balayées, que ceux qui échappaient aux mailles du filet, lorsque la Marine en tant qu'organisation ne pouvait rien faire, soient confrontés à la mort, froide et brutale.
C'est ainsi que s'acheva notre discussion. La période qui allait suivre allait être celle où j'allais me développer le plus.
Une des premières choses que je devais apprendre était de ne jamais laisser déborder mon envie de sang. Mon père était parfaitement conscient de mon manque d'intérêt pour la sociabilité. Amis ? Loisirs ? Amour ? Aucun intérêt, cependant je savais maintenant pourquoi je ressentais aussi peu de choses en société : mon envie de meurtre et mes idéaux quant à la justice occupaient toute mon âme et mes passions à tel point que plus rien d'autre n'avait de place en moi. Néanmoins, comme mon père l'avait souligné si justement, une telle personne en société se verrait rejeter voir pire, et comme personne n'est capable de vivre seul, je devais « apprendre » à être comme les autres 
Ainsi, j'allais développer un autre moi, un masque capable de berner les gens, de le faire croire que, comme eux, j'appréciais l'amitié, la chaleur humaine et les petits plaisirs de la vie, alors qu'il n'en était rien. J'allais apprendre à me cacher au grand jour, sans éveiller aucun soupçon quant à ma véritable personnalité, car personne ne pouvait l'accepter. Ce fut le point sur lequel mon père insistait le plus, et je le comprenais. Ce qu'il voulait en fait, c'était que quoique que je fasse, je ne devais jamais mettre ma vie en danger, aussi importantes que puissent être mes envies de meurtre, mon masque ne devait jamais être retiré où se briser ne serait-ce qu'un petit peu. Mon père faisait de ma vie ma priorité absolue, et je ne pouvais que lui en être reconnaissant.
De ce fait, il m'apprit également comment je devais effacer toutes traces de mes activités. Certaines personnes, même si elles sont coupables de graves méfaits, n'ont pas leur tête mise à prix et ne méritent selon le Gouvernement aucun châtiment, c'est ce que m'expliqua mon père. Mais nous, nous pouvions savoir. Pourquoi ne pas tout simplement les arrêter en tant que représentant de la justice alors ? Car le risque de les voir être mis en prison ne pouvait être pris, c'est pourquoi, à la fois pour moi et pour le monde, je devais être celui qui allait stopper définitivement les agissements de ce genre d'individus, et pour éviter tout problème, je devais faire tout cela sans que jamais on ne puisse se rendre compte de mes meurtres. Avec méthode, calme et concentration, voilà comment mon père m'apprit à procéder. Si mes débuts pouvaient être un peu brouillons, le monstre en moi qui réclamait le sang de mes victimes me forçait à accomplir parfaitement ma tâche. Mes premiers meurtres...ils confirmaient l'effroyable addiction que j'avais, mais le plaisir que je ressentais à chacun de ces instants était tel qu'il faisait palpiter mon âme et faisait disparaître toutes autres réflexions que je pouvais avoir, si ce n'est celle d'effacer toutes traces de mes venues.
Enfin, j'entrais dans la Marine à l'âge de mes quinze ans, et appris donc à me battre, notamment pour être certain d'être capable de me défendre si jamais je ne parvenais pas à tuer mes cibles du premier coup. Instinctivement, je parvins à développer quelques techniques au corps à corps qui me permettaient de prendre mon adversaire par le dos, de le soumettre ou de l’assommer. De plus, accompagnant mon apprentissage au combat, on m'inculqua des notions de médecine. J'eus la bonne idée de m'intéresser tout particulièrement à l'anatomie humaine, connaissances idéales pour les « activités » extra-professionnelles que j'exerçais secrètement...
Plus j'accumulais de connaissances et d'expérience, plus mes meurtres étaient parfaits, sans bavures, et plus mes meurtres étaient parfaits, plus je me rendais compte à quel point ma première tentative, celle avec le garçon de mon école, avait été dangereuse. Je ne pouvais que me féliciter d'avoir eu la chance d'avoir été arrêté à temps à ce moment là.
Les années passèrent et bientôt, je pus faire coïncider mon addiction, mes idées quant à la justice et la vie sociale que je m'étais construite de manière parfaite. Un événement alla cependant briser la routine dans laquelle je m'étais plongé au cours de mes années d'apprentissage...

Un jour, alors que je participais aux entraînements quotidiens de soldat, on vint m'apprendre une terrible nouvelle. Lorsque l'on me dit de quoi il s'agissait exactement, je n'eus jamais été aussi paniqué de toute ma vie. Mon père avait été retrouvé grièvement blessé au milieu de la journée, et d'après les quelques informations qui avaient été récoltées, il s'agissait d'un règlement de comptes. Il était un brillant soldat de la Marine, qui avait arrêté et fait mettre en prison un bon nombre d'individus, une telle chose n'était donc pas illogique.
Lorsque j'allai le retrouver à l'hôpital, j'eus un haut-le-cœur. Son visage était pâle, et les rides qui creusaient son visage me paraissaient plus nombreuses et plus profondes. Jamais je n'avais ressentis la mort d'une telle manière. D'habitude, je ne la voyais que lorsque je la donnais moi-même, mais cette fois là il me semblait bien que je devais être comme tout autre être humain : je craignais de la voir frapper mon père. Alors que j'étais assis à son chevet, il me murmura faiblement que l'homme qui l'avait attaqué était un pirate qu'il avait lui-même mis en prison, et qui avait finis par être libéré. Dans les faits, il n'avait été accusé que de recel de biens volés, mais moi et mon père savions que ses agissements avaient été bien plus graves que cela, et ce jour là nous avions payé le prix de la liberté d'un criminel.
Sans un bruit, je m'étais levé de la chaise sur laquelle je m'étais assis et, prenant la direction de la sortie, dans un murmure, je sommai mon père de ne pas se mourir, et lui rappelant ce qu'il m'avait appris : la vie est ce qu'il y a de plus important au monde.

Dehors, je me mis à glaner des informations afin de savoir où le coupable se cachait. Usant à la fois d'intimidation et de la discrétion dont j'avais appris à faire usage au cours des dernières années, la planque du criminel me fut dévoilé. Il était alors inutile d'en informer la Marine : j'allais moi-même m'assurer qu'il ne nuirait plus jamais à la société, et personne d'autre que moi n'avait besoin de savoir.
Sans un bruit, je parvins à me faufiler dans la maison qui servait de cachette à l'individu. Il n'était pas seul, du moins c'est ce dont j'avais jugé en entendant bruits de pas et éclats de rire. Je devais réfléchir. Les autres méritaient-il le même sort que leur chef ? Pour cela ils devaient également avoir commis des meurtres, et même si cela paraissait plus que probable, le fait de ne pas en être certain me faisait hésiter. Je fus tiré de mes pensées en voyant un homme surgir sur le côté. Fort heureusement, étant correctement dissimulé derrière un tas de caisses en bois, il me remarqua pas. Il ne s'agissait pas de mon homme, néanmoins la gène que suscitait sa présence m'empêchait de réfléchir d'avantage quant à ce que je devais ou ne devais pas faire. Au moment où il se tourna et me montra son dos, je me faufilai derrière lui, dague à la main et, d'un coup rapide et ferme, l'entailla de telle sorte qu'il meurt sur le coup, sans crier et avec un minimum de sang. Mon sang se mit à bouillonner et l'exaltation commença à m'envahir, mais la raison de ma venue et la gravité de la situation fit passer ma raison au dessus de tout le reste et, de nouveau concentré, je tâchai de cacher le corps du mieux que je le pouvais.
Au bout de quelques instants de progression, je pus repérer ma future victime discutant avec l'un de ses compères, une bouteille de rhum à la main. Ils n'avaient visiblement pas remarqué la disparition de leur compagnon, cependant cela ne semblait pas les empêcher de rire aux éclats . La seul fait de voir le visage de l'agresseur de mon père tordu par le rire m'emplissait d'avantage de haine, moi qui était pourtant habituellement pourvu d'un sang-froid inhumain.
Je savais que cela ne devait pas m'aveugler, mais rien n'y fit. Me saisissant d'un de mes couteaux que j'avais pris avec moi, je sortis de ma cachette et en envoyai un directement dans le crâne de l' acolyte de l'agresseur de mon père, coupant net le fou rire dans lequel il était pris et le faisant s'écrouler au sol. Rapidement, j'envoyai un autre de mes poignards pour le lancer sur la plus importante de mes cibles, le but ayant été qu'il n'aie pas le temps de réagir à ce qui était en train de se passer. Malheureusement, la lame ne fit pas mouche et alla se planter sur le mur du fond ; ma victime avait esquivé le projectile au dernier moment.
Les choses devenaient donc plus compliquées : j'avais perdu mon effet de surprise et mon ennemi se tenait juste devant moi, pistolet à la main. Je me tenais néanmoins devant la seule issue par laquelle il pouvait s'échapper, et je gardais à l'esprit le fait qu'il ne devait pas s'échapper.
Ignorant les aboiements de mon opposant qui devait certainement me demander la raison de ma venue ou bien mon identité, je plongeai au sol afin d'éviter son premier tir de pistolet en lançant au préalable une autre de mes lames qui alla directement se loger dans son épaule. Ses gémissements de douleur ne détourna pas mon attention et,maintenant suffisamment proche de lui, je me saisis d'un nouveau couteau pour l'achever directement au corps à corps. Malgré la blessure que je venais de lui infliger, je fus surpris de la rapidité avec laquelle il me repoussa d'un violent coup de poing, me faisant tomber au sol. Ma lame tomba également par terre, et j'étais maintenant désarmé et en mauvaise posture. Définitivement, il s'agissait là de la victime qui me demandait le plus d'efforts, mais elle en valait la peine...
Lorsque j'entendis l'arme à feu de mon opposant se charger de nouveau, je me relevai d'un bond et décocha un coup de pied en direction de la main de mon adversaire afin de le désarmer, chose accomplie lorsque je pus constater le pistolet voler plus loin, atterrissant dans un coin de la pièce. Sans plus attendre, je me ruai sur l'agresseur de mon père et le fit tomber au sol. Mes mains entouraient maintenant son cou : tout allait se terminer.
Il se débattait de toute sa force, et nul doute que dans d'autres circonstances, j'aurais eu du mal à le maintenir sous mon contrôle, mais il ne s'agissait pas d'une victime comme une autre : cette fois-ci, mes mains étaient également guidées par une envie de vengeance personnelle. Sa volonté de vivre suscitait presque mon admiration, mais ma volonté de mettre fin à sa vie était encore plus importante et allait briser tous ses espoirs. Bientôt je ne sentis plus que les derniers spasmes de son corps se débattant. Il était mort, mais ce n'était pas fini. Je pris plaisir à lacérer d'avantage son corps, je voulais le voir coupé en morceaux, mutilé. Je ne sais pas bien combien de temps j'étais resté là-bas, certainement le temps que ma frénésie s'estompe, ce qui avait dû être long, très long...
Finalement, après avoir étanché ma soif de violence, je quittai les lieux, laissant trois corps inanimés. Comme j'avais pris soin de ne pas être tâcher par aucun goutte de sang, personne n'allait pouvoir s'imaginer ce qui venait de se passer : j'avais donc correctement accompli ma tâche.
Je ne saurais dire si j'avais été heureux à ce moment là, mais il ne faisait aucun doute que je m'étais libéré de quelque chose qui pesait.

De retour à l'hôpital, ce fut néanmoins le désespoir qui me frappa. Mon père était décédé. L’incompréhension me gagna. Mon père était capable de survivre à la blessure qu'il avait reçu, il avait vécu pire que cela. Je lui avais demandé de survivre, et alors que j'étais en train de saccager le corps de son agresseur, son cœur s'était arrêté de battre. Désespéré, je demandai au médecin comment cela avait pu arriver sans empêcher la colère de se manifester dans ma voix. J'appris que son état ne présageait effectivement pas une telle fin, mais qu'il avait semblé que mon père avait perdu toutes envies de vivre. Sans se battre contre sa blessure, il avait fini par mourir...
Étourdi par cette nouvelle, je me laissais tomber sur une chaise. Pas de masque cette fois-ci, je ne jouais pas à être abattue, je l'étais. Je devinais sa perte de volonté. Dégoûté d'avoir été victime de quelque chose qui n'aurait pas dû se produire, il avait voulu mettre fin à ses jours, n'ayant pas le désir de vivre dans un monde où la justice laisse certaines choses traverser les mailles du filet. Et maintenant, lui qui m'avait si souvent soutenu que la vie était le plus important, il avait fini par renoncer et avait décidé de mourir, seul...

Je me souvins avoir été longtemps déboussolé par la perte du seul être au monde avec lequel je pouvais être le vrai moi, sans avoir besoin de me cacher. En fait, j'avais perdu le seul être que j'aimais. Mais tout ce que j'avais appris avec lui n'allait pas être vain, bien au contraire. J'avais le désir de vivre, et le désir de poursuivre ce que j'avais commencé avec lui : Assouvir mes envies de tuer, et par la même occasions faire disparaître les injustices....



2 ans plus tard


[i]J'avais 17 ans. Toujours simple soldat de la Marine, j'avais participé à une opération qui visé à mettre à sac une partie d'une ville qui était corrompue par un trafic illégal. Moi, j'avais quitté les rangs. Je m'étais renseigné bien avant cela sur une personne qui avait attiré mon attention. Plusieurs fois accusé, jamais condamné, je m'étais moi-même assuré de sa culpabilité, qui ne faisait aucun doute. Un homme qui vit en tuant des innocents, un homme que je devais à tout prix aller voir...
Alors que les canons retentissaient dehors, je me trouvais à l'intérieur de la maison de cette personne, et cette personne se trouvait devant moi, désarmée et à terre, me suppliant de l'épargner. Il criait trop fort, alors je m'étais empressé de l'égorger en prenant soin de ne recevoir aucun tâche sur moi.
Je m'étais délecté de sa mort, comme avec toutes les autres victimes, et j'avais en même temps supprimé un criminel.

En ressortant de la maison, je fus témoin d'un bien triste spectacle. Des maisons en feu, des cris, du sang... D'une certaine manière, cela me rappelait le récit de mon père quant à l’évènement qui l'avait fait me recueillir. J'espérais juste qu'aucun innocent n'avait été pris dans ce gigantesque carnage...
En me dirigeant vers mon navire, des pleurs m'interpellèrent. Je ne savais pas bien pourquoi ces pleurs en particulier, mais ils avaient attiré mon attention. Et en suivant le bruit de ces pleurs, j'étais tombé sur une enfant. Une fille qui ne devait pas avoir plus de trente mois, et qui se trouvait là, à genoux dans le sang, les yeux inondés par les larmes. Je fus d'autant plus frappé lorsque je me souvins de l'histoire de mon père, du moment où il m'avait expliqué qu'il m'avait retrouvé dans une situation qui était quasiment la même que celle dans laquelle cette petite fille se trouvait ce jour là. Mais il y avait quelque chose d'autre. Quelque chose au fond de moi ne voulait pas voir cette fille mourir. Je devais l'aider, et je ne savais pas bien pourquo


Dernière édition par Mikk Scharcroh le Jeu 31 Jan 2013 - 21:31, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Mikk Scharcroh [En attente de validation]   Mikk Scharcroh [En attente de validation] EmptyJeu 24 Jan 2013 - 15:53

Bonjour et bienvenue parmi nous Mikk ! Je vois que tu as quasiment fini ta présentation, il ne te manque plus que le Test Rp à compléter.


Une fois ta présentation finie, modifie ton titre et ajoute [En attente de validation] pour que le staff vienne y jeter un coup d'oeil.

Bon courage study
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MessageSujet: Re: Mikk Scharcroh [En attente de validation]   Mikk Scharcroh [En attente de validation] EmptyLun 28 Jan 2013 - 2:57

[Okay, je poste ici la suite de ma présentation comme je dépasse la limite, c'est bientôt fini ! ]

Chapitre 4 : Funeste destinée

Je m'étais efforcé d'élever Maka de la même manière que l'avait fait mon père pour moi. Il avait été difficile de m'occuper d'une enfant tout en maintenant mes activités quotidiennes, mais je parvins à m'y habituer, d'autant plus que cette fille était prodigieuse et extrêmement autonome. En la regardant, je me voyais étant plus jeune. A tel point qu'elle aussi le même problème que moi...
C'était une nuit où j'étais sorti épancher ma soif de sang. Ma victime à terre, je m'étais apprêté à sortir sans laisser de traces lorsque je me rendis compte avec terreur que Maka m'avait suivi jusque là. Ce qui était le plus surprenant, c'était qu'elle fut parvenu à déjouer ma vigilance que j'imaginais parfaite. Une enfant m'avait suivi, et moi je ne m'étais rendu compte de rien. Mais ce qu'elle me confia à ce moment fut encore plus surprenant que sa capacité à se faufiler derrière mon dos. Elle savait ce que je faisais les nuits où je sortais quand je la pensais endormie. Cette nuit, elle avait seulement voulu se manifester pour me confier qu'elle souhaitait m'accompagner dans ces virées nocturnes.
Étourdi par ce que j'entendais, je ne su pas bien comment réagir. Elle mettait en danger mon masque en ayant connaissance de cela, mais était-elle vraiment le genre d'enfant à répéter sur tous les toits ce qu'elle voyait ? La réponse était non, je la savais capable de garder ce secret là tout comme je l'aurais été à son âge. Bien, mais le plus important était de savoir si je pouvais vraiment la prendre au sérieux quant à ses derniers mots. Combien y avait-il de chance que je tombe sur un être dans la même situation que moi, incapable de dire non à l'appel du sang ? Si peu, et pourtant cela expliquerait pourquoi je m'étais senti dans l'obligation de la recueillir, tout comme mon propre père l'avait fait avec moi à l 'époque.
Le destin devait m'avoir poussé à la rencontrer, et peut-être devais-je à mon tour aider un être dont je connaissais bien le mal en lui apprenant comment le canaliser et l'utiliser au mieux. L'histoire se répétait, mais j'étais le professeur cette fois et, si j'avais un peu de mal à la considérer comme étant ma fille, je pouvais au moins la voir comme une sœur.

Les années qui suivirent cet événement , je lui appris tout ce que je savais, toute la méthode que m'avait enseigné mon père. Comme moi, elle s'engagea dans la Marine assez jeune, cependant, là où je refusais de gravir les échelons afin de ne pas avoir de responsabilités supplémentaires qui pourraient empiéter sur un emploi du temps que j'avais déjà très chargé, elle choisit d'aller le plus haut possible. Je lui avais expliqué pourquoi je me l'étais personnellement refusé, mais cela ne l'avait pas convaincu. De toutes manières, elle était plus douée que moi. Elle apprit bien plus vite et plus efficacement que je ne le fis à son âge si bien que malgré notre différence d'âge, j'étais forcé de constater qu'elle était devenu bien plus performante que moi, et ce autant en combat qu'en meurtre. Je n'en gardais aucune jalousie, j'étais bien loin de ce genre de considération, et je la savais incapable de me faire du mal quoi qu'il advienne.
Même si je devais avoir le rôle du sauveur dans le duo que nous formions, je ne pouvais pas m'empêcher de penser qu'elle m'avait également sauvé d'une certaine manière. La solitude en soi ne me dérangeait pas, mais savoir qu'une autre personne dans le monde était comme moi et s'adonnait aux mêmes activités que moi suscitait chez moi un certain plaisir que je ne retrouvais nul part ailleurs.
Aussi proche que nous pouvions l' être, nous dûmes nous séparer le jour où elle me confia qu'elle devait se retirer de la vie en société pour une formation qu'elle allait suivre. Cela devait être interdit, mais elle m'expliqua qu'elle allait rejoindre une section du gouvernement mondial spécialisée dans l'assassinat, et que cela devait rester secret.
C'est ainsi qu'elle avait choisi d'épancher ses envies de sang. Je n'ignorais pas l'éventualité de l’existence d'un pareil groupe, néanmoins je m'étais toujours refusé de tuer sous les ordres de quelqu'un, même si cela était au service de ce qui devait être la justice et même si c'était pour satisfaire mon addiction. Quand il s'agissait de mes envies de meurtres, je voulais pouvoir choisir qui et quand, de mon propre chef, selon ma conception de la justice, quand celle de la Marine ne suffit plus. C'était néanmoins la voie qu'elle avait choisi, et je m'étais refusé à l'en empêcher. Ce fut ainsi que nous nous quittâmes.

Je vécus donc de nouveau seul, et surtout m'étais remis à tuer seul. Quoi que je puisse me dire, aussi inhumain et vide que pouvait être quelqu'un de mon espèce, je m'étais habitué à sa présence. Peu à peu, je parvins à oublier le vide qu'elle avait laissé dans ma vie, sans toutefois l'oublier elle, ma sœur.

...

Le colonel Silvestre Stone, la soixantaine. Un vieillard enrobé, fortuné et avide de gloire et de reconnaissance. Dès la première fois où il vint me parler directement, je me rendis compte que je ne l'aimais pas. Un homme à la fâcheuse tendance à ne s'intéresser qu'aux personnes qui pourraient lui rendre l'appareil, des personnes généralement plus douées que lui par ailleurs. C'était d'ailleurs bien le seul talent que ce vieil homme possédait, avoir des contacts, c'était ainsi qu'il avait accédé à son grade, et ce n'est pas différemment qu'il accéderait à une place plus haute encore.
Quelque chose me chiffonnait. Il s'était soudainement mis à s'intéresser à moi, moi qui faisait en sorte de toujours rester dans la norme. Je ne saisissais pas bien quoi, mais quelque chose en moi l’intéressait.
Peu importe, ce fut lui qui m'envoya moi et un équipage de quelques hommes enquêter sur une île. D'après les informations, les habitants des lieux étaient susceptibles d'être rentré en contact avec l'armée révolutionnaire, et nous devions tâcher d'empêcher toutes formes d'alliance. Je me devais d'obéir, et partis donc sans broncher.
L'île semblait sauvage lorsque nous arrivâmes. Pas de ports, juste une plage, et une jungle immense qui devait recouvrir le reste de l'île.
Une fois les pieds à terre, moi et les autres tombâmes nez à nez sur ce qui devait être un autochtone. Il était difficile de dire s'il s'agissait d'un homme ou d 'une femme car l'individu était masqué.
J'attendais que l'un des hommes de mon équipage daigne engager la conversation, mais les choses n'allaient pas se passer aussi paisiblement que je l'aurais voulu. Le temps d'un clignement de l’œil, je vis la personne masquée disparaître, puis réapparaître derrière l'un de mes compagnons. Avant que ce dernier ne puisse se retourner, je vis l'individu planter son doigt directement dans la chair du pauvre homme. En plein dans le cœur, il mourut sur le coup. Le temps de me rendre bien compte de la situation, j'étais le dernier encore en vie. Je n'en revenais pas, moi qui si souvent avait été le prédateur, je savais qu'à ce moment là, j'étais en danger. Mais il était trop tard. L'individu tourna la tête vers moi . Inutile d'essayer de fuir, notre agresseur était pourvu d'une rapidité prodigieuse. Je restai là, sans bouger, tandis qu'il avançait lentement vers moi. Alors qu'il n'était plus qu'à quelques mètres de moi, sa main ensanglantée se leva. Doucement, il retira son masque. Elle. Il s'agissait d'une fille, et une fille que je connaissais, Maka. Je ne pus empêcher un soupir de soulagement s'échapper de ma bouche en constatant que j'allais être épargné. Malgré les circonstances, je me souviens l'avoir enlacé tant j'étais heureux de la revoir. Cependant, sa présence ici et la vue des cadavres des autres soldats me ramena rapidement à la réalité. J'avais des questions, mais je dus attendre pour les poser. En effet, d'autres individus étaient sortis de la jungle, des autochtones d'un peuple archaïque au vu de leurs vêtements, certainement la tribu à laquelle appartenait Maka .
Elle s'éloigna de moi et me pointa du doigt en regardant ce qui semblait être le chef, qui s'approcha. A ses côtés marchait un homme, jeune le regard vif et le visage creusé par quelques cicatrices. Il s'agissait certainement de son second. Je compris rapidement que j'allais être fait prisonnier. Je ne m'en inquiétait pas, je savais que ma sœur serait là pour me fournir de l'aide au moment venu.

C'est ainsi que je fus conduis dans un village primitif, bien caché au fin fond de la jungle. On m'enferma dans l'une des habitations en liant mes mains au préalable, puis on me laissa. J'attendis le soir avant que Maka vienne me rendre visite. Je pus enfin lui demander ce qu'elle faisait ici. Elle m'expliqua qu'elle était infiltré ici afin d'en apprendre plus sur la liaison entre ce peuple et les armées rebelles, et qu'elle avait le permis de tuer. Cela ne me paraissait pas invraisemblable, et je compris d'où lui venait la puissance dont elle faisait preuve maintenant. Nul doute qu'elle me dépassait de très loin maintenant, et je me félicitais de la connaître et d'avoir pu ainsi échapper à la mort, cependant une question me brûla les lèvres en repensant à ce qui s'était passé plus tôt. Pourquoi avait-elle voulu décimer tout mon équipage ? J'insistai sur le fait qu'elle venait de tuer plusieurs innocents, avec des familles et qui ne méritaient en aucun cas la mort. Elle me répondit simplement que c'était pour la mission, qu'elle se devait de faire ça pour paraître plus proche de la tribu dans laquelle elle s'était infiltrée, tribu qui était déjà alliée aux armées rebelles et qui ne souhaitait pas voir la Marine fouler le sol de leur île. C'est donc ce chemin qu'elle avait choisi, tuer pour sa mission, même quand il s'agissait d'innocents. J'étais déçu, mais incapable de la détester. Cela suscita une autre interrogation. Je trouvais cela étrange que nos informations mentionnaient le fait qu'il y avait une chance d'empêcher cette alliance alors que d'après ma sœur, il était déjà bien trop tard. J'aurais dû mourir, mais ce ne fut pas le cas, et maintenant je n'avais plus rien à faire ici. J'entretins Maka de ma propre mission, ce qui l'étonna autant que moi. Elle me rassura en me disant qu'elle me ferait partir d'ici. Je ne doutais pas de ses paroles. Mon exfiltration allait se passer le lendemain au soir, après qu'elle eue achevé sa mission. Sur ces mots, elle me quitta. Je passais ainsi la nuit en tant que prisonnier. Mon sommeil était léger, de nombreuses interrogations se bousculant dans ma tête m'empêchant de fermer l’œil une bonne fois pour toutes.
Le lendemain, j'attendis encore jusqu'au soir. L'esprit brouillé par la fatigue, j'entendis un bruit sourd, puis un autre. Je vis alors Maka entrer dans la pièce. Elle défit mes liens et m'entraîna hors de l'habitation. Je faillis trébucher sur ce qui avait été la source des bruits de tout à l'heure : les deux gardes devant s'occuper de ma surveillance étaient à terre, morts. Devant mon incompréhension, ma sœur finit par prendre la parole, et à m'expliquer ce qu'était le but final de sa mission : l'extermination totale de la tribu. Abasourdis , j'imaginais chacun des habitants de ce village mort, assassiné dans son sommeil. Ces deux là devaient donc être les derniers . J'étais écœuré. J'étais habitué à la mort, mais pas quand celle-ci était donné à ceux qui ne devaient pas le mériter. J'avais failli dans son éducation. Mon père m'avait bien appris dans quelles circonstances quelqu'un méritait de mourir, et cela, je n'avais pas réussi à le transmettre à Maka. Malgré cela, je ne pouvais toujours pas me résoudre à la détester. Si elle m'avait épargné, c'est que ses sentiments à mon égard étaient restés inchangés. Je la suivis donc, sans un mot, fatigué physiquement comme moralement. Il ne m'avait jamais semblé être un humain aussi fragile que ce jour là...

Alors que nous nous apprêtions à franchir les limites du village, l'homme aux cicatrices et au regard vif, celui que je pensais être le second du chef, apparut pour nous barrer la route. Maka se plaça devant moi. De toutes évidences, l'homme devait être éliminé lui aussi, cependant quelque chose dans son regard me fit immédiatement comprendre que cela n'allait pas être aussi simple. Ce dernier se mit alors à rire. Des secondes qui parurent des heures à mes yeux fatigués . Calmé, il se mit à féliciter Maka d'avoir accompli sa mission. Je fus aussi surpris qu'elle à l'écoute de ces mots, et étais curieux de comprendre ce qui était en train de se passer. Il poursuivit en annonçant que comme elle, il était infiltré ici, à la base pour la même mission qu'elle mais qu'un « bonus » s'était ajouté au dernier moment. Un petit coup de main à un ami pour quelques berrys avait-il ajouté en rigolant. Enfin, sur un ton plus grave, il finit en disant que Maka et moi étions ses nouvelles cibles. Maka car elle devait mourir six ans plus tôt, et moi car je l'avais empêché de mourir. Il ajouta que l'information n'était pas certaine, mais que comme elle m'avait épargné au moment où j'étais arrivé sur l'île, alors qu'elle avait pris soin de tuer tous les autres, la nature de notre relation ne faisait plus aucun doute. Tout devint plus clair. D'une manière ou d'une autre, quelqu'un avait appris les circonstances dans lesquelles j'avais recueillis Maka, quelqu'un qui avait demandé à un assassin à la solde du gouvernement mondial de faire d'une pierre deux coups en nous éliminant maintenant afin de clore ce qu'il s'était passé il y a 6 ans, et en échange d'argent. Cet homme était sur l'île avant Maka d'après les dires de ma sœur, et elle avait été envoyé elle aussi pour les mêmes raisons. Puis il y avait moi, envoyé ici avec de fausses informations, à priori destiné à mourir mais dont la survie ne faisait que prouver la nature frauduleuse de ma relation avec Maka. Un complot décidé depuis longtemps, et dans mon esprit il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait en être à l'origine, la même personne qui m'avait envoyé ici. Le colonel Stone, dont la richesse coïncidait avec ce qu'avait dit l'assassin plus tôt, à savoir les berrys qu'il allait recevoir pour nos morts. Je ne pus m'empêcher de me demander si quelqu'un d'autre avait été mis au courant de cela, cela me paraissait très probable. Je me demandais également si on ne savait de nous deux que les circonstances de l'arrivée de Maka dans ma vie, ou si quelqu'un était également au courant de nos addictions morbides. De la mienne notamment, puisque le métier de Maka était maintenant de tuer, et que cela était donc normal dans ses activités. Plus le temps de réfléchir, l'homme était passé à l'action, et en un instant il s'était retrouvé à moins d'un mètre de Maka. Je vis le bras de notre agresseur foncer sur elle, l'index tendu. La même technique qu'elle avait utilisé sur les soldats la veille. Le coup avait fait mouche et je ne pus m'empêcher de pousser un cri de désespoir. Mais rapidement, je me rendis compte que ma sœur était encore en vie, indemne. L'opposant fit un bond en arrière, constatant que son attaque n'avait pas eu l'effet escompté. D'une manière ou d'une autre, elle n'avait reçu aucune blessure, certainement une autre de ces capacités surhumaines qu'elle avait développées au cours des dernières années .
Je n'avais clairement que la place de spectateur dans cet affrontement. Je ne pouvais pas agir dans un combat qui opposait deux être surhumains. Un prédateur avide de sang, que peut-il bien être quand il est confronté à des choses qui le dépassent ? Pas grand chose, et mes envies de meurtres ne faisaient pas de moi quelqu'un de spécialement fort. J'étais légèrement au-dessus des autres au combat, mais j'étais clairement en dessous des deux individus face à moi.

C'est ainsi qu'impuissant, j'assistais au combat des deux assassins. Un combat mortel, et quelque soit les derniers agissements de ma sœur, je ne voulais pas la voir mourir : la vie est ce qu'il y a de plus important, j’espérais qu'elle ne l’avait pas oublié.
Rapidement, je pus voir Maka clairement prendre le dessus sur l'adversaire. Ce dernier, épuisé, jeta un regard vers moi. Je venais de comprendre, mais aussi vif que put l'être mon esprit, mon corps était bien trop lent par rapport à la vitesse de l'homme, qui se retrouvait en une fraction de seconde devant moi, l'index levé, prêt à frapper. J'étais impuissant, je le savais, mais quand la main de l'homme balafré fonça sur moi, je ne fermai pas les yeux : j'acceptai la mort. Mais la mort n'était pas venue pour moi ce jour là. Le sang coula, mais pas le mien. Plongé dans l'incompréhension, je reçu les projections de sang de ma sœur qui s'était interposé pour me protéger. L'assassin se mit à rire. C'était son but de m'utiliser pour mettre en échec Maka, et il avait réussi. Des larmes perlèrent sur mes joues et allèrent se mélanger au sang de ma sœur que j'avais reçu sur le visage. Les rires de l'homme s'arrêtèrent net. Maka avait empoigné sa main et forçait l'individu à s'enfoncer un peu plus dans sa propre chaire, bloquant ainsi sa main. Tandis qu'elle serrait fermement le bras immobilisé de l'adversaire, de son autre main, dans un dernier mouvement et en profitant de la surprise de l'ennemi, elle planta son index directement dans la poitrine de l'ennemi incapable d'esquiver et trop surpris pour se protéger. Elle le laissa alors tomber en arrière et elle fit de même, cependant je fus là pour la rattraper.

Cela ne faisait plus aucun doute, elle allait mourir, sa blessure était trop profonde et trop large. Je la regardais, incapable de retenir mes larmes. Dans un murmure, elle s'excusa auprès de moi de n'avoir pas pu préserver sa propre vie. En souriant, elle ajouta que de toutes manières, elle n'avait pas été capable de suivre le reste de mes enseignements. Ses yeux laissèrent s'échapper des larmes. De sa voix de plus en plus faible, elle poursuivit en avouant qu'elle en avait assez de vivre . Elle se dégoûtait elle même de savoir que les meurtres qu'elle avait perpétré n'étaient pas justes, pourtant elle avait quand même agi car elle en avait besoin, car son addiction était plus forte. Elle me confia qu'elle n'avait que ça en tête, et que le reste de ce que la vie lui proposait lui paraissait froid et insipide, que rien d'autre que le vide n'occupait son âme. J'étais la seule personne qui suscitait quelques émotions chez elle, et cela lui paraissait juste de mourir en me protégeant. Sur ces dernières paroles, ses yeux s'étaient clos, et sa bouche laissa s'échapper son ultime souffle.
Je venais à nouveau de perdre une des rares personnes au monde qui pouvait me comprendre, avec qui je pouvais être moi même, sans artifice. Peut-être mon destin était-il de vivre seul, et que la vie me le rappelait, trop brutalement...

En entendant les gémissements de douleur de celui qui avait voulu notre mort, je me relevai en séchant mes larmes, péniblement. Il était à terre, se tordant dans son propre sang. Le poumon était atteint, je le savais maintenant incapable de s'opposer à moi combien même pouvait-il être plus fort . Mes couteaux à la main, j'entamais ma tâche macabre, en commençant par lui entailler la joue. J'allais prendre mon temps, je voulais le voir mourir dans la douleur. Pas par plaisir, mais par vengeance. Ma tâche terminée, il devait être difficile de savoir si les lambeaux de chair ensanglantées qu'il restait avaient appartenu à un homme auparavant. Après avoir offert à Maka une sépulture décente, je me m'y en route. Je devais retourner à la base à laquelle j'étais affecté, faire mon...rapport au Colonel Stone.

De retour à la base, je me faufilais directement dans les quartiers du colonel. Il faisait nuit, et lui, comme tous les autres, dormait. Regarder son visage paisible m’écœura. En examinant son bureau, je pus trouver des rapports sur ce qu'il s'était produit 6 ans avant cela, ainsi des documents portant sur mon profil et celui de Maka lorsqu'elle était seulement Marine. Sa culpabilité ne faisait plus aucun doute pour moi, il était le responsable de tout ça. Il était incroyable qu'il put avoir des relations avec un assassin à la solde du gouvernement, dont l'identité doit pourtant rester secrète. Il faut croire que l'argent résolve tout . Peut-être n'avait-il jamais tué de ses propres mains, mais pour moi il ne méritait rien d'autre que la mort, car il l'avait causé indirectement.
Sa douce nuit allait se changer en sommeil éternel... Je me saisis de son cou gras et pendant de toutes mes forces à en entendre ses os craquer. Je le vis ouvrir les yeux, paniqué, mais il était trop tard pour lui. Je serrai tellement fort que je ne sentais plus mes doigts, et lui était incapable de faire sortir le moindre son de sa bouche. Bientôt, son corps arrêta de se débattre, et je me mis alors à le frapper de toutes mes forces au visage. J'arrêtai quand je ne faisais plus que frapper un amas de chair sanguinolent. Cette mort là avait été la plus délicieuse que j'avais jamais vécu, et ma défunte sœur était maintenant vengé...

Le lendemain, on retrouva le colonel mort dans son lit . Et comme mon père me l'avait appris, et comme je l'avais appris à Maka, il n'y avait aucune trace de l'agresseur si ce n'est celles de ses poings sur le visage du vieillard...

Aujourd'hui, je suis Mikk Scharcroh. Toujours un honnête soldat de la Marine. Mon terrible secret est bien gardé, et mes meurtres ne se sont jamais arrêtés. Quelqu'un est peut-être au courant du fait que j'ai sauvé une enfant qui devait mourir, quelque part, mais ne s'est jamais manifesté. De toutes manières, cette enfant est finalement mort en me sauvant, mais cela ne permit pas au colonel Stone d'amasser d'avantage de gloire, bien au contraire...
Je compte bien poursuivre mes activités , tout en maintenant ma vie sociale du mieux que je le peux. Après tout, mon père m'a appris que ma vie est ce qu'il y a de plus important, et ma sœur a donné la sienne pour la conserver...


• Exemple de post RP : [Un post Rp est l'exemple-même d'un message de base que vous pourriez poster sur ce forum. Soyez imaginatif, parlez de n'importe quel sujet, cette partie nous sert à juger la qualité de vos posts Rp - 15 lignes minimum sans dialogues]

Cela faisait maintenant plusieurs heures que j'étais resté dans ce bar. Un endroit chic où se rendait exclusivement ce qu'on pouvait voir de mieux dans la société, ou en tout cas ce qu'il y avait de plus riche. Pendant au plafond, un lustre richement décoré éclairait la pièce de sa lumière blanche, et laissait dans la pénombre les tables les plus éloignées. Les murs, couleur bordeaux, étaient pourvus de motifs floraux sombres et faisaient se refléter une couleur rougeâtre sur les planches du sol. Un sol en bois de toutes évidences lustré fréquemment tant la brillance laissait presque croire qu'il s'agissait de verre ou de cristal plutôt que de bois.
Quelques tables de billard sont disséminées dans la pièce et le bruit des boules s'entrechoquant accompagnait les faibles murmures des quelques personnes discutant aux tables, le tout sur un fond sonore mélodieux donné par la radio de l'autre côté du comptoir.
Ce n'était pas le genre d'endroit où les rires et les bagarres devaient être fréquents, cela se ressentait dans l'ambiance générale. Plutôt de ces bars où l'on va quand on a suffisamment d'argent pour se payer à boire ou quand on veut discuter tranquillement sans devoir à supporter les cris de quelques pauvres hommes qui auraient trop bu.
Quant à moi, je me trouvais au comptoir, sirotant tranquillement un verre d'alcool léger payé à un prix aberrant. Je n'aime pas l'alcool. Peut-être que j'en crains les effets. Certains disent que l'alcool révèle nos vraies personnalités, c'est car je pense à cela que je n'aime pas l'alcool. Mais aujourd'hui était une occasion spéciale, que je fêtais donc par avance avec ce verre dont je dégustais lentement la contenance.
En fait, c'est ce que font les autres quand ils fêtent quelque chose, boire pour s'amuser, pour se faire plaisir... Moi, je bois pour faire comme les autres, un homme assis seul dans un bar sans rien avoir commandé étant trop anormal. Je préfère me fondre dans la masse, là où j'ai la possibilité de chercher et trouver ma véritable source de plaisir, celle qu'aucun verre d'alcool ne pourra jamais m'offrir...

Perdu dans mes pensées, une voix suave me réveilla délicatement...


« Bonsoir »

Je tournai légèrement la tête après avoir reposé mon verre, et constata qu'une femme se tenait juste à côté de moi, désignant la chaise à ma droite.

« Vous attendez quelqu'un ? Je peux m'asseoir ? » poursuivit-elle dans le même murmure suave.

Je hochai la tête pour lui signaler que la chaise était libre et reprit mon verre afin d'en boire une nouvelle gorgée. Elle s’assit alors, et je me mis à l'observer. Une femme grande, dont le beau visage était encadré par une cascade de boucles dorées, boucles qui lui descendaient jusqu'au bas du dos. Ses grands yeux d'un bleu magnifique contrastés par le noir intense des cils volumineux qui les entouraient me regardaient. Au milieu de son visage, son nez fin surmontait des lèvres rouges et pulpeuses. Nul doute que ce n'était pas le genre de femmes à avoir honte de son corps, bien au contraire, et les courbes avantageuses dont ce corps était manifestement doté ne faisait que le confirmer, d' autant que ces mêmes courbes étaient mises en valeur par une éclatante robe rouge.
Et cette femme magnifique, malgré les nombreuses personnes présentes dans le bar ce jour là, avait choisi de m'accoster moi, et moi seul. La chance me souriait ce jour là...


« Mettez moi comme monsieur s'il vous plaît, et remplissez de nouveau son verre. » lança-t-elle au barman qui s’exécuta sur le champs.

Elle payait pour moi, décidément, quelle chance j'avais. Ou peut-être que c'était elle qui n'en avait pas...

« Vous savez, d'habitude, c'est l'homme qui paie un verre à la femme. » dis-je un sourire aux lèvres, d'un ton détendu que je savais si bien employer.

Elle se mit à rire. Doucement, sans en faire trop. Ni trop peu pour me montrer que j'avais été drôle, ni trop pour ne pas entacher toute la grâce dont elle faisait preuve jusque là. Si j'avais le temps pour ça, peut-être aurais-je pu tomber amoureux d'elle. D'une certaine manière, je l'aimais déjà, mais ça elle ne le savait pas encore.


« Et moi je suis certaine que vous n'êtes pas le genre d'homme à avoir ce genre de considérations, n'est-ce pas ? » reprit-elle après avoir fini de rire.

« Exact, vous avez bien deviné, cependant cela ne m'empêche pas de savoir me montrer galant, d'autant plus quand c'est avec une aussi belle femme que vous... et n'allez pas me dire que je ne suis également pas le genre d'homme à faire des compliments cette fois »

Elle se mit à rire, et je l'accompagnai cette fois. Calmée, elle ajouta :

« A vrai dire, cela fait un moment que je vous avais remarqué sirotant seul votre verre. Pas d'amis ? »

Je reposai mon verre et me mis à pousser un long soupir. Désespéré, voilà comment je voulais paraître. Lentement, je lui répondis :

« Ce n'est pas ça. Je voulais être seul cette fois... je ne veux pas dire que vous me dérangez, un peu de compagnie ne me fait pas de mal finalement. »

Le visage triste, elle s'approcha un peu plus de moi, comme si elle était émue par ce que je venais de dire.  Elle demanda, de sa voix toujours suave :

« Vous traversez une mauvaise passe alors. Boire seul ,c'est généralement mauvais signe. Vous sortez d'une rupture ? »

« Vous avez vu juste .» mentis-je, « En fait je pensais oublier avec ce verre d'alcool, mais il semblerait que cela ne soit pas suffisamment fort pour noyer mon désespoir... »

Elle se rapprocha d'avantage. Maintenant, je sentais presque son souffle chaud caresser ma joue. Tout marchait comme prévu, et je laissais paraître alors sur mon visage une expression volontairement attendrie. Elle me susurra quelque chose à l'oreille :

« Peut-être que pour ce soir, je pourrais vous aider à noyer ce chagrin que vous ne méritez pas. Oui, vous ne méritez pas d'être abandonné, vous n'êtes pas ce genre d'homme... »

« Vous semblez avoir une idée bien arrêtée de la personne que je suis... » lâchais-je dans un souffle, « ...mais je pense que vous avez raison. Ce soir, j'ai besoin de quelqu'un, quelqu'un qui saura me faire oublier... »

Doucement, elle me saisit les mains. Elle se leva, et je la suivis, laissant mon verre à moitié vide. Plus tard, et comme je me l'imaginais, nous nous retrouvâmes dans une chambre d'hôtel. Un hôtel miteux, peu cher et selon toutes vraisemblance très peu occupé, tout le contraire du bar dans lequel nous étions un peu plus tôt en somme. Tout se précisait dans ma tête. Avant que je ne pus me rendre, j'étais allongé sur le lit. Le bois grinçait, mais je n'étais captivé que par rien d'autre que son visage suspendu au-dessus du mien, si proche. Il était temps. J'attendis, elle fit de même. Lorsqu'elle approcha son visage en fermant les yeux, je vis sa main se glisser sous sa robe, pour ressortir empoignant une lame. Mais il était bien trop tard pour elle. Le métal de mon propre couteau transperçait son cœur depuis bien longtemps déjà... Je la saisis et fis en sorte que nos positions respectives permutent avant que la moindre goutte de sang ne tombe sur moi. Mon visage dominait le sien et, tandis que ses yeux horrifiées observaient mon visage, je lui murmurai :

«  Cette fois ci, vous n' êtes pas le prédateur... »

Samantha Miller. Une femme qui usait de ses charmes afin d'attirer des hommes dans sa toile, qu'elle tuait avant de piller leurs cadavres. Personne ne sut qui était le coupable de ces meurtres, moi oui, et ce soir je venais de rendre ma propre justice, celle de mon père. Je me délectais de sa mort. Ce soir, personne n'allait savoir qui avait commis le meurtre de cette femme, dans cet hôtel miteux...
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Yue D. Aquila
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MessageSujet: Re: Mikk Scharcroh [En attente de validation]   Mikk Scharcroh [En attente de validation] EmptyJeu 31 Jan 2013 - 16:51

Bonjour!

Si certains font des présentation trop courte, là, c'est le contraire!^^
Un personnage schizophrène-psychopathe, avec l'avatar de Tikky Mikk de D.Gray-man, ça peut être très fun à jouer. Cependant, vu le pavé de la présentation qui est, à mon avis, pas très captivant (t'es pas le seul schizo-psychopathe). Bien qu'il soit propre, soigné et sans fautes d'orthographes (ou alors je ne les ai pas vu), je valide rang 2.

En attente du deuxième avis.

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Naimu Orca
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MessageSujet: Re: Mikk Scharcroh [En attente de validation]   Mikk Scharcroh [En attente de validation] EmptyJeu 31 Jan 2013 - 20:46

Bonsoir, je suis nouvellement de nouveau en tâche de la modération du forum.

Alors ta fiche...

1, la description physique. Dans un mauvais jour, ça t'aurais coûté un rang et/ou le fruit. Je m'explique, tu choisis de présenter ton personnage via une saynète, soit. Mais pour moi, de ce fait, tu passes en hors sujet. C'est comme si, par exemple, tu demandais à un vendeur d'électroménager de te parler des qualités d'un téléviseur et que ce dernier te parlait de l'histoire du tube cathodique. On s'en fiche. Ce qui te sauve, c'est que c'est bien écrit, c'est fluide.

2, la description physique. Quel intérêt de faire la présentation de Mikk marine? Je veux dire, hormis la tenue, il est pareil que Mikk Psycho.

3, la description physique. Enfin, et ce sera tout pour le physique, je ne suis absolument pas fan du point de vue d'un tiers, surtout, lorsqu'il est aussi béatement extatique sur le personnage.

4, la description morale. Bon, je le sentais déjà avec le physique, mais là, ça se confirme. Mikk n'as pas de défauts. Enfin, les seuls erzatz de défauts sont si vite retournés en qualité que j'ai l'impression d'être à un entretient d'embauche. C'est dommage, mais ta qualité d'écriture te sauve.

5, la description morale. Je ne suis pas fan du point de vue du personnage sur lui même. Certes ça crée une proximité et une intimité, mais ça manque de détachement.

6, description morale. On t'as reconnu Dexter Morgan.

7, l'histoire. Encore le point de vue du personnage. Je suppose que tu est plus à l'aise comme ça. Malheureusement, tu fait de ce fait beaucoup de parenthèses qui auraient été plus pertinentes dans la description morale. Rien que dès le début, tu soulignes dans l'histoire que Mikk est quelqu'un de soigneux et respectueux des règles. Or, ça n'apparaît même pas dans sa présentation morale!

8, l'histoire. Trop long. Mauvais point. J'adore le foie gras, mais jamais j'irai m'en enfiler deux kilos d'une traite. Là c'est pareil. Et ton écriture ne te sauve plus. Encore l'histoire est intéressante... mais... tu t'es trop éparpillé, ce qui, en plus de casser le rythme, rend le texte ennuyeux au possible.



Je n'ai pas l'impression d'avoir un personnage de rp en face de moi, trop lisse, trop parfait. L'absence de défauts réellement handicapants rend Mikk un peu creux. Malgré tout, j'apprécie beaucoup ton style d'écriture. Mais, j'ai de sérieux doutes sur ta capacité à jouer avec un fruit de ce niveau.

Je valide au rang 2, mais sans le fruit.
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MessageSujet: Re: Mikk Scharcroh [En attente de validation]   Mikk Scharcroh [En attente de validation] EmptyJeu 31 Jan 2013 - 21:23

Yop !

Alors je sais pas vraiment si je dois répondre, mais vu qu'il s'agit de ma fiche je vais quand même essayer de me justifier quant à mes choix :

1 : C'est vrai que ça peut paraître casse gueule. Je n'ai jamais aimé faire des descriptions bateaux pour mes fiches. J'ai essayé cette fois d'avoir une approche plus "scénarisé", je trouvais ça marrant personnellement, mais je peux comprendre que ça ne plaise pas. S'il le faut je peux les refaire de manière bien conventionnel, ça ne me gène pas.

2 : Justement pour la tenue, et qu'à partir du moment où j'avais donné un aspect "saynète" à la partie "Tueur", ça m'aurait fait sauter le Mikk de tous les jours, celui en Marine. (Comme plus haut, si je dois refaire, je referai)

4: Moi je pense qu'il n'y a pas de qualités ou de défauts en règles générales de toutes façons, ça vient de la sensibilité de chacun. Mikk "veut" se faire passer pour quelqu'un de gentil. C'est un rôle qu'il joue, et quand bien même, ça façon d'être (et c'est valable pour chacun en fait) peut susciter une animosité chez d'autres, qui le trouverait trop "sourire de façade", sans personnalité justement. Et même s'il essaie de se fondre dans la société du mieux qu'il peut, il reste plutôt asocial.

5: De même pour le physiques, j'écris assez rarement à la première personne. J'avais envie d'essayer, d'approcher ce personnage comme ça. Ça ne marche pas pour certains, certes je comprends.

6: Pas faux, j'admets :p Même si dans ma tête il y avait aussi du Rorschach (de Watchmen) dans ma tête quand j'ai crée le perso. Jouer un tel perso dans l'univers d'Oda, j'avais envie d'essayer.

7: Pareil que pour le moral, et non justement, je ne suis pas forcément plus à l'aise comme ça. J'avais envie d'essayer :p Pas faux pour la dernière remarque, je l'ajoute de ce pas.

8 : Désolé ! Comme je l'ai dis à Sky sur la CB, je voulais avant tout poser ce que je voulais comme base pour le perso, du coup ça fait pavé, encore désolé.

Enfin, tout ce que je peux demander c'est de ne pas s'arrêter sur la partie "histoire" pour juger de ma capacité à RP. Ceux sont deux choses différentes, que je n'appréhende pas de la même manière dans ma tête

Ah oui, merci pour les compliments sur le style d'écriture, j'ai fais en sorte que ça soit le plus "buvable" possible malgré la longueur, je suis content que ça plaise

PS : Ah, pour le "7", la première partie de mon histoire est raconté par le père de Mikk, ce n'est pas Mikk lui-même qui parle, il y a peut-être eu confusion Sad
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Naimu Orca
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MessageSujet: Re: Mikk Scharcroh [En attente de validation]   Mikk Scharcroh [En attente de validation] EmptyJeu 31 Jan 2013 - 22:43

allez, je te le donne ton fruit, amuses-toi bien.

Edit, je te donne le grade de "récureur des latrines d'Impel Down", pardon, Lieutenant
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